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Note moyenne 4.44 /5 (sur 8 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Villeneuve-sur-Lot , le 23/02/1913
Mort(e) à : Villeneuve-sur-Lot , le 12/07/1928
Biographie :

Sabine Sicaud, née le 23 février 1913 à Villeneuve-sur-Lot et morte le 12 juillet 1928 dans la même commune, est une poétesse française. Jeune poète prodige, elle naît dans une famille aisée. Son père est avocat, ami intime et correspondant de Jean Jaurès.
Dès l'enfance, elle présente des dons littéraires rares. A 11 ans, elle est l'une des lauréates du "Jasmin d'argent"; à 12 ans "La rose bleue" remporte le 1er prix aux Jeux Floraux Berruyers; elle a 13 ans quand elle publie ses "Poèmes d'enfant", sous l'égide de la comtesse de Noailles. C'est le bonheur de l'enfance, la joie de vivre, la nature, chantés par une âme délicate.
Après cela, qui n'aurait attendu les recueils de la vingtième année? Hélas! Sabine meurt en 1928, à 15 ans, atteinte d'ostéomyélite - gangrène des os -, après un an d'horribles souffrances. On ne découvrira le martyre de l'adolescente que par ses "Poésies posthumes", en 1958, qui sont des cris de souffrance à l'approche de la mort, à un âge qui repousse l'idée même de la mort.
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Source : Wikipedia
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Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
Sabine Sicaud
petitsoleil   19 avril 2013
Sabine Sicaud
Ne te laisse pas diminuer surtout, ni par les autres, ni par toi.
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Sabine Sicaud
coco4649   29 août 2014
Sabine Sicaud
Le Chemin De Sable.



Ne pas se rappeler en suivant ce chemin. . .

Ne pas se rappeler. . . Je te donnais la main.

Nos pas étaient semblables,

Nos ombres s'accordaient devant nous sur le sable,

Nous regardions très loin ou tout près, simplement.

L'air sentait ce qu'il sent en ce moment.

Le vent ne venait pas de l'Océan. De là

Ni d'ailleurs. Pas de vent. Pas de nuage. Un pin

Dont le jumeau fut coupé dans le temps

Était seul. Nous parlions ou nous ne parlions pas.

Nous passions, mais si sûrs de la belle heure stable!

Ne te retourne pas sur le chemin de sable.

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Sabine Sicaud
coco4649   11 septembre 2014
Sabine Sicaud
La Rose Bleue.



. . . Et d’autres, mieux que moi, comme l’on se souvient,

se souviendront d’étés anciens, d’odeurs vivaces.



Mais quelqu’un dira-t-il, ô rose, infante bleue,

Dame étrangère qui surprend, même là-bas,

dans ces parcs où des paons royaux traînent leur queue,

dira-t-il qu’il te connaissait, Princesse bleue?



Même poète, osera-t-il

Franchir la grille ou marchander la gerbe?

tant de sentiers sont bleus, depuis avril,

d’un bleu tout simple. . . Osera-t-il?



Et, même osant, que savoir d’une rose

qui n’est plus cette rose avec l’âme d’hier?

− Le temps des dieux et des métamorphoses,

s’il revenait, pourtant, dame en bleu qui fut rose?



Les Contes de Perrault?... J’ai tant rêvé,

sais-tu, de baguettes magiques, de breuvages

transformant, pour la perdre ou la sauver,

la Belle dont un Prince avait rêvé. . .



J’ai tant rêvé, comme le Prince, que, peut-être,

sous ton déguisement, je te reconnaîtrais?

Va, ce n’est pas ta faute. . . et l’on peut mettre

Une robe d’azur sans trop mentir, peut-être. . .



De l’orgueil? On te croit de l’orgueil? Je dirais :

« Ne devinez-vous pas qu’être une rose bleue

c’est être seule et triste?... » Et le secret

de ton odeur perdue aussi, je le dirais,

pour qu’on t’accueille avec douceur, ma Rose. . .

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Sabine Sicaud
coco4649   17 février 2017
Sabine Sicaud
La Chèvre





L’herbe est si fraîche, ce matin,

Que son velours tendre nous hante ‒

Son velours neuf qui sent la menthe,

Le jeune fenouil et le thym.



La vache s’étire, gourmande,

Vers le champ de trèfle voisin.

Tous les verts bordent le chemin

Du vert acide au vert amande.



Mais c’est un velours trop soigné

Qui s’aligne entre les clôtures. . .

Dans les ronces, à l’aventure,

La chèvre aime s’égratigner.



Elle aime le vert des broussailles

Où l’ombre devient fauve un peu,

Et ce vert d’arbres presque bleus

Que tous les vents d’orage assaillent.



C’est bien au-delà des sillons

Et des vergers gorgés de sèves,

Que les clochettes de son rêve

Éparpillent leurs carillons. . .



Parfois, un glas les accompagne. . .

Mais il fait beau, c’est le matin !

Chevrette de Monsieur Seguin

Ne regardez pas la montagne. . .

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Sabine Sicaud
coco4649   09 septembre 2014
Sabine Sicaud
Si quelque oiseau bleu me fait signe,

rien, sachez-le, ne me retient.

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Sabine Sicaud
coco4649   12 septembre 2014
Sabine Sicaud
FRAGMENTS DE POEMES.



Ne t'éloigne pas de la fenêtre, disait l'Oiseau bleu.

Même si tu ne m'entends pas, je suis toujours sur l'arbre.

Les rasoirs ont tranché mes pieds, disait-il, non mes ailes.



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Sabine Sicaud
sabine59   13 juin 2017
Sabine Sicaud
La chanson du petit caillou



On le croit silencieux: moi je sais qu'il chante.

