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Note moyenne 3.86 /5 (sur 40 notes)

Nationalité : Turquie
Né(e) à : Harun , 1964
Biographie :

Seyhmus Dagtekin est un écrivain et poète d'expression française.

Il arrive à Paris en 1987, et quatre ans après il commence à écrire en français, pour publier en 2004 son premier roman, " À la source, la nuit".
Il écrit en turc, en kurde ou directement en français.

Seyhmus Dagtekin est également lauréat du Prix Mallarmé 2007 et du prix Théophile-Gautier de l'Académie française 2008 pour "Juste un pont, sans feu" (Le Castor Astral, 2007), du Prix international de poésie francophone Yvan Goll pour "Les chemins du nocturne" (Le Castor Astral, 2000) et son roman "A la source, la nuit" (Robert Laffont, 2004) a reçu la mention spéciale du Prix des Cinq Continents de la Francophonie. En 2015, il a reçu le prix Benjamin Fondane pour "Élégies pour ma mère".

Source : http://www.institutkurde.org
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Migrations, exil, perte et reconstruction de soi : Seyhmus DAGTEKIN, Yamen MANAI, Anna MOÏ


Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
Seyhmus Dagtekin
Myriam3   07 février 2015
Seyhmus Dagtekin
"L'écriture, l'art, consistent pour moi à embrasser l'être d'un même regard, du plus petit au plus grand, pour instaurer une autre façon d'être ensemble.

Sortir du rapport de force et de domination pour entrer dans un rapport d'amour où l'autre est la condition même de mon existence."



http://www.seyhmusdagtekin.fr/
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Seyhmus Dagtekin
chrysalide   11 décembre 2013
Seyhmus Dagtekin
Je voudrais qu’on rêve ensemble

Qu’on se réveille ensemble

Je voudrais qu’on attrape d’une même main

Qu’on entende d’une même oreille

Je voudrais te saluer de près

Ne jamais te perdre de loin

Je voudrais te voir par tous les moyens de la vision

Je voudrais que l’intérieur commence par toi

Que l’extérieur ne soit que toi

Je te voudrais dans la volonté et dans ce qui la dépasse

/

Je me voudrais ce qui court vers toi

Ce qui s’anéantit et retrouve vie en toi

Sans que tu ne diminues en rien

Je me voudrais ailes déployées

Corps qu’aucune aile ne peut porter

Je te voudrais destination de toute lettre

Source de tout mot

Je te voudrais champ et chambre

Terre et arbre, iris et son regard

Comme si ta vie était l’envers de la mienne

Et qu’elle serait balayée par le même souffle

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CamillMa   02 mars 2021
De la bête et de la nuit de Seyhmus Dagtekin
T’attendre comme pierre, lumière qui s’y reflète

T’attendre comme corps qui se rêve pierre

Porte qui s’imagine lumière

T’attendre comme linceul qui se croit rivière

Brique qui se prend pour rêve où tu dessines une étoile

Et t’effaces par le bout de mes doigts

Tu es loin. Je ne suis eau ni vent

Je ne suis feuille ni terre

Je ne sais franchir distance ni obstacle

Je reste emprisonné dans le mot, clôturé dans le corps

Tu n’es mot ni corps

Tu restes extérieure à l’eau, hors de portée du vent

Tu restes insensible à la feuille, à la terre

Tu es si près et moi si loin

Alors que je ne sais par quelle bouche je parle

Dans quel corps je disparaîtrais

La mort ne t’offrira pas plus de porte que le jour

Tu resteras inassouvie, vide dans le trépas

Alors que chacun aura sa maison dans notre monde

Chacun sa parcelle du monde dans notre maison

Que ferais-je d’un poème qui ne parle pas au cœur de l’être

N’y dit pas la vérité du temps

Ne devient pas son reflet

Ne réinvente pas mon cœur dans le cœur de l’être

N’y transforme pas les paroles en simplicité et beauté

Des faunes et flores

/

Pour retrouver le dépouillement de l’oiseau

À l’heure de l’envol
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Myriam3   08 février 2015
Elégie pour ma mère de Seyhmus Dagtekin
Je lance mes bras dans les airs pour m'agripper à ta voix

J'abandonne tes yeux sur les taches blanches des falaises

La terre se fend sous mes pieds

Mes larmes débordent et emportent tes yeux, O père!



