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Note moyenne 4.5 /5 (sur 118 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Jura
Biographie :

Diplômée en sciences humaines, expérimentée dans la télécommunication, Sara Schneider a travaillé pour un fournisseur d'accès internet américain.

Après être devenue maman, elle a développé sa petite entreprise de création de sites.

Mère de deux enfants, elle possède son propre élevage de poissons et est aussi éleveuse de chiens, bergers australiens.

Passionnée de littérature fantastique, la saga "Les enfants d'Aliel", dont le premier tome est paru en 2018, est sa première publication.

son site : https://www.famille-schneider.net/fantasy

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Bibliographie de Sara Schneider   (6)Voir plus

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Citations et extraits (7) Ajouter une citation

Si Justi était un roc, Achillée était pour Lilas une vallée verdoyante. A eux deux ils dessinaient un paysage immuable dans lequel elle avait rebâti sa vie après la perte de ses parents. Mais aujourd'hui ce panorama de solidité et de paix semblait trembler sur ses fondations.

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L'humain est faible et malléable. Son corps donne l'illusion de la solidité, son esprit, une fausse idée d'unité. En réalité, l'humain recèle quantité de défaillances, de vides, de nœuds inextricables qui sont autant de tares qu'elle peut exploiter. Le cerveau est son terrain de jeu favori. Maintenant qu'elle est plus forte, elle parvient à saisir les idées au passage comme on attrape un papillon. Elle repère l'individu le moins coloré, celui dont le vol est heurté et difficile, et elle le capture. Elle lui insuffle ensuite grandeur et puissance. Ses défauts sont amplifiés, ses difformités deviennent monstruosités. Orga couve les idées noires, telle la mère protectrice d'une descendance laide et perverse. Elle transforme la peur en terreur, la tristesse en déprime, les mauvais souvenirs en cauchemars obsédants. Certains caractères particulièrement positifs et équilibrés lui résistent un temps, mais elle guette, patiente, la faille inévitable qui lui ouvre toute grande la porte des pensées.

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Sara Schneider

Elle foulait à présent la piste sinueuse qui traversait la forêt. Ses yeux bouffis par le chagrin réduisaient son champ de vision à un mince tunnel, juste suffisant pour éviter de heurter un tronc. Comme d’habitude, ses pieds trouvaient seuls les endroits propices où se poser, laissant son attention tout entière à son chagrin. Les fourmillements qui l’avaient saisie en traversant cette même forêt et qu’elle ressentait maintenant à nouveau parvenaient à peine à troubler sa conscience. Tout autour d’elle semblait participer de cette hébétude. Nul chant d’oiseau ne saluait ce début de journée misérable, nul petit rongeur ne filait ventre à terre. La forêt entière avait baissé le ton.

Lilas ne comprit pas immédiatement qu’on l’attaquait.

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Dehors, la vie peinait à reprendre ses droits. On ne percevait pas le moindre bruit égayant normalement la campagne. La nature elle-même s’était repliée pour faire place à la folie des hommes. Elle s’en était allée comme une troupe de théâtre après une représentation devant un public indifférent, en laissant derrière elle un décor vide et dénué de sens. Pourtant, elle restait comme une trace persistante dans le regard de celui qui poussait maintenant le battant de toile de sa tente.

Ce jeune homme n’était pas un soldat du Centre. Sa peau mate et ses longs cheveux noirs le désignaient comme un étranger. Il était sorti torse nu et ses muscles tressaillirent sous le baiser humide de la brume.

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Vionel mesurait l’expérience qu’avait gagnée le prince en quelques semaines. Une maturité forcée, imposée par les circonstances, une sagesse ingurgitée à coups de vie perdue. Aujourd’hui, Lescaris atteignait les limites de sa résistance, le point de bascule où il pouvait s’écrouler avec l’excuse de n’être qu’humain, ou au contraire se relever dans la peau d’un Grand Homme. Et qui existait-il de plus indiqué que la reine des turbulences en personne pour le faire verser d’un côté ou de l’autre ?

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Le jeune homme recracha l’eau saumâtre qui s’insinuait dans sa bouche. Une trace de vase resta accrochée au fond de sa gorge. C’était le goût de sa terre. Il la respirait depuis sa naissance ; il en avait déjà deviné la saveur avant d’avoir le visage enfoncé dedans.

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— Les plus sages te diraient de retenir ta monture en début de course, d’observer tes concurrents et d’attendre le meilleur moment pour accélérer.

— Et toi ? Tu dis quoi ?

— Je n’ai jamais fait partie des plus sages…

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