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Note moyenne 3.92 /5 (sur 11 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Romuald Leterrier est chercheur indépendant en ethnobotanique.

Il mène depuis une dizaine d'année des recherches pluridisciplinaires mêlant les sciences du vivant aux sciences humaines.

Auteur de "Les plantes psychotropes et la conscience" (éd. Alphée), préfacé par Jan Kounen, il organise le festival des arts visionnaires Chimeria qui a lieu, chaque année, à Sedan.

Il est l'auteur de "L'enseignement de l'ayahasca - Réflexions sur un mode de communication entre les plantes psychotropes et la conscience humaine" (Yvelinédition), "L'enseignement de l'ayahuasca" (Yvelinédition)et "Les plantes psychotropes et la conscience" (éd. Alphée).

Il est conférencier et conseiller scientifique pour des films documentaires.

page Facebook: https://www.facebook.com/romuald.leterrier.7
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
colimasson   26 août 2020
Les plantes psychotropes et la conscience : L'enseignement de l'Ayahuasca de Romuald Leterrier
L’Ophris est une Orchidée originaire du bassin méditerranéen ayant l’aspect d’une abeille. Celle-ci a réussi, au cours de l’évolution et par l’intermédiaire d’un mimétisme perfectionné, à imiter l’insecte jusque dans sa couleur, sa forme, sa pilosité et son odeur. L’orchidée par sa structure formelle mimétique émet des exophéromones volatils qui sont identiques aux phéromones émises par les abeilles femelles au moment de la reproduction. Dupé par l’Orchidée Ophris, le mâle de l’abeille se précipite vers celle-ci, croyant trouver une partenaire sexuelle. Après s’être rapproché de la fleur, guidé par les exophéromones, le mâle de l’abeille confond la corolle de la fleur par sa couleur et son aspect physique avec une femelle Goryte et entreprend avec celle-ci un accouplement en bonne et due forme.
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colimasson   24 août 2020
Les plantes psychotropes et la conscience : L'enseignement de l'Ayahuasca de Romuald Leterrier
[…] des alcaloïdes naturels et synthétiques ne génèrent pas les mêmes thématiques. Il est effectivement très étrange que le DMT végétal du psychotria viridis employé dans la fabrication de l’Ayahuasca ne génère pas les motifs induits par le DMT synthétisé, pourtant de même structure moléculaire. Comme l’ont montré les expériences, les thématiques sont radicalement différentes, univers organique et éléments phylogénétiques, serpents, insectes, etc., pour le DMT végétal, et des motifs hors cadre de la réalité pour le DMT synthétique.
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colimasson   17 août 2020
Les plantes psychotropes et la conscience : L'enseignement de l'Ayahuasca de Romuald Leterrier
[…] il est tout de même étonnant que ces plantes [psychotropes] produisent des molécules (DMT) qui ne semblent pas, au jour d’aujourd’hui, avoir de fonction pour elles-mêmes et qui viennent se loger dans les récepteurs (ceux de la sérotonine) les plus sensibles du cerveau des mammifères. Serions-nous « construits » pour dialoguer ensemble ?



