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Note moyenne 3.72 /5 (sur 148 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Berlin , le 17/11/1931
Biographie :

Robert Bober est réalisateur, metteur en scène et écrivain. Il est français tout en étant né le 17 novembre 1931 à Berlin. En 1933, sa famille fuit le nazisme et se réfugie en France, à Paris. Le petit Robert quitte l'école après le certificat d'études primaires. Il devient successivement tailleur, potier, éducateur puis assistant de François Truffaut.

Réalisateur à la télévision depuis 1967 et auteur de près de cent-vingt films documentaires, il a reçu en 1991 le Grand prix de la Société civile des auteurs multimédia pour l’ensemble de son œuvre.

Son premier roman "Quoi de neuf sur la guerre ?" a reçu le Prix du Livre Inter en 1994.

Aujourd'hui, Robert Bober anime et participe à différentes manifestations, notamment des rencontres publiques, des ateliers en milieu universitaire, ainsi que des débats et dialogues en milieux universitaire et scolaire.


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Source : POL
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Vidéo de

Denis Cuniot invite Michèle Tauber - dédicace à Robert Bober - Râga Klezmer enregistré à l'Européen à Paris le 8 février 2015 - Denis Cuniot et Michèle Tauber rendent hommage à Robert Bober - avec Yom, Bruno Girard et David Konopnicki - un film réalisé par Bernard Flam - Centre Medem. dédicace à Robert Bober Denis Cuniot au piano Michèle Tauber chante : -VALSE composée et interprétée par Denis Cuniot pour le film "'En remontant la rue Vilin", documentaire réalisé en 1992 par Robert Bober dix ans après la disparition de son ami Georges Perec -KLEZMER'L : LE PETIT MUSICIEN -DI GRINE KUZINE : LA NOUVELLE COUSINE Paroles : J. Leiserovitz Musique : A. Schwartz Traduction : Bernard Vaisbrot -TSIPÉLÉ Paroles : M. Broderson Musique : Y. Glatshteyn -HOULYET KINDERLEKH / FAITES LA FÊTE LES ENFANTS Parole et musiques : Mordekhay Gebirtig -ROJINKÈS MIT MANDLEN / DES RAISINS SECS ET DES AMANDES Paroles et musique : Avrom Goldfaden -FREYDIANISHER VALS : VALSE FREUDIENNE Paroles et musique : Jacques Grober (d'après une musique de Johann Strauss) Version française : Jacques Grober -LE TEMPS DES CERISES Paroles : Jean Baptiste Clément Musique : Antoine Renard version yiddish : di tsayt fun di karshn, traduction : Mordekhay Litvine -GÖTTINGEN Paroles et musique: Barbara et des lectures de "Quoi de neuf sur le guerre?", de Robert Bober, "On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux", de Robert Bober, "Laissées pour compte", de Robert Bober, "Récits d'Ellis Island" de Georges Perec et Robert, tous ces livres publiés aux éditions P.O.L

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Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
Zebra   15 juillet 2015
Quoi de neuf sur la guerre ? de Robert Bober
page 81 [...] Un jour, Betty trainait un peu à l'atelier avec une tartine de pain, comme elle fait souvent après l'école et comme c'est juste après la colonie de vacances, Jacqueline lui avait demandé de chanter une chanson de la colonie. Bien entendu, à la CCE (Commission Centrale de l'Enfance. Organisme créé avant la Libération par l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide dont la tâche était essentiellement la sauvegarde des enfants juifs) on ne leur avait pas appris, aux enfants, à chanter les chansons de Tino Rossi, aussi Betty a chanté une chanson en yiddish :



"Es hot di kleyne Tsipelè

Farbisn zich a lipelè

- Tsipelè, vos veynstu ?

An apelè, dos meynstu ?

- Neyn, neyn, neyn,

Ver zogt dos, az ich veyn (1) ?"



(1) C'est la petite Tsipelè

qui mord sa petite lèvre.

