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Note moyenne 4.09 /5 (sur 83 notes)

Nationalité : Hongrie
Né(e) à : Miskolc , Hongrie , le 07/07/1873
Mort(e) à : Budapest , Hongrie , le 22/04/1933
Biographie :

Sándor Ferenczi (16 juillet 1873 – 22 mai 1933) est l'un des premiers psychanalystes. Son parcours de psychanalyste fut marqué par une psychanalyse avec Freud à propos de laquelle les historiens de la psychanalyse repèrent une dynamique transférentielle et contre-transférentielle très importante, pouvant peut-être expliquer le rejet ultérieur de Freud et les conduites de Ferenczi.
Il ressort des écrits de Ferenczi une exigence de franchise et de sincérité, ainsi que le souhait d'apporter de véritables soins aux patients. Ferenczi déplorait l'hypocrisie de ses contemporains psychanalystes, qui se réfugiaient derrière les concepts de résistance et de transfert négatif pour ne pas remettre en question leur théorie de référence ou leur pratique. Appelé l'« enfant terrible » de la psychanalyse, il osait aller au bout de sa pensée et l'exprimer sans se censurer.
Ferenczi pense que la technique aussi bien que la théorie peuvent s'ajuster à chaque situation et à chaque sujet. Cette conviction est à la source de ses innovations théoriques et cliniques.
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Ferenczi et Freud


Citations et extraits (253) Voir plus Ajouter une citation
Tatooa   03 juillet 2014
Confusion de langue entre les adultes et l'enfant suivi de Le rêve du nourrisson savant et d'extraits du journal clinique de Sándor Ferenczi
Comment ne pas faire mal aux patients ? Comment ne pas les brutaliser en les aidant à mieux se comprendre ? Tout au long de son oeuvre si importante, l'obsession permanente de Ferenczi est de protéger le patient de ses propres manifestations contre-transférentielles, ce qui supposait donc de les maîtriser et même de savoir en tirer profit : qui d'autre que lui s'est confronté avec ce courage à ce problème fondamental enfoui par la confrérie sous les affirmations fallacieuses de "neutralité" ? (Extrait de la préface de Gisèle Harrus-Revidi)
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Tatooa   25 août 2014
Le traumatisme de Sándor Ferenczi
En aucun cas, donc, on ne doit traiter le trauma comme une vétille - comme cela se produit souvent avec les malades et les enfants. Il faut admettre, finalement, que notre volonté d'aider, est limitée [...], c'est à dire que le patient doit admettre, peu à peu, que l'aide ne peut pas lui venir seulement de l'extérieur, qu'il doit mobiliser ce qui reste disponible de sa propre volonté.
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Tatooa   24 août 2014
Le traumatisme de Sándor Ferenczi
Les souffrances névrotiques sont relativement moins douloureuses que les souffrances du corps et de l'âme qu'elles nous épargnent.
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Tatooa   14 juillet 2014
Le traumatisme de Sándor Ferenczi
L'oeuvre de Ferenczi est celle d'un homme profondément engagé. Sa sensibilité aux traumatismes précoces semble provenir de sa propre enfance, bien qu'il n'ait jamais précisé quels traumatismes il avait subis dans son histoire personnelle, si ce n'est que, huitième enfant d'une fratrie de douze, ayant perdu à quinze ans son père qui était un homme affectueux et ouvert, il se sentait mal aimé par sa mère, assez dure et indifférente. Est-ce pour cela que Ferenczi dénonce la froideur et l'hypocrisie professionnelle des psychanalystes dogmatiques, qui instaurent "un jeu cruel avec les patients" ? (Préface de Simone Kaurf-Sosse)
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Tatooa   09 juillet 2014
Journal clinique, janvier-octobre 1932 de Sándor Ferenczi
Il n'y a pas de bonté là où la reconnaissance est escomptée.
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Tatooa   04 juillet 2014
Confusion de langue entre les adultes et l'enfant suivi de Le rêve du nourrisson savant et d'extraits du journal clinique de Sándor Ferenczi
Sans souhaiter polémiquer, force est de constater en effet que la psychanalyse, dans les années 1920-1930, avait un mode d'agir, notamment chez certains affidés comme Abraham ou Jones, qui n'est pas sans évoquer le stalinisme des années 1950 avec ses purges successives et ses autocritiques de déviationnistes : comme toutes les autocritiques, d'ailleurs, celles de Ferenczi ne changèrent pas grand-chose à son avenir, puisque il fut déclaré mort "fou", malgré les dénégations de ses proches et celles de Balint, son exécuteur testamentaire ; et c'était peut-être vraiment folie que d'aller plus loin que l'orthodoxie régnante ne l'autorisait... (Préface de Gisèle Harrus Revidi)
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Tatooa   15 août 2014
Le traumatisme de Sándor Ferenczi
Notre analyse veut ( et apparemment peut ) remonter aux stades antérieurs du processus de refoulement. Il est vrai que cela implique l'abandon complet de toute relation au présent, et une immersion complète dans le passé traumatique. Le seul pont entre le monde réel et le patient en transe est la personne de l'analyste qui, au lieu d'une simple répétition gesticulatoire et émotive, pousse le patient, plongé dans l'affect, à un travail intellectuel en le stimulant infatigablement par des questions.
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Tatooa   28 août 2014
Le traumatisme de Sándor Ferenczi
Tout se passe comme si le psychisme, dont la seule fonction est de réduire les tensions émotionnelles et d'éviter les douleurs au moment de la mort de sa propre personne, reportait sa fonction d'apaisement de la souffrance automatiquement sur les souffrances, tensions et passions de l'agresseur, la seule personne à ressentir quelque chose - c'est à dire s'identifiait à elle.

La disparition de sa propre personne, quand d'autres (ndr : notammant l'agresseur) figurent encore dans le tableau, serait ainsi la racine la plus profonde du masochisme par ailleurs si énigmatique.
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Harmonide   12 décembre 2017
L'enfant dans l'adulte de Sándor Ferenczi
Inutile de vous dire que ma première réaction à ces incidents fut un accès d'indignation autoritaire. Sur le moment, je me sentis blessé par la prétention du patient, ou de l'élève, de savoir les choses mieux que moi-même, mais heureusement me vint aussitôt la pensée qu'il devait, en fin de compte, effectivement savoir les choses sur lui-même mieux que moi je ne pouvais les deviner. J'ai donc reconnu que je pouvais faire erreur, et la conséquence n'en a pas été la perte de mon autorité, mais l'accroissement de la confiance en moi du patient.
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Tatooa   07 juillet 2014
Confusion de langue entre les adultes et l'enfant suivi de Le rêve du nourrisson savant et d'extraits du journal clinique de Sándor Ferenczi
Remarquons que renoncer ainsi à "l'hypocrisie professionnelle", considérée jusqu'à présent comme inévitable, lui apportait, au contraire, un soulagement notable. La crise traumatique hystérique, si toutefois elle éclatait encore, était bien atténuée ; il fut possible de reproduire par la pensée les événements tragiques du passé sans que la reproduction amenât une nouvelle perte de l'équilibre psychique ; tout le niveau de la personnalité du patient semblait s'élever.
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