[Préface de Jan Kounen]
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colimasson   20 août 2020
Les plantes psychotropes et la conscience : L'enseignement de l'Ayahuasca de Romuald Leterrier
La plupart de ces tribus [amazoniennes] utilisent dans leurs pratiques chamaniques un breuvage hallucinogène constitué de deux plantes enseignantes, la Chacruna et la liane Ayahuasca, portant selon les ethnies des appellations différentes, caapi au Brésil, yagé pour les Tukano, natem chez les Jivaro ou encore Ayahuasca au Pérou. Par sa composition et sa préparation faisant intervenir de nombreuses plantes additives, l’Ayahuasca pourrait presque être décrite comme une synthèse des différentes substances psychoactives du bassin de l’Amazone, véritable « usine phytochimique ». Ainsi, le pilier central du chamanisme hallucinogène d’Amazonie semble s’articuler autour d’une substance au nom compliqué de diméthyltryptamine (DMT) dont on retrouve l’utilisation avec différentes plantes de la forêt, dans la quasi-totalité des ethnies amazoniennes. Ainsi certaines tribus comme les Yanomanis utilisent des plantes contenant de la DMT sous forme de poudre à priser, « yopo », obtenue à partir de la plante anadenanthera peregrina. Il est important de savoir que la DMT est inactive si les plantes la contenant sont consommées oralement seules, car des enzymes présentes dans notre estomac inhibent son action hallucinatoire dans notre organisme. Or, l’originalité du breuvage Ayahuasca est de contenir dans sa composition une liane dont les éléments bioactifs harmine et harmaline inhibent l’enzyme gastrique permettant au DMT contenu dans les feuilles de l’arbuste Chacruna de devenir actif et de permettre à l’utilisateur l’accès à la sphère hallucinatoire. Certaines plantes servant d’additif au breuvage Ayahuasca sont des hallucinogènes à part entière dans d’autres régions de l’Amazonie et de l’Amérique du sud, ainsi les daturas, les brugmansias, ou les volubilis de la famille des ipomés contiennent des éléments psychoactifs qui semblent s’ajouter parfois à l’Ayahuasca dans un esprit de synthèse. A la vue de ces constations, il est évident que l’Ayahuasca est le fruit d’une extraordinaire connaissance synthétisée des hallucinogènes végétaux de la forêt amazonienne.
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Furibonde   12 avril 2020
L'enseignement de l'Ayahuasca - De la jungle aux étoiles de Romuald Leterrier
Un jour, j'ai demandé à un des mes amis chamanes de préparer une ayahuasca à partir de la variété cielo, ceci afin de voir par moi-même la véracité de ces visions cosmologiques [...] Au pic de l'expérience, je me souviens que l'espace visionnaire se transforma subitement en une sorte d'espace interstellaire. Les thématiques habituelles des visions d'ayahuasca se mélangeaient ou plutôt se superposaient à des images cosmologiques. En visions, je semblais chevaucher un immense serpent aux nuances mauves et à la lumière iridescente. Cet anaconda céleste était pour moi un véhicule cosmique. Durant cette chevauchée, je pouvais apercevoir des systèmes planétaires, des planètes décrivant leurs éllipses, des planètes gravitant autour d'étoiles multiples. Je pouvais distinguer des galaxies, mais également des objets célestes dont j'ignorais même l'existence. Le temps et l'espace étaient devenus relatifs à la vitesse de ma pensée. Mes processus cognitifs semblaient parfois s'accélérer sous l'impulsion des circonvolutions rapides de ma monture reptilienne. Les dimensions et les échelles de perception se mélangeaient, ainsi, selon la célérité de ma pensée, je pouvais observer la surface de certaines planètes, puis, par effet très rapide de travelling, je passais à l'observation de galaxies et d'amas de galaxies. J'avais le sentiment de prendre du recul et de percevoir l'univers de plus en plus loin, de plus en plus haut. Plus je m'éloignais de l'univers et plus je distinguais celui-ci dans sa structure la plus ultime. L'Univers ressemblais à un réseau, une succession de centres de densités reliés entre eux par une matière diaphane. Cette vision m'est pourtant familière ; elle me rappelle les neurones d'un cerveau.
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florinette   28 novembre 2017
La dance du Serpent, Réflexions sur l'Ayahuasca, le réel, et le savoir visionnaire de Romuald Leterrier
Le fait de stipuler que le savoir obtenu par l'intermédiaire de l'ayahuasca est de nature subjective est à mon sens un préjugé. Car si l'on écoute les indigènes et les chamans s'exprimer sur le savoir des plantes enseignantes, on sera forcé d'admettre qu'il y a bel et bien un consensus social très important autour de ce mode d'acquisition de la connaissance. On constatera également que ce savoir est efficient ; il est en pour preuve l'extraordinaire savoir phytopharmaceutique constitué par les Indiens depuis plusieurs millénaires.
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colimasson   30 août 2020
Les plantes psychotropes et la conscience : L'enseignement de l'Ayahuasca de Romuald Leterrier
La dialectique interprétationnelle s’instaurant entre l’esprit végétal et notre conscience modèle la psyché de la plante. En explorant via notre participation nos structures cérébrales, la plante tend à réaliser le plus rapidement possible une forme ainsi qu’un moyen de communication qui soit intelligible pour l’expérimentateur. Ainsi en ayant accès à des schémas primaires comme la représentation corporelle couplée à des souvenirs, l’esprit de la plante se créée une forme humanoïde, comparable à un homoncule psychique.
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colimasson   08 septembre 2020
Les plantes psychotropes et la conscience : L'enseignement de l'Ayahuasca de Romuald Leterrier
La littérature consacrée à l’Ayahuasca désigne et regroupe plus communément sous le terme Icaros des chants utilisés par les chamans lors des séances hallucinatoires. Ces chants possèdent la particularité d’exercer un contrôle et un pilotage par les sons vocaux sur l’univers des visions. L’origine des Icaros se situe dans la sphère hallucinatoire où ces chants sont émis par les esprits de l’Ayahuasca dans un registre de fréquence sonore aiguë. La tâche première du chaman lors de son initiation est de recevoir de ces esprits les mélodies Icaros, et de les mémoriser pour enfin les restituer le plus fidèlement possible. Grâce à cette pratique imitative, le chaman peut à nouveau soit contacter les esprits des végétaux, ou avec un Icaros de nature thérapeutique soigner un patient en chantant à sa proximité, ou encore chanter sur un breuvage curatif pour en activer les éléments posologiques.
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colimasson   22 août 2020
Les plantes psychotropes et la conscience : L'enseignement de l'Ayahuasca de Romuald Leterrier
Pour la science occidentale, l’Ayahuasca est une drogue, constituée essentiellement de deux plantes. Le banistériopis caapi (ayahuasca), qui est une liane de la famille des malpighiacées et qui contient les indoles bétacarboline, harmine et harmaline. La particularité de ces alcaloïdes est de bloquer une enzyme gastrique appelée monoaminooxidase, qui décompose la DMT avant qu’elle n’atteigne le système nerveux. La seconde de ces plantes est la psychotria viridis (chacruna), un petit arbuste de la famille des rubiacées, qui contient dans ses feuilles la diméthyltryptamine, DMT. C’est l’association de ces deux plantes, sous la forme d’un breuvage que l’on nomme Ayahuasca […], terme de langue Quechua signifiant liane des morts.
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colimasson   04 septembre 2020
Les plantes psychotropes et la conscience : L'enseignement de l'Ayahuasca de Romuald Leterrier
Le Bernard-l’ermite est un petit crustacé marin qui protège son corps vulnérable dans la coquille abandonnée d’un gastéropode, or il n’est pas rare que cette coquille soit le support d’une ou même plusieurs anémones de mer. La résultante de cette association permet d’une part au Bernard-l’ermite de trouver en l’anémone une protection contre les prédateurs et à l’anémone de bénéficier de la mobilité du Bernard-l’ermite dont celle-ci est dépourvue.
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