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Note moyenne 3.92 /5 (sur 6 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Ermont , le 16/07/1907
Mort(e) à : Paris , le 04/01/2001
Biographie :

Pierre Leyris est un traducteur.

Après des études au lycée Janson-de-Sailly, il apparaît dans les milieux littéraires d'avant-garde. Au lycée, il fait la connaissance de Pierre Klossowski, qui lui permet de rencontrer son frère, le peintre Balthus, et le poète Pierre Jean Jouve.

Dans les années 1930, il débute ses traductions pour le compte de nombreux éditeurs. De 1954 à 1961, il dirige avec Henri Evans une édition bilingue des Œuvres complètes de Shakespeare au Club français du livre.

Longtemps directeur de collection au Mercure de France, il publie en 1995 chez Gallimard Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle.

Traducteur de plus de 100 œuvres, il reçoit le Grand Prix national de la traduction en 1985. Ses mémoires sont parues à titre posthume.

Il a traduit entre autres des œuvres de Shakespeare, de Melville, de T. S. Eliot, de Yeats, de Dickens, de Stevenson, de Hawthorne, de de Quincey, de Milton et de Jean Rhys. Sa traduction en quatre volumes des œuvres de William Blake, parue chez Aubier & Flammarion, demeure la plus complète en langue française.

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Source : Wikipédia
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Bibliographie de Pierre Leyris   (57)Voir plus

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Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

Pierre Leyris : Poèmes de Michel Ange
Olivier BARROT présente la réédition des Poèmes de Michel-Ange dans la collection Poésie-GALLIMARD.

Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Danieljean   25 avril 2016
Pour mémoire de Pierre Leyris
Nous parlons de Shakespeare, de The Phœnix and the turtle, (qu’il sied de traduire, je crois, par Le Phénix et le tourtereau) puis de Valéry à propos de quelque poème métaphysique. Massignon se lève, va à sa bibliothèque, puis se ravise et se met à parler d’autre chose. Le téléphone sonne. J’entends : « C’est lui. »

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Danieljean   25 avril 2016
Pour mémoire de Pierre Leyris
’écris, donc je suis. J’écris, donc je fais.

C’est ce que je n’ai pas pu faire, que je fais pour la première fois à 93 ans. Par delà le sexe, car il n’est pas vrai qu’il n’y ait pas d’âge pour cela, bien que le désir survive très tard à la force vive.
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Chasto   17 septembre 2016
Michel Ange poèmes de Pierre Leyris
Je vis pour le péché, je vis en me mourant:

Ma vie n'est plus à moi, c'est celle du péché;

mon bien me vient du Ciel et mon mal de moi même par ce vouloir infirme qui m'a déserté.



L'âme gagne d'autant qu'elle perd mieux le monde.

L'art et la mort vont mal ensemble.

Quel espoir devrais je, sur mon propre compte, encore avoir ?
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Danieljean   25 avril 2016
Pour mémoire de Pierre Leyris
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne

Faisait voler la grive à travers l’air atone.
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oliviersavignat   16 juillet 2020
Contes inquiétants et sardoniques de Pierre Leyris
Le soleil s'était enfoncé derrière les bois, et les longues ombres prenaient possession des insolents cavaliers, un à un. Je vis la lumière mourir à la pointe d'une lance aux feuilles luisantes et tous les verts vaillants et rudes tourner au noir velouté. La maison acceptant la fin d'un jour encore, comme elle en avait accepté cent mille autres passés, semblait se tasser un peu plus dans son repos parmi les noirs fantômes.



Rudyard Kipling. Eux.
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Partemps   16 novembre 2020
Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle de Pierre Leyris
Une chanson d'un tisserand Navajo





Pendant des siècles, mon peuple a été

Habitants de cette terre;

Pendant des siècles, j'ai vu ces montagnes,

J'ai adoré ces mesas et ces sables,

Qui s'étirent au loin et brillent,

Scintillant au soleil

Comme il éclaire les puissants canons

Avant que la journée fatiguée ne soit terminée.