Je t'avais dit de ne pas faire ce pas

De ne pas faire ces trois pas vers cette sépulture

Ta bouche se tordra

Tes yeux se mettront de travers

Tes mains dessécheront sur place

Tes pieds ne te porteront plus au-delà de cette limite



Mais tu es lourd, lisse d'oreille

La parole ne peut s'y accrocher

Tu prends ta tête sur cette rive et l'emmènes sur celle des morts

Tu brises ton souffle sous les nuages

Tu te lèves, tu secoues ta croupe

et t'en vas

Sans sortie ni porte





Les Passages de la Lune
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coco4649   12 février 2021
De la bête et de la nuit de Seyhmus Dagtekin
Écoute le son devenir clé…







Écoute le son devenir clé et ouvrir les champs

Les vagues devenir pulsations et ranimer les ailes

Ecoute le son devenir abeille et voler de feuille en feuille

De toux en frémissements

Devenir main qui cueillera douilles et pétales

Mettra feu aux ailes et feuilles

Écoute les flots devenir sillons dans la terre



Regarde papillonner les sons dans l’espace de ta bouche

Les bulles éclater été devenir barques sur les vagues

Les barques devenir nids, les nids devenir gorges

Et pousser chants et charmes à ton passage

Ecoute le son devenir étreinte, devenir caresses

Et se laisser glisser loin de ta peau

Comme les olives qui gonflent

et disparaissent

sans avoir savouré la proximité de ta peau

Ces bulles qui enlèvent les fourmis

dérobent les épines aux roses sur leur passage

Qui fixent de leur regard les épines et les roses

Jusqu’à la disparition des paupières

Jusqu’à la dilution des épines dans le regard
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Myriam3   29 janvier 2015
Elégie pour ma mère de Seyhmus Dagtekin
Je me faufilerai entre sang et neige

Je remplirai mes paumes de chants

Secouerai la terre de ma langue

et refermerai mes dents sur les jambes fragiles des sauterelles

Pour y redessiner nos mots



Les Funérailles du Matin
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Myriam3   07 février 2015
Elégie pour ma mère de Seyhmus Dagtekin
Ainsi font les autres, ils viennent vite et repartent vite

Ils fixent un point et avancent

Je reste à la place qu'ils ont quittée

Sous leurs yeux, je me charge de la vue des autres qui prennent place et s'en vont à leur tout

On ne sait quel vent sort de quelle bouche

Quel vent ils fixent et par quelle foulée ils nous remplacent



A travers Ongles et Racines
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Seyhmus Dagtekin
Zephirine   15 juin 2020
Seyhmus Dagtekin
Juste un pont donnant sur une pépinière que tu mâchouilleras,

même si tu sais que, sans feu, il n’y aura ni fumée ni amour

à faire surface

ne faisant que rester à la surface

ne faisant que brouiller les surfaces

où on aurait pu se mirer

pour y trouver éclosion

et viatique.
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Seyhmus Dagtekin
coco4649   31 octobre 2017
Seyhmus Dagtekin
VILLE SE DÉGUISERA…





Extrait 3



Ville se fardera en champ

qui coupe ses ailes

pour ne plus avoir à voler

elle se révèlera faim

se révèlera       soif

qui n’a plus à se dire ni rêve

ni           sommeil

au pied de nos belles montagnes



Phœnix, Cahiers littéraires internationaux, numéro 26, Été 2017

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MaiaAlonso   28 août 2012
À la source, la nuit de Seyhmus Dagtekin
C’est parce qu’il y avait la continuité des gouttes que les premières gouttes ne se perdaient pas, devenaient sources, ruisseaux, fleuves et poursuivaient leur traversée pour rejoindre le lieu de rendez vous de toute eau. Il en allait de même pour la goutte qu’était un homme. Seul, il serait désorienté, perdu et sècherait sur place, succombant aux faiblesses de sa nature. Ce n’est qu’au prix de ses retrouvailles avec ses semblables que sa vie pouvait continuer dans des maisons, des villages, des villes, et qu’il pouvait accomplir sa traversée.



Et à l'ombre d'un de ces arbres, je commençai, sous la surveillance de mes deux tuteurs comme deux anges à emplir de petits cailloux les premières lettres tracées au sol par le maître. Lettres qui, dans le même mouvement, par cette même tracée, me liaient à la terre, à l'arbre, à son ombre et au vacarme, aux engins, à la source du vacarme qui les avait précédées. Lettres que je ne finis pas de visiter, de l'ombre de ces arbres aux artères qui peuplent mon présent, bouche pleine de cailloux, doigts mêlés à la poussière. Traces que je remplis de lettres avec le loup, la lune, la chèvre, sous des cieux changeants, en passant d'une langue à l'autre, d'un alphabet à l'autre, comme on changerait de monture en cours de route, pour remonter la nuit, à la source.
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