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Note moyenne 3.69 /5 (sur 42 notes)

Nationalité : Pologne
Né(e) à : Borzęcin , le 29/06/1930
Mort(e) à : Nice , le 15/08/2013
Biographie :

Sławomir Mrożek est un écrivain et dramaturge polonais. Son œuvre dramatique est souvent associée au « théâtre de l'absurde. »

Fils d'un employé de la poste, Sławomir Mrożek débute en 1950 comme dessinateur satirique. En 1953 il signe avec d'autres écrivains polonais la « Lettre des 54 » qui demande une peine exemplaire pour les prêtres catholiques accusés d'espionnage au profit des États-Unis par les dirigeants communistes. Grâce à ses dessins et nouvelles humoristiques il devient très populaire en Pologne. En 1962 il reçoit le prix littéraire de Kościelski.

Entre 1963 et 1996 il vit en Italie, à Paris, aux États-Unis, en Allemagne et au Mexique. En 1968 il publie dans Le Monde une lettre ouverte protestant contre l'intervention des armées du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie.

Depuis 1994 il publie des dessins satiriques et des chroniques dans Gazeta Wyborcza. En 1996, il rentre dans son pays natal où il vit depuis à Cracovie.

Il est un des auteurs les plus lus en Pologne.
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Source : Wikipédia
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Les Révérends de Slawomir Mrozek
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
wellibus2   23 juillet 2015
Le Mrozek de poche : Un abécédaire inutile illustré par Chaval de Slawomir Mrozek
J'avoue qu'au lieu de faire confiance aux institutions constitutionnelles, j'ai agi de mon propre chef.

Mais dévorer le reçu de la blanchisserie...

Il est de ces situations où la défense de la civilisation exige qu'on enfreigne les normes civilisées.
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colimasson   11 mai 2016
THEATRE. : Volume 1 de Slawomir Mrozek
Oui, je sais, je n’étais pas le seul à t’aimer. Est-ce que j’étais jaloux ? Ceux qui t’aimaient étaient si nombreux qu’on ne pouvait pas parler de jalousie ; comment, en effet, être jaloux du monde entier ? […]

C’est de toi que vient toute ma force. Avant que je ne fasse ta connaissance, je n’étais rien. Rien pour les autres, rien pour moi-même. Mon amour pour toi me donnait de la force ; près de toi je me sentais fort, intelligent et beau. Presque beau. Ça te fait sourire ?

Je connais bien ton sourire. Si normal en apparence, et pourtant si mystérieux. Le sourire d’une créature qui ne regarde personne, alors que tout le monde la regarde, et qui pourtant ne voit que moi, alors qu’elle ne regarde absolument pas.



[En s'adressant au portrait de Staline]
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colimasson   11 mai 2016
Le Contrat de Slawomir Mrozek
MORIS. – J’imaginais que vous, un Européen, vous alliez avoir un sentiment de culpabilité en face d’un Polititikien. L’injustice envers des peuples conquis, les séquelles d’un passé colonial… vous comprenez.

MAGNUS. –Moi ? Un sentiment de culpabilité ? Moi ?
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colimasson   17 mai 2016
THEATRE. : Volume 1 de Slawomir Mrozek
ANATOL. – On ne peut pas vivre que de pure négation. La vie, c’est de l’affirmation.

BARTODZIEJ. – De quoi ?

ANATOL. – De n’importe quoi.

BARTODZIEJ. – Et peu importe quoi ?

ANATOL. – Oui, peu importe. La vie ne pose pas de questions sur les abstractions et les idéaux.
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Danieljean   30 mars 2016
L' Arbre de Slawomir Mrozek
EXPÉRIENCE



Autrefois, j'aimais être assis sur mon balcon et observer la vie. Celle-ci m’intéressait.

Jusqu’au jour où j’aperçus un passant qui boitait. De la jambe droite. Ce sont des choses qui arrivent.

Au bout d’une heure, je le revis qui venait en sens inverse. Il continuait à boiter, mais cette fois de la jambe gauche. Ce sont des choses qui n’arrivent pas souvent.

Lorsque, peu de temps après, je le vis passer sous mon balcon pour la troisième fois, boitant de nouveau de la jambe droite, je commençai à être étonné.

Lorsqu’il repassa en boitant de la jambe gauche, je n‘y tins plus. Je sortis dans la rue en courant, le rattrapai et lui demandai poliment :

– Excusez-moi de vous importuner, mais je vous observe et je ne vous comprends pas. Pourquoi boitez-vous une fois de la jambe droite, une fois de la jambe gauche ?

– Moi ? C’est impossible.

– Mais enfin, j’ai vu.

– Vous m’avez vu, moi ?

– J’ai tout de même des yeux.

