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Note moyenne 3.59 /5 (sur 198 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Lausanne , le 22/09/1941
Mort(e) le : 20/09/2021
Biographie :

Roland Jaccard est un psychologue, écrivain, journaliste, critique littéraire, essayiste et éditeur suisse.

Essayiste, il se fait connaître en 1975 par "L'exil intérieur", essai qui a marqué des générations de lecteurs.

Romancier, il écrit "Sugar Babies" (1986), "Flirt en hiver" (1991), "Une fille pour l'été" (2000). On lui doit également une trilogie autobiographique "L'âme est un vaste pays" (1983), "Des femmes disparaissent" (1985), "L'ombre d'une frange" (1987) et des recueils de textes critiques "Le cimetière de la morale" (1995).

Auteur de monographies dont une consacrée à l'actrice Louise Brooks, il publie un "Manifeste pour une mort douce" (1992) en compagnie du directeur de la Collection de l'art brut à Lausanne, Michel Thévoz.

Spécialiste de psychanalyse, Roland Jaccard est docteur ès psychologie et sciences sociales, journaliste spécialisé responsable de la rubrique "psychanalyse" au journal "Le Monde".

Il est membre fondateur du magazine "Causeur", lancé en 2007 par Elisabeth Lévy, où il tient une chronique mensuelle, "Les Carnets de Roland Jaccard".

En 2015, il publie, avec Marie Céhère, "Une liaison dangereuse", une histoire d'amour remarquable entre une femme de 23 ans et un homme de 73 ans.

site officiel : http://www.roland-jaccard.com/
son blog : https://leblogderolandjaccard.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Roland-Jaccard/356275837848026
chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCnihSjT2sVL2jQJ9mvaK43w

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« […] À trente ans, Amiel rêvait d'être un brillant pédagogue, un philosophe au-dessus de tout soupçon ; il lisait Hegel et s'abonnait à l'optimisme. À cinquante, il s'aperçut que le bonheur est une chimère, la vie un « prêt à échéance limitée fait à l'individu ». […] » « […] Henri-Frédéric Amiel (1821-1881) […] fut au XIXe siècle le plus précis des sismographes en matière de sentiments […]. […] Au terme de son existence, Amiel affirmait avoir fait le chemin de Pascal à Montaigne et n'être plus obsédé par l'au-delà. Il confessait, « la mort dans l'âme », qu'il n'attendait pas de revanche à sa vie manquée : « Rien, rien, rien ! Nada ! » serait la conclusion. S'il n'y a de paix que dans le non-être, la résurrection est une récompense de dupes. […] Lui-même ne nourrissait aucune prétention, poussant la modestie jusqu'à vouloir faire inscrire cette épitaphe sur sa tombe : « Bien doué de la nature, favorisé des circonstances, il travailla toute sa vie à se préparer à vivre, et il allait vivre quand il mourut. Apprenez, mortels, de lui comment il faut faire et faites ce qu'il ne fit pas : marchez et osez ! » […] cet homme sans surprise, qui n'avait jamais réussi qu'à décevoir son entourage, préparait un coup de théâtre posthume : la révélation de son Journal intime. […] L'estime de soi, Amiel l'avait bradée tout au long de sa confession. Le Journal dévora sa vie ; il se laissa faire, persuadé que la seule infortune est d'être né. L'existence, Amiel l'avait compris, est un roman de la désillusion, tiré à des millions d'exemplaires, distribué en poche et à titre gracieux aux passants de chaque siècle. Certains croient détenir l'édition originale et se démènent pour qu'on reconnaisse leur différence ; d'autres griffonnent dans la marge, en espérant modifier le texte ; la plupart lui trouvent un goût de papier mâché, quelques-uns le font relier et le glissent, en même temps que leur destin, dans un coin préservé de la bibliothèque : ils n'oublient jamais d'enlever la poussière sur les tranches, bien que l'envie ne leur soit jamais venue d'en feuilleter un chapitre. […] » (Roland Jaccard, La tentation nihiliste, Éditions PUF, 1989) « […] Tout est dans tout. L'entier est dans ce qui commence Et dans ce qui finit. Rien n'est petit. L'immense Sort du néant. Puis dans sa forme à soi chaque métal se coule ; Chaque arbre fait sa feuille. Ainsi donc point de moule Prison du goût ! Grands ou courts, ces fragments sont ce qu'ils sont, qu'importe ? Mauvais, refuse-leur, bons, ouvre-leur ta porte, Et puis c'est tout. 20 décembre 1853 » (Épilogue) 0:04 - le papillon 1:00 - Théodicée 1:34 - Être prêt 3:01 - Tocqueville : de la démocratie en Amérique 4:53 - Tête-à-tête 7:43 - Les marionnettes 8:16 - Générique Référence bibliographique : Henri-Frédéric Amiel, Grains de mil, Joël Cherbuliez, libraire-éditeur, 1854. Image d'illustration : https://blog.bge-geneve.ch/amiel/ Bande sonore originale : Carlos Viola - Memories Site : https://thegamekitchen.bandcamp.com/track/memories-2 #HenriFrédéricAmiel #GrainsDeMil #LittératureSuisse

