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3.49/5 (sur 91 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Fort Benning, Géorgie , le 18/04/1945
Biographie :

Richard Bausch est un écrivain américain.

Son frère jumeau Robert (1945-2018) était également écrivain.

Après avoir servi dans la US Air Force (1966-1969), il a obtenu un B.A. de l'Université George-Mason en Virginie, puis un M.F.A. de Iowa Writers' Workshop. Depuis 1974, il a enseigné l'écriture créative dans plusieurs universités. Il est professeur à l'Université Chapman, dans la commune d'Orange en Californie, où il vit.

Il jouit aux États-Unis de l'admiration unanime de ses pairs. Son œuvre a été couronnée à maintes reprises, et figure dans de nombreuses anthologies.

Il est l'auteur de romans et de nouvelles dont "Violence" ("Violence", 1992), "Les puissances rebelles" ("Rebel Powers", 1993), "Espèces menacées" ("Rare & Endangered Species", 1994), "La saison des ténèbres" ("In the Night Season", 1998), "Petite visite aux cannibales" ("Hello To the Cannibals", 2002), "L'homme qui a connu Belle Starr" ("The Stories of Richard Bausch", 2003), "Paix" ("Peace", 2008), "Avant et après la chute" ("Before, During, After", 2014).

site officiel : http://richardbausch.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/RichardBauschWriter/
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Avant et après la chute de Richard Bausch et Stéphanie Levet aux éditions Gallimard Quand Natasha Barrett et Michael Faulk se rencontrent, chacun voit en l'autre la lumière inespérée venue éclairer sa nuit. Elle, la trentaine, rêve d'être peintre mais s'est perdue dans une vie qui ne lui ressemble pas. Lui, à l'approche de la cinquantaine, quitte la prêtrise après des années de sacerdoce. Quelques semaines avant leur mariage, Natasha part en Jamaïque avec une amie tandis que Michael se rend à New York. Surviennent alors les attentats du 11 septembre. Natasha croit avoir perdu Michael pour toujours et vit sur la plage un autre drame dont elle ne veut ni ne peut parler. Leur rêve de bonheur vacille ; de nouveau réunis, tous deux s'enferment dans un silence et une incompréhension de plus en plus profonds. Richard Bausch décrit les ravages que produisent ces quelques jours - avant, pendant et après le 11 septembre - sur la destinée d'un couple rongé par les malentendus. Dans ce vaste roman où s'imbriquent l'intime et le collectif, il explore avec beaucoup de finesse les méandres du repli sur soi, les zones d'ombre de l'existence et les sentiments contradictoires qui nous animent. Une tragédie américaine de Theodore Dreiser aux éditions ACE Fils d évangélistes errants, Clyde Griffiths vit mal la mendicité dévote de ses parents. Devenu jeune homme, il trouve un emploi dans un hôtel de luxe, où la richesse des autres l éblouit. Mêlé par insouciance à une sinistre affaire, il fuit la ville et se réfugie auprès d un oncle fortuné, propriétaire d une usine. Faible, vaniteux, ignorant, sensuel, attiré par le fruit défendu, Clyde séduit une petite ouvrière, Roberte Alden, qui le croit sincèrement amoureux d elle. Mais lors d une soirée chez son oncle, il est remarqué par la belle Sondra, une hautaine héritière qui s éprend follement de lui. Clyde se voit déjà riche. Mais Roberte est enceinte. Blessée par son infidélité, elle le menace de scandale. Il décide de s en débarrasser. Tels sont les ingrédients de ce roman policier et social, inspiré d une affaire criminelle réelle. Son titre indique la portée que Theodore Dreiser lui attribue. le cas Griffiths est pour l auteur caractéristique d un état des choses propre à l Amérique, à la fois immorale et puritaine. Considéré aux États-Unis comme l un des 100 plus grands romans jamais écrits en anglais, Une tragédie américaine a fait l objet d adaptations cinématographiques, dont le très célèbre film de George Stevens Une place au soleil, avec Elisabeth Taylor et Montgomery Clift. Fable d'amour de Antonio Moresco et Laurent Lombard aux éditions Verdier Le récit commence, se construit, et s'achève comme une fable : un vieux clochard, arrivé au plus bas de la déchéance sociale et physique, entre cartons souillés et sacs en plastique, dont le seul ami est un fidèle pigeon, fait la rencontre de la "jeune fille merveilleuse" qui le sauve par amour. Comme dans une fable, il instaure avec le lecteur un échange qui ressemble à celui du conteur et de son public et, loin de se complaire dans l'analyse psychologique des personnages, il s'appuie sur les passions fondamentales, moteurs muets des belles actions. Mais dans cette fable, rien de mièvre ni d'enfantin, rien de gratuit ni de mécanique. Rien de prévisible non plus, mais une ouverture qui surprend et suscite stupeur et émerveillement. Dans une scène qui a la pureté des grands récits fondateurs, la jeune fille merveilleuse sort ce personnage, comme venu des poubelles de Beckett, de ses cartons, prend un soin infini à le laver, à l'épouiller, à le remettre sur pied. Mais l'amour le plus pur et le plus mystérieux peut-il être plus fort que la vie ? a-t-il vocation à durer ? Si l'amour est sans pourquoi, doit-on chercher plus d'explications à ce qui le tue qu'à ce qui le fait naître ? Moresco écrit à propos de Fable d'amour : "Dans ce roman sont présents la cruauté et la douceur, la désolation et l'enchantement, la réalité et le rêve, la vie et la mort, qu'on ne peut séparer si l'on veut parler vé
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
" Mais tant d'élèves à qui elle avait affaire avaient déjà été détruits par d'autres professeurs , ou par la culture dans laquelle ils vivaient , qui semblait placer le savoir au bas de l'échelle des valeurs, et ces élèves --------ignorants ------- étrangement cyniques dans leurs propos sur la vie, souvent impolis, et extraordinairement satisfaits de leur ignorance -------ces élèves étaient tellement suffisants, si ostensiblement bornés qu'elle ressentait le désir sombre d'éclater , de déverser la rage qui l'étouffait ........

