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Note moyenne 4.22 /5 (sur 73 notes)

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Baden-Baden , le 25 septembre 19
Mort(e) à : Auschwitz , le 16 avril 1947
Biographie :

Rudolf Franz Ferdinand Höss était un officier SS (Obersturmbannführer) et un rouage de premier plan dans le génocide des Juifs de l'Europe occupée. Il a été commandant des camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, le plus vaste du système nazi, du 1er mai 1940 jusqu'au 1er décembre 1943. Il a été appelé en mai 1944 pour organiser l'extermination de Juifs déportés de Hongrie, ce qui lui vaut d'être décoré de la Croix du mérite de guerre de 1e et de 2e classe.
Höss est capturé le 11 mars 1946 par la police militaire britannique alors qu'il se cachait sous l'identité de Rudolf Lang, un marin. Il est jugé par le Tribunal Suprême de Pologne du 1er au 29 mars 1947. Condamné à mort le 2 avril 1947, son exécution par pendaison a lieu le 16 avril près du crématorium du camp d'Auschwitz I. Au cours de sa détention à la prison de Cracovie et dans l'attente de son procès, Höss rédige une autobiographie, publiée en 1958 sous le titre Le commandant d'Auschwitz parle.
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Source : wikipédia
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[Rudolf Hoess : Le commandant d'Auschwitz parle]
Olivier BARROT et Jean Pierre AZEMA, historien, sont au musée d'art et d'histoire du judaïsme à Paris pour parler de l'ouvrage de Rudolf HOESS "Le commandant d'Auschwitz parle".

Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
jmarcio   13 janvier 2022
Le commandant d'Auschwitz parle de Rudolf Höss
(p.217 - Conclusion)



Aujourd'hui, je reconnais aussi que l'extermination des Juifs constituait une erreur, une erreur totale. C'est cet anéantissement en masse qui a attiré sur l'Allemagne la haine du monde entier. Il n'a été d'aucune utilité pour la cause antisémite, bien au contraire, il a permis à la juiverie de se rapprocher de son but final.



Quant à la direction de la Sécurité du Reich, ce n'était que l'organe d'exécution, le bras policier prolongé d'Himmler. Cette direction et les camps de concentration eux-mêmes n'étaient destinés qu'à servir la volonté d'Himmler et les intentions d'Adolf Hitler.



J'ai déjà amplement expliqué dans les pages précédentes l'origine des horreurs qui se sont produites dans les camps de concentration. Pour ma part, je ne les ai jamais approuvés. Je n'ai jamais maltraité un détenu; je n'en ai jamais tué un seul de mes propres mains. je n'ai jamais toléré des abus de mes subordonnés.



Et lorsque j'entends maintenant parler, au cours de l'interrogatoire, des tortures épouvantables qu'on a imposées aux détenus d'Auschwitz et d'autres camps, cela me donne le frisson. Je savais certes qu'à Auschwitz et d'autres camps les détenus étaient maltraités par les SS, par les employés civils et pour le moins autant, par leurs propres compagnons d'infortune. Je m'y suis opposé par tous les moyens à ma disposition. Mes efforts ont été inutiles. ...
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jmarcio   12 janvier 2022
Le commandant d'Auschwitz parle de Rudolf Höss
(p.186 - Auschwitz devient un camp d'extermination)



À plusieurs reprises, il est arrivé aux hommes du commando spécial de retrouver des parents parmi les cadavres ou parmi ceux qu'ils conduisaient dans les chambres à gaz. Cela les affectait visiblement, sans jamais donner lieu à un incident.



J'ai été moi-même témoin d'un cas semblable. En sortant un cadavre d'une chambre à gaz, un homme du commando spécial fit soudain un geste de surprise et s'arrêta pétrifié; mais au bout d'un bref instant, il rejoignit ses camarades en traînant le cadavre. Je m'adressai aussitôt au kapo pour lui demander de se renseigner sur ce qui était arrivé. J'appris ainsi que le Juif avait découvert la femme parmi les cadavres. Je l'observai encore pendant un bon moment, mais je ne remarquai rien de particulier : il continuait à traîner ses cadavres. Lorsque je revins au bout de quelque temps auprès du commando, je le vis installé à manger avec les autres, comme si rien n'était arrivé. Avait-il réussi à dominer son émotion ou était-il devenu indifférent à une telle tragédie.



Je me suis toujours demandé comment ces Juifs du Sonderkommando trouvaient en eux-mêmes la force nécessaire pour accomplir jour et nuit leur horrible besogne. Espéraient-ils qu'un miracle les sauverait, au seuil de la mort ? Ou étaient-ils devenus trop lâches, trop abrutis, après avoir vécu tant d'horreurs, pour mettre fin à leurs jours et pour échapper ainsi à leur atroce existence ? Bien que j'y aie souvent pensé je n'ai pas réussi à trouver l'explication à leur conduite.
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jmarcio   10 janvier 2022
Le commandant d'Auschwitz parle de Rudolf Höss
(p.70 - Dans la prison de Bradenburg - 1924-1928)



Quelques jours de pénitencier avaient suffit pour me ramener à la raison. Une lettre expédiée par un de mes avocats avait détruit mes derniers espoirs : j'en avais pour dix ans de travaux forcés. Désormais je voyais clair et j'allais agir en conséquence. Jusqu'alors j'avais vécu au jour le jour ; j'avais pris la vie telle qu'elle s'offrait à moi sans jamais envisager sérieusement l'avenir. Maintenant les loisirs n'allaient pas me manquer pour réfléchir sur mes actes passés, pour définir mes erreurs et mes faiblesses et pour me préparer à une existence ultérieure plus féconde.