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Podcasts (1)


Citations et extraits (232) Voir plus Ajouter une citation
FredMartineau   17 novembre 2018
Les derniers jours d'Henri-Frédéric Amiel de Roland Jaccard
J’ai compris trop jeune que je serais incapable de réaliser mes idéaux, que le bonheur est une chimère, le progrès une illusion, le perfectionnement un leurre et que, même si toutes mes ambitions étaient assouvies, je ne trouverais encore là que vide, satiété, rancœur. La désillusion complète m’a conduit à l’immobilité absolue. N’étant plus dupe de rien, je suis mort de fait.
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Roland Jaccard
moravia   17 septembre 2013
Roland Jaccard
Cioran racontait volontiers que dans sa jeunesse à Sibiu, quand il écrivait "Sur les cimes du désespoir", il était persuadé que ses insomnies le rendraient fou. Ce livre lui a permis d’échapper au suicide. Et la bicyclette l’a délivré de ses insomnies – il a acheté sa première bécane en France, en 1938, à un étudiant roumain. Il parcourait la France sur sa bicyclette, dormant dans des auberges de jeunesse – indifféremment catholiques ou communistes –, et observait l’esprit capitulard de la France profonde.

Ce qui l’a sauvé moralement sous l’Occupation, c’est sa passion pour l’anglais : il passait ses après-midi à la bibliothèque de l’Institut anglais (elle n’était pas fermée, car elle était dirigée par la fille de Pierre Laval). Il prenait également des cours d’anglais avec une Irlandaise excentrique qui traînait dans les cafés où elle insultait les officiers allemands (on la jugeait trop folle pour être dangereuse). A la libération, il fut stupéfait de la retrouver métamorphosée, portant avec beaucoup d’élégance l’uniforme britannique.

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blanchenoir   23 septembre 2014
La Tentation nihiliste de Roland Jaccard
Tout journal intime est celui d'un homme de trop.
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Roland Jaccard
colimasson   07 avril 2013
Roland Jaccard
Le mariage est une citadelle : ceux qui sont à l'extérieur aspirent à y pénétrer, ceux qui sont à l'intérieur supplient qu'on les laisse sortir. Il arrive même -et je parle en connaissance de cause- que l'on commette deux fois la même erreur. C'est ce qu'un cynique nommerait le triomphe de l'espérance sur l'expérience.
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coco4649   03 septembre 2017
Dictionnaire du parfait cynique de Roland Jaccard
SÉRIEUX





Le sérieux, ce symptôme évident d'une mauvaise

digestion.                       F. Nietzsche



p.126
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Roland Jaccard
blanchenoir   07 octobre 2014
Roland Jaccard
Finalement, il n'y a jamais qu'un combat : celui des esprits sérieux contre les esprits ludiques, le grand Combat du Sens contre la Dérision nihiliste.
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lerital31   14 décembre 2015
L'exil intérieur - Schizoïdie et civilisation de Roland Jaccard
Pour ce qui est de la vie en société, rappelons combien Freud avait apprécié l'anecdote des porcs-épics en hiver qu'il avait trouvée dans Schopenhauer: les porcs-épics, quand l'hiver est glacé, cherchent un peu de chaleur en se serrant les uns contre les autres. Mais les piquants de chacun s'enfoncent dans les chairs de l'autre et les déchirent. les porcs-épics s'écartent alors les uns des autres et sont ressaisis par le froid. De rapprochement en écarts et d'écarts en rapprochements, ils trouvent enfin cette voie moyenne où ils n'auront ni trop froid, ni trop mal, où ils passent compromis entre la douleur et le gel. Ainsi en est-il des hommes. Ils ne peuvent ni tout à fait vivre en commun, ni tout à fait vivre en solitude.
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Roland Jaccard
blanchenoir   07 octobre 2014
Roland Jaccard
On se trompera rarement en distinguant parmi les êtres humains deux catégories : les anges déchus et les singes qui ont réussi.
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blanchenoir   23 septembre 2014
La Tentation nihiliste de Roland Jaccard
Cioran l'insomniaque est venu surprendre l'humanité dans son lit, et c'est avec les étincelles de sa lucidité qu'il électrocute cette belle endormie. Ses aphorismes sont des doigts pointés sur notre monde agonisant.
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kielosa   07 mai 2017
Une fille pour l'été de Roland Jaccard
Seules les promesses non tenues ont un avenir.
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