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Critiques de Renate Ulmer (5)
Classer par:   Titre   Date   Les plus appréciées
Alfons Mucha
  30 janvier 2012
Alfons Mucha de Renate Ulmer
Pour qui aime l’éclatante vitalité, la joyeuse exaltation et la modernité qu’a insufflé l’Art Nouveau au monde des arts, et pour qui aime particulièrement Alfons Mucha (1830-1939), l’un des plus célèbres représentants de ce courant artistique du tournant du XXe siècle, le petit ouvrage de Renate Ulmer se révèle être un feu d’artifice, mettant en lumière, dans un bouquet de couleurs flamboyantes, le travail du brillant artiste morave.



Renate Ulmer a privilégié l’image sans toutefois être avare de texte ; le but est de nous faire admirer le travail de l’artiste sans nous noyer sous un déferlement de termes techniques. Le format carré du livre, avec sa reliure souple et sa mise en page épurée, se prête parfaitement au genre avec, de façon très équilibrée, le texte d’introduction d’un côté et l’image de l’autre. Le support en papier glacé fait jaillir la lumière et la carnation des œuvres dans un tourbillon de couleurs et de teintes, un éclat et un chatoiement de nuances qui nous en mettent plein la vue (pour peu que l’on apprécie l’Art Nouveau bien entendu).



Célèbre affichiste du début du siècle dernier, reconnu dans le monde entier, Alfons Mucha a offert ses lettres de noblesse aux Arts graphiques et aux Arts décoratifs, imposant pendant près de vingt ans un univers harmonieux, sensuel, coloré, un « style Mucha » qui influença toute une génération de jeunes artistes.

C’est à Paris à la fin du XIXe siècle que Mucha connaît la célébrité avec la commande improvisée d’une première affiche pour la comédienne Sarah Bernhardt et le Théâtre de la Renaissance.

L’affiche pour la représentation de « Gismonda », par son format tout en hauteur, ses mosaïques de couleurs, la représentation de la tragédienne toute vêtue d’or en figure centrale, fit sensation sur les murs de Paris.

De nombreuses autres affiches pour l’actrice suivirent, « La Dame aux camélias », « Lorenzaccio », « Médée », « Hamlet » avec toujours cette mise en scène de la femme en motif central qui est la marque de l’artiste.



Egalement responsable des décors et des costumes du Théâtre de la Renaissance, il y puisa une source d’inspiration essentielle pour son Art, « une synthèse d’éléments stylistiques des époques les plus variées et de l’Art Nouveau contemporain ».

Symbolisme, sens du sacré, représentations néo-gothiques, art religieux, ornementations mauresques et byzantines, s’entrecroisent, se mêlent et s’entrelacent dans un maelström de couleurs et de teintes étourdissantes.

Sollicité par les grandes marques et enseignes de l’époque, Mucha a mis l’art au service de la publicité : parfum « Rodo », papier à cigarette « Job », biscuits, imprimerie, tourisme…Des panneaux décoratifs, des calendriers, des médaillons…dont la stylisation est poussée à l’extrême, toute la surface remplie de fleurs, de feuilles, de mosaïques, d’ornementations de style oriental, et toujours en thème central, la représentation de La Femme, cerclée d’auréole de saint, mise-en-scène avec un raffinement et une sensualité ensorcelantes dans un grand apparat d’étoffes souples et voluptueuses, de fronts ceints de couronnes, nimbés de long cheveux flottants, déployés en arabesques, ondoyant autour des visages, enveloppant les corps…Sous le pinceau de Mucha, la femme devient allégorie, œuvre d’art, chef-d’œuvre.

Son succès est tel que Mucha réussit l’exploit d’une exposition personnelle dans le très illustre « Salon des Cent », une célèbre exposition d’art se déroulant dans le hall du journal La Plume, pour qui l’artiste avait réalisé de nombreuses illustrations et affiches.



Mais l’idéal des artistes de l’Art Nouveau c’est aussi celui de la diversité artistique.

En cela Alfons Mucha en est l’un des plus dignes représentants car, bien que son domaine de prédilection fût les Arts Graphiques et qu’il fut peintre, dessinateur et illustrateur, il se consacra également à la sculpture, aux projets de décoration, à l’art utilitaire et à la création de bijoux.

Son association avec le joaillier parisien Georges Fouquet donna lieu à une collaboration fantastique : d’une part la création d’une collection de bijoux exposée à l’Exposition Universelle de 1900 et qui fit sensation (bijoux néanmoins importables), et d’autre part la décoration fabuleuse de la façade et de la boutique du bijoutier, une réalisation considérée par tous comme « une œuvre d’art totale ».



Le déclanchement de la Première Guerre sonna malheureusement le glas de l’Art Nouveau et avec lui, celui d’Alfons Mucha et de tout un courant artistique chargé de joie et d’exubérance.

Il est vrai que l’Art Nouveau possède les défauts de ses qualités. La profusion des motifs, l’abondance des ornements, le foisonnement des couleurs, des courbes, des frises et des arabesques ont pu donner quelquefois une sensation de vertige face à ce déploiement de formes et de tons. Il y a bien quelque chose d’excessif, de paroxystique, d’hallucinatoire dans ce mouvement artistique qui donne l’impression que les artistes baignent constamment dans un monde onirique, mi-gothique, mi-byzantin où les formes ne cessent d’onduler et de se déployer.

Il n’y a qu’à regarder les œuvres architecturales de Gaùdi à Barcelone, les toiles de Klimt (qui se tourna plus tard vers l’expressionnisme) ou les bouches de métro de Guimard pour se rendre compte à quel point l’Art Nouveau nous projette dans une autre dimension.

Un art imprégné de magie, de fantasmagorie et de mystère…

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Alfons Mucha
  30 novembre 2015
Alfons Mucha de Renate Ulmer
Takeuchi Naoko (Sailor Moon), CLAMP (RG Veda), Katsura Masakazu (Video Girl Ai) font partie des mangakas qui ont le plus emprunté à Mucha, mais on retrouverait son influence d'Albator à la Guerre des Lodoss. L'Art Nouveau avait lui-même été inspiré par l'estampe japonaise. La mondialisation a commencé il y a cinq siècles, les idées circulent, et c'est tant mieux.



Après seulement une douzaine de pages d'introduction sur la vie et l'oeuvre d'Alfons Mucha, cette ancienne édition des guides Taschen laisse parler l'oeuvre et seulement l'oeuvre, et c'est tant mieux aussi.



Femmes aux poses gracieuses, délimitées d’un trait net, auréolées, encadrées de motifs, couronnées de fleurs, ornées de bijoux compliqués, dotées de chevelures interminables qui se ramifient en clefs de sol autour des drapés lourds et longs de leurs vêtements. Les affiches de Mucha sont entrecoupées de quelques bijoux, d’esquisses ou de photos préparatoires.
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Alfons Mucha
  22 mai 2012
Alfons Mucha de Renate Ulmer
Un petit guide assez complet pour découvrir ou redécouvrir Mucha
Lien : http://latetedelart2.blogspo..
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Alfons Mucha
  01 septembre 2018
Alfons Mucha de Renate Ulmer
Un petit livre qui se glisse dans tout sac, c'est un parfait tour de piste des éléments les plus connus de Mucha, la figure de proue de l'Art Nouveau.
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Mucha
  04 octobre 2013
Mucha de Renate Ulmer
Je pense qu'il n'y a pas grand chose à dire sur Mucha. Merveilleux tout simplement.
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