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Note moyenne 4.02 /5 (sur 48 notes)

Nationalité : Liban
Né(e) à : Beyrouth , le 28/12/1929
Mort(e) à : Paris , le 19/05/2020
Biographie :

Poète, essayiste et critique d'art, il fait ses études universitaires en France après avoir suivi, à l'Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth, les cours de Gabriel Bounoure, l'un de ces maîtres à qui la langue et la culture françaises devront au Liban et dans tout le monde arabe une présence et un rayonnement durables.

Passionné par les problèmes de la poésie contemporaine, il se lie d'amitié dès les années cinquante avec Jouve, Mandiargues, Ungaretti, Bonnefoy, André du Bouchet, David Gascoyne, entre autres.
Par la suite, il créera à Beyrouth, en langue française, un grand hebdomadaire culturel, L'Orient littéraire, qui jouera un rôle important de médiateur entre les nouvelles créativités en Occident, notamment en France, et les surgissements de nouveaux modes d’écriture et de pensée en Orient et dans le monde arabe.
En France, il collaborera aux principales revues de création littéraire et poétique, dont Les Lettres Nouvelles, Le Mercure de France, La Nouvelle Revue Française, Diogène, Corps écrit ...

Diplomate longtemps en poste à Paris, ancien délégué permanent du Liban à l'UNESCO, puis ambassadeur au Maroc, secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères à Beyrouth puis ambassadeur à La Haye, Salah Stétié aura été toute sa vie " un grand itinérant du songe et de l'action ".
Salah Stétié a obtenu en 1995 le Grand Prix de la Francophonie, décerné par l'Académie française. Il est membre de la Commission de Terminologie et de Néologie de la langue française.
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Source : http://salahstetie.net/
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Vidéo de
SALAH STÉTIÉ – « À bout portant » (2015) Le début d’un documentaire de Stéphane Sinde réalisé en 2015. Lecture d’un extrait du poème « À bout portant » lu par Iavna von Nada et le poète en personne.
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
Salah Stétié
blanchenoir   01 septembre 2014
Salah Stétié
Le sens n'est nulle part. Nous le traçons avec de la fumée et le vent n'est jamais loin.
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Piatka   02 octobre 2014
Fièvre et guérison de l'icone de Salah Stétié
LA NUIT DU COEUR FLAMBANT

II



Sur les chemins de l'être et de la nuit

Il y a un arbre illuné par la lune

Arbre si seul et si d'antique terre

Qu'il dort ainsi que poupée endormie

Près des fontaines vives

Libres de vent dans la lumière nue



Libre de vent...ô biche de pensée

Sanglante aussi près de ce cœur qui rêve

Et rode et rêve et sa lueur est pluie

En pluie tombée sur les dormantes choses

Très longues choses, roses désencombrées

Par le parfum de leur immense nuit

Qui, nue, sera aussi vêtue de nuit
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nadejda   12 juillet 2011
En un lieu de brûlure de Salah Stétié
Chacun de sa larme secrète, arrose une fleur connue de lui seul.
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nadejda   24 juillet 2011
En un lieu de brûlure de Salah Stétié
La vie est le seul médicament puissant contre la mort. Et comme tous les puissants médicaments, par effet secondaire, elle tue.
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coco4649   09 mai 2017
En un lieu de brûlure de Salah Stétié
Extrait LXXV, L’être poupée





Ma lumineuse ma liée mon adorante

Dans tes rectangles nuageux une bougie

Par forme et par façon de nuit tremblante

Voilant ton nom d’embrasement nocturne

Et tout le sang qui fait briller ton corps en blé

Comme une neige endormie dans la neige

Au carrefour de toute lampe divisée

Non frontalière de l’esprit ni des fragments
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Piatka   14 octobre 2014
Fièvre et guérison de l'icone de Salah Stétié
Un homme avance vers la fin des choses

Comme on avance avec un jardin d'arbres

Vers la beauté d'un fleuve oublié par la neige

Près de l'éternité. La fille jeune

Est là dans la flambée de l'eau comme une rose

L'homme s'arrête et la regarde et ses yeux pleurent

Soleil étranglé par la pluie est son amour

Et de ses mains tombe le fruit des choses



Et de ses mains comme un peu d'eau qui s'ouvre

Tombe la palpitation d'une étoile

Brûlante et seule au-dessus des labours

Qui sont plus purs d'être fils des nuages

Allumés ainsi que statues de l'esprit

Et c'est dans ses rosées la Terre et c'est

La terre avec l'étrangeté des morts

Dormant chacun sa lampe dans les feuilles



Début du poème STATUE DU FEU
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coco4649   21 mai 2020
Le Voyage d’Alep de Salah Stétié
LE VOYAGE D’ALEP, XII





Extrait 2



     Partout l’œil touche une pensée prochaine. Et la lumière est toute pénétrée d’ombre…

     Des nuages me traversent, pleins d’oiseaux. Une fraîcheur débouche de la nuit. Les forces nues du monde chantent.

     Ici, tout pousse l’homme à partir. Tout l’incite à ne jamais s’attacher.

     Cela commence.

     Le jour se referme à regret sur l’origine.





//Salah Stétié nous a quitté le 19 mai 2020.
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nadejda   24 juillet 2011
En un lieu de brûlure de Salah Stétié
Toutes ces chambres en soi-même qu'on n'habitera jamais, dont on n'aura jamais eu la clé.
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nadejda   24 juillet 2011
En un lieu de brûlure de Salah Stétié
Etre suffisamment distrait pour rencontrer l'inespéré.
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Danieljean   09 octobre 2015
Inversion de l'arbre et du silence de Salah Stétié
L’Odeur de l’eau



… Ô monde… Avec la beauté de tes mers,

Tes latitudes, tes longitudes, tes continents

Tes hommes noirs, tes hommes blancs, tes hommes rouges

tes hommes jaunes, tes hommes bleus

Et la splendeur vivace de tes femmes pleines d’yeux et de seins,

d’ombres délicieuses et de jambes

Ô monde, avec tant de neige à tes sommets et tant de fruits

dans tes vallées et dans tes plaines

Tant de blé, tant de riz précieux, si seulement on voulait

laisser faire Gaïa la généreuse

Tant d’enfants, tant d’enfants et, pour des millions

d’entre eux, tant de mouches

Ô monde, si tu voulais seulement épouiller le crâne chauve

de ces pouilleux, ces dépouilleurs

Et leur glisser à l’oreille, comme dictée de libellule,

un peu de ta si vieille sagesse

La paix, je la demande à tous ceux qui peuvent la donner

Ils ne sont pas nombreux après tout, les hommes

violents et froids

Malgré les apparences, peut-être même ont-ils encore

des souvenirs d’enfance, une mère aimée,

un très vieux disque qu’ils ont écouté jadis

longtemps, longtemps

Oh, que tous ces moments de mémoire viennent à eux

avec un bouquet de violettes !

Ils se rappelleront alors les matinées de la rosée

L’odeur de l’eau et les fumées de l’aube sur la lune
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