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Citations de René Girard (145)


René Girard
Piatka   10 janvier 2016
René Girard
Une victoire sur l’amour propre nous permet de descendre profondément dans le Moi et nous livre, d’un même mouvement, la connaissance de l’Autre. A une certaine profondeur le secret de l’Autre ne diffère pas de notre propre secret.

Mensonge romantique et vérité romanesque
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Aunryz   29 novembre 2015
La Route antique des hommes pervers de René Girard
nous sommes tellement soucieux de rendre Dieu responsable de tous les malheurs de l'homme, surtout si nous ne croyons pas en Lui,
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Aunryz   25 novembre 2015
Des choses cachées depuis la fondation du monde de René Girard
Il s'agit de mourir parce que continuer à vivre signifierait la soumission à la violence.


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colimasson   07 mars 2016
Le Sacrifice de René Girard
Comment espérer cacher à un dieu qui est censé lire à livre ouvert dans les consciences humaines une dissimulation aussi grossière que [le mécanisme victimaire du sacrifice] ? Peut-être ce qu’on attend de ce dieu c’est qu’il ferme les yeux, qu’il se fasse le complice passif de la manœuvre. L’attitude rituelle repose ici sur un mélange de crédulité naïve et de cynisme extrême dont nous ne voyons pas comment ils peuvent coexister.
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gavarneur   11 décembre 2018
Je vois Satan tomber comme l'éclair de René Girard
Les compte rendus mythiques représentent les victimes de la violence collective comme coupables. Ils sont tout simplement faux, illusoires, mensongers. Les compte rendus bibliques et évangéliques représentent ces mêmes victimes comme innocentes. Ils sont essentiellement exacts, fiables, véridiques.
Page 17
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NMTB   26 août 2015
Des choses cachées depuis la fondation du monde de René Girard
On ne se défait d’un puritanisme, dans le monde moderne, que pour tomber dans un autre. Ce n’est plus de la sexualité qu’on veut priver les hommes, mais de quelque chose dont ils ont plus besoin encore, le sens. L’homme ne vit pas seulement de pain et de sexualité. La pensée actuelle, c’est la castration suprême, puisque c’est la castration du signifié. Tout le monde est là à surveiller son voisin pour le surprendre en flagrant délit de croyance en quoi que ce soit ; nous n’avons lutté contre les puritanismes de nos pères que pour tomber dans un puritanisme bien pire que le leur, le puritanisme de la signification qui tue tout ce qu’il touche autour de lui ; il dessèche tous les textes, il répand partout l’ennui le plus morne au sein même de l’inouï. Derrière son apparence faussement sereine et désinvolte, c’est le désert qu’il propage autour de lui.
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Luniver   11 octobre 2013
La Violence et le Sacré de René Girard
Pour se convaincre que le sacrifice est une violence sans risque de vengeance, il suffit de constater la place considérable que font à ce thème les rituels. Et de noter le paradoxe parfois un peu comique, de références perpétuelles à la vengeance, d’une véritable obsession de la vengeance dans un contexte où les risques de vengeance sont tout à fait nuls, celui du meurtre d’un mouton, par exemple :
On s’excusait de l’acte qu’on allait accomplir, on gémissait de la mort de la bête, on la pleurait comme un parent. On lui demandait pardon avant de la frapper. On s’adressait au reste de l’espèce à laquelle elle appartenait comme à un vaste clan familial que l’on suppliait de ne pas venger le dommage qui allait lui être causé dans la personne d’un de ses membres. Sous l’influence des mêmes idées, il arrivait que l’auteur du meurtre était puni; on le frappait ou on l’exilait.

C'est l’espèce entière, considérée comme un vaste clan familial, que les sacrificateurs prient de ne pas venger la mort de leur victime. En décrivant dans le sacrifice un meurtre peut-être destiné à être vengé, le rituel nous désigne de façon indirecte la fonction du rite, le genre d’action qu’il est appelé à remplacer et le critère qui préside au choix de la victime. Le désir de violence porte sur les proches, il ne peut pas s’assouvir sur eux sans entraîner toutes sortes de conflits, il faut donc le détourner vers la victime sacrificielle, la seule qu’on puisse frapper sans danger car il n’y aura personne pour épouser sa cause.
