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4.39/5 (sur 36 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Sens
Biographie :

Né à Sens en 1972, Sébastien Monod vit à Rouen depuis l'âge de six ans. Après des études de cinéma et de langues étrangères, il est journaliste pour différents journaux. Touche à tout, l’envie de changer de métier le pousse au bout de quelques années à reprendre des études dans la communication, il travaille alors pour des associations, des festivals et des théâtres (Le Volcan, Automne en Normandie, Le Safran Collectif, Académie Bach…).

Parallèlement, il écrit des nouvelles, des romans, mais aussi de la poésie, des chansons, du théâtre et des scénarios. En 1999, il crée en compagnie de deux autres auteurs la série Les Heures Joyeuses et co-écrit "On ira (presque) tous au Paradis" (H&O Éditions), premier d'une lignée de petits romans bâtis sur le modèle des séries TV américaines.

Depuis, il a publié plusieurs romans chez deux éditeurs : Les Éditions TG et les Éditions Publibook et met régulièrement en place des ateliers d'écriture à destination des adultes et des enfants. L’un d’eux a donné naissance en 2007 à un recueil publié sous le nom "Rouen, la ville dont vous êtes le héros" (Christophe Chomant Éditeur).

"Sitcom 2, Isidore ou la grande illusion", son dernier roman, est la suite de "Sitcom, Isidore ou le divin hasard" (Éditions TG), sorti en 2009, roman qui, par ailleurs, devrait faire l’objet d’une adaptation au cinéma.
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Journaliste et auteur rouennais, Sébastien Monod présente son livre "Dahovision(s)". En étudiant les chansons, mais aussi les pochettes de disques, les clips, les concerts, les interviews, Sébastien Monod fait ressortir les principales influences musicales, littéraires, artistiques et cinématographiques d'une des icônes de la pop française.


Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Si alors certains doutent encore de l'attachement qu'éprouve Taylor pour Clift, cet épisode à la fois saisissant et émouvant leur cloue définitivement le bec. "Elle a pris la tête de Monty sur ses genoux", poursuit Kévin. "Il a gémi. Et il a commencé à étouffer. Il a esquissé un faible geste vers son cou. Il avait des dents arrachées et ses deux dents de devant s'étaient logées dans sa gorge. Je n'oublierai jamais la détermination de Liz. Avec ses doigts, elle a extirpé les dents. Elle l'a sauvé, car Monty risquait de mourir étouffé."
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Clift apprendra beaucoup sur le tournage de Red River, il renoncera à la minutieuse préparation de la moindre séquence (héritée de son expérience théâtrale et découvrira l'improvisation. Tout au long de sa carrière, il ne cessera de chercher, améliorer, tester, en un mot : innover.
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Il avait pris du poids à l'adolescence... et ne l'avait jamais rendu.
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Rarement un acteur aura suscité autant de louanges au début de sa carrière. Mais les commentaires furent inversement aussi intenses à la fin de celle-ci.
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C’était un thème classique de seize mesures, composé de quatre articulations musicales bien carrées, avec juste une petite subtilité rythmique vers la dixième mesure. Jouant et rejouant sans hâte la mélodie, Andréa s’imprégnait de sa pulsation. Il comprenait de mieux en mieux le passage à la troisième phrase qui, de toute évidence, constituait la clé de voûte du morceau. Et comme chaque fois qu’il commençait à se sentir à l’aise avec un air, son timbre prit du grain pour se faire plus expressif. Avec l’émotion dégagée par la nouvelle ampleur du son, les idées musicales se formèrent toutes seules dans sa tête avant de se bousculer pour gagner ses doigts. Le thème initial s’en trouva métamorphosé, doublant de tempo à certains endroits ou, au contraire, se brisant à d’autres en une myriade de notes colorées.
C’était à cause de tels instants qu’Andréa aurait voulu pouvoir remercier quelqu’un – Il existait forcément, sa musique en était la preuve ! – d’avoir fait de lui un musicien.
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Sur le bâtiment, le mot « Infirmerie » me glace autant le sang que s’il y avait écrit « Prison ». Mes gardes du corps – il faut entendre cette expression au sens littéral : ce sont des « gardiens du corps », du mien en l’occurrence – me jettent dans une cellule dont la blancheur m’aveugle, dont l’étroitesse m’étouffe. Je profite que l’un des cerbères me démenotte pour lui attraper le bras et tenter de sortir. Mon geste est vain, mon cerveau le sait, mais mon corps l’ignore. Ce sont mes entrailles qui s’expriment, rejettent ce confinement. L’effet de surprise déstabilise l’uniforme, libéré de la tenaille de métal, je m’engouffre dans l’embrasure de la porte. Hélas, et j’aurais pu m’en douter, ses collègues l’attendaient dans le couloir. La riposte est à la mesure de l’humiliation que je leur ai infligée. Six mains s’emparent de ma carcasse pour me lancer dans la chambre froide. Heureusement que les murs sont capitonnés, autrement je pense que mes os auraient volé en éclats !
Deux tours de clés résonnent dans la serrure de la porte. Celle-ci aussi est capitonnée, mais elle bénéficie d’un trou, un rectangle métallique. Certainement pour observer ce qu’il se passe à l’intérieur. C’est la seule fenêtre de la pièce.
Je me retourne pour inspecter les lieux. L’habitacle est étriqué : entre dix et quinze mètres carrés de blancheur irréelle. Je ne me sens pas malade, ne présente aucun trouble pouvant conclure à ma folie ou à ma dangerosité, mais cette blancheur risque de changer sérieusement la donne. La cellule est dotée d’une tablette soudée au mur et d’un lit recouvert d’un drap blanc. Je m’y étends, faute de mieux. Que puis-je faire d’autre ? Mes yeux scrutent le plafond. Blanc. Je ferme les yeux. Le noir est préférable. Moins violent. Combien de temps est-ce que je reste ainsi dans cette obscurité, enfermé dans moi-même ? Des minutes interminables. Une heure peut-être. Je n’entends aucun bruit. Seul celui de mes viscères emplit ces abysses. Je pose ma main sur mon bas-ventre. Je me sens enflé. La sensation d’explosion me saute à la conscience : cela fait des heures que je ne suis pas passé aux toilettes ! Il faut que je soulage ma vessie. Je me lève et frappe à la porte. Une fois, puis deux, puis trois. Au bout de quelques longues secondes, la fenêtre s’ouvre enfin dans un horrible grincement. Je dis au gardien que je dois me soulager. Il disparaît en laissant le cadre de métal béant. Il revient aussitôt pour y glisser un bassin en plastique. En m’en emparant, je n’ose imaginer le moment où je devrai me vider les intestins. Je demande, j’ai soudain cette présence d’esprit de demander : « Je pourrai appeler mes enfants ? ». La fenêtre se ferme en émettant pour la seconde fois ce petit son désagréable semblable à celui d’une pointe de compas sur un tableau noir. « Ils doivent s’inquiéter, laissez-moi les appeler ! » Je comprends très vite qu’il n’y aura pas de troisième grincement.
