AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Citation de CREER


CREER   28 février 2013
Le Maître de Saint-Chamant de René Visy
Robert de Balsac a séjourné de son vivant peu de temps à Saint-Chamant. Il y avait Antoinette son épouse, qui s’occupait des travaux, mais l’essentiel reposait sur cet homme : le maître d’œuvre. Ce pouvait être un chanoine qui s’était spécialisé, ou tout simplement un maçon ou un charpentier qui avait acquis les connaissances techniques de l’architecture et l’application du nombre d’or : 1,618. Comment avait-il été désigné ? venait-il d’ailleurs ? L’exercice de sa profession était régi par le cadre juridique contraignant, appelé « métier » et qui n’était pas spécifique des professions du bâtiment, mais général au monde du travail médiéval. L’exercice des métiers avait été fortement figé, au milieu du XIIIe siècle, par la rédaction de leurs statuts respectifs dans le livre des métiers.

Son niveau de vie était plus élevé que celui des autres ouvriers qui étaient la plupart du temps des compagnons comme lui. Sur les chantiers, il était amené à fréquenter les marguilliers qui étaient souvent de grands bourgeois occupant des fonctions importantes, les nobles et les ecclésiastiques, et, il y avait en échange de cette fréquentation une reconnaissance sociale. Avec le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre partageait la charge et la responsabilité de payer les ouvriers et il fallait certifier du travail effectué.

A Saint-Chamant l’argent venait essentiellement de Robert de Balsac, mais on ne peut exclure la participation du peuple avec les troncs, les quêtes et divers dons. Il y avait aussi les soutiens privés de particuliers avec en échange l’obtention d’une concession dans une chapelle pour y mettre un banc ou un lieu de sépulture.
Commenter  J’apprécie          00