Dois-je, un habitant patient dans ce

Terre de ciel bleu clair,

Racontez quelque chose de leur histoire en

Ma navette vole rapidement?

Pendant que je tisserai, je tracerai leur voyage,

Sournois, rugueux et errant,

Avant qu'ils aient atteint la région silencieuse

Là où les étoiles de la nuit semblent chanter.

Quand les myriades d'entre eux brillent

Sur les pics et les déserts du désert,

Traversée que le coureur silencieux et

Les maigres de co-yo-tees se pressent.

Dois-je tisser la voie en zig-zag

D'où est né le feu sacré;

Et entrelace le symbole du Dieu

Qui a apporté le maïs

Du dieu de la pluie dont la colère féroce

A été apaisé par un repas sacré,

Et la confiance que mes braves gens

En lui se sentira toujours?

Tout cela peut-être que je pourrais tisser

Alors que la trame va et vient,

Tisser, comme ma navette passe,

Humbles espoirs, joies et soins,

Tissant étroitement, tissant lentement,

Pendant que je regarde le modèle grandir;

Montrer quelque chose de ma vie:

À l'Esprit Dieu une prière.

Reconnaissant qu'il a amené mon peuple

Au pays du silence vaste

Leur a enseigné les arts de la paix et fini

Toutes leurs errances du passé.

Habilement maintenant je trace les chiffres,

Celui de la joie et celui du malheur;

Et je laisse une porte ouverte

Pour le Dau d'aller et venir.
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Partemps   16 novembre 2020
Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle de Pierre Leyris
Les plaines de la paix



Olivia Ward Bush-Banks - 1869-1944



Encore une fois ma fantaisie prend son envol,

Et s'envole sur une aile réfléchie,

De nouveau mon âme frémit de plaisir,

Et c'est le thème fantaisiste, je chante,

Des scènes terrestres un moment, je trouve la libération,

Et demeurez sur les plaines reposantes de la paix.



Les plaines de la paix passent juste,

Là où rien ne dérange et rien ne peut nuire,

Je ne trouve ni chagrin, ni malheur, ni souci,

Tout cela se perd dans un calme parfait,

Les joies sont brillantes et les plaisirs ne cessent jamais,

Pour ceux qui habitent les plaines de la paix.



Pas de soleil brûlant ni de tempête brûlante,

Pas de sable brûlant ou de tristesse du désert,

Aucune maladie tombée ou forme de dépérissement,

Pour gâcher la beauté éclatante ici.

La décomposition et la ruine doivent toujours diminuer,

Ici sur les plaines fertiles et saines de la paix.



Quelle rare compagnie je trouve,

Quelles heures de joie sociale je passe,

Quel repos imprègne mon esprit,

Communiquer avec un ami sympathique.

Le vrai bonheur semble toujours augmenter,

En demeurant ici sur les plaines de la paix.



Les ambitions aussi se réalisent,

Et ce que j'ai cherché sur terre,

Je trouve enfin idéalisé,

Mes désirs mûrissent en valeur,

Mes plus grands espoirs ne craignent plus la mort,

Mais fleurissez de mille feux sur les plaines de la paix.



C'est par ma fantaisie, mais c'est vrai,

Que quelque part après avoir fini avec la Terre,

Nous allons poursuivre un autre cours,

Selon notre objectif ou notre valeur,

Nos âmes des choses mortelles doivent trouver la libération,

Et demeurez immortel sur les plaines de la paix.
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Partemps   17 novembre 2020
Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle de Pierre Leyris
Le vampire



Delmira Agustini - 1886-1914





traduit par Alejandro Cáceres

Au sein de la triste soirée

J'ai fait appel à votre chagrin… Sentant que c'était

Ressentir votre cœur aussi. Tu étais pâle

Même ta voix, tes paupières cirées,



Abaissé ... et est resté silencieux ... Vous avez semblé

Pour entendre la mort passer ... moi qui avais ouvert

Ta blessure m'a mordu - tu m'as senti? -

Comme dans l'or d'un nid d'abeille j'ai mordu!