Je remplis le récipient qui me fait penser à une carafe à décanter. Mes lèvres s’arrondissent, ça ressemble à un sourire. Puis, je retourne m’allonger. Il faut que je m’endorme. Pour ne plus penser à tout ça. Pour ne plus voir ce blanc qui rend fou. Mais je n’en ai pas le temps. Le cliquetis du tour de clé dans la serrure me fait sursauter. Un soignant en blouse blanche, un soignant de grande taille, entre et se poste devant moi. Il me dépasse d’une tête. Je me sens ridicule. Sur sa poitrine est épinglée son nom et son titre : « Dr Faute – Psychiatre » (Je lis d’abord « Dr Faust »). Je me sens encore plus petit devant sa fonction. Rien d’anormal à la présence d’un psychiatre dans une infirmerie psychiatrique, je ne devrais être ainsi désarçonné. Mais pourquoi ? Pourquoi une infirmerie ? Pourquoi un psychiatre ? Aussi étrange que cela puisse paraître, je ne formule pas ces interrogations. Je reste figé face au géant qui a planté ses yeux très clairs dans les miens. De beaux yeux bleus. Beaux, clairs et effrayants ! Sa taille, ses yeux, sa blouse, tout m’impressionne. Son nom lui-même contribue à mon écrasement. Il est comme un index pointé vers moi. « De quelle faute m’accusez-vous ? » ai-je envie de dire, mais je me retiens, je ne peux interroger un docteur portant un tel patronyme en utilisant ce terme. Et puis, il se saisirait de ma formulation – il ne faut pas oublier qu’il est psychiatre –, il serait capable de me dire que je fais un transfert, un truc dans le genre. Des questions s’entrechoquent dans mon gosier. Rien ne sort. Cela fait une pelote de mots tout emmêlés, et je suis incapable de trouver le bout que je pourrais saisir afin de défaire le nœud. Tout du moins un bout de nœud.
Il me dévisage et me pose des questions qui parviennent à mes oreilles de façon filtrée. J’entends un son, plutôt une bouillie de sons, piteuse symphonie de notes pour moi qui ne maîtrise pas le solfège. Et puis, une ampoule s’allume au-dessus de ma tête, comme dans les dessins animés : il est normal que je ne comprenne rien, il me parle dans son jargon. Dans sa langue. Nous ne sommes pas du même pays. Normal que la communication soit si mauvaise !
La consultation prend fin, et la porte de Dr Faute se referme sur un autre infortuné. Cinq minutes à peine. Nul doute que le diagnostic sera à la mesure de cette visite expéditive ! Irrécupérable. Bon à enfermer, définitivement. Et le pire, c’est que j’ai moi-même scellé ce pacte ! « Non, Lauri, tu vas sortir » me dit ma petite voix. « Ressaisis-toi ! » J’aimerais bien, mais je n’en ai plus la force. Alors, je m’allonge à nouveau sur la blancheur ouatée. Enfin, « ouatée » n’est pas le terme : le tissu est plutôt rêche. Mes paupières se ferment sans que je m’en aperçoive.
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Le parc accueillait également un espace dédié aux recherches scientifiques. On y découvrait, par exemple, les résultats des expériences transgéniques qui consistaient à implanter un ou plusieurs gènes d’origine humaine dans un organisme animal. Il fut ainsi sidéré devant l’enclos des gorilles qui se tenaient parfaitement debout et marchaient sans l’appui des membres supérieurs. Sidéré, mais surtout horrifié de constater que peu de choses les séparaient désormais de ses semblables. En effet, un des spécimens était dans un fauteuil en train de feuilleter Closer sur une tablette tandis qu’un autre regardait, dubitatif, une vieille émission de Cyril Hanouna […]
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Comme je vous l’ai dit, c’est mon anniversaire, mais aujourd’hui c’est moi qui vais lui faire un cadeau : ma première fois. Alors j’ai peur. Il paraît que c’est toujours intimidant la première fois, surtout pour les filles. Et moi, en plus, je ne suis pas n’importe quelle fille. Je suis... différente. J’ai un peu honte de mon corps qui n’est pas parfait, qui n’est pas conforme à l’idéal féminin. Je suis à la fois incomplète et de trop. Pas vraiment finie. Lucas m’a dit qu’il m’aimait et que cela ne changeait rien pour lui. Mais je crains que lorsqu’il me verra nue, il ne change d’avis. Je ne le supporterais pas. Son rejet m’anéantirait. Je crois que je ne m’en remettrais pas. J’ai tellement besoin de son amour pour continuer à exister.
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Oh, c'est façon de parler, Commissaire ! Vous êtes toujours comme ça, à sortir les ovaires du nez ?
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Je me décide à sortir enfin de mon armoire, mon cœur bat la chamade, j’ai peur, mais je dois le faire. Je serai probablement mieux mort que traînant ma carcasse triste dans ce monde qui s’acharne contre moi. J’entends la voix de ma mère, elle provient de la cuisine, elle discute avec mon oncle, sans avoir la moindre idée de ce qui se trame.
J’ouvre la fenêtre, le vent frais de ce mois de novembre me caresse les joues. Je monte sur le rebord, sous mes pieds la banlieue est calme. Sept étages plus bas, l’asphalte froid et morbide. J’ai le vertige, je me cramponne au cadre de ma main gauche, l’autre fouille dans la poche de mon jean. Je sors mon portable, reprends mon souffle, puis lance mon dernier appel.
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