Elle en était découragée, réduite à rêver d'une autre tâche à accomplir........."
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Assise au bord du lit, elle se dit que ça n'allait pas, en fin de compte. Ses mais tremblaient. Elle les regarda. Jamais elle n'aurait cru qu'elle puisse être aussi fragile en dedans, assise là à frissonner, le nuage intérieur de nouveau au-dessus d'elle.
   Elle décrocha le téléphone et composa le numéro, elle attendit cinq sonneries. Pas de réponse. Pas de répondeur. Elle reposa le combiné, puis elle se leva pour aller à la fenêtre. La rue se dissolvait dans l'obscurité, et le reflet de son visage. Elle rappela le numéro, pas de réponse cette fois non plus. Elle finit par éteindre la lumière et s'allonger les mains croisées sur la poitrine, comme elle faisait quand elle était adolescente et pieuse, et qu'elle voulait prier pour s'endormir. Elle pensa à ces nuits où, complètement réveillée dans le noir, elle essayait d'inventer en rêve la vie qu'elle allait vivre, se demandant, s'inquiétant de savoir où elle irait, qui elle rencontrerait, ce qu'elle trouverait à faire ou à être, et si elle serait heureuse ou non dans cette vie là, si loin, dans ce là-bas magique, cet avenir qui tardait tant à arriver.
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Donc, quand on avait envie de parler, on n’avait pas le choix : on parlait du pays. Parce que le pays, ça couvrait tout le reste, tout ce qui n’était pas la guerre : les femmes, les copains, le sport, les blagues, la musique, les enfants, la bouffe, la boisson, les bagnoles, les parents, le lycée, la maison. Le pays. Mais ça faisait mal de parler du pays. Marson rêva d’Helen. Il prenait son beau visage entre ses mains et l’embrassait en pleurant. Et il se réveilla, en pleurant. Il s’essuya les yeux dans le noir, enfouit sa tête sous l’oreiller, et souffrit en cachette.
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Ils continuaient quand même, un pied après l’autre, le canon de leur fusil pointé vers le sol pour le protéger de la pluie, en essayant – malgré leur détresse, leur confusion, leur épuisement surtout  – de rester sur leurs gardes.
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Loin, il était toutes les couleurs de l'arc - en - ciel. Près, il était beige.
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" L'âme d'autrui est aussi un continent inconnu, et il ne faut pas moins de courage pour l'explorer"
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Son rêve semblait occulte, censé lui révéler quelque chose sur son enfance et sa mère, ou la ramener à celle qu’elle avait pu être à cette époque-là. Elle ne s’est pas rendormie une minute de plus. La nuit a continué de durer comme le silence pendant une grosse dispute.
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C’est un grand jour que Josephine a aidé à préparer parce que Ruthie souffre de ce qu’elle appelle le SGO, le syndrome des grandes occasions. Les symptômes de cette maladie, explique Ruthie, sont l’angoisse, la confusion et l’incapacité de se concentrer sur les aspects matériels de l’organisation d’une fête, quelle qu’en soit la nature ; il s’agit d’une espèce de paralysie, en fait, et, quand elle en parle, elle ne plaisante pas. Le seul remède, c’est une amie efficace et dévouée comme Josephine, qui a fabriqué une partie des guirlandes destinées à décorer le porche et l’entrée, emballé les cadeaux, et même revu la disposition des fauteuils dans le salon.
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Une onde de douleur indicible, et puis la couronne d'épines qui ensanglante la tête, les lacérations du fouet, la faim, le corps qui se vide lentement de son sang, les coups donnés par les gardes, les blessures causées par les clous eux-même, l'affreuse contraction du diaphragme bloquant la respiration, obligeant le supplicié à à s'appuyer sur les clous enfoncés dans ses pieds pour parvenir à se redresser et délivrer la diaphragme, avoir un peu d'air, retarder l'échéance, rester en vie: continuer à voir le monde, la lumière, même humilié, terrassé, mourant.
il pouvait se marier, c'était un moindre mal.
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La guitare sent le cèdre. Elle est neuve, elle n’a été achetée que le mois dernier. L’odeur est familière, une odeur qu’elle a toujours aimée, mais là, maintenant, elle la trouve un peu étouffante, et elle repose la guitare sur son trépied à l’autre bout de la pièce. Josephine a passé pratiquement toute la matinée à plier les vêtements. C’est une tâche qu’elle accomplit tous les printemps depuis quatre ans — ranger les grosses chemises en flanelle, les pulls, les pantalons de velours. C’est important de garder ses habitudes le plus possible.
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