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Note moyenne 3.48 /5 (sur 23 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1976
Biographie :

Sarah Manigne est née à Paris en 1976. Elle travaille dans une école de cinéma. Son premier roman, "L'atelier" paraît en 2018.

Source : Mercure de France
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Sarah Manigne - L'atelier


Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Bazart   24 août 2018
L'atelier de Sarah Manigne
Mon père a souvent peint Educhka en petite fille malicieuse lovée sur une liseuse. Sa tête repose sur un tendre coussin de soie, sa main droite est refermée sur un ours en peluche. Ce n’est pas moi, son enfant, qu’il peignait. C’était elle sa petite fille. Je suis, depuis ma naissance, plus âgée que ma propre mère.
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Bazart   22 août 2018
L'atelier de Sarah Manigne
Mon père a souvent peint Educhka en petite fille malicieuse lovée sur une liseuse. Sa tête repose sur un tendre coussin de soie, sa main droite est refermée sur un ours en peluche. Ce n’est pas moi, son enfant, qu’il peignait. C’était elle sa petite fille. Je suis, depuis ma naissance, plus âgée que ma propre mère.
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Caro17   29 juillet 2018
L'atelier de Sarah Manigne
J'ai toujours connu la maison parsemée de messages. Il lui laissait des petits croquis, elle lui recopiait des vers, lui adressait des mots de tendresse et d'encouragements. Plus tard, elle écrira surtout des échéances et des consignes ; mais j'ai gardé une boite pleine de la poésie des premiers temps.
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Bazart   24 septembre 2020
Quitter Madrid de Sarah Manigne
Après Sainte Lucie, il y avait eu une sainte Dorothée, une sainte Catherine d'Alexandrie, une sainte Agnès ou encore une sainte Mathilde. Certaines étaient de Zurbaran,, d'autres de son atelier ou tout simplement de disciples. Les propriétaires ou vendeurs souhaitaient dans un premier temps obtenir un constat d'état et l'ouverture d'un dossier scientifique étapyé par de multiples photographies et constatations ainsi que des clichés en rayonnement infrarouge et en rayons X.
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Medulla   03 novembre 2018
L'atelier de Sarah Manigne
J'y ai mis les doigts, j'ai tenu le couteau pour y tracer des empâtements. Je dansais autour du cadre. Et puis j'ai dilué chaque jour un peu plus les peintures. La couleur goutte, se répand. Je garde les coulures. Je sabote les aplats. Je racle les couches épaisses et j'aime le bruit de la spatule et du couteau, cette sensation d'alléger la toile, d'enlever l'écorce pour aller à la sève.
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Jean-Daniel   16 juin 2019
L'atelier de Sarah Manigne
Pourtant il m'a invitée dans son atelier. Il a voulu que je pose. Il m'a pris la main et m'a guidée jusqu'au sofa. C'est là qu'il peint depuis toujours. J'ai tremblé au début. C'est la première fois qu'il me dessine, la première fois qu'il me peint. A quoi vais-je ressembler ?
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artemisfowlette   07 janvier 2021
Quitter Madrid de Sarah Manigne
Je partais là où je le décidais, restant parfois de longs mois, ou seulement de courtes semaines. J'aimais cette vie sans attaches. (...) Je rentrais, je repartais. Parfois même je ne passais pas par la France. Mon coeur se serrait dès que l'avion atterrissait dans l'Hexagone et s'allégeait dès que je m'en éloignais. J'avais pris le parti de ne pas chercher à comprendre, de ne pas chercher à retirer l'épine que je sentais désespérément figée en moi. Loin, je vivais, je respirais, je travaillais. Loin, j'oubliais que ma vie ressemblait à une fuite. Elle avait la saveur d'une aventure. Je changeais de logement, de langue, de vêtements, de nourriture et de relations.
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Nadael   31 août 2018
L'atelier de Sarah Manigne
« J’y ai mis les doigts, j’ai tenu le couteau pour y tracer des empâtements. Je dansais autour du cadre. Et puis j’ai dilué chaque jour un peu plus les peintures. La couleur goutte, se répand. Je garde les coulures. Je sabote les aplats. Je racle les couches épaisses et j’aime le bruit de la spatule et du couteau, cette sensation d’alléger la toile, d’enlever l’écorce pour aller à la sève. »
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collectifpolar   30 décembre 2019
L'atelier de Sarah Manigne
Ils se sont mariés à la cathédrale russe de la rue Daru. Elle a franchi les marches du bâtiment en retroussant sa robe de velours rouge. C’est mon père qui racontait la cérémonie avec tous les détails d’un tableau. Les cinq tourelles terminées par des bulbes dorés ornés de la croix russe à huit branches qui se détachaient dans le ciel d’hiver gris, les icônes éclairées par la lumière des bougies. Il se souvenait de ses bottines de cuir noir, de sa nuque laiteuse. Ils n’avaient pas convié le Comptable, pourtant il était là. Il avait tenu à venir. Il y avait peu d’invités : leurs témoins, amis de Louis, et une lointaine cousine d’Educhka. Ils avaient tous fait la fête la veille au soir et l’alcool devait encore se voir dans leurs pupilles et la manière lente qu’ils avaient de se déplacer. En comparaison, le Comptable semblait peut-être rapide pour une fois, lui que l’usage d’une canne rendait à tout jamais lourd et malhabile.
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collectifpolar   30 décembre 2019
L'atelier de Sarah Manigne
C’était une cérémonie orthodoxe. Pas tellement par respect de la tradition, mais parce que le cérémonial convenait mieux aux excentricités d’Educhka. En signe de fiançailles, le prêtre leur demanda d’exprimer leur consentement, puis il passa un anneau d’or au doigt du fiancé et un anneau d’argent au doigt de la fiancée. Un ami de Louis échangea ensuite les alliances. À ce rituel symbolisant le fait que dans la vie conjugale la faiblesse de l’un serait équilibrée par la force de l’autre, Educhka aimait à rappeler qu’elle avait refusé de porter sa bague. Devant l’autel, ils furent couronnés et, cette fois, elle ne refusa pas de ceindre la couronne.



Par la suite, mon père fit réaliser pour elle un fin bracelet d’or orné en son centre d’un large anneau, attache plus solide et voyante qu’une simple bague. Elle le porte aujourd’hui encore au poignet gauche.
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