AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.02 /5 (sur 33 notes)

Biographie :

Raconter des histoires est une activité à laquelle Sandra Dussault s'adonne depuis longtemps. Elle aime le faire pour Théo, son fils et pour les élèves auxquels elle enseigne. Mais elle le fait également pour elle, dans un cahier ligné qu’elle gardait, jusqu’à tout récemment, bien caché dans une armoire. Daphné est son premier roman qu’elle a mûri pendant plusieurs années. Et pour ceux que cela pourrait intéresser, son cahier ligné contient encore plusieurs histoires et elle n’a pas du tout l’intention de le ranger à nouveau au fond de l’armoire!


Ajouter des informations
Bibliographie de Sandra Dussault   (11)Voir plus

étiquettes

Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaoui   17 décembre 2014
Course, amour et raviolis de Sandra Dussault
– Salut, ça va ?

J’ai toujours trouvé stupide de poser cette question. On s’attend à ce que la personne réponde oui. On veut que la personne réponde oui. On n’a pas envie de l’entendre dire non.
Commenter  J’apprécie          51
rkhettaoui   17 décembre 2014
Course, amour et raviolis de Sandra Dussault
Rachel est de ces profs sympas qui ne se formalisent pas trop des retards, des absences ou des siestes occasionnelles de ses étudiants, à la condition obligée que cela n’affecte ni son enseignement, ni nos performances. Toutefois, il existe une loi non écrite que je viens à l’instant d’enfreindre : en cas de retard, toujours entrer discrètement en classe et ne pas interrompre l’enseignante.
Commenter  J’apprécie          40
Cielvariable   20 février 2019
Daphné, enfin libre 89 de Sandra Dussault
J’ai eu ma première planche à roulettes à neuf ans. Un oncle qui m’aimait beaucoup, mais qui aimait aussi faire enrager ma mère, me l’avait offerte pour Noël. J’avais sauté dessus, tout heureux, en me tenant aux murs du corridor chez mon oncle et je m’étais heurté le front sur le plancher de bois franc. On n’a pas idée du temps que ça peut prendre aux urgences, pendant la nuit du 25 décembre, uniquement pour trois points de suture…



De retour à la maison, maman avait rangé la planche au sous-sol, avec le mince espoir que je l’oublie avant l’été. Mais elle me connaissait et elle se doutait bien que dès les premiers jours de beau temps, j’allais réclamer l’objet. Elle m’acheta donc tout l’attirail de protection possible, pour éviter que la scène du réveillon ne se reproduise et, lorsqu’un jour de mai je décidai d’aller faire un tour dans la rue avec mon cadeau, elle sortit l’équipement et me harnacha des pieds à la tête en me bombardant de conseils de sécurité. Cela n’évita pas les blessures par la suite, mais leur gravité en fut grandement diminuée. Tous les étés, je visitais l’hôpital à quelques reprises : infections dues aux éraflures mal nettoyées, foulures, fractures, coupures et j’en passe. Mais ce n’était rien comparé à ce que j’allais subir l’année de mes dix-sept ans.



C’est curieux comme parfois une série de hasards peut causer des bouleversements majeurs dans une vie ! Si, quand j’avais neuf ans, mon oncle ne m’avait pas offert cette planche et si le jour de mes dix-sept ans je n’avais pas eu cet accident… Si, cinq semaines plus tard, j’avais fait une sieste l’après-midi où Marthe Gignac est arrivée dans ma chambre, ce jour-là, je n’aurais pas rencontré Daphné.



Certains appellent ça le destin, d’autres, la chance. Moi je n’y crois pas : c’est la vie, simplement. Et parfois, heureusement, la vie peut être très belle !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaoui   17 décembre 2014
Course, amour et raviolis de Sandra Dussault
J’ai vraiment l’impression que tout est mieux, que rien de mal ne peut arriver aujourd’hui. Je voudrais serrer tout le monde dans mes bras et leur dire que je les aime. Et c’est vrai ! Je les aime réellement ! Je réalise tout à coup que nous faisons tous partie d’une grande famille, qu’il faut se serrer les coudes et qu’ensemble, nous pourrons réaliser de grandes choses. Nous sommes la relève, l’avenir ! Les adultes comptent sur nous pour…
Commenter  J’apprécie          30
Cielvariable   05 septembre 2020
Le Programme de Sandra Dussault
Et c’est là que je les aperçois.



Un petit groupe de garçons au bord du sentier. Ils sont six. L’un d’eux est assis sur un gros rocher recouvert de mousse, une cigarette au coin des lèvres, et les autres se tiennent debout, le visage tourné dans notre direction. On dirait qu’ils attendent le métro. À mesure qu’on s’approche, je distingue plus nettement leurs traits. Ils sont sales, ont les cheveux en pétard, portent des vêtements trop petits ou déchirés. L’un d’eux a sur le nez des lunettes rafistolées avec du ruban adhésif, un autre arbore un chapeau en feutre noir, un genre de couvre-chef de mafioso.



