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Note moyenne 4.48 /5 (sur 97 notes)

Nationalité : Roumanie
Né(e) à : Roumanie
Biographie :

Serge Demetrian est né en Roumanie. Il s’intéresse
depuis longtemps à la littérature et à la philosophie hindoue.

Serge Demetrian, ancien professeur à la faculté de médecine de Necker, à Paris, est affilié à l'ashram de Ramana Maharshi. Depuis de nombreuses années, il parcourt l'Inde à la recherche de manuscrits et de récits oraux.

Il est devenu très tôt le disciple du Shankarâchârya de Kâñchîpuram et a suivi ce maître jusqu’à la mort de celui-ci en 1994.

Il a vécu plus de vingt-six ans en Inde à la recherche de manuscrits et de récits oraux. Ces deux livres, Le Mahâbhârata et Le Râmâyana, sont le fruit d’un labeur qui s’est étalé sur plusieurs décennies.

Serge Demetrian maîtrise parfaitement les différentes versions du texte original. S'inspirant des conteurs traditionnels de l'Inde du Sud, il nous offre une version poétique, limpide, vivante, et fascinante.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
finitysend   23 janvier 2017
Le Mahâbhârata : Conté selon la tradition orale de Serge Demetrian
Le jour de ma naissance, je commis ma première erreur, et c’est en suivant cette voie que j’ai depuis recherché la sagesse .
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mademoisellechristelle   07 novembre 2012
Le Râmâyana : Conté selon la tradition orale de Serge Demetrian
Né dans la race d’Ikshvâku, la noble dynastie solaire,

Celui vers qui ton cœur espère

Est le beau prince d’Ayodhyâ

Le bien aimé seigneur Rama.



Vaste poitrine, épaules d’archer,

Bras puissants, brisant les rochers,

Cou telle une conque de mer :

Voici Râma, flamboyant et fier.



Sa tête d’or au large front,

Ses beaux yeux au regard profond,

Tous les signes de sainteté sur sa personne :

Râma est la beauté faite homme

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enkidu_   07 mai 2016
Le Râmâyana : Conté selon la tradition orale de Serge Demetrian
Râma regardait avec compassion le visage émacié de Bharata. L’écorce d’arbre qu’il avait revêtue couvrait mal ses bras de guerrier, amaigris déjà par les sévères privations. Il répondit : « Mon frère, ne déplore plus le départ de notre père, notre souverain ; sans nul doute, il a rejoint les régions céleste en récompense d’une vie vertueuse, d’une vie de sacrifices. Ne te juge pas coupable de sa mort : le Destin, volonté suprême des dieux, décide de tout.



La liberté n’appartient pas à l’âme

Qui fait du corps le foyer de sa flamme.

Ouvre les yeux et connais ton sort :

tout prend fin avec la mort.



Car le Destin nous pousse ici et là…

Les pentes les plus hautes descendent vers le bas.

Sache-le, toi qui habites ton corps :

tout prend fin avec la mort.



Tous les honneurs terrestres, les plus hautes fonctions

Finissent en misère et en dégradation ;

Pour l’esclave ou pour le roi, que l’on soit faible ou

fort,

tout prend fin avec la mort.



Le fruit mûr tombera, pourquoi aurions-nous peur ?

Une fois mis au monde, l’homme vieillit et meurt !

De ce qui naît, voici le sort :

tout prend fin avec la mort.



La mort marche avec nous et nous tient par la main.

Tu l’ajournes aujourd’hui, elle revient demain.

Tu as beau lui offrir une montagne d’or,

tout prend fin avec la mort.



Oui, Bharata, ainsi que le disent les sages, soyons conscients de la brièveté de notre passage en ce monde, de cette vie qui décroit dès l’instant où elle naît et qui ne remonte pas plus à sa source qu’un torrent dévalant son lit. Seuls les hommes qui poursuivent de tous leurs efforts la Félicité suprême sont bénis : ils n’auront pas perdu leur vie. » (pp. 168-169)
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Kio971   08 août 2018
Le Râmâyana : Conté selon la tradition orale de Serge Demetrian
La fillette fut appelée Sîtâ. Les mortels aperçoivent rarement la déesse de la Terre dans tout son éclat. Ils en découvrent parfois quelques reflets : le printemps couleur d'émeraude, l'or répandu sur les champs d'automne, les sommets argentés des montagnes, la coulée majestueuse des fleuves, l'étendue sans limites des océans. Sîtâ était toutes ces merveilles à la fois. Elle égalait en splendeur Lakshmî, la déesse de la beauté.
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Kio971   29 août 2018
Le Mahâbhârata : Conté selon la tradition orale de Serge Demetrian
Les Pândava revinrent donc dans la capitale de Dhritarâshtra. L'enthousiasme du peuple ne connut pas de bornes, car les fils de Pându étaient aimés de tous. On les avait crus disparus, maintenant ils revenaient sains et saufs, mariés par surcroît. Dhritarâshtra accorda aux Pândava une moitié du royaume, gardant pour lui l'autre moitié et la capitale, Hastinâpura.