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Luniver   12 octobre 2013
La Violence et le Sacré de René Girard
Dans les sociétés primitives, les procédés curatifs restent rudimentaires à nos yeux, nous voyons en eux de simples « tâtonnements » vers le système judiciaire car leur intérêt pragmatique est bien visible : ce n’est pas au coupable qu’on s’intéresse le plus mais aux victimes non vengées; c’est d’elles que vient le péril le plus immédiat; il faut donner à ces victimes une satisfaction strictement mesurée, celle qui apaisera leur désir de vengeance sans l’allumer ailleurs. Il ne s’agit pas de légiférer au sujet du bien et du mal, il ne s’agit pas de faire respecter une justice abstraite, il s’agit de préserver la sécurité du groupe en coupant court à la vengeance, de préférence par une réconciliation fondée sur une composition ou, si la réconciliation est impossible, par une rencontre armée, organisée de telle façon que la violence ne devrait pas se propager aux alentours; cette rencontre se déroulera en champ clos, sous une forme réglée, entre des adversaires bien déterminés ; elle aura lieu une fois pour toutes...
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colimasson   12 septembre 2017
Le Sacrifice de René Girard
En faisant d[‘Œdipe] le symbole de la condition humaine, Freud ne fait jamais au fond que rajeunir et universaliser l’éternel mensonge de la mythologie.
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klakmuf   21 décembre 2014
Achever Clausewitz de René Girard
L'individualisme est un mensonge formidable.
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filippo   16 février 2016
Des choses cachées depuis la fondation du monde de René Girard
L'amour, comme la violence, abolit les différences.
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gavarneur   19 novembre 2015
Le bouc émissaire de René Girard
Les persécuteurs finissent toujours par se convaincre qu’un petit nombre d’individus, ou même un seul peut se rendre extrêmement nuisible à la société tout entière, en dépit de sa faiblesse relative.
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colimasson   02 mars 2016
Le Sacrifice de René Girard
L’essentiel dans le sacrifice c’est de prendre une victime pour une autre. Tout ce qui diminue l’acuité de la perception favorise le succès du breuvage.
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colimasson   21 février 2016
Le Sacrifice de René Girard
Le miracle du sacrifice, c’est la formidable « économie » de violence qu’il réalise. Il polarise contre une seule victime toute la violence qui, un instant plus tôt, menaçait la communauté entière.
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Kirsikka   01 mai 2015
Mensonge romantique et vérité romanesque de René Girard
Plus la distance diminue entre le médiateur et le sujet, plus la différence s’amenuise, plus la connaissance se précise, plus la haine se fait intense. C’est toujours son propre désir que le sujet condamne dans l’Autre mais il ne le sait pas. La haine est individualiste. Elle nourrit farouchement l’illusion d’une différence absolue entre ce Moi et cet Autre que plus rien ne sépare. La connaissance indignée est donc une connaissance imparfaite. Non pas nulle comme le prétendent certains moralistes mais imparfaite car le sujet ne reconnaît pas dans l’Autre le néant qui le ronge lui-même. Il fait de lui une divinité monstrueuse. Toute connaissance indignée de l’Autre est une connaissance circulaire qui revient frapper le sujet à son insu. Ce cercle psychologique est inscrit dans le triangle du désir. La plupart de nos jugement éthiques s’enracinent dans la haine d’un médiateur, c’est-à-dire d’un rival auquel nous nous rendons semblables. Losque le médiateur est encore éloigné, le cercle est vaste ; il est très facile de confondre la visée du jugement éthique avec la ligne droite. Cette confusion est de règle chez le sujet désirant. L’espace du désir est « euclidien ». Nous croyons toujours nous mouvoir en ligne droite vers l’objet de nos désirs et de nos haines. L’espace romanesque est « einsteinien ». Le romancier nous montre que la ligne droite est en réalité un cercle qui nous ramène invinciblement sur nous-mêmes.
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Piling   04 mai 2010
Quand ces choses commenceront. de René Girard
En attirant l'attention sur la première pierre, la parole de Jésus renforce cet obstacle ultime à la lapidation. Il donne aux meilleurs dans cette foule le temps d'entendre sa parole et de s'examiner eux-mêmes. S'il est réel, cet examen ne peut manquer de découvrir le rapport circulaire de la victime et du bourreau. Le scandale qu'incarne cette femme à leurs yeux, ces hommes le portent déjà en eux-mêmes, et c'est pour s'en débarrasser qu'ils le projettent sur elle, d;autant plus aisément, bien sûr, qu'elle est vraiment coupable.
