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Note moyenne 3.83 /5 (sur 44 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nancy , le 21/12/1923
Mort(e) à : Vesoul , le 10/08/2010
Biographie :

Roger Munier est un écrivain, poète, traducteur et critique français.
À partir de 1953, Munier a été l'un des premiers à traduire en français l'œuvre de son maître et ami, le philosophe allemand Martin Heidegger
Après des études de philosophie et de théologie, il a occupé des postes importants dans les organisations professionnelles de la métallurgie. Il effectue de nombreux voyages avant de se retirer au Lyaumont dans les Vosges saônoises.

Il a dirigé la collection « L'Espace intérieur » chez Fayard, publiant des textes sur le taoïsme, le bouddhisme Tch'an, l'hindouisme, l'islam et les penseurs occidentaux. Son activité de traducteur (allemand, anglais, espagnol et grec ancien) a touché : Heidegger, Angelus Silesius, Kleist, Octavio Paz, Antonio Porchia, Roberto Juarroz, Héraclite et un volume de haïkus.

Il est l'auteur de plusieurs essais critiques (Le Parcours oblique, Le Contour et l'éclat) et de textes de réflexion philosophique marqués par l'influence de Heidegger mais surtout de Maître Eckhart et des mystiques rhénans (Le Seul, Exode, Stèle pour Heidegger, Mélancolie, Adam).

L'essentiel de son œuvre est composé de fragments et de notations qui, sur la ligne de crête entre philosophie et poésie, tentent une approche nouvelle du réel. L'ensemble des ouvrages publiés à partir de 1995 sous le titre général Opus incertum en constitue la forme définitive.
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Source : rogermunier.com
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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
coco4649   04 avril 2015
Haïkus : Anthologie de Roger Munier
Le papillon bat des ailes

comme s'il désespérait

de ce monde



Issa



p.74

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ninachevalier   30 novembre 2020
Opus Incertum, 1984-1986 de Roger Munier
La feuille jaunie a déjà perdu de sa vigueur sur l'arbre.Mais c'est le soleil, l'or du soleil qui la dessèche et finalement la précipite.
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coco4649   23 octobre 2016
Proverbes de Roger Munier
De toutes choses, la lumière est la plus invisible.





p.36
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Roger Munier
armand7000   23 août 2019
Roger Munier
Au cœur du réel est une source, mince filet perdu ou force jaillissante, en sa joie bondissante, dont le murmure, la rumeur, parfois l’inoubliable chant m’invite. C’est le chant de Ce qui, pris dans le négatif, passe absolument le négatif auquel il s’est soumis. Le chant de la Force enclose dans le fini, l’emplissant, le comblant jusqu’au vertige, et qui l’emporte. Dans l’immobile de la forme, le chant de la Force disparue incessamment s’élève. Je suis là pour l’entendre. Il est l’origine, l’appel, l’impulsion de tout chant. L’instance toujours ouverte du rythme, la sourde trépidation d’un rythme englouti que mon propre chant libère, amplifie, célèbre. L’exultation muette qui m’attend[1]. »
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Csyl   24 septembre 2014
Haïkus : Anthologie de Roger Munier
Quand je me retournai

L'omme qui me croisait

s'était perdu dans le brouillard



Shiki
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Roger Munier
armand7000   21 août 2019
Roger Munier
Le dépourvu Port_des_singes_1

Qui ou Quoi nommez-vous ?

– Je ne nomme rien.

Je nomme.





La mer n’entend pas

ta musique

Tu n’entends pas

la sienne





Est-ce l’arbre

qui frémit sous le vent

ou le vent

qui frémit dans l’arbre ?

Qui bouge,

l’arbre ou le vent ?





Un corbeau noir, aigu,

dans le jour opale,

poignant dans l’opale.





Le bruit du torrent,

si nul ne l’entend,

n’est rien.

Il n’est pas bruit.

Il n’est que : rien.

Mais comme bruit.



Le chant peut-être

du Rien.

Préfère l’aube

qui dans sa lueur encore

retient la nuit.





Quelque chose vient,

qui seulement vient,

n’est que venue,

jamais n’est là,

par notre oubli.

Le temps est cette venue,

infatigable,

continuelle comme venue,

de Ce qui vient.





Toute chose

sur soi se referme,

sur son centre et sa nuit.

Tout ce qui s’ouvre

est blessure.





Arbre ne dit pas l’arbre.

Arbre ne dit que soi.

Ce que dit le mot arbre

en ne disant que soi,

Mais nul ne peut l’entendre.





Non, le jour n’élude pas la nuit,

mais bien la nuit, le jour.

Ce qui est là n’est là

que pour être effacé.





Le rien n’est pas le terrible.

Le terrible est le combat

au jour vibrant de l’apparence

– cette agonie.





Reste à voir

dans ce qui est

ce qui n’est pas.

Dans la rose,

la rose sans-la-rose.

Rose.

La…





tendre est le rien

qui foudroie,

qui hors sa nuit

ne peut que foudroyer.

Tendre est sa nuit.





Il cherchait le mot,

le dernier mot.

Celui qui mettrait fin

au dire harassant,

à l’inutile parole.

Ce ne pouvait être

qu’un seul mot.





Il n’y a rien,

il n’y aura jamais rien

à dire

de ce qui seul

nous fait parler.

Les Érables, décembre 74
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Csyl   24 septembre 2014
Haïkus : Anthologie de Roger Munier
La longue journée--

Mes yeux se sont usés

À contempler la mer



Taigi
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Csyl   24 septembre 2014
Haïkus : Anthologie de Roger Munier
Là où je vis

Il y a plus d'épouvantails

que d'humains



Chasei
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Csyl   24 septembre 2014
Haïkus : Anthologie de Roger Munier
Délice

De traverser la rivière d'été

sandales en main



Buson
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Csyl   24 septembre 2014
Haïkus : Anthologie de Roger Munier
Même poursuivi

Le papillon

jamais ne semble pressé



Garaku
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