Après avoir reçu leur part, les cinq frères vinrent s'installer sur leurs domaines. Il leur fallait désormais bâtir une nouvelle capitale. Avec l'aide de Krishna et de Blarâma venus les rejoindre, les fils de Pându invoquèrent Indra, le roi des dieux. Celui-ci ordonna à Vishvakarman, le Maître d'Oeuvre universel, d'élever une ville semblable aux cités célestes. Vishvakarman se mit au travail et en quelques mois apparut, comme par enchantement, une ville qui l'emportait en beauté sur toutes les autres ; on la nomma Indraprastha.
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Kio971   29 août 2018
Le Mahâbhârata : Conté selon la tradition orale de Serge Demetrian
Les Kaurava avaient assisté, sans trop se faire remarquer, au sacrifice royal. Les invités étaient maintenant partis ; seuls restaient Duryodhana et son oncle Shakuni, qui visitèrent de plus près le palais de Yudhishthira.



Se promenant dans la salle d'assemblée, Duryodhana découvrit un péristyle dallé de cristal ; sa transparence était telle qu'on aurait pu croire à un bassin rempli d'eau. Duryodhana releva son vêtement pour éviter qu'il fut mouillé ; s'apercevant de son erreur, il rougit de honte. A quelque distance de là, un réservoir d'eau limpide laissait apparaître, au fond, un pavage de fleurs en pierres précieuses : "un simple dallage", se dit Duryodhana, et il avança pour tomber tout vêtu dans l'eau. Yudhishthira lui prêta des vêtements secs, mais Bhîmasena, et les autres Pândava et Draupadî, qui épiaient Duryodhana, s'esclaffèrent. Leur cousin en conçu une amère rancune.
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Funrider   08 mai 2018
Le Mahâbhârata : Conté selon la tradition orale de Serge Demetrian
[...] si tu me demandes, continue Krishna, où prendre appui, je te rappelle que les sens sont supérieurs au corps, que la pensée peut dominer les sens, que la raison régit la pensée et enfin que le Soi est plus haut que la raison. [...] anéantis donc toujours cet ennemi, le désir, si difficile à conquérir.
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Kio971   29 août 2018
Le Mahâbhârata : Conté selon la tradition orale de Serge Demetrian
Urvashî s'approcha, sans se presser, de la maison d'Arjuna ; elle était d'une grâce exquise. Dans ses cheveux longs et brillants d'or noir, elle avait piqué des fleurs parfumés écarlates et blanches. Son visage, avec ses sourcils recourbés, rivalisait en beauté avec la Lune en majesté. Sa poitrine parfaite, embellie d'un pendentif incrusté de pierres précieuses, tressaillait à chaque pas. Sa taille fine s'harmonisait à ses hanches pleines ; un véritable temple du dieu de l'Amour. Un tissu transparent soutenu d'une chaîne d'or prétendait la vêtir. A ses chevilles de biches la nymphe portait de petites clochettes d'argent qui sonnaient discrètement dès qu'elle touchait le sol de ses pieds délicats aux ongles carminés. Elle aurait séduit le plus chaste des sages divins.
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Kio971   08 août 2018
Le Râmâyana : Conté selon la tradition orale de Serge Demetrian
Impatient, Râma volait parmi les arbres centenaires, sautait par dessus des arbustes, se faufilait comme un serpent sous les voûtes de verdure. Quand ils arrivèrent, les portes de la hutte étaient ouvertes ; à l'intérieur, des vêtements en désordre, de l'herbe kusha éparse, quelques nattes retournées, mais de Sîtâ nulle trace. L'ermitage sans elle ressemblait à un lotus flétri par la morsure du gel. [...] Enlisé dans son angoisse comme dans un océan de boue, Râma errait à travers les bois, sur les pentes des hauteurs, le long des rivières : "Ô Sîtâ, Sîtâ, où es-tu? Sîtâ, toi qui aimais toutes les fleurs. Dites-moi, fleurs, sourires de la forêt, où se trouve ma bien-aimée? [...]"
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enkidu_   22 mai 2016
Le Râmâyana : Conté selon la tradition orale de Serge Demetrian
Un soir, près du feu, Sîtâ s’adressa ainsi à Râma : « Protéger les sages avec les armes est un devoir d’honneur pour le guerrier kshatriya, j’en conviens ; mais quand vous marchez dans la forêt, l’arc tendu, l’épée au poing, toi et Lakshmana, vous me faites peur. Ces animaux innocents qui nous entourent, vous pourriez les tuer, comme cela, pour vous exercer ! Et même les démons : faut-ils vraiment les exterminer sans qu’ils aient commis aucun mal ? »



Râma regarde avec tendresse son épouse : elle avait déjà oublié le grave danger encouru dans les griffes de Virâdha. (p. 190)
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