Il chante, au bord du chemin, sa chanson de petit caillou.

Mais comme il chante à voix basse, les hommes, d'ordinaire,n'en savent rien.

A-t-il appris ,dans la rivière ou sur le barrage du ruisseau, les secrets de l'eau qui court ?

A-t-il appris ,le long de la route, les secrets des êtres qui passent?
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Sabine Sicaud
domisylzen   20 novembre 2015
Sabine Sicaud
Aux médecins qui viennent me voir



Je ne peux plus, je ne peux plus, vous voyez bien…

C’est tout ce que je puis.

Et vous me regardez et vous ne faites rien.

Vous dites que je peux, vous dites – aujourd’hui

Comme il y a des jours et des jours – que l’on doit

Lutter quand même et vous ne savez pas

Que j’ai donné toute ma pauvre force, moi,

Tout mon pauvre courage et que j’ai dans mes bras

Tous mes efforts cassés, tous mes efforts trompés

Qui pèsent tant, si vous saviez !

Pourquoi ne pas comprendre ? Au bois des oliviers

Jésus de Nazareth pleurait, enveloppé

D’une moins lourde nuit que celle où je descends.

Il fait noir. Tout est laid, misérable, écœurant Sinistre…

Vainement, vous tentez en passant

Un absurde sourire auquel nul ne se prend.

C’est d’un geste raté, d’une voix sonnant faux

Que vous me promettez un secours pour demain.

Demain ! C’est à présent, tout de suite, qu’il faut

Une main secourable dans ma main.

Je suis à bout…

C’est tout ce que je peux souffrir, c’est tout.

Je ne peux plus, je ne crois plus, n’espère plus.

Vous n’avez pas voulu

Pas su comprendre, sans pitié

Vous me laissez souffrir ma souffrance… Au moins

Faites-moi donc mourir comme on est foudroyé

D’un seul coup de couteau, d’un coup de poing

Ou d’un de ces poisons de fakir, vert et or,

Qui vous endorment pour toujours, comme on s’endort

Quand on a tant souffert, tant souffert jour et nuit

Que rien ne compte plus que l’oubli, rien que lui…

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Sabine Sicaud
sabine59   25 avril 2017
Sabine Sicaud
Printemps ( extrait)



Et puis c'est oublié

Ai-je pensé , vraiment,ces choses-là ?

Bon soleil, te voilà

Sur les bourgeons poisseux qui vont se déplier.



L'herbe ondule au fil du chemin

Sous le galop du vent qui rit.

Les pâquerettes ont fleuri.



Je viens, je viens! Mes pieds dansent tout seuls

Comme les pieds du vent rieur,

Comme ceux des moineaux sur les doigts du tilleul.



Ne me rappelez rien. Le ciel est si léger!

Vous ne saurez jamais tout le bonheur que j'ai

A sentir la fraicheur légère de cet air.(...)



Bon soleil, bon soleil, voici que nous baignons

Dans cette clarté chaude où va blondir l'été.



Hier n'existe plus. Qui donc parlait d'hier ?

Il fait doux, il fait gai sur les bourgeons ouverts...



( recueil"Douleur, je vous déteste")
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Sabine Sicaud
coco4649   29 août 2014
Sabine Sicaud
La Solitude.



Un château? Non, Madame, une gentilhommière,

Un ermitage vert qui sent les bois, le foin,

Où les bruits de la route arrivent d'assez loin

Pour n'être plus qu'une musique en demi-teintes.

Un train sur le talus se hâte avec des plaintes,

Mais l'horizon tout rose et mauve qu'il rejoint

Transpose le voyage en couleurs de légende.

On regarde un instant vers ces trains qui s'en vont

Traînant leur barbe grise - et c'est vrai qu'ils répandent

Un peu de nostalgie au fil de l'été blond. . .



Mais le jazz des moineaux fait rage dans les feuilles,

Les pigeons blancs s'exaltent, le cyprès

Est la tour enchantée où des notes s'effeuillent

Autour du rossignol. Du pré,

Monte la fièvre des grillons, des sauterelles,

Toutes les herbes ont des pattes, ont des ailes -

Et l'Âne et le Cheval de la Fable sont là

Et Chantecler se joue en grand gala

Jour et nuit dans la cour où des plumes voltigent.



Au clair de l'eau, c'est l'éternel prodige

Du têtard de velours devenu crapaud d'or,

De la voix de cristal parmi les râpes neuves

D'innombrables grenouilles. Le chat dort.

Dickette-chien s'affaire - et sur leur tête pleuvent

Des pastilles de lune ou de soleil brûlant.

S'il pleut vraiment, la pluie à pleins seaux ruisselants

S'éparpille de même aux doigts verts qui l'arrêtent.



Un tilleul, des bambous. L'abri vert du poète,

Du vert, comprenez-vous? Pour qu'aux vieilles maisons

Rien ne blesse les yeux sous leurs paupières lasses.

Douceur de l'arbre, de la mousse, du gazon. . .

Vous dites: Solitude? Ah! dans l'heure qui passe,

Est-il rien de vivant plus vivant qu'un jardin,

De plus mystérieux, parfumé, dru, tenace,

Et peuplé - si peuplé qu'il arrive soudain

Qu'on y discourt avec mille petits génies

Sortis l'on ne sait d'où, comme chez Aladin.



Un mot vert. . . Qui dira la fraîcheur infinie

D'un mot couleur de sève et de source et de l'air

Qui baigne une maison depuis toujours la vôtre,

Un mot désert peut-être et desséché pour d'autres,

Mais pour soi, familier, si proche, tendre, vert

Comme un îlot, un cher îlot dans l'univers?. . .

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