– Quand m’avez-vous vu ?

– Pour la dernière fois, il y a environ une demi-heure.

– Et où est-ce que j'allais?

– Là-bas...

Et je lui indiquai la direction d’où il était venu.

– Ça y est, je l’ai ! s’écria-t-il, et il repartit dans cette direction en boitant.

Je restai là dans la rue quelques instants à méditer sur ce mystère de la vie. je m’apprêtais à rentrer chez moi lorsque le boiteux surgit du côté où il avait disparu, boitant cette fois de la jambe droite. Oui, de la droite, le doute n’était pas permis, et plus de la gauche. Une fois encore de la droite. Et il passa près de moi comme si de rien n’était, comme s’il ne me connaissait pas, comme si nous n’avions pas discuté un instant auparavant.

C'en était trop. Je lui tombai dessus et le saisis par le bras.

– Ah, non alors! Cette fois, vous ne vous en tirerez pas comme ça ! Pourquoi vous remettez ça avec la droite maintenant ? Et puis, qu’est-ce que tout ça veut dire ?

– Lâchez-moi ou j’appelle la police l

– Eh bien, oui, mais faites donc ! Je suis membre de la société, or la société a droit à l’information ! Je vous traînerai en justice ! Il faut de la transparence, et si vous refusez de me dire ce qui se passe vraiment, je deviendrai fou et vous serez tenu pour responsable ! Vous devrez couvrir les frais de soins médicaux ! Vous devrez répondre devant la société !

– Calmez-vous. Il y a de fortes chances pour vous ayez aperçu mon frère jumeau. On n’arrive pas à faire la différence entre nous et nous avons le même caractère. Nous nous sommes querellés ce matin, il m'a donné un coup de pied et m'a blessé à la jambe droite, alors moi aussi je lui ai donné un coup de pied et je l'ai blessé à la gauche. Ensuite je suis rentré chez moi prendre une hachette – ce disant, il sortit de sous son bras une belle hache, me la montra et la remit sous son bras –, et maintenant je le cherche, parce que nous n’avons pas terminé notre discussion. Mais je n’arrive pas à le trouver, parce que de toute évidence lui aussi me cherche, et nous n’arrêtons pas de nous croiser. Où est-ce qu’il a pu aller?

– Là d’où vous venez.

– Je vous remercie infiniment.

Et il repartit.

Moi aussi, je repartis, mais chez moi. Et plus sur le balcon désormais. Maintenant je suis assis dans ma cuisine, car plus rien ne m'intéresse spécialement. La vie est toute simple ; c’est seulement mon imagination qui la complique inutilement.
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colimasson   09 mai 2016
Le Contrat de Slawomir Mrozek
MAGNUS. – […] Tu refuses d’être un révolutionnaire déclaré, cela signifie que tu es un terroriste.

MORIS. – Mais monsieur, l’activité terroriste est illégale !

MAGNUS. – Tu t’infiltres, tu reconnais le terrain, puis tu déposes des bombes. C’est uniquement dans ce but que tu as accepté ce travail. Reconnais-le !
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colimasson   17 mai 2016
Le Contrat de Slawomir Mrozek
MORIS. – Communiste, monsieur ? Parce que je viens de l’Est ? Ne soyez pas ridicule. Les communistes, vous pouvez les rencontrer à Genève, mais pas à Bereznica Wyzna. Nous sommes trop pauvres pour pouvoir nous permettre ce luxe. Je ne suis pas un communiste mais un snob.
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krzysvanco   09 janvier 2015
Théâtre Second service suivi de Testarium La maison frontière de Slawomir Mrozek
L'amour pourrait me sauver. Si un souvenir effacé a suffi pour que je sois devant toi, que ne ferait l'amour ? Il m'aimerait. Donne-moi ton amour et je ressusciterai. il suffit que tu m'aimes.
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colimasson   13 mai 2016
THEATRE. : Volume 1 de Slawomir Mrozek
BARTODZIEJ. – Vous voulez que je fasse une saloperie mais qu’ensuite je me sente bien ? On assassine d’abord quelqu’un, son propre père par exemple, on viole sa propre mère, ou bien je ne sais quoi encore, mais ensuite on doit se sentir l’âme en paix, comme si rien ne s’était jamais passé ? […] Je ne suis pas encore salaud au point de ne pas me sentir salaud.
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colimasson   23 mai 2016
THEATRE. : Volume 1 de Slawomir Mrozek
OKTAWIA. – Il vaut déjà mieux penser ce à quoi on pense, sinon on peut avoir des surprises avec ses pensées. Pour ne pas voler, on en arrive parfois à tuer. A ce moment-là, la honte est moins grande, mais le péché bien plus grand.
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