Pour lapider une victime de bon cœur, il faut se croire différent d'elle, et la convergence mimétique, je le rappelle, s'accompagne d'une illusion de divergence. C'est la convergence réelle combinée avec l'illusion de divergence qui déclenche ce que Jésus cherche à prévenir, le mécanisme du bouc émissaire.
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Piling   04 mai 2010
Quand ces choses commenceront. de René Girard
Pour préparer son intervention, pour la rendre décisive, Jésus a besoin d'un peu de recueillement, il a besoin de gagner du temps, et il écrit dans la poussière avec son doigt. On se demande toujours ce qu'il a pu écrire. Cette question me paraît oiseuse. Il faut la laisser aux entichés de langage et d'écriture. Il ne faut pas toujours recommencer le moyen âge.
Ce n'est pas dans le dessein d'écrire que Jésus se penche, c'est parce qu'il s'est penché qu'il écrit. Il s'est penché pour ne pas regarder ceux qui le défient du regard. Si Jésus renvoyait ce regard, la foule se sentirait à son tour défiée, c'est son propre regard, c'est son propre défi qu'elle croirait reconnaître dans les yeux de Jésus. L'affrontement mènerait tout droit à la violence, c'est-à-dire à la mort de la victime qu'il s'agit de sauver. Jésus évite jusqu'à l'ombre d'une provocation.
Et enfin il parle : "Que celui qui se croit sans péché lui jette la première pierre !" Pourquoi la première pierre ? Parce qu'elle est seule décisive. Celui qui la jette n'a personne à imiter. Rien de plus facile que d'imiter un exemple déjà donné. Donner soi-même l'exemple est tout autre chose.
La foule est mimétiquement mobilisée, mais il lui reste un dernier seuil à franchir, celui de la violence réelle. Si quelqu'un jetait la première pierre, aussitôt les pierres pleuvraient.
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AuroraeLibri   10 juin 2016
La Violence et le Sacré de René Girard
On dit fréquemment la violence "irrationnelle". Elle ne manque pourtant pas de raisons : elle sait même en trouver de fort bonnes quand elle a envie de se déchaîner. Si bonnes, cependant, que soient ces raisons, elles ne méritent jamais qu'on les prenne au sérieux. La violence elle-même va les oublier pour peu que l'objet initialement visé demeure hors de sa portée et continue à la narguer. La violence inassouvie cherche et finit toujours par trouver une victime de rechange. A la créature qui excitait sa fureur, elle en substitue soudain une autre qui n'a aucun titre particulier à s'attirer les foudres du violent, sinon qu'elle est vulnérable et qu'elle passe à sa portée.
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NMTB   26 août 2015
Des choses cachées depuis la fondation du monde de René Girard
Quand les hommes parlent des moyens nouveaux de destruction, ils disent « la bombe » comme s’il n’y en avait qu’une et qu’elle appartenait à tout le monde et à personne, ou plutôt comme si le monde entier lui appartenait. Et elle apparaît en effet comme la Reine de ce monde. Elle trône au-dessus d’une foule immense de prêtres et de fidèles qui n’existent, semble-t-il, que pour la servir. Les uns enfouissent dans la terre les œufs empoisonnés de l’idole, les autres les déposent au fond des mers, d’autres encore en parsèment les cieux, faisant circuler sans fin les étoiles de la mort au-dessus de l’inlassable fourmilière. Il n’est pas la moindre parcelle d’une nature nettoyée par la science de toutes les antiques projections surnaturelles qui ne soit réinvestie par la vérité de la violence. De cette puissance de destruction, on ne peut pas ignorer, cette fois, qu’elle est purement humaine, mais, sous certains rapports, elle fonctionne de façon analogue au sacré.
Les hommes ont toujours trouvé la paix à l’ombre de leur idoles, c’est-à-dire de leur propre violence sacralisée, et c’est à l’abri de la violence la plus extrême, aujourd’hui encore, qu’ils cherchent cette paix. Dans un monde toujours plus désacralisé, seule la menace permanente d’une destruction totale et immédiate empêche les hommes de s’entre-détruire. C’est toujours la violence, en somme, qui empêche la violence de se déchaîner.
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Danieljean   31 mars 2018
Des choses cachées depuis la fondation du monde de René Girard
Tout le monde répète que le Roi est une espèce de “Dieu vivant”, personne ne dit jamais que la divinité est une espèce de “Roi mort”.
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