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Note moyenne 3.63 /5 (sur 192 notes)

Nationalité : Colombie
Né(e) à : Bogota , le 30 déc. 1965
Biographie :

Santiago Gamboa a étudié la littérature à l'Université nationale de la Colombie, puis la philologie hispanique à l'Université de Madrid.

Après avoir été journaliste au service en langue espagnole de Radio France internationale et correspondant du quotidien El Tiempo, il est actuellement attaché culturel de l'ambassade de Colombie à l'UNESCO.

Livres:

Perdre est une question de méthode, 1999
Les Captifs du lys blanc, 2002
Esteban le héros, 2003
Le Syndrome d'Ulysse, 2007
le siège de Bogotá, 2009
Nécropolis 1209, 2010

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Pour le 5e et avant dernier épisode de Cercle Polar spécial été, Christine Ferniot et Michel Abescat vous propose "Des hommes en noir" de Santiago Gamboa.

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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
Sachenka   09 février 2016
Les Captifs du Lys blanc de Santiago Gamboa
En Chine, il le savait, tout était grand... tout, sauf les Chinois.
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Stelphique   14 octobre 2017
Nécropolis 1209 de Santiago Gamboa
Le hasard, le hasard est l'encrier dans lequel Dieu trempe sa plume pour tracer les destins.
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Stelphique   05 octobre 2017
Nécropolis 1209 de Santiago Gamboa
Mais de quel ciel est tombé cet ange?
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Stelphique   24 août 2017
Retourner dans l'obscure vallée de Santiago Gamboa
L’oubli est aussi nécessaire que l’espoir, mec, seul celui qui oublie peut croire en quelque chose et aller de l’avant.
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le_Bison   15 novembre 2012
Le siège de Bogotá de Santiago Gamboa
Et je la vis sortir – Louise, je veux dire -, sa jupe à la main et le chemisier ouvert. Une culotte violette se perdait dans les plis de chair noire et abondante.

- Viens, me dit-elle, nous allons voler ensemble vers le Gabon, sans escale et sans sortir de cette pièce.

Sans me laisser le temps de répondre, elle m’a poussé sur le lit, m’a déshabillé et brusquement une partie de moi a disparu entre ses lèvres. Ensuite elle s’est assise sur mes hanches en basculant vers l’avant une chevelure noire qui m’aveugla en me plongeant dans une quasi-obscurité et elle a entamé une litanie entrecoupée de cris en français et en diverses langues que moi, photographe international, je ne pouvais pas comprendre mais qui me paraissaient superbes, chargés de senteurs inconnues, de santal et d’aloès…
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le_Bison   29 novembre 2012
Le siège de Bogotá de Santiago Gamboa
Le caporal Estupiñán resta seul et alluma une cigarette. Sur ces entrefaites, il vit s’approcher, entre les barricades d’automobiles renversées et de tôles, un groupe de jeunes filles très maquillées, en minijupes très audacieuses. Elles se dirigeaient vers l’hôtel. Quand elles passèrent devant lui, Estupiñán ne put retenir un mouvement d’exaspération. C’étaient des ex-étudiantes qui racolaient des clients chez les journalistes et les militaires des Nations Unies. “C’est le pire de la guerre, se dit Estupiñán, la nécessité les oblige à baisser leur culotte pour pas grand-chose ; trente ou quarante dollars au maximum.” Presque tous les correspondants permanents se payaient des filles, et les interprètes arrondissaient leurs fins de mois en se glissant dans le lit des chefs. C’était ça, la guerre.
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le_Bison   13 novembre 2012
Le siège de Bogotá de Santiago Gamboa
- Ce qui me plait chez Lowry, me dit Cindy, c’est qu’il est inclus dans une tradition tragique qui me semble très anglo-saxonne, celle de l’alcool et de l’autodestruction. Le fait de voyager est aussi très anglais.

- Je n’y avais pas pensé.

- Évidemment. Personne n’irait imaginer qu’André Gide ou Sartre étaient alcooliques. C’est très anglo-saxon. Regarde : de tous les prix Nobel de littérature aux États-Unis, la seule à ne pas être alcoolique, c’est Toni Morrison…
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Pecosa   04 septembre 2019
Nécropolis 1209 de Santiago Gamboa
C'était sans importance, je voulais juste savoir quel style de vêtements j'allais devoir porter au congrès: décontracté? Elégant? Tenue de soirée? Détail secondaire mais qui est toujours source de complications. J'ai toujours envié certains collègues comme Paco Ignacio Taïbo II, le grand écrivain mexicain, qui parle au Pen Club de Londres en tee-shirt et jean râpé, et avertit en outre que si on ne le laisse pas fumer, il ne vient pas (...).
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le_Bison   30 novembre 2012
Le siège de Bogotá de Santiago Gamboa
Bryndis Kiljan, correspondante de guerre au Ferhoer Bild de Reykjavik, ouvrit les yeux et comprit qu’elle avait forcé sur la bouteille en réalisant deux choses : premièrement, qu’elle n’était pas dans sa chambre, et deuxièmement qu’elle était toute nue. Elle fit un effort de mémoire mais son esprit brumeux refusa de réagir, et l’espace d’un instant un sentiment de culpabilité dévastateur se mêla à la migraine. Elle se retourna mais ne vit personne d’autre dans le lit, ce qui la soulagea un peu. Elle vit sa culotte au pied d’un petit canapé, et ses autres vêtements sur le tapis. Il y avait des odeurs de tabac et de vodka, et aussi de transpiration. Elle eut la nausée. Avec qui elle était ? Impossible de se le rappeler. Ses souvenirs n’allaient pas au-delà du dîner, quand elle était partie boire avec un groupe de journalistes qui venaient d’arriver à Bogotá. Sur la table, elle vit un paquet de préservatifs Durex entamé et, plutôt rassurée, elle se dit que même dans les plus terribles soûlographies elle conservait le sens des priorités.
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nadejda   31 janvier 2014
Prières nocturnes de Santiago Gamboa
J'ai dû faire des efforts et résister, car il y avait en moi quelque chose qui ne voulait pas être contaminé et que j'ai eu beaucoup de mal à préserver. Comment ai-je réussi ?

(...) Tout le monde me croyait là, assis à mon pupitre, alors que j'étais à des années-lumière, sur une belle planète qui était la mienne, sur le flanc d'un volcan solitaire, entouré d'océans profonds et menaçants, et personne ne le remarquait, mon masque était parfait parce qu'il était à leur image et à leur ressemblance. Le masque d'un idiot.
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