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3.57/5 (sur 5904 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 04/02/1688
Mort(e) à : Paris , le 12/02/1763
Biographie :

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, plus communément appelé Marivaux est un journaliste, dramaturge et romancier français.

Par sa naissance, il appartient à une famille de magistrats qui a ses racines en Normandie. En 1710, le jeune Pierre Carlet entreprend son droit à Paris mais un jour, il fait la connaissance de Fontenelle qui l'introduit dans le salon de Madame Lambert. On peut dire que, de ce jour, Marivaux est perdu pour le Droit tandis que le théâtre français vient de gagner l'un de ses grands noms.

Le premier texte connu de Marivaux date de 1712. Il s'agit d'une pièce de théâtre : "Le Père prudent et équitable ou Crispin, l'Heureux Fourbe.".

En 1718, il fait un mariage heureux avec une jeune héritière au doux prénom de Colombe. il se laisse séduire par les agiotages de la Régence et le système de Law. En 1720, il est ruiné et son épouse meurt, trois ans après. Désormais, Marivaux doit travailler s'il veut survivre. Et c'est là qu'il se tourne résolument vers le théâtre.

Dès 1720 il est vrai, il avait remporté un certain succès avec son "Arlequin poli par l'amour." La comedia dell'arte le fascine et, comme Molière et tant d'autres avant lui, il lui emprunte thèmes et personnages. Mais, comme pour ses parodies en prose ou en vers, il en fait réellement quelque chose de neuf, peaufinant, égalisant, imposant un style à partir duquel se créera plus tard le terme "marivaudage" et révolutionnant de fond en comble, sans que peut-être ni lui ni ses contemporains s'en soient immédiatement rendus compte, l'art de la comédie théâtrale.

Pourtant, de son vivant, le théâtre de Marivaux fut boudé par les Comédiens français et leur public. Ces complexes ballets de masques et de mensonges ne furent jamais très à la mode. Pourtant, ainsi que le disait Voltaire, que de finesse psychologique dans ces couples qui mentent et se jouent les uns des autres ....

Marivaux a également écrit quelques romans dont, bien entendu, "La Vie de Marianne" qu'il commença à rédiger en 1731, et "Le Paysan Parvenu" auquel il s'attaqua en 1735. L'un et l'autre ont en commun d'être inachevés même si des suites apocryphes ont été proposées aux lecteurs après la mort de Marivaux. Tous deux sont écrits à la première personne et narrent l'ascension sociale pour le premier d'une enfant trouvée et, pour le second, d'un fils de paysan. Le style de l'auteur, prônant la simplicité, le naturel et l'émotion, opposé au pédantisme, fut également critiqué.
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Citations et extraits (577) Voir plus Ajouter une citation
Quand tu auras souffert, tu seras plus raisonnable ; tu sauras mieux ce qu'il est permis de faire souffrir aux autres.
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Pierre de Marivaux
Je n'aurais point le courage d'être heureux à tes dépens.

(LA COLONIE).
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Pierre de Marivaux
Bien écouter, c'est presque répondre.
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TRIVELIN : Quand nos pères, irrités de la cruauté de leurs maîtres, quittèrent la Grèce et vinrent s'établir ici, dans le ressentiment des outrages qu'ils avaient reçus de leurs patrons, la première loi qu'ils y firent fut d'ôter la vie à tous les maîtres que le hasard ou le naufrage conduirait dans leur île, et conséquemment de rendre la liberté à tous les esclaves : la vengeance avait dicté cette loi ; vingt ans après la raison l'abolit, et en dicta une plus douce. Nous ne nous vengeons plus de vous, nous vous corrigeons ; ce n'est plus votre vie que nous poursuivons, c'est la barbarie de vos cœurs que nous voulons détruire ; nous vous jetons dans l'esclavage pour vous rendre sensibles aux maux qu'on y éprouve ; nous vous humilions, afin que, nous trouvant superbes, vous vous reprochiez de l'avoir été. Votre esclavage, ou plutôt votre cours d'humanité, dure trois ans, au bout desquels on vous renvoie, si vos maîtres sont contents de vos progrès ; et si vous ne devenez pas meilleurs, nous vous retenons par charité pour les nouveaux malheureux que vous iriez faire encore ailleurs ; et par bonté pour vous, nous vous marions avec une de nos citoyennes. Ce sont là nos lois à cet égard, mettez à profit leur rigueur salutaire. Remerciez le sort qui vous conduit ici ; il vous remet en nos mains durs, injustes et superbes ; vous voilà en mauvais état, nous entreprenons de vous guérir ; vous êtes moins nos esclaves que nos malades, et nous ne prenons que trois ans pour vous rendre sains ; c'est-à-dire, humains, raisonnables et généreux pour toute votre vie.

