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Note moyenne 4.14 /5 (sur 116 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Sainte-Reine-de-Bretagne , le 15/02/1920
Mort(e) à : Louisfert , le 20/03/1951
Biographie :

René Guy Cadou est un poète français, né le 15 février 1920 à Sainte-Reine-de-Bretagne en Loire-Atlantique (alors Loire-Inférieure) et décédé le 20 mars 1951 à Louisfert également en Loire-Atlantique.

Il effectue ses études secondaires à Nantes où il y fréquente les poètes Max Jacob, Pierre Reverdy et Michel Manoll. L'influence de ces poètes surréalistes est visible dans ses premiers poèmes.

René Guy Cadou fut le chef de file de l'école de Rochefort, un courant poétique qui chercha à succéder aux surréalistes, et composé de poètes tels que Jean Rousselot, Michel Manoll ou Luc Bérimont. En 1945, Cadou publia le recueil, « Pleine poitrine », dans lequel il revint sur l'occupation nazie et la déportation et la mort de Max Jacob. Suivront « Les visages de la solitude » (1946), « Quatre poèmes d'amour à Hélène » (1948) ou encore « Les sept péchés capitaux » (1949). Il composera un nombre considérable de poèmes jusqu'en 1951, quand la maladie finit par l'emporter à 31 ans.

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Source : Wikipedia
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Vidéo de

René Guy CADOU — Un siècle d'écrivains : 1873–1914 (DOCUMENTAIRE, 1999) L'émission "Un siècle d'écrivains", numéro 196, par Jean Rouaud et Jean-Pierre Prévost, diffusée le 19 mai 1999 sur FR3.

Podcasts (1)


Citations et extraits (191) Voir plus Ajouter une citation
René Guy  Cadou
Gwen21   13 septembre 2013
René Guy Cadou
Odeur des pluies de mon enfance

Derniers soleils de la saison !

A sept ans comme il faisait bon,

Après d'ennuyeuses vacances,

Se retrouver dans sa maison !



La vieille classe de mon père,

Pleine de guêpes écrasées,

Sentait l'encre, le bois, la craie

Et ces merveilleuses poussières

Amassées par tout un été



O temps charmant des brumes douces,

Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,

Le vent souffle sous le préau,

Mais je tiens entre paume et pouce

Une rouge pomme à couteau.



**Automne**
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leluez   02 octobre 2013
Hélène ou le règne végétal de René Guy Cadou
Des mille chambres où j' ai vécu

La plus belle était un violon

Le manteau de la cheminée

Cachait une âme disparue.



Sous le vieux cèdre de la lampe

Après une longue journée

Je m'attardais j'avais des craintes

Pour la suite des années



Mais soudain la lumière éteinte

Quelle est cette voix inouïe

Comme un fruit de coloquinte

Qui éclate dans la nuit ?



Est-ce enfant qu'on pourchasse

Dans la rue à coups de fouet

Un cirque fantôme qui passe

Trombonant sur les marais ?



C'est la corde du cœur qui casse

Et tout ce qui vient après

N' est que la plainte en surface

D'un amour qui se défait.

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René Guy  Cadou
Piatka   04 février 2019
René Guy Cadou
Toute poésie qui coule de source, se jette dans la mer, tend à rejoindre l’universel.



Usage interne
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Moovanse   06 septembre 2015
Poésie la vie entière de René Guy Cadou
Ainsi la part est faite

Je te laisse les hommes

Des visages défaits

Aux croisées de l’amour



Moi je garde la mer

Et mes châteaux de sable



Et mes larmes du premier jour.







(1938 – Poésie La Vie Entière – Forges du Vent – Ainsi la part (p31) - édition 1961)

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Sirenna   08 juin 2018
Hélène ou le règne végétal de René Guy Cadou
Et pourtant c'était toi dans le clair de ma vie

Ce grand tapage matinal qui m'éveillait

Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays

Ces astres ces millions d'astres qui se levaient



Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres

Pétillaient dans le soir ainsi qu'un vin nouveau

Quand les portes s'ouvraient sur des villes légères

Où nous allions tous deux enlacés par les rues.
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René Guy  Cadou
sabine59   27 juin 2020
René Guy Cadou
Le temps qui m'est donné que l'amour le prolonge
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René Guy  Cadou
Gwen21   06 mars 2014
René Guy Cadou
Des œufs dans la haie

Fleurit l’aubépin

Voici le retour

Des marchands forains.



Et qu’un gai soleil

Pailleté d’or fin

Éveille les bois

Du pays voisin.



Est-ce le printemps

Qui cherche son nid

Sur la haute branche

Où niche la pie?



C’est mon cœur marqué

Par d’anciennes pluies

Et ce lent cortège

D’aubes qui le suit.
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Moovanse   13 août 2015
Poésie la vie entière de René Guy Cadou
Je ne ferai jamais que quelques pas sur cette terre



Et dans cette grande journée

Je ne passerai pas pour un vieil abonné



Si les miracles font qu'une image demeure

La mienne tremblera dans les vitres gelées

Comme le chant lointain d'un enfant colporteur



Le temps qui m'est donné que l'amour le prolonge



Et dans ma solitude un instant habitée

J'accrocherai des panoplies de bout du monde

De grands pays couverts

d'oiseaux effarouchés







(Extrait du poème la Barrière de l'Octroi)

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René Guy  Cadou
Piatka   20 juillet 2017
René Guy Cadou
Je t'attendais ainsi qu'on attend les navires

Dans les années de sécheresse quand le blé

Ne monte pas plus haut qu'une oreille dans l'herbe

Qui écoute apeurée la grande voix du temps



Je t'attendais et tous les quais toutes les routes

Ont retenti du pas brûlant qui s'en allait

Vers toi que je portais déjà sur mes épaules

Comme une douce pluie qui ne sèche jamais



Tu ne remuais encore que par quelques paupières

Quelques pattes d'oiseaux dans les vitres gelées

Je ne voyais en toi que cette solitude

Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou



Et pourtant c'était toi dans le clair de ma vie

Ce grand tapage matinal qui m'éveillait

Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays

Ces astres ces millions d'astres qui se levaient



Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres

Pétillaient dans le soir ainsi qu'un vin nouveau

Quand les portes s'ouvraient sur des villes légères

Où nous allions tous deux enlacés par les rues.



Quatre poèmes d'amour à Hélène
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          376
LiliGalipette   22 décembre 2011
Hélène ou le règne végétal de René Guy Cadou
Je t'attendais ainsi qu'on attend les navires

Dans les années de sécheresse quand le blé

Ne monte pas plus haut qu'une oreille dans l'herbe

Qui écoute apeurée la grande voix du temps



Je t'attendais et tous les quais toutes les routes

Ont retenti du pas brûlant qui s'en allait

Vers toi que je portais déjà sur mes épaules

Comme une douce pluie qui ne sèche jamais



Tu ne remuais encore que par quelques paupières

Quelques pattes d'oiseaux dans les vitres gelées

Je ne voyais en toi que cette solitude

Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou



Et pourtant c'était toi dans le clair de ma vie

Ce grand tapage matinal qui m'éveillait

Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays

Ces astres ces millions d'astres qui se levaient



Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres

Pétillaient dans le soir ainsi qu'un vin nouveau

Quand les portes s'ouvraient sur des villes légères

Où nous allions tous deux enlacés par les rues.
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