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3.59/5 (sur 339 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Hofgeismar, Allemagne , le 24/12/1946
Mort(e) à : Paris , le 04/05/2017
Biographie :

Ruwen Ogien est un philosophe français contemporain.

Ruwen Ogien est né un 24 décembre à Hofgeismar en Allemagne, d'une famille d'origine juive polonaise parlant yiddish, et arrive en France en 1949 peu après sa naissance ; il apprend le français à l'école.

Directeur de recherche au CNRS, ses travaux portent notamment sur la philosophie morale, la philosophie des sciences sociales et l'éthique, notamment auprès de Charles Larmore.

Formé à Bruxelles, Tel-Aviv, Cambridge, Paris, Columbia et Montréal, il se rattache à la philosophie analytique.

Formé à l'anthropologie sociale, il a beaucoup écrit sur la pauvreté et sur l'immigration (un livre, des rapports). Sa thèse de philosophie, sous la direction de Jacques Bouveresse, a été publiée sous le titre La faiblesse de la volonté.

Il est le frère d'Albert Ogien, sociologue s'inscrivant dans le courant ethnométhodologiste.

Ruwen Ogien est mort le 4 mai 2017 d'un cancer.
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Source : Wikipedia - Le Monde
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Bibliographie de Ruwen Ogien   (22)Voir plus

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Citations et extraits (141) Voir plus Ajouter une citation
« Quand vous dites à quelqu’un qu’il est bon, il ne va pas vous demander des preuves. Quand vous lui dites qu’il est mauvais, il va probablement en exiger. » (p. 225)
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De nombreux philosophes se contentent de dire vaguement "nous" pensons, "on" pense, "la plupart des gens" pensent, "personne" ne pense, sans se demander si ce n'est pas seulement ce qu'eux et quelques collègues du département de philosophie pensent.
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"il n'existe, à mon avis, aucune bonne raison philosophique de dévaloriser complètement l'amour physique et de survaloriser l'amour romantique"
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Tant que les représentations explicites d’activités sexuelles sont consommées par l’« élite », tant que seuls les « gens bien » s’en délectent dans leurs salons privés, la « pornographie » n’existe pas. Les choses se gâtent à partir du moment où, grâce aux moyens de diffusion modernes, ces représentations commencent à circuler en dehors de ce petit cercle et que les plus pauvres se mettent à en profiter aussi. L’idée naît alors qu’il est urgent de contrôler ou d’interdire la diffusion de ces représentations, le prétexte étant qu’elles sont répugnantes, dangereuses, immorales. La « pornographie » est « inventée » !
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Combien d’actions courageuses ou cruelles faudrait-il avoir effectuées […] pour prouver au-delà de tout doute raisonnable qu’on est vraiment une personne courageuse ou cruelle ? Si une personne se montrait lâche une seule fois, faudrait-il mettre en doute son courage ? Si elle montrait de la compassion une seule fois, faudrait-il mettre en doute sa cruauté ? Bref, on ne pourrait pas être certain que quelqu’un est vraiment cruel ou courageux s’il ne le montrait jamais, mais on n’en serait pas plus sûr s’il le montrait parfois ou souvent.
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[L]a démocratisation non planifiée de la consommation de représentations sexuelles explicites s’accompagne d’une réaction de « distinction » sociale somme toute assez banale. Aussitôt que le « peuple » commence à profiter des choses appréciées par l’« élite », elles deviennent « vulgaires », « dépourvues de valeur morale ou esthétique », « dangereuses », « dégradantes », etc. (cela vaut aussi pour la consommation de saumon, le bronzage, le ski ou les vacances au bord de mer).
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Si, à l’origine de nos jugements dits « moraux », il y a toujours des émotions négatives comme la haine ou le ressentiment, des intérêts purement égoïstes, ou des mécanismes psychologiques qui n’ont rien à voir avec l’éthique, comme une préférence pour les proches, est-ce que cela ne les discrédite pas entièrement en tant que jugements authentiquement moraux ? Comment pourrait-on leur faire confiance pour nous dire ce qui est bien ou juste ?
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J'ai l'impression d'être de plus en plus étranger à mon corps (apparemment, il fait ce qu'il veut sans me demander mon avis), alors que je m'intéresse sérieusement à son fonctionnement pour la première fois de ma vie, en particulier lorsque je lis, accablé, les listes interminables d'"effets secondaires", plus effrayants les uns que les autres, sur les notices explicatives que j'ai tant de mal à extraire de mes innombrables boîtes de médicaments.

J'éprouve de la gratitude et parfois même de l'amour pour le "personnel soignant" comme on l'appelle, mais je ressens aussi souvent de la méfiance, de l'hostilité et de la crainte à son égard.
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Qu'il y ait des relations entre la bonne humeur et les comportements " prosociaux" n'est pas très étonnant: c'est presque trivial. Ce qui est plus étonnant, c'est à quel point les facteurs qui déclenchent la bonne humeur et les comportements " prosociaux" associés peuvent être futiles ou insignifiants.
.. Ainsi, on a montré que l'exposition à certaines bonnes odeurs avait des relations positives avec le fait de se comporter de façon généreuse.
Le dispositif mis au point est très simple.
Un complice de l'expérimentateur demandait à des personnes qui se trouvaient dans un centre commercial si elles voulaient bien faire la monnaie d'un dollar.
Celles qui étaient tout près d'une boulangerie d'où émanaient des odeurs de bon pain ou de viennoiseries le faisaient volontiers; celles qui étaient dans un endroit qui ne sentait rien de particulier le faisaient beaucoup moins.
( Doris, Lack of Caracter. Personality and Moral Behavior.)
Dans ce genre d'expérience aussi, on fait l'hypothèse que c'est la bonne humeur liée à la perception de l'odeur agréable qui est déterminante.
Et ce qui est frappant, c'est le caractère futile, insignifiant, du facteur qui la déclenche.
Il suffit d'une bonne odeur de croissant chaud!
D'autres facteurs susceptibles d'induire des comportements " prosociaux" ont été examinés: des effets de groupe, l'influence de la formation philosophique, et enfin la personnalité à titre de contrôle.
Ils sont moins futiles, mais aussi moins décisifs.
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Echangeriez-vous votre vie réelle, marquée par des frustrations et des déceptions, des succès partiels et des rêves inaccomplis, contre une vie d’expériences désirables mais complètement artificielles, provoquées par des moyens chimiques ou mécaniques ?
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