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Note moyenne 3.56 /5 (sur 141 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 02/12/1923
Mort(e) à : Paris , le 14/12/2011
Biographie :

Roland Dubillard est un comédien et un écrivain français.

Après une licence de philosophie sous l'influence de Gaston Bachelard, il débute comme comédien. Jean Tardieu lui commande ses premiers sketchs radiophoniques, Grégoire et Amédée, ce qui le fait connaître. Il écrit en 1961 sa première pièce de théâtre, Naïves hirondelles, qui remporte un franc succès.

Son œuvre, essentiellement théâtrale, comporte également des nouvelles, deux recueils de poésies, un essai et un journal intime, elle flirte souvent avec un absurde très subtilement distillé, faisant de Dubillard un frère spirituel de Ionesco et Beckett.

Il joue également dans plusieurs films : Le Témoin et Les Compagnons de la marguerite de Jean-Pierre Mocky, et surtout La Grande Lessive du même Mocky où, flanqué de Bourvil et Francis Blanche, ils forment un trio aussi poétique que drolatique, Il ne faut pas boire son prochain en 1997 de Patrice Leconte, Polar de Jacques Bral où il incarne avec une truculence retenue un journaliste mélancolique, Les vécés étaient fermés de l'intérieur de P. Leconte...

En 2008 il reçoit le Molière de l'auteur francophone vivant pour Les Diablogues.

Sa fille, Ariane Dubillard, est comédienne et chanteuse.
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La grande librairie 20/12/2012 sur France 5 de François Busnel, émission spéciale lecture à l'opéra comique Jérôme Deschamps et Laurent Stocker lisent Pour le Goncourt de Roland Dubillard
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Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
paulinel   14 décembre 2010
Les nouveaux diablogues de Roland Dubillard
" Avec un caractère comme j'en ai un, on n'épouse pas n'importe qui. On épouse un cocu. C'est ce que j'ai fait. Il ne l'était pas encore quand je l'ai épousé, mais on voyait bien qu'il était fait pour ça. Et ça n'a pas tardé. C'est comme moi : je n'étais pas encore veuve. Mais il a bien vu tout de suite que j'étais faite pour être veuve. Et ça non plus, ça n'a pas tardé. de ce point de vue, il a été très bien. Ça lui plaisait, à cet homme d'épouser sa veuve. On peut même dire qu'on a été trop vite, tous les deux, ça marchait trop bien, parce que à peine il était devenu mon cocu, je suis devenue sa veuve. "
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Lutopie   20 septembre 2019
Méditation sur la difficulté d’être en bronze de Roland Dubillard
Ils disent : je vois ici une statue. Pourquoi ce verbe actif ? Quel acte font-ils subir à la statue ? Pensent-ils la modifier en la regardant ? Si quelqu’un dans l'acte de voir pâtit, ce n'est pas la statue, c'est l'homme qui la voit. Ils ignorent ce que c'est que de voir ; s'ils parlaient convenablement, ils diraient : "Il y a ici une statue dont je suis envué"
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coco4649   10 décembre 2017
Je dirai que je suis tombé de Roland Dubillard
C’est arrivé à moi





Extrait 2



Je n’ai pas reconnu tout de suite

qu’elles pouvaient l’une et l’autre toucher

d’un doigt semblable un cercle de même rayon ;

et l’une et l’autre se toucher

à travers des fenêtres semblables.

J’avais déjà beaucoup à faire

à ne pas me tromper d’œil pour les voir

et à les toucher sans colère l’une après l’autre

comme les seins d’une troisième qui semblait

me venir d’elles par moments.



Étais-je seul dans leur pensée

et dans leurs quatre mains à la manière des pianos ?



Les vêtements que l’une m’enlevait

étaient ceux-là dont au même instant je sentais

l’autre me vêtir.



Elles s’en sont allées, la perle de l’une à l’oreille de l’autre

et inversement,

tandis que je voyais mes mains faire deux ombres

sur une seule table avec un seul soleil.
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jovidalens   15 décembre 2013
Confessions d'un fumeur de tabac français de Roland Dubillard
J’ai noyé le poisson. Cela demande beaucoup d’eau.

On croit parler de quelque chose, et c’est toujours d’autre chose qu’on parle.

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jovidalens   02 décembre 2013
Confessions d'un fumeur de tabac français de Roland Dubillard
C'est toujours par imitation que l'on commence à fumer ; qui veut renoncer à fumer doit renoncer d'abord à son besoin d'imiter.
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coco4649   17 août 2014
Je dirai que je suis tombé, suivi de "La Boîte à outils" de Roland Dubillard
ÇA Y EST !



Ça y est ! j'ai la roue libre !

Si libre que son cercle est exempt de moyeu !



Tourner autour de rien que de son trou central !

Trou plein d'air naturel, de l'air que je respire :

Voilà ce que ma roue depuis toujours désire,

Avec ses rayons et ses pneus !



J'ai cette roue autour de moi depuis toujours.



Elle est heureuse, et moi, je ne suis pas heureux.



p.201

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coco4649   16 août 2014
Je dirai que je suis tombé, suivi de "La Boîte à outils" de Roland Dubillard
PARFOIS



C'est de silence et de nuit

Qu'on a besoin, parfois ;

Et, à la surface des planches,

De toucher la présence du bois ;



À la surface de la nuit,

Pouvoir tremper le doigt

Dans le remous de l'âme circulaire.



On fuit la musique,

Moulin à café de nos constellations de lumière ;

On fuirait même le crapaud,

Avec les bulles de sa peau faisant son bruit ;

Et même jusqu'à son propre cerveau :

On n'en veut plus ; ni de ses sifflements.



C'est l'arbre, et son bois légendaire,

Qui suscite en vous le verbe être ;

C'est de la fibre ; ça s'allonge ;

Ça dure ; et c'est nécessité.

On est emporté sous l'écorce

Par le courant du bois d'être et d'avoir été.



p.248

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coco4649   10 décembre 2017
La boîte à outils de Roland Dubillard
Le Peigne





Extrait1



Il me faudrait trouver un peigne.



Je serais rivière, longue et sans nœuds,



Parallèle à moi-même et descendant



Librement, selon l'inclinaison des pentes,



Sans tourbillons, sans remous, toutes les fibres de mon eau en ordre

 vers le même océan,

Et se serrant les coudes malgré tout, car c'est dur

Pour une rivière de ne pas se laisser disperser :

Ne faisant qu'une et m'allongeant.

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Sharon   05 septembre 2014
Courtes pièces à lire et à jouer de Roland Dubillard
Fais que toutes ces bêtises

N'aient jamais été commises !

Fais que l'inspecteur Toutou

N'inspecte plus rien du tout !
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coco4649   25 février 2018
Je dirai que je suis tombé/La boîte à outils de Roland Dubillard
I - Je dirai que je suis tombé





Éclaboussure 3



Tandis que les bords de chaque bateau

Je dis pleurent tout au loin de la mer comique

Je dis qu'une petite pervenche de haut bord

Monte je dis diminue par forêt décroissante

Et que je dis qu'il faut que je m'agenouille

Je dis mettre le soleil à plat

Et monter.



p.34
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