- Tsipelè, pourquoi pleures-tu ?

Est-ce une pomme que tu veux ?

- Non, non, non,

Qui ose dire que je pleure ?



Pour chanter, Betty s'était appuyée sur la machine de son père, pas très loin de Charles qui comme Maurice s'était arrêté de piquer à la machine pour ne pas faire de bruit. D'ailleurs, à part Mme Paulette, bien sur, tout l'atelier s'était arrêter de travailler. M. Albert, lui, essayait de tracer un vêtement sur un matelas de tissus, mais c'était surtout pour occuper ses mains et il suffisait de les voir trembler pour savoir que le petit bout qui chantait était la prunelle de ses yeux.

A la fin de la chanson, Charles, comme il fait souvent, a essuyé ses lunettes puis il a avancé sa main vers Betty. Il a caressé -non, pas caressé-, il a seulement touché du bout des doigts la tresse blonde qui reposait sur l'épaule de Betty. C'est à ce moment que le visage de Mme Andrée est devenu aussi blanc que la neige en Pologne. Alors j'ai applaudi. J'ai applaudi parce que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. Les autres aussi ont applaudi parce que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. [...]
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isanne   11 mai 2020
Berg et Beck de Robert Bober
Être privés de récréation nous semblait aller de soi. On portait une étoile jaune parce qu'on était juifs et on nous punissait parce que c'était comme ça que les choses devaient se passer. On ne se disait même pas que ce n'était pas normal.













(En fait, ce n'est pas une punition, l'instituteur fait rester les deux garçons pendant la récréation pour leur faire cadeau d'un livre : c'est le premier jour d'école de port obligatoire de l'étoile jaune, le 8 Juin 1942.)
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deuxquatredeux   15 janvier 2018
Vienne avant la nuit de Robert Bober
Alors regardons ces cannes. Regardons les de près.

Quelques-unes ont été regroupées au musée du Judaïsme de Vienne. On les appelait alors "bâtons de promenade viennois".



Il avait raison, Schnitzler : les autres ne l'oubliaient pas.



C'est grave à la directrice ce de chemisée que j'ai retrouvé la trace d'un cousin, arrière-petit-fils lui aussi de Wolf Leib Fränkel. Ce cousin était le fils du photographe auteur du portrait de notre arrière- grand-père, et je me faisais une joie de le rencontrer. Il m'a fallu déchanter car je n'avais pas imaginé qu'il refuserait de me recevoir. Traumatisé par la déportation de ses parents, il a décidé de cesser d'être juif et il a effacé toutes les traces pouvant le révéler. La rencontre espérée n'eut donc pas lieu.



Et je ne sais pas comment on fait pour cesser d'être juif. (p. 86)
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mustango   22 novembre 2012
Quoi de neuf sur la guerre ? de Robert Bober
Mais ce que vous ne savez pas, c'est que je me suis sauvé juste avant d'entrer au Vel' d'Hiv' (...). Ca court vite un garçon de quatorze ans. Ca court vite surtout quand il ne se retourne pas pour voir ses parents une dernière fois...
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Matimima   29 novembre 2008
Berg et Beck de Robert Bober
Si tu le vois consacrer son temps au classement de ses papiers, de ses écrits, si tu le vois dater et ranger d'anciennes photographies de famille, et s'il le fait de la manière la plus consciencieuse possible, de la manière la plus précise possible, alors il y a lieu de s'inquiéter : dans sa volonté de faire survivre qulque chose et de laisser quelque chose et de laisser quelques signes, il faut simplement voir la présence de la mort qu'inconsciemment peut-être il a appelée.
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Zebra   18 juillet 2015
Quoi de neuf sur la guerre ? de Robert Bober
page 120 [...] Quelques jours après encore, d'autres phrases de Louba me sont revenues en mémoire et à nouveau j'ai écrit : "Les enfants, entre eux, s'amusent à se faire écouter leur cœur. C'est un peu le cœur de ses parents que David écoute chaque matin. Il a compris que ses parents couraient un danger, que leur cœur ne pouvait plus battre naturellement comme le sien et qu'il lui faut absolument veiller à la bonne marche de sa si précieuse montre. C'est une responsabilité terriblement lourde pour un si petit enfant de tenir entre ses mains deux vies aussi chères. C'est pourquoi il y a toujours un peu de tristesse dans le sourire de David. Je n'ose pas imaginer la cassure qu'il y aurait en lui si la montre se perdait ou si simplement elle s'arrêtait. Ce jour-là, j'aurais très peur pour lui. Pourtant, malgré le poids de cette responsabilité, je me dis que cette montre c'est la grande chance de David. Lorsque je cherche à savoir ce que peut être l'image du bonheur, malgré la tristesse qui s'en dégage, c'est dans le sourire de David, l'oreille collée à sa montre, que je le trouve, même si je sais que ce bonheur est fragile et menacé."



