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Note moyenne 3.5 /5 (sur 8 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bouin , le 17/11/1939
Mort(e) à : Paris , le 04/04/2002
Biographie :

Pierre Marchand est une grande figure de l'édition française.

Après avoir été apprenti-typographe à l'imprimerie Blanchard, il fait, de 1959 à 1962, son service militaire en Algérie. À son retour, il exerce divers petits métiers (vendeur d'aspirateurs, magasinier).

Il entre dans le milieu de l'édition aux Éditions Fleurus comme magasinier et gravit les échelons de la maison avant d'arriver en 9 ans au comité de direction. Il quitte cette maison pour créer en 1971, avec Jean-Olivier Héron (1938-2017), le mensuel "Voiles et Voiliers", qui sera un échec financier.

Toujours avec Jean-Olivier Héron il entre en 1972 chez Gallimard pour y fonder le secteur Jeunesse qu'il a dirigé jusqu'en 1999, créant notamment les célèbres collections "1000 soleils", "Folio junior", "Folio benjamin", "Le Livre de" et "Découvertes Gallimard", ainsi que les "Guides Gallimard".

En 1999 à l'âge de 60 ans et après 27 chez Gallimard, il passe à la concurrence et devient directeur de création au groupe Hachette Livre, puis responsable de la branche Hachette Illustrated.

Il meurt d'un cancer foudroyant à l'age de 62 ans.
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Jacqueline Duhême Une vie (extraits) conversation avec Jacqueline Duhême à la Maison des artistes de Nogent-sur-Marne le 8 février 2020 et où il est notamment question d'une mère libraire à Neuilly, de Jacques Prévert et de Henri Matisse, de Paul Eluard et de Grain d'aile, de Maurice Girodias et d'Henri Miller, de Maurice Druon et de Miguel-Angel Asturias, de dessins, de reportages dessinés et de crobards, d'Hélène Lazareff et du journal Elle, de Jacqueline Laurent et de Jacqueline Kennedy, de Marie Cardinale et de Lucien Bodard, de Charles de Gaulle et du voyage du pape en Terre Sainte, de "Tistou les pouces verts" et de "Ma vie en crobards", de Pierre Marchand et des éditions Gallimard, d'amour et de rencontres - "Ce que j'avais à faire, je l'ai fait de mon mieux. le reste est peu de chose." (Henri Matisse ). "Je ne sais en quel temps c'était, je confonds toujours l'enfance et l'Eden – comme je mêle la mort à la vie – un pont de douceur les relie." (Miguel Angel Asturias)

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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
mandarine43   06 juin 2011
La mort en poésie de Pierre Marchand
"A un qui va bientôt mourir". Walt WHITMAN. 1918



Entre tous les autres je te choisis, car j’ai un message pour toi,

Tu vas mourir – que d’autres te disent ce qu’ils veulent, je ne peux mentir,

Je suis juste et impitoyable, mais je t’aime – tu ne peux pas y échapper.



Doucement je pose ma main droite sur toi, tu la sens à peine,

Je ne discute pas, je penche la tête tout près et la cache à moitié,

Je suis assis tout contre, silencieux, je reste fidèle,

Je suis plus que garde-malade, plus que parent ou voisin.



Je t’absous de tout sauf de toi-même, spirituel corporellement,

donc éternel, et toi-même sûrement tu en réchapperas,

Le cadavre que tu laisses ne sera qu’excrémentiel.



Le soleil perce en directions imprévues,

De fortes pensées t’emplissent, et la confiance, tu souris,

Tu oublies que tu es malade, comme j’oublie que tu es malade,

Tu ne vois pas les médicaments, tu ne remarques pas les amis

qui pleurent, je suis avec toi,

J’écarte les autres de toi, il n’y a pas lieu de compatir,

Je ne compatis pas, je te félicite.
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mandarine43   06 juin 2011
La mort en poésie de Pierre Marchand
"A regret" . Claude ROY. 1949



A Darius et Madeleine Milhaud.



La mort en tablier qui rentre ses moissons,

Repliant les messieurs, les dames, les oiseaux,

La mort n'écoute pas nos discours de poissons,

Les mots que nous disons restent au fond des eaux.



Vous dites qu'il fait beau, qu'il fait chaud, le soleil,

Un cœur qui bat tout doux et le chant de l'eau vive,

Vous parlez de l'amour, des monts et des merveilles,

Mais pour vous écouter il n'est âme qui vive.



Vous pouvez parler fort ou feindre d'être ailleurs,

Détourner le regard ou jouer à saute-songe,

Descendre sous la mer comme un pêcheur d'éponges :



Elle est là qui vous guette et vous prend à revers,

Tricotant sans répit ses filets à vivants,

Elle est là installée en travers de mes vers,

Poursuivant son idée, têtue comme le vent.



Océan qui redonne et reprend la mémoire

Je m'intéresse au sel de tes franges savantes,

J'aime bien la façon qu'à la pluie sur l'eau noire

De poser ses pieds nus et sa fraîcheur bougeante.



Je me tresse un bonheur comme un panier de jonc,

Et j'y mets un grillon, une nuit de septembre,

Le ciel bien lessivé par un matin tout blond,

Une fille endormie avec ses quatre membres.



Mais l'autre est toujours là avec sa bouche ouverte

Et cet air très patient de qui sait son affaire,

Mais l'autre est toujours là, vivre est en pure perte,

La fausse, la butée, la sourde, la sorcière.



Une dernière fois nos mains nouées et déprises,

Et moi qui ne veux rien que d'être près de toi,

Puis l'autre sera là et nos pensées surprises,

La danse au temps conté et sa caisse de bois.



Viendra peut-être un jour pour d'autres plus habiles

La ruse qui saura détourner son chemin,

Mais pour nous c'est trop tard, il faut être dociles,

Poliment dire adieu aux plaisirs de demain.



La tête ailleurs déjà et le cœur barbouillé

Nous dirons à la mort ce que nous pensons d'elle.

Mais qui donc entendra les mots embrouillés

Perdus pour tout le monde et que la vie est belle ?
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mandarine43   06 juin 2011
La mort en poésie de Pierre Marchand
"La rose et le réséda". Louis ARAGON. 1941



Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Tous deux adoraient la belle

Prisonnière des soldats

Lequel montait à l'échelle

Et lequel guettait en bas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Qu'importe comment s'appelle

Cette clarté sur leur pas

Que l'un fût de la chapelle

Et l'autre s'y dérobât

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Tous les deux étaient fidèles

Des lèvres du coeur des bras

Et tous les deux disaient qu'elle

Vive et qui vivra verra

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Quand les blés sont sous la grêle

Fou qui fait le délicat

Fou qui songe à ses querelles

Au coeur du commun combat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Du haut de la citadelle

La sentinelle tira

Par deux fois et l'un chancelle

L'autre tombe qui mourra

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Ils sont en prison Lequel

A le plus triste grabat

Lequel plus que l'autre gèle

Lequel préfère les rats

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Un rebelle est un rebelle

Nos sanglots font un seul glas

Et quand vient l'aube cruelle

Passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Répétant le nom de celle

Qu'aucun des deux ne trompa

Et leur sang rouge ruisselle

Même couleur même éclat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Il coule il coule et se mêle

À la terre qu'il aima

Pour qu'à la saison nouvelle

Mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

L'un court et l'autre a des ailes

De Bretagne ou du Jura

Et framboise ou mirabelle

Le grillon rechantera

Dites flûte ou violoncelle

Le double amour qui brûla

L'alouette et l'hirondelle

La rose et le réséda
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