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Note moyenne 3.2 /5 (sur 20 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lescure, Ariège , le 27/05/1954
Biographie :

Robert Redeker (né le 27 mai 1954 à Lescure dans l'Ariège) est un professeur agrégé de philosophie.

Il a enseigné au lycée Henri-Matisse de Cugnaux et au lycée Pierre-Paul-Riquet de Saint-Orens-de-Gameville (banlieue de Toulouse) et à l'École nationale de l'aviation civile (ENAC).

Il est écrivain et membre du comité de rédaction de la revue Les Temps modernes, du comité scientifique du CALS (Université Toulouse-Le Mirail) et du comité de rédaction de la revue Des Lois et des Hommes. Il est aussi membre du conseil d'administration de Reporters sans frontières.

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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Robert Redeker
Henri-l-oiseleur   06 février 2020
Robert Redeker
Sur son nouveau livre, "Les sentinelles d'humanité", entretien accordé à "L'incorrect", n°28, février 2020.



Le mépris du passé affiché par le "nouveau monde" digital et ubérisé qui s'avance est là pour atténuer au maximum le sentiment de solidarité avec le passé, avec les ancêtres, avec l'histoire nationale. C'est ce que ne manque pas de faire la repentance. Chez les héros et les saints, vous constatez l'inverse : ces personnes sont des exceptions, c'est-à-dire des individus radicaux, et en même temps ils agissent en solidarité avec les totalités (la nation, l'humanité, la chrétienté) dont ils réactivent la vitalité par leur seule présence. Par ailleurs, cette forme économique d'individualisme [ultra-libéral libertaire] coupe l'être humain du passé. Cette solidarité vivante est le contraire du patrimoine, le passé réduit à l'état de cadavre embaumé. Le faux individualisme contemporain ne fait plus communauté avec les hommes du passé de son pays. De fait, cet individualisme consumériste est un individualisme d'oubli, qui mute les hommes en atomes séparés et sans histoire, tandis que héros et saints sont des singuliers dont les actes témoignent d'un individualisme de mémoire, qui raccroche leurs vies à une chaîne multiséculaire et qui ramène le passé dans le présent.



Extrait, p. 65 du magazine.
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deuxquatredeux   25 juin 2018
Peut-on encore aimer le football ? de Robert Redeker
De plus en plus de football. De plus en plus, jusqu'à la nausée. De plus en plus, comme à l'infini : notre temps disponible, notre temps hors travail, hors obligation sociale, saturé, occupé par le spectacle du football. Est-il une évasion, cependant, ce spectacle ? Une escapade, comme l'est le théâtre classique ou l'opéra, hors du monde de la quotidienneté plus ou moins aliénée, plus ou moins inauthentique ? L'invasion permet-elle l'évasion ?



Le football est-il la fable du monde ?, p. 9
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Gribouille_idf   15 octobre 2016
L'école fantôme de Robert Redeker
La transformation de l'institution scolaire en institution sociale de garderie avec distribution de diplômes, l'émergence de l'École gélatineuse, de l'École à consistance de méduse, de la simili École, cette nouvelle division sociale, qui affecte tous les pays européens, renvoie à une crise beaucoup plus profonde, une déshumanisation que l'on peut appeler crise de la vie humaine.
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deuxquatredeux   16 juillet 2018
Peut-on encore aimer le football ? de Robert Redeker
L'improvisation et l'invention sont, en football, la liberté.



L'improvisation en football, p. 228
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deuxquatredeux   15 juillet 2018
Peut-on encore aimer le football ? de Robert Redeker
Tout grand joueur est un recommencement du football.



Héros, saint, génie, footballeur, p. 205
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deuxquatredeux   14 juillet 2018
Peut-on encore aimer le football ? de Robert Redeker
Pourquoi aimer le football ? Pour le jeu, pour cette enfance ? Par gratitude pour ce fidèle revenant. Pourquoi le détester ? Pour tout le reste.



