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3.46/5 (sur 909 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 10/1988
Biographie :

Écrivain, chroniqueur, journaliste, photographe et commissaire d'exposition
Né à Paris dans une famille libanaise, il est parti au Liban avant ses 18 ans. Il y a vécu plusieurs années, l'a quitté, puis est revenu lors de la révolution d'octobre 2019.
Entre 2012 et 2015, il a été directeur du festival du film libanais à Beyrouth. Depuis 2015, il se consacre principalement à l’écriture et la photographie.
Chroniqueur et journaliste. pour la presse française (Libération, Historia...) et libanaise (L'Officiel Levant, Agenda Culturel...), il est également commissaire d'exposition.
Depuis février 2021, il tient la chronique littéraire intitulée "Quoi qu'on en lise" dans le quotidien francophone libanais "L'Orient-Le Jour".
Après un premier roman ("Le nez juif", 2018) il remporte le prix Goncourt des lycéens en 2022 grâce à son autobiographie"Beyrouth-sur-Seine".
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Écrire des livres permet parfois de rendre justice, de remettre un peu d'ordre dans la vie : Sabyl Ghoussoub et Xavier le Clerc sont des enfants de la guerre (du Liban pour l'un, de l'Algérie pour l'autre) et de l'exil familial. Ils ont choisi de raconter la vie de leurs parents fuyant la fureur et la misère, abandonnant leur famille pour cette France qui intègre si bien leurs enfants. Dans Beyrouth-sur-Seine, Sabyl Ghoussoub interroge les souvenirs de son père, poète de PMU qui trimbale son passé dans des sacs plastique, et de sa mère, prêtresse WhatsApp du Liban familial. Dans Un homme sans titre, Xavier le Clerc rend hommage à cet enfant affamé décrit par Albert Camus, devenu ce père taiseux, cet ouvrier invisible qui nourrit sa famille, tête baissée. Deux magnifiques déclarations d'amour filial. Rencontre avec Sabyl Ghoussoub (https://ohlesbeauxjours.fr/programme/les-invites/sabyl-ghoussoub/) et Xavier le Clerc (https://ohlesbeauxjours.fr/programme/les-invites/xavier-le-clerc/)animée par Salomé Kiner (https://ohlesbeauxjours.fr/programme/les-invites/salome-kiner/)et enregistrée en public en mai 2023, au Mucem, à Marseille, lors de la 7e édition du festival Oh les beaux jours !.   __ À lire Sabyl Ghoussoub, Beyrouth-sur-Seine, Stock, 2022 (prix Goncourt des lycéens 2022). Xavier le Clerc, Un homme sans titre, Gallimard, 2022. __ Montage : Arthur James Voix : Benoît Paqueteau Photo : Nicolas Serve Un podcast produit par Des livres comme des idées (http://deslivrescommedesidees.com/). __ La 8e édition du festival Oh les beaux jours ! (https://ohlesbeauxjours.fr/) aura lieu à Marseille du 22 au 26 mai 2024.

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Citations et extraits (172) Voir plus Ajouter une citation
Cette fois-ci, direction Axa pour son assurance décès, une entrevue qui fut assez surréaliste dans un bureau en travaux où l’assureur expliquait à mon père que, s’il mourait après soixante-quinze ans, ma mère ne pourrait rien toucher de ce qu’il avait mis de côté pendant des années. Mon père, médusé, lui avait proposé alors de se suicider la veille de ses soixante-quinze ans. « Faites comme vous le sentez » lui avait répondu l’assureur. Mon père se retournait vers moi (j’avais préféré rester debout au fond du bureau), il me demandait mon avis sur la date de son futur décès ou s’il pouvait compter sur moi pour le tuer avant d’arriver à l’âge limite.
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Aristote Onassis......aurait dit : « Pour avoir du succès, soyez bronzé, vivez dans un immeuble chic (même si vous êtes dans la cave), faites-vous voir dans les restaurants élégants (même si vous ne prenez qu’une boisson) et, si vous empruntez, empruntez beaucoup.
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Mes parents voulaient que je naisse à Beyrouth. Ils m’ont dit après des heures d’entretiens qu’ils avaient attendu si longtemps entre Yala et moi pour me concevoir. Ils pensaient que la guerre se terminerait et qu’ils rentreraient enfin. Ils ne voulaient pas que je naisse à Paris, alors pendant toute leur vie ils ont recréé sans s’en apercevoir Beyrouth à la maison.
Je suis né à Beyrouth dans une rue de Paris.
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Ma mère, elle, se moque bien de juger les Joumblatt à travers leur politique, elle ne voit pas les choses ainsi. D’ailleurs, elle se moque éperdument de la politique et des positions de chacun, elle déteste ça et j’admire ce trait de caractère chez elle. Elle ne comprend pas et elle n’a jamais supporté l’engagement aveugle des gens pour une cause ou une autre. Elle déteste se retrouver au milieu d’une discussion politique et, dans ces cas-là, elle se recroqueville telle une tortue dans sa carapace, elle se tait et se met à jouer sur son iPhone. Elle aime les gens, les hommes et les femmes, peu importe leurs convictions, « je m’en fous et je m’en contrefous » me répète-t-elle, me faisant promettre de rester ma vie entière comme elle.
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 Je ne sais pas ce que représentera pour moi ce pays après la mort de mes parents. Peut-être qu’il disparaîtra avec eux. Quand je passe les voir dans leur appartement parisien, j’atterris au Liban… Dans leurs yeux, je vois ce pays. 
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Les Israéliens se méfient de moi car je n’ai pas l’allure d’un Palestinien mais pas non plus celle d’un Israélien d’autant que je ne parle pas hébreu. Je demande comment on reconnaît l’allure d’un Palestinien ou d’un Israélien. À un pantalon trop large ? Une paire de Blundstone ? Une barbe un peu trop fournie ?
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J’interroge mes parents une à deux fois par semaine, je tiens un bon rythme, je les questionne individuellement. Ensemble, ils sont toujours très drôles mais c’est intenable, je n’avance pas, ils se contredisent constamment. Ils ne sont jamais d’accord sur la date, le lieu, l’événement, à croire que la réalité est toujours la fiction qu’on se raconte.
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Les histoires de famille ont détruit la seule utopie à laquelle ma mère croyait : la famille. « Il n’y a rien de plus important que la famille, Sabyl, me répète-elle, et tu sais, les gens comme nous, les exilés, les étrangers, il ne nous reste que la famille pour nous protéger, nous retrouver, nous réfugier.
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"C'est fou comme tu ressembles à tes parents [...] tu es le parfait mélange de ton père et de ta mère." Je ne sais pas si je le fais exprès ou non mais Alma a raison, je leur ressemble de plus en plus et je m'en réjouis. Ils ne me quitteront jamais. Même après leur décès, je n'aurai qu'à me regarder et m'écouter pour les retrouver dans mes gestes et mes mots. Ils continueront à vivre en moi.
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 Mon père est un homme seul, dans ce que la solitude a de plus grand. Je l’admire, mon père. Un jour, je deviendrai muet comme lui. 
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