Scène 2.
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HERMIANE : La première inconstance ou la première infidélité n'a pu commencer que par quelqu'un d'assez hardi pour ne rougir de rien. Oh ! comment veut-on que les femmes, avec la pudeur et la timidité naturelles qu'elles avaient, et qu'elles ont encore depuis que le monde et sa corruption durent, comment veut-on qu'elles soient tombées les premières dans des vices de cœur qui demandent autant d'audace, autant de libertinage de sentiment, autant d'effronterie que ceux dont nous parlons ? Cela n'est pas croyable.

Scène 1.
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ÉRASTE : Mais, dis-moi, cette comédie dont tu nous régales, est-elle divertissante ? Tu as de l’esprit ; mais en as-tu assez pour avoir fait quelque chose de passable ?
MERLIN : Du passable, monsieur ? Non, il n’est pas de mon ressort. Les génies comme le mien ne connaissent pas le médiocre ; tout ce qu’ils font est charmant ou détestable ; j’excelle ou je tombe, il n’y a jamais de milieu.

Scène I.
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Dans le pays d'Athènes j'étais ton esclave, tu me traitais comme un pauvre animal, et tu disais que cela était juste, parce que tu étais le plus fort. Eh bien ! Iphicrate, tu vas trouver ici plus fort que toi ; on va te faire esclave à ton tour ; on te dira aussi que cela est juste, et nous verrons ce que tu penseras de cette justice-là ;
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MADAME SORBIN : Quoi, mon mari, vous allez faire des lois ?
MONSIEUR SORBIN : Hélas, c'est ce qui se publie, et ce qui me donne un grand souci.
MADAME SORBIN : Pourquoi, Monsieur Sorbin ? Quoique vous soyez massif et d'un naturel un peu lourd, je vous ai toujours connu un très bon gros jugement qui viendra fort bien dans cette affaire-ci ; et puis je me persuade que ces messieurs auront le bon esprit de demander des femmes pour les assister, comme de raison.
MONSIEUR SORBIN : Ah ! tais-toi avec tes femmes, il est bien question de rire !

LA COLONIE, Scène 2.
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L'oppression dans laquelle nous vivons sous nos tyrans, pour être si ancienne, n'en est pas devenue plus raisonnable ; n'attendons pas que les hommes se corrigent d'eux-mêmes ; l'insuffisance de leurs lois a beau les punir de les avoir faites à leur tête et sans nous, rien ne les ramène à la justice qu'ils nous doivent, ils ont oublié qu'ils nous la refusent.

La Colonie, Scène 9.
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Pierre de Marivaux
« C'est la beauté, la douceur, l'enjouement même, il n'y a pas jusqu'à leur physionomie qui ne soit garante de toutes les bonnes qualités qu'on leur trouve [...] Oui, fiez vous y à cette physionomie si douce, si prévenante, qui disparaît un quart d'heure après pour laisser place à un visage sombre, brutal, farouche, qui devient l'effroi de toute une maison. »

Le Jeu de l’Amour et du Hasard (1730). Acte I scène 1.
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