Au-delà du foot, l'éloge du sport, p. 195
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rkhettaoui   23 mars 2016
Le sport est-il inhumain ? de Robert Redeker
Plutôt que « l’opium du peuple » dont parlent certains, le sport est avant tout « l’opium des États ». L’opium d’États s’imaginant exister à la façon d’États puissants et indépendants sur la scène de l’histoire grâce au sport. Ou bien l’opium que certains États injectent à d’autres afin de leur faire croire à leur puissance et à leur indépendance (cas de l’ex-RDA). Dans la diplomatie, certains États de puissance secondaire cherchent à exister à travers le sport, qui leur procurerait une surpuissance, une surinfluence, supérieures à leur puissance et influence effectives, sur la scène internationale. N’est-ce pas pure illusion, pur sommeil (d’où notre référence à l’opium) de la lucidité ? Toutes les politiques sportives, de tous les États, petits ou grands, relèvent désormais de cet opium-là. Le sport n’est pas, à l’inverse des lectures marxistes qui l’en accusent, un opium idéologique, qui endormirait les citoyens, mais un opium politique, plongeant les États dans l’onirisme. L’opium idéologique n’est qu’à usage interne. L’opium politique est à usage externe ; il est une politique étrangère imaginaire, un ersatz de politique étrangère. Opium politique : le sport fait rêver les petits États à ce qu’ils ne sont pas dans la réalité, de même qu’il procure aux grands États l’ivresse de leur puissance.
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Sepo   22 avril 2014
Egobody : La fabrique de l'homme nouveau de Robert Redeker
La théorie du péché originel pourrait se résumer ainsi: acceptation de la défectuosité de l'homme ontologique de l'homme sous la figure de la culpabilité générale. Le grand penseur réactionnaire Donoso Cortés prend note de "cette sentence de condamnation portée dans la personne d'Adam contres toutes les générations passées, présentes et futures, jusqu'à la consommation des temps". Derrière son pessimisme anthropologique et l'inscription de l'humain dans l'ordre de la culpabilité, la théorie du péché originel l'acceptation définitive, pour les siècles des siècles, de la finitude l'humain ; elle préservait de toute rébellion contre cette finitude et toute tentation de changer l'homme. Châtiment de type métaphysique - la désobéissance à Dieu - , la théorie du péché originel mettait un terme à toute révolte contre la nature et la condition humaines. La révolte avait eu lieu, une fois pour toutes, à l'instant précédant la chute ; toutes les générations humaines étant appelées à subir les terribles conséquences de cette révolte, l'ignorance dans l'âme et la mort du corps.



Il faut repérer dans le culte de l'infini, de l'ouverture, du non-clôturé, du sans-limites, réunis en une passion de l'illimité, le propre de l'ère moderne."

p.178
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deuxquatredeux   14 juillet 2018
Peut-on encore aimer le football ? de Robert Redeker
Les Lumières s'éteignent quand s'allument les projecteurs sur les stades.



Le footballeur, dernier avatar de l'homme nouveau, p. 166
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Sepo   18 mai 2014
Egobody : La fabrique de l'homme nouveau de Robert Redeker
"Le sport opère la naturalisation de cette compétition de tous contre tous qui détresse le lien social: faire passer pour naturelle cette lutte permanente, cette guerre de tous les instants, ancrer en chacun le sentiment de la légitimité de la loi individualiste du plus fort, exacerber en tout un chacun le tropisme à la compétition carnassière.

Le sport nie tout héritage, en plaçant les hommes sur la la même ligne de départ biologique, pour organiser la concurrence impitoyable entre les organismes, afin que les inégalités ne soient plus le produit de la culture et de l'histoire, de la civilisation mais celui des gènes et de lutte physique. L'égalitarisme radical du sport est le socle de son élitisme biologique. Il est rare de mettre en évidence les dangers de l'égalité, notamment son caractère belligène, tant elle est devenue le prêt-à-non-penser de notre époque."p.165
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