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4.15/5 (sur 10 notes)

Nationalité : France
Biographie :

La revue Desports est une revue littéraire et "le premier magazine de sport à lire avec un marque-page".

En janvier 2013, le premier numéro débarque en librairie.
La revue est publiée par les éditions du sous-sol, fondées par Adrien Bosc en 2011.

site: http://www.editions-du-sous-sol.com/desports/
page Facebook: https://www.facebook.com/Desports-386071094818259/
Twitter: https://twitter.com/revuedesports

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Citations et extraits (7) Ajouter une citation
Antonin Panenka est un type au poil : bon garçon paisible, moustache brune, gros culot, mais aussi grosse finesse. À l'instant même où cette photo est prise, un truc bizarre lui passe par la tête. Il se dit que le gardien allemand, Sepp Maier, va anticiper son penalty en plongeant à droite ou à gauche, il a donc une chance sur deux de rater son coup. Et il décide de se donner toutes les chances en anticipant l'anticipation. Il va tirer au milieu, à l'endroit exact où le gardien ne sera plus. Ce petit coup de génie qui va permettre à la Tchécoslovaquie de gagner le Championnat d'Europe des nations en 1976 fera sa gloire et sa postérité. Son nom deviendra commun, mais lui restera inoubliable.

Paul Fournel
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Le soir de la finale de 1998, Zidane va marquer deux fois de la tête, et vous n'allez pas me dire que vous ne savez pas où vous étiez à ce moment-là. Tout le monde s'en souvient. C'est le sommet de la carrière de Zidane, il est adulé par la France entière, on n'a pas connu un tel enthousiasme depuis Voltaire. C'est le couronnement de Zidane à Saint-Denis ! Les vers de triomphe adressés à Voltaire à la Comédie-Française en 1778 s'appliquent d'ailleurs parfaitement à Zidane au Stade de France en 1998. Je ne change pas un mot. Je remplace simplement, poste pour poste, Voltaire par Zidane :

Aux yeux de Paris enchanté,
Reçois en ce jour un hommage que confirmera d'âge en âge
La sévère postérité.
Non, tu n'as pas besoin d'atteindre au noir rivage
Pour jouir de l'honneur de l'immortalité.
Zidane, reçois la couronne
Que l'on vient te présenter ;
Il est beau de la mériter,
Quand c'est la France qui la donne.

Jean-Philippe Toussaint
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Cette photographie éveille en moi une profonde nostalgie. La nostalgie des années soixante-dix, notamment. Elle a été prise à l'époque où Keegan était au sommet de sa gloire au Royaume-Uni. Les succès enchaînés lors de ses années à Liverpool avaient fait sa renommée. Même sa coupe de cheveux était célèbre. Ce statut de légende, il l'avait acquis de la plus "british" des façons : sans la moindre trace de poésie. Parmi les génies du football, il était le plus bosseur, le plus pragmatique et le plus prosaïque. Plus intéressant encore : quelques années seulement après que cette photographie fut prise, Keegan conquit également l'Europe. Transféré à Hambourg, il propulsa l'équipe vers des sommets, au moins aussi hauts que ceux qu'il avait atteints avec Liverpool. À la fin des années soixante-dix, il fut nommé deux fois de suite footballeur européen de l'année. Le plus anglais des joueurs, qui s'appuyait sur la ténacité et non sur l'intuition, sur le bon sens et non le lyrisme, était devenu l'un des premiers Anglais à réussir sur la scène internationale. Il était devenu notre ambassadeur en Europe. À cette époque, la vie ne paraissait pas aussi compliquée qu'aujourd'hui. La Grande-Bretagne regardait alors d'un œil optimiste ses relations avec le reste de l'Europe. Et la coupe de cheveux de Keegan paraissait si chic ! Toutes ces choses me donnent sans cesse l'envie de remonter le temps et de revenir dans ces chères années soixante-dix, où tout était si simple.

Jonathan Coe
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"Bête comme ses pieds" est une expression dont Michel Platini a démontré la stupidité. A-t-on vu des pieds plus intelligents que les siens, plus doués pour caresser ou frapper le ballon ? Il ne les regardait jamais. Il les savait attentifs, dévoués, exécutant instantanément des mouvements d'une technique irréfutable, elle-même au service d'une stratégie toujours à la recherche de la conquête. Michel Platini donnait la fallacieuse impression que la pratique du football est chose facile. Fastoche rime avec son surnom, Platoche. Son style était délié, rapide, allègre, efficace, comme allant de soi. De même, le style des grands écrivains nous fait croire qu'on pourrait écrire comme eux. L'ancien écolier de Jœuf traçait sur les pelouses des stades des phrases élégantes ou rageuses, ponctuées souvent par un but, aussitôt qualifié d'anthologique. Jeune romancier à Nancy, il entra dans la Bibliothèque verte à Saint-Étienne avant de devenir un best-seller international à la Juventus de Turin et en équipe de France. Il reçut trois fois le Ballon d'or, prix Nobel du football.

Bernard Pivot
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Eusébio et sa force légendaire. Soyons clair, net et précis, calculons comme le ferait un épicier : admettons que chaque joueur pèse, en moyenne, 80 kilos; un joueur qui, à lui seul, "porte le reste de l'équipe sur son dos" soulève donc une charge de 800 kilos. Calcul terminé. Telle était la force d'Eusébio. Avec ses 800 kilos sur le dos, il était partout. Vitesse : élevée. Oui, mais encore ? Ceci : arriver, repartir, bondir (etc.) une microseconde avant l'adversaire. Quel nom profane donne-t-on à cette microseconde essentielle ? Celui-ci : un but. À certains moments cruciaux, une microseconde d'avance signifie un but, deux fois une microseconde d'avance deux buts, et ainsi de suite. Savoir combien de buts a marqués Eusébio, c'est connaître le nombre de fois où Eusébio est arrivé avec cette avance décisive d'une microseconde.

Gonçalo M. Tavares
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Tom Simpson était l'une de ces stars transplantées (comme John Charles en Italie, ou Eric Cantona en Angleterre) qui parviennent à séduire un public étranger et font ainsi plus pour harmoniser l'Europe - ou du moins, concilier les divergences - que mille technocrates bruxellois. (Julian Barnes in Tour de France 2000 / Rien à déclarer)
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Le péché fait par force est toujours pardonné.
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