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3.82/5 (sur 47 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nantiat, Haute-Vienne , le 21/11/1921
Mort(e) à : Nanterre , le 17/01/1997
Biographie :

Robert Giraud est un poète, journaliste, écrivain et lexicologue français.

Robert Giraud a vécu son enfance et sa jeunesse à Limoges. Il suit sa scolarité au lycée Gay-Lussac et commence son droit. Arrêté par les nazis, enfermé à la prison du Petit Séminaire de Limoges, il échappe à la condamnation à mort grâce à la libération de la ville par les forces de Georges Guingouin. En 1944 il devient rédacteur en chef du journal Unir.

Après s'être distingué dans la Résistance, il collabore, dès 1945, dans Franc-Tireur, Paris-Presse, France-Soir et Détective, avant d'aborder la carrière de bouquiniste.

Après avoir écrit Le Vin des rues, qui lui valu le prix Rabelais 1955, il devint chroniqueur attitré de L'Auvergnat de Paris, écrivant sur les innombrables bougnats alors tenus par des Auvergnats, des Limousins et des Aveyronnais.

Suivront d'autres récits de moindres envergures comme La Route mauve (1959), La Petite Gamberge (1961) et La Coupure (1966), mais désormais Giraud s'affirme comme un brillant spécialiste de l'argot et des bistrots.

Plus parisien que nature, Robert Giraud, que l'on rencontrait surtout dans un bistrot à vins du pied de la butte Montmartre, Le Négociant, avait notamment écrit sur la langue des titis.

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Source : www.ledilettante.com
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Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

R. Giraud : Faune et flore argotique - A. Bruant : L'argot du XXème siècle
Olivier BARROT présente deux ouvrages sur l'argot : - "Faune et flore argotiques "de Robert GIRAUD aux éditions le Dilettante. Recueil composé de trois volumes. - "L'argot du XXème siècle" d'Aristide BRUANT aux éditions Fleuve Noir.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
On but une longue gorgée avant d'allumer les cigarettes. Papillon qui avait chaud d'un revers de main remonta la visière de sa casquette qu'il ne quittait jamais et pour cause, elle lui servait enfoncée jusqu'au yeux à masquer le papillon, ailes déployées, qu'il s'était fait tatouer au milieu du front en correctance. C'était sa raison sociale : comme lui je vole, ça voulait dire tout simplement.
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Il traversa le marché aux fleurs qui battait son plein, ralentit sa marche: brusquement, il ressentait une espèce de pitié pour toutes ces plantes, plus belles les unes que les autres, qui semblaient tendre leurs pétales vers lui, ce promeneur choisi parmi les passants, pour mieux faire apprécier leur misère, qu'il comprenait bien.
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Ce Paris -by night-, personne ne le connaît s'il n'a endossé les loques des enfants de la mauvaise chance. Il est -off limit- pour le touriste qu'un car trimbale d'un monument illuminé à un cabaret à femmes nues. Il est tout aussi ignoré des noctambules du boulevard et des caves existentialistes. Quand au paisible bourgeois qui s'enferme à double tour après une soirée au théâtre ou au cinéma, il ne soupçonne même pas son existence. (p.29)
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C'est la vie malchanceuse et fataliste de Léon la Lune que le cinéma va faire connaître à des millions de Français. Mais, en faisant de Léon une vedette, la caméra va au-delà d'un individu et, pour nous, elle entrebâille la porte d'une humanité insolite, mystérieuse. Elle laisse deviner tout un peuple en léthargie le jour, et ne s'éveillant qu'à la nuit: le monde des clochards de Paris (...)

La cloche, en argot, c'est le ciel. Sont clochards tous ceux qui n'ont que le ciel pour toit. (...)

N'importe qui peut devenir clochard du jour au lendemain. Dans mon voyage au bout de la misère, j'ai connu un prêtre, un professeur, un avocat, un comptable, un notaire... (p.24)
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Omnibus : Prostituée. Ainsi nommée parce qu'elle se livre aux transports en commun.
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Bien sûr, p'tite tête, a conclu Gégène, mon copain, le clodo philosophe.Biens sûr, que ceux qui s'usent le coeur à courir après l'argent, le confort et les honneurs envient ma liberté. Mais moi, je sais bien qu'elle ne vaut pas tripette, ma liberté. N'importe qui peut se l'offrir. Elle ne coûte que le prix de la misère. Quand tu t'es enfoncé bien çà dans le ciboulot, tu l'as trouvé tout de suite, cette sacrée liberté. Elle est là-d'dans!
Et le clochard leva son verre de vin.
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La Mouffe, comme la Rambute, était le refuge de petites gens aux situations précaires, quand elles n'étaient pas inavouables. A l'exemple des Halles, les bistrots ouvraient tôt et fermaient tard leurs lumières, tout le monde s'y connaissait, se tutoyait et cent mille raisons aussi valables les unes que les autres faisaient que vingt fois par jour on se rencontrait à un comptoir. La vie était publique, elle en avait l'apparence, tout se passait au vu et au su des habitants qui, amoureux de la tradition orale, tout au long des heures écoulées, se parlaient une gazette chaque fois améliorée de fioritures nouvelles. La rue était un salon en activité permanente et son asphalte, mieux qu'un tapis de haute laine, ne fatiguait ni les jambes ni les pieds si l'on en jugeait d'après les innombrables parlotes, stations debout, qui se prolongeaient interminablement sous la haute surveillance des fenêtres ouvertes dans un bâillement d'admiration. On était partout chez soi, adopté, admis.
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C'est en se frottant, une nuit, que Pierrot l'assassin s'était fait marquer en douce par une poupée, sa régulière tout simplement. Pierrot chassait dur dans une gosseline pendant que sa femme dévidait du ruban vers la Saint-Denis. Elle apprit l'aventure comme s'apprennent toujours les histoires de fesses, au cours d'une engueulade avec une voisine de persil.
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Robert Giraud fut un authentique piéton de Paris. Je ne sais pas s'il existe encore. J'ai tendance à croire, sans aucune nostalgie d'ailleurs, que ces rêveurs des rues sont morts en même temps que leur ville car de Paris aujourd'hui, il n'existe plus guère qu'une cité vidée de ses entrailles, comme une grande carcasse saignant encore un peu, mais dont les viscères et les organes vitaux s'entortillent dans un bac, non loin, presque étonnés d'être rejetés sur les marges, au-delà du périphérique, avec le sentiment amer d'être des laissés-pour-compte.
Paris demeure un nom pour touristes émerveillés qui vont de rues pittoresques en monuments, comme ils l'ont fait avant ou le feront après à Pompéi, à Gizeh, à Angkor, c'est-à-dire dans des lieux sublimes mais résolument défunts. Paris pour hommes d'affaires dépeçant la bête assassinée et se payant sur elle. (extrait de la préface rédigée par Philippe Claudel, mars 2009)
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Quelques mois avant sa mort, nous embauchâmes Fréhel la Grande pour venir chanter ses vieux succès. (...) En pantoufles sur des socquettes de laine rouge, en jupe noire plissée de fille des Halles, poings sur les hanches, dans un coin de la piste elle regardait la salle puis se tournait vers l'accordéoniste.
- Vas-y, minet vert ...
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