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Note moyenne 4.07 /5 (sur 222 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Narbonne , le 13/09/1889
Mort(e) à : Abbaye de Solesmes , le 17/06/1960
Biographie :

Pierre Reverdy a grandi au pied de la Montagne Noire dans la maison de son père. Celui-ci lui a appris a lire et écrire. Il venait d'une famille de sculpteurs, de tailleurs de pierre d'église. Toute sa vie en sera marquée par un sentiment de religiosité profonde que l'on retrouve dans sa poésie. Il a poursuivit ses études a Toulouse et a Narbonne.

Il arrive a Paris en octobre 1910. C'est la qu'il rencontre ses premiers amis, a Montmartre, du coté du désormais célèbre bateau-lavoir. Pendant seize ans, il vivra, survivra, pour créer des livres. Ses compagnons sont Picasso, Braque, Matisse, et bien d'autres.

Toutes ces années sont liées de près ou de loin a l'essor du Surréalisme, dont il sera l'un des inspirateurs, bien que Reverdy ne s'y liera jamais, il influença part son approche des gens comme Aragon, André Breton ou Paul Eluard. En 1917, il fonde la revue Nord-Sud a laquelle collaborerons Apollinaire, Aragon, Breton, Tzara et bien d'autres. Au début des années 20, il fut l'amant de Gabrielle Chanel à qui il dédicaça de nombreux poèmes.

Puis, en 1926, il choisit Dieu et part vivre à Solesmes, il avait alors 37 ans, il y resteras jusqu'à sa mort, a 71 ans en 1960. La sont nés ses plus beau recueils, tel Sources du vent, Ferraille, le chant des morts...
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Source : /lyres.chez.com
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Vidéo de
Pierre REVERDY – Un siècle d'écrivains : 1889-1960 (DOCUMENTAIRE, 1999) Émission « Un siècle d'écrivains », numéro 184, diffusée sur France 3, le 10 février 1999, et réalisée par Pierre Dumayet et Robert Bober.
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Citations et extraits (277) Voir plus Ajouter une citation
Pierre Reverdy
Piatka   06 décembre 2018
Pierre Reverdy
CARREFOUR



S’arrêter devant le soleil

Après la chute ou le réveil


Quitter la cuirasse du temps


Se reposer sur un nuage blanc


Et boire au cristal transparent


De l’air


De la lumière


Un rayon sur le bord du verre


Ma main déçue n’attrape rien


Enfin tout seul j’aurai vécu


Jusqu’au dernier matin



Sans qu’un mot m’indiquât quel fut le bon chemin
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Pierre Reverdy
Piatka   01 septembre 2015
Pierre Reverdy
PÂLE SAISON



C’est bien l’automne qui revient

Va-t-on chanter

Mais plus personne

que moi

n’y tient

Je serai le dernier



Mais elle n’est pas si triste

qu’on l’avait dit

cette pâle saison

Un peu plus de mélancolie

Pour vous donner raison



La fumée interroge

Sera-ce lui ou toi

qui en ferez l’éloge

avant les premiers froids

Et moi j’attends

La dernière lumière

qui monte dans la nuit



Mais la terre descend

Et tout n’est pas fini

Une aile la supporte

Pendant tout ce temps

Avec toi j’irai a la fin du compte

Refermer la porte

S’il fait trop de vent

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Pierre Reverdy
sabine59   07 mars 2019
Pierre Reverdy
Quand l'or du rêve éveille le dormeur

Quand la vie du départ coule au sursaut des veines

Quand le sens des regards a manqué tout le jour

Si le coeur est trop loin des mots qui se comprennent

Comment pour revenir prendre un nouveau détour

Parler

dans le froid blanc où s'arrêtent les ailes



(" Sources du vent")
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Pierre Reverdy
sabine59   02 février 2020
Pierre Reverdy
Au bord du toit



Un nuage danse

Trois gouttes pendent à



la gouttière

trois étoiles



Des diamants

Et vos yeux brillants qui regardent

Le soleil derrière la vitre



Midi



( " Les ardoises du toit")
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Pierre Reverdy
Piatka   15 juillet 2013
Pierre Reverdy
Il faut prendre très tôt de bonnes habitudes, surtout celle de savoir changer souvent et facilement d'habitudes.



Extrait de En vrac
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Pierre Reverdy
Piatka   09 juillet 2017
Pierre Reverdy
Tout le monde sait, tout le monde comprend qu’un poète ne pense pas de la même façon qu’un philosophe, un mathématicien, un savant. C’est-à-dire que, pour lui, les choses ont, dans le réel, une autre valeur et que sa sensibilité et son esprit réagissent, à leur contact, de façon tout à fait différente. Il y a autant de façons d’être au monde que de catégories de sensibilités et de tournures d’esprit.



La fonction poétique, 1950
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Pierre Reverdy
Piatka   21 avril 2018
Pierre Reverdy
Le poète est poussé à créer par le besoin constant et obsédant de sonder le mystère de son être intérieur, de connaître son pouvoir et sa force.

Il n’est que les gens de métier qui se satisfassent de quelque certitude sur leurs facultés.

Mais en poésie les gens de métier sont les médiocres.

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Malaura   06 septembre 2012
Ferraille, Plein verre, Le chant des morts, Bois vert, suivi de Pierres Blanches de Pierre Reverdy
Ce soir je voudrais dépenser tout l'or de ma mémoire, déposer mes bagages trop lourds.

Il n'y a plus devant mes yeux que le ciel nu, les murs de la prison qui enserrait ma tête, les pavés de la rue.

Il faut remonter du plus bas de la mine, de la terre épaissie par l'humus du malheur, reprendre l'air dans les recoins les plus obscurs de la poitrine, pousser vers les hauteurs - où la glace étincelle de tous les feux croisés de l'incendie - où la neige ruisselle, le caractère dur, dans les tempêtes sans tendresse de l'égoïsme et les dérisions tranchantes de l'esprit.
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Pierre Reverdy
sabine59   28 avril 2017
Pierre Reverdy
La ligne de notre vie est une tragique et splendide arabesque que nous traçons avec la pointe de notre âme sur la vitre du temps.



(" Le livre de mon bord")
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patrick75   27 mars 2016
Plupart du temps, 1915-1922 de Pierre Reverdy
ALLEGRESSE



L'air sent la mer

L'hiver à une pareille altitude m'effraie

On ne sait où naissent les vents

Ni quelle direction ils prennent

La maison tangue comme un bateau

Quelle main nous balance



Au cri poussé au dehors je sortis

Pour voir

Une femme se noyait

Une femme inconnue

Je lui tendis la main

Je la sauvai



Après lui avoir dit mon nom

Qu'elle ne connaissait pas

Je la mis à sécher à l'endroit le plus chaud

Je la vis revenir à la vie et embellir

Puis comme la chaleur augmentait

Elle disparut

Evaporée

Je me mis à pousser des cris et à pleurer

Puis j'éclatai de rire



J'avais un moment recueilli la renommée

Dans mon intimité

J'ouvris la porte et me mis à courir

A travers champs à chanter à tue-tête

Quand je rentrai le calme s'était fait chez moi

Et le feu qui s'était éteint fut rallumé



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