Certes, j'avais appris un métier au cours des périodes où je n'étais pas appelé à participer à l'activité des corps francs. J'étais devenu un passionné de l'agriculture et mes certificats étaient là pour attester que j'avais toutes chances pour réussir dans ce domaine : j'y avais déjà fait mes preuves.

Ce qui me manquait encore c'était la compréhension du vrai sens de la vie. Cela peut paraître paradoxal : derrière les murs de la prison, je m'étais mis à le chercher ... pour le trouver beaucoup plus tard.
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jmarcio   12 janvier 2022
Le commandant d'Auschwitz parle de Rudolf Höss
(p. 94)



Dans les prisons et dans les camps de concentration, le travail, est, certes, une obligation imposée par la force. Et pourtant chaque prisonnier est capable de fournir un libre effort à condition d'être bien traité. Sa satisfaction intérieure réagit sur tout son état d'esprit, tandis que le mécontentement occasionné par le travail peut rendre toute sa vie insupportable.



Combien de souffrances et de malheurs auraient pu être évités si les inspecteurs du travail et les chefs de commandos s'étaient donné la peine de prendre ces faits en considération, s'ils avaient ouvert leurs yeux lorsqu'ils traversaient les ateliers et les chantiers.
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horline   31 mars 2011
Le commandant d'Auschwitz parle de Rudolf Höss
« Les SS étaient les seuls soldats à être jour et nuit, même en temps de paix, en contact avec l’ennemi, cet ennemi qu’ils gardaient derrière les fils de fer barbelés. » Il y a dans cette phrase l’essentiel du programme SS : un endoctrinement forcené destiné à faire reconnaître dans tout indésirable désigné par le régime un ennemi radical, un entraînement implacable à la dureté et à l’insensibilité à tout sentiment humain de pitié, épinglé comme faiblesse. Il s’agissait, comme le disait Hoess, d’abdiquer sa propre personnalité et de se réduire à un état de soumission absolue aux ordres.
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jmarcio   12 janvier 2022
Le commandant d'Auschwitz parle de Rudolf Höss
(p. 136 - Auschwitz)

La multitude et la variété de mes travaux, comme on le comprendra aisément, ne me laissaient que fort peu de temps pour m'occuper spécialement des prisonniers. J'étais obligé de confier cette tâche à des subordonnés aussi peu recommandables que Fritzsch, Meier, Seidler et Palitzsch, tout en sachant d'avance qu'ils ne dirigeraient pas le camp conformément à mes idées et à mes intentions.



Mais je ne pouvais suffire à tout. Un choix s'imposait à moi : il fallait m'occuper uniquement des prisonniers ou poursuivre avec toute l'énergie possible la reconstruction et l'agrandissement du camp. Dans un cas comme dans l'autre, il fallait s'engager tout entier, un compromis était impensable. Or, la construction et l'agrandissement du camp étaient ma tâche essentielle et devaient le rester au cours des années suivantes, même lorsque maintes autres besognes vinrent s'y ajouter. C'est à cette tâche que je vouais mon temps, toute ma pensée.
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jmarcio   10 janvier 2022
Le commandant d'Auschwitz parle de Rudolf Höss
(p.69 - Dans la prison de Bradenburg - 1924-1928)



Les dirigeants des pénitenciers étaient invités à s'occuper plus attentivement de chaque prisonnier et de ses soucis personnels. Quand aux prisonniers eux-mêmes, on avait décidé de les soumettre à un système qui leur permettrait, s'ils faisaient preuve de bonne conduite, d'application au travail et du désir de se réhabiliter, d'atteindre, après deux étapes intermédiaires (qui comportaient chacune des privilèges importants et jusqu'alors impensables) un troisième stade qui leur faciliterait une libération anticipée avec sursis. Dans le meilleur des cas, ou pouvait obtenir ainsi la réduction d'une moitié de la peine.



Parmi les huit cents prisonniers de notre pénitencier, je fus le premier à atteindre cette troisième étape. Jusqu'au jour de ma libération il ne se trouva qu'une douzaine d'autres prisonniers qui furent reconnus dignes de recevoir les trois galons qu'on m'avait octroyés. Dans mon cas, toutes les conditions nécessaires pour obtenir cette faveur étaient acquises d'avance : on ne m'avait ni puni ni admonesté; ma somme de travail quotidienne était toujours largement dépassée, je purgeais pour la première fois une peine de prison, je n'avais pas perdu mes droits civiques et j'étais considéré comme un criminel politique.
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akhesa   13 avril 2015
Le commandant d'Auschwitz parle de Rudolf Höss
L'egoisme feroce ne se manifeste nulle part aussi brutalement qu'en prison.L'instinct de conservation incite les hommes a prendre une attitude d'autant plus egoiste que leur vie est plus difficile
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akhesa   16 avril 2015
Le commandant d'Auschwitz parle de Rudolf Höss
La douleur est la seule force qui est creee avec rien,sans frais et sans peine.Il suffit de ne pas voir,de ne pas ecouter,de ne pas faire
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raynald66   17 juin 2016
Le commandant d'Auschwitz parle de Rudolf Höss
j'entendis aussi les paroles cinglantes d'un vieil homme qui se tenait tout près de moi : "Ce massacre des Juifs, l'Allemagne le paiera cher"

Je lisais la haine dans ses yeux. Mais il entra calmement dans la

chambre à gaz sans se préoccuper des autres
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