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Note moyenne 3.82 /5 (sur 167 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Minneapolis, Minnesota , le 06/09/1928
Mort(e) à : South Berwick, Maine , le 24/04/2017
Biographie :

Robert Maynard Pirsig est un philosophe et écrivain américain.

Enfant surdoué (QI de 170 à 9 ans), étudiant en biochimie, il part faire la guerre en Corée, rentre aux États-Unis et entreprend des études de philosophie pour trouver des réponses aux questions devant lesquelles la science reste muette. Une trajectoire entrecoupée de séjours en hôpital psychiatrique.

Il est devenu célèbre avec son premier livre "Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes" ("Zen or the art of Motorcycle Maintenance: an inquiry into values"), publié en 1974.

Le livre présente l'interprétation et la définition de la Qualité et du bien de Pirsig. Le livre, qui est toujours un best-seller, décrit sous forme quasi-autobiographique le voyage d'un motocycliste avec son fils et quelques amis à travers l'Amérique du Nord.

La qualité et le succès de ce premier livre a incité la fondation Guggenheim à lui accorder une bourse pour l’écriture d’une suite, ce sera "Lila: an inquiry into morals", publié aux États-Unis en 1991, dans lequel il élabore et précise une métaphysique basée sur les valeurs pour remplacer la vision dualiste sujet-objet de la réalité, ce qu'il appelle "métaphysique de la qualité".

Ce livre fait entrer en scène le philosophe William James Sidis, et notamment son traité The Animate and the Inanimate.
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
Olaf   15 janvier 2012
Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig
Démolir une usine, se révolter contre un gouvernement, refuser de réparer une moto, c'est s'attaquer aux effets et non aux causes. Et tant qu'on ne s'attaquera qu'aux effets, rien ne changera vraiment. Le vrai système, c'est notre système de pensée, c'est la rationalité elle-même. Qu'on détruise une usine en laissant debout le système de pensée qui l'a produite, celui-ci reconstruira une nouvelle usine. Qu'une révolution détruise un gouvernement en laissant intacts les modes de pensée qui lui ont donné naissance, on les retrouvera dans le gouvernement suivant. On parle beaucoup de système, mais on ne sait pas de quoi on parle.
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Luniver   28 mars 2013
Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig
Les voyages à moto vous font voir les choses d'une façon totalement différente. En voiture, on est enfermé. Parce qu'on y est habitué, on ne se rend plus compte qu'à travers les vitres on ne voit pas mieux le paysage qu'à la télé. On n'est plus que le témoin passif d'un spectacle ennuyeux, figé.



En moto, plus d'écran. Un contact direct avec les choses. On fait partie du spectacle, au lieu d'être un simple spectateur. Le ruban de béton, qui se déroule en sifflant à dix centimètres sous vos pieds, c'est vraiment un ruban de béton. Son image reste floue, mais à tout moment on peut le toucher du talon, tout reste accessible à la conscience immédiate.
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Myriam3   06 novembre 2014
Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig
Elle est partout, maintenant, la solitude, plus intense dans les grandes villes côtières de l'Est et de l'Ouest, où les gens sont entassés les uns sur les autres. On pourrait s'imaginer que les habitants de l'Idaho, du Montana, du dakota, où la population est si dispersée, souffriraient de la solitude plus que personne. Je n'en ai pas eu l'impression.

La distance matérielle qui sépare les individus n'a rien à voir avec la solitude. C'est la distance psychique qui compte. Dans le Montana ou dans l'Idaho, les distances matérielles sont immenses, mais les gens sont proches en esprit. Ici, c'est l'inverse.
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Myriam3   01 novembre 2014
Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig
Reparlons un peu du couteau de Phèdre. Chacun de nous, comme lui, manie ce couteau, pour diviser le monde en éléments et rebâtir une structure. A chaque instant, nous éprouvons des millions de sensations diverses, dont nous sommes plus ou moins conscients/ des collines brûlées, le bruit du moteur, les vibrations de la machine; chaque rocher, chaque plante, les barrières, les détritus au bord de la route. Nous percevons tout cela, mais nous n'en prenons pas vraiment conscience, sauf si nous avons à réagir à une sollicitation inhabituelle. Nous ne pouvons prendre conscience de tout ce qui est, notre esprit serait surchargé de détails inutiles, cela rendrait toute pensée impossible. Nous devons trier parmi nos perceptions, et le résultat de ce tri que nous appelons "conscience" n'est jamais identique à nos perceptions: parce que en triant nous modifions le réel.Nous prélevons une poignée de sable dans le paysage infini qui nous entoure - et nous la baptisons: monde. C'est sur ce monde que nous appliquons le processus de discrimination. Nous divisons le sable en petits tas: l'ici et l'ailleurs, le blanc et le noir - l'hier et l'aujourd'hui.