En les rejoignant, L’Éclaireur a escaladé le rocher. Il s’est accroupi près du type à la cigarette et nous regarde avec un sourire satisfait.



— S’lut, gang, lance Big quand on s’immobilise à leur hauteur.



— Qu’est-ce que vous ramenez là ? demande celui aux lunettes en m’examinant de la tête aux pieds.



— Les gars, j’vous présente Bleu. On l’a trouvé à la clairière.



Deux gars lancent des sifflements moqueurs. Je me sens comme un objet de curiosité placé dans une vitrine. Tous ces yeux qui m’observent me mettent mal à l’aise. Je n’ai aucune idée de ce que j’ai fait pour mériter toute cette attention, mais j’ai la curieuse impression que mon arrivée ne représente une surprise pour personne. C’est comme s’ils m’attendaient.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaoui   17 décembre 2014
Course, amour et raviolis de Sandra Dussault
Quand j’étais petite, les ordinateurs, ça existait pas. On s’amusait comme on pouvait avec presque rien. En tout cas, on jouait dehors nous autres ! C’est pas comme aujourd’hui !
Commenter  J’apprécie          30
Cielvariable   01 mars 2020
La cache, tome 1 : L'effet jus d'orange de Sandra Dussault
ARIEL, 16 h 05



J’ai été projetée par terre, je suis tombée lourdement sur le côté. J’avais mal à l’intérieur, comme si on avait compressé ma cage thoracique et qu’il n’y aurait plus eu de place pour mes organes. Des craquements énormes se sont fait entendre – probablement la structure de l’école qui protestait – et des bruits de métal qui se tordait. Ça ressemblait à des hurlements de bêtes agonisantes. J’avais peur que le bâtiment ne s’écroule et qu’on soit ensevelis vivants. Je me suis roulée en boule sur le plancher en protégeant ma tête avec mes bras repliés. J’entendais des objets tomber autour de moi, peut-être des morceaux de plafond, de toute façon, je gardais les yeux fermés. Il y avait ce grondement en permanence, comme un roulement de tambour qui provenait des entrailles de la Terre. Ça faisait peur, vraiment.Puis, après une minute ou deux, le silence est revenu.Je me suis mise à tousser, puis j’ai ouvert les yeux. De la poussière blanche avait envahi l’espace, tout autour de moi. C’était comme si je me trouvais dans un nuage. Je ne voyais rien; il y en avait partout et ça entrait dans mes narines, dans ma bouche. Ça goûtait la craie. J’ai senti la panique monter dans ma gorge.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Cielvariable   09 septembre 2019
La cache, tome 1 : L'effet jus d'orange de Sandra Dussault
SAMUEL, 16 h 03

J’étais concentré sur ma composition quand c’est arrivé. Un texte vraiment nul où je devais parler de moi. J’avais donné mon âge : dix-sept ans. Ma taille : un mètre soixante dix-huit. Y me restait à trouver un mot pour remplacer brun dans la phrase : « J’ai les cheveux bruns et les yeux bruns. » Ça faisait quatre fois que j’utilisais brun en deux phrases. Je sais, je suis poche en français. Comme tout le monde dans mon cours d’ailleurs. C’est un peu pour ça qu’on a été sauvés. Parce qu’on est poches en français – et dans toutes les autres matières, d’ailleurs.



ARIEL, 16 h 04

Je l’ai senti arriver. Comme lorsqu’il fait très noir et que quelqu’un s’approche : on ne le voit pas, mais le mouvement de l’air nous fait reculer. J’ai mis mes mains sur ma tête et je me suis aplatie sur mon pupitre en gémissant. Les autres se sont retournés et ont ricané.

— Attention ! j’ai crié.

Ça, c’était juste avant qu’on entende le sifflement. Ensuite, il y a eu un silence, très bref, pendant lequel ils se sont lancé des regards inquiets.

— C’était quoi ça ? !

— Ça doit être Shawn qui se dégon…

Et il y a eu cette énorme explosion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaoui   17 décembre 2014
Course, amour et raviolis de Sandra Dussault
Les gens âgés ont des tonnes de choses à raconter et ils ne se feront pas prier pour le faire. Nous n’aurons qu’à récolter tout ça ! C’est génial !
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaoui   17 décembre 2014
Course, amour et raviolis de Sandra Dussault
Fait important me concernant : je suis, dans le jargon médical, atteinte du TDAH : le trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité. Depuis que je suis toute petite, mes parents tentent par tous les moyens de m’aider à dépenser cette énergie débordante qui m’habite en permanence. Ils refusent de me faire prendre la médication qui pourrait m’aider à contrôler mon hyperactivité et mon déficit d’attention. Je comprends les raisons qui les motivent : peur des effets secondaires, peur d’être jugés, honte de « droguer » leur enfant, etc. Mais j’aurais parfois aimé être normale, comme les autres et ne pas toujours avoir en moi ce petit volcan qui menace constamment d’exploser.
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Lecteurs de Sandra Dussault (39)Voir plus


Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1137 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur cet auteur

.. ..