J'ai serré encore plus perfidement, doucement

Ton cœur est mortellement blessé,

Par le poignard cruel, rare et exquis,

D'une maladie sans nom, jusqu'à la faire saigner en sanglots!

Et les mille bouches de ma soif damnée

J'ai offert à cette fontaine ouverte dans ta souffrance.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .



Pourquoi étais-je votre vampire d'amertume?

Suis-je une fleur ou une race d'une espèce obscure

Qui dévore les plaies et avale les larmes?







El vampiro



En el regazo de la tarde triste

Yo invoqué tu dolor… ère Sentirlo

Sentirte el corazón! Palideciste

Hasta la voz, tus párpados de cera,



Bajaron… y callaste… y pareciste

Oír pasar la Muerte… Yo que abriera

Tu herida mordí en ella —¿me sentiste? -

Como en el oro de un panal mordiera!



Y exprimí más, traidora, dulcemente

Tu corazón herido mortalmente,

Par la cruel daga rara y exquisita

De un mal sin nombre, hasta sangrarlo en llanto!

Y las mil bocas de mi sed maldita

Tendí á esa fuente ouvert en tu quebranto.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .



¿Por qué fui tu vampiro de amargura?…

¿Soy flor ó estirpe de una especie obscura

Que come llagas y que bebe el llanto?
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Partemps   16 novembre 2020
Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle de Pierre Leyris
A Song of a Navajo Weaver



Bertrand N. O. Walker - 1870-1927





For ages long, my people have been

Dwellers in this land;

For ages viewed these mountains,

Loved these mesas and these sands,

That stretch afar and glisten,

Glimmering in the sun

As it lights the mighty canons

Ere the weary day is done.

Shall I, a patient dweller in this

Land of fair blue skies,

Tell something of their story while

My shuttle swiftly flies?

As I weave I’ll trace their journey,

Devious, rough and wandering,

Ere they reached the silent region

Where the night stars seem to sing.

When the myriads of them glitter

Over peak and desert waste,

Crossing which the silent runner and

The gaunt of co-yo-tees haste.

Shall I weave the zig-zag pathway

Whence the sacred fire was born;

And interweave the symbol of the God

Who brought the corn—

Of the Rain-god whose fierce anger

Was appeased by sacred meal,

And the trust that my brave people

In him evermore shall feel?

All this perhaps I might weave

As the woof goes to and fro,

Wafting as my shuttle passes,

Humble hopes, and joys and care,

Weaving closely, weaving slowly,

While I watch the pattern grow;

Showing something of my life:

To the Spirit God a prayer.

Grateful that he brought my people

To the land of silence vast

Taught them arts of peace and ended

All their wanderings of the past.

Deftly now I trace the figures,

This of joy and that of woe;

And I leave an open gate-way

For the Dau to come and go.
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Partemps   16 novembre 2020
Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle de Pierre Leyris
Matin sur Shinnecock



Olivia Ward Bush-Banks - 1869-1944





Le soleil levant avait couronné les collines,

Et a ajouté de la beauté à la plaine;

O spectacle grandiose et merveilleux!

Cette seule nature pourrait expliquer.



Je me tenais dans un bosquet verdoyant,

Et regarda autour de lui avec une admiration heureuse;

Le ciel est apparu une masse de bleu,

Cela semblait se propager d'une mer à l'autre.



Aussi loin que l'œil humain pouvait voir,

Étaient étirés les champs de maïs ondulant.

Doux sur mon oreille les oiseaux qui gazouillent

Annonçaient la naissance du matin.



Alors qu'ici et là un chalet pittoresque

Semblait se reposer dans une tranquillité tranquille

Au milieu des arbres dont les tracts ondulaient

Et flottait dans la brise qui passait.



Ô heure du matin! si chère ta joie,

Et combien je désirais que vous duriez;

Mais toujours toi se fanant dans le jour

M'a apporté un écho du passé.



C'était ça, à quel point ma vie a commencé belle;

Combien agréable était son heure de l'aube;

Mais, fusionnant dans le jour du chagrin,

Puis la beauté s'est fanée avec le matin.
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