Notre poignée de sable semble uniforme - mais plus nous la regardons, plus elle apparaît diverse. Chaque grain est différent des autres.
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Luniver   01 avril 2013
Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig
[L]'histoire de la science n'est qu'une suite d'explications, toujours renouvelées et modifiées, de faits anciens et immuables. La longévité d'une explication ne s'explique pas. Certaines vérités scientifiques semblent durer des siècles, d'autres moins d'une année. La vérité scientifique n'est pas un dogme valable pour l'éternité – mais une entité temporelle et qu'on peut étudier comme n'importe quel phénomène.
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Olaf   25 janvier 2012
Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig
Dans la littérature zen, mais aussi dans les récits de toutes les grandes religions, on trouve des voyageurs parcourant ainsi les montagnes. L'allégorie est facile entre la montagne et l'obstacle spirituel que tout âme doit franchir pour atteindre le but de sa quête. Comme ceux que nous laissons derrière nous, dans la vallée, la plupart des gens demeurent toute leur vie au pied des montagnes de l'esprit, sans chercher à les gravir. Ils se contentent d'écouter le récit de ceux qui les ont vaincues; ils évitent ainsi les difficultés de l'ascension. D'autres partent dans la montagne, accompagnés de guides expérimentés et qui connaissent les voies les meilleures, les moins dangereuses. D'autres encore, sans expérience, et se méfiant des guides, s'efforcent de trouver des itinéraires inédits; bien peu y parviennent. Mais, parfois, certains d'entre eux, touchés par la grâce, à force de volonté et de hasards heureux, parviennent au but. Une fois arrivés, ils se rendent compte, plus facilement que tous les autres, que le nombre de voies n'est pas limité. Il y a autant de chemins que de voyageurs.
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GabySensei   15 janvier 2014
Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig
Ce qui me paraît important, c'est le Chautauqua, voilà le seul mot que j'ai trouvé pour exprimer ce que j'ai en tête. On appelait Chautauqua, autrefois, les spectacles ambulants présentés sous une tente, d'un bout à l'autre de l'Amérique, de cette Amérique où nous vivons. C'étaient des causeries populaires à l'ancienne mode, conçues pour édifier et divertir, pour élever l'esprit par la culture. Aujourd'hui, la radio, le cinéma et la télévision ont supplanté le chautauqua. Il me semble que ce n'est pas vraiment un progrès. Mais peut-être le courant de la conscience va-t-il plus vite, à l'échelle de la nation? Dans le chautauqua qui commence ici, je ne veux pas ouvrir de nouvelles voies à la conscience, mais simplement creuser un peu davantage les anciens chenaux, comblés par des débris de pensées poussiéreuses et de platitudes indéfiniment répétées. "Quoi de neuf ? ", voilà une question éternelle, toujours intéressante, toujours enrichissante ! Mais si l'on en reste là, il n'en résulte qu'un étalage de trivialités à la mode, le tout-venant de demain. J'aime mieux cette autre question : "Qu'est-ce qui est mieux ? " - question qui va en profondeur et qui permet d'atteindre la mer. Il y a dans l'histoire de l'humanité des époques où les chemins de la pensée ont été tracés si fort qu'aucun changement n'était possible et que rien de neuf n'arrivait jamais. Le "mieux" était alors affaire de dogme. Ce n'est plus le cas. De nos jours, le courant de la conscience collective semble déborder, perdre sa direction originelle, inonder les terres basses, séparer et isoler les hautes terres - sans autre finalité que l'accomplissement stérile de son propre élan. C'est ce chenal qu'il convient aujourd'hui de creuser.



(P20)
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Luniver   18 avril 2013
Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig
Un jour, pendant un cours de philosophie, comme un professeur démontrait allègrement, pour la cinquantième fois, la nature illusoire du monde, Phèdre leva la main pour lui demander, d'un ton calme, si les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki étaient, elles aussi, illusoires. Le professeur, avec un léger sourire, lui répondit qu'elles l'étaient. Et le débat s'arrêta là.



Cette réponse était peut-être conforme à la tradition de la philosophie indienne. Mais elle était désespérément erronée pour quiconque lit les journaux et se préoccupe des destructions massives d'êtres humains. Phèdre était de ceux-là. Il quitta la salle de cours, il quitta l'Inde et renonça à la philosophie.
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Luniver   02 avril 2013
Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig
À l'école, on apprend à imiter. Pour avoir de bonnes notes, il faut imiter le professeur. À l'université, le procédé est un peu plus subtil : on est censé imiter le professeur, tout en le persuadant qu'on ne l'imite pas, mais qu'on a saisi la quintessence de son enseignement. En procédant ainsi, on est sûr d'avoir la meilleure note, tandis que l'originalité peut vous faire stagner en queue de classe. Tout le système de notes défavorise la recherche originale.
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Myriam3   01 novembre 2014
Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig
Je me sens heureux d'être arrivé ici- et un peu triste en même temps. Parfois, mieux vaut voyager, qu'arriver.
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