NB : David avait trois ans quand il a vu ses parents pour la dernière fois ; ils ont été emmenés en août 42 par la milice puis convoyés à Drancy, et acheminés par wagons vers les camps d'extermination. David est resté pendant 2 jours tapi au fond de l'armoire dans laquelle son père l'avait caché après avoir entendu les miliciens frapper à la porte de leur appartement. Après avoir serré son bébé dans ses bras, il lui avait fait écouter le tic-tac de sa montre gousset, montre qu'il avait ensuite enfouie dans la menotte de l'enfant en glissant quelques mots à son oreille ...
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CorinneCo   06 décembre 2013
Quoi de neuf sur la guerre ? de Robert Bober
- Tu sais, Joseph, les femmes boutonnent toujours leurs manteaux du même côté. Même en pleine saison.

Pour mieux comprendre, je suis allé voir le manteau sur le mannequin : j'avais fait les trois boutonnières passepoilées du mauvais côté.

- On peut le faire stopper ? , j'ai demandé .

Il m'a regardé sans répondre. J'en ai profité pour remarquer que mes bêtises, qui auraient normalement dû déclencher des colères, laissaient en générale mes patrons plutôt silencieux. Ce n'est pas qu'ils cherchaient leurs phrases : simplement ils se taisaient.
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Matimima   29 novembre 2008
Berg et Beck de Robert Bober
Un rire provoqué par un rêve, ce moment de bonheur malgré soi, c'est exactement le contraire d'un enfant qui pleure seul. L'enfant qui pleure seul pleure seulement pour lui. Lorsqu'un enfant se fait mal, en tombant par exemple, souvent il retient ses larmes. Il se relève et court chercher un être rassurant pour pleurer enfin et épancher son chagrin. Cet enfnat on peut le consoler. Il est venu pour ça. Mais l'enfant qui pleure pour lui, pour lui seul, il n'a personne pour le consoler. Il ne compte sur personne. C'est ce que je redoute le plus. Venant d'un enfant, c'est un acte que j'ai toujours ressenti comme proche d'un suicide, comme quand on se suicide sans laisser un mot. Un enfant ne laisse pas de mot. Il ne laisse que son souvenir. Il n'y a que les adultes qui, quelquefois, laissent un mot.
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Accalia   27 avril 2015
Quoi de neuf sur la guerre ? de Robert Bober
Je ne suis pas un homme pour l’avenir. Je vis le présent parce qu’il me permet de me souvenir et si je ne me souviens pas, qui s’en souviendra? Il ne faut pas chercher à prendre la place d’Ella. Il ne faut pas parce qu’elle n’est plus là pour la défendre. Elle n’a plus que moi pour la protéger.
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Aifelle   24 janvier 2018
Vienne avant la nuit de Robert Bober
Si je suis venu à Vienne, ce n'est pas seulement pour y retrouver la tombe de mon arrière-grand-père, mais aussi parce que le passé, ce passé-là surtout, a besoin de notre mémoire et les morts de notre fidélité.
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