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Note moyenne 4.1 /5 (sur 97 notes)

Nationalité : Hongrie
Né(e) à : Miskolc , Hongrie , le 07/07/1873
Mort(e) à : Budapest , Hongrie , le 22/04/1933
Biographie :

Sándor Ferenczi (16 juillet 1873 – 22 mai 1933) est l'un des premiers psychanalystes. Son parcours de psychanalyste fut marqué par une psychanalyse avec Freud à propos de laquelle les historiens de la psychanalyse repèrent une dynamique transférentielle et contre-transférentielle très importante, pouvant peut-être expliquer le rejet ultérieur de Freud et les conduites de Ferenczi.
Il ressort des écrits de Ferenczi une exigence de franchise et de sincérité, ainsi que le souhait d'apporter de véritables soins aux patients. Ferenczi déplorait l'hypocrisie de ses contemporains psychanalystes, qui se réfugiaient derrière les concepts de résistance et de transfert négatif pour ne pas remettre en question leur théorie de référence ou leur pratique. Appelé l'« enfant terrible » de la psychanalyse, il osait aller au bout de sa pensée et l'exprimer sans se censurer.
Ferenczi pense que la technique aussi bien que la théorie peuvent s'ajuster à chaque situation et à chaque sujet. Cette conviction est à la source de ses innovations théoriques et cliniques.
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Ferenczi et Freud


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En aucun cas, donc, on ne doit traiter le trauma comme une vétille - comme cela se produit souvent avec les malades et les enfants. Il faut admettre, finalement, que notre volonté d'aider, est limitée [...], c'est à dire que le patient doit admettre, peu à peu, que l'aide ne peut pas lui venir seulement de l'extérieur, qu'il doit mobiliser ce qui reste disponible de sa propre volonté.

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Comment ne pas faire mal aux patients ? Comment ne pas les brutaliser en les aidant à mieux se comprendre ? Tout au long de son oeuvre si importante, l'obsession permanente de Ferenczi est de protéger le patient de ses propres manifestations contre-transférentielles, ce qui supposait donc de les maîtriser et même de savoir en tirer profit : qui d'autre que lui s'est confronté avec ce courage à ce problème fondamental enfoui par la confrérie sous les affirmations fallacieuses de "neutralité" ? (Extrait de la préface de Gisèle Harrus-Revidi)

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L'oeuvre de Ferenczi est celle d'un homme profondément engagé. Sa sensibilité aux traumatismes précoces semble provenir de sa propre enfance, bien qu'il n'ait jamais précisé quels traumatismes il avait subis dans son histoire personnelle, si ce n'est que, huitième enfant d'une fratrie de douze, ayant perdu à quinze ans son père qui était un homme affectueux et ouvert, il se sentait mal aimé par sa mère, assez dure et indifférente. Est-ce pour cela que Ferenczi dénonce la froideur et l'hypocrisie professionnelle des psychanalystes dogmatiques, qui instaurent "un jeu cruel avec les patients" ? (Préface de Simone Kaurf-Sosse)

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Les souffrances névrotiques sont relativement moins douloureuses que les souffrances du corps et de l'âme qu'elles nous épargnent.

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Il n'y a pas de bonté là où la reconnaissance est escomptée.
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Sans souhaiter polémiquer, force est de constater en effet que la psychanalyse, dans les années 1920-1930, avait un mode d'agir, notamment chez certains affidés comme Abraham ou Jones, qui n'est pas sans évoquer le stalinisme des années 1950 avec ses purges successives et ses autocritiques de déviationnistes : comme toutes les autocritiques, d'ailleurs, celles de Ferenczi ne changèrent pas grand-chose à son avenir, puisque il fut déclaré mort "fou", malgré les dénégations de ses proches et celles de Balint, son exécuteur testamentaire ; et c'était peut-être vraiment folie que d'aller plus loin que l'orthodoxie régnante ne l'autorisait... (Préface de Gisèle Harrus Revidi)

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Tout se passe comme si le psychisme, dont la seule fonction est de réduire les tensions émotionnelles et d'éviter les douleurs au moment de la mort de sa propre personne, reportait sa fonction d'apaisement de la souffrance automatiquement sur les souffrances, tensions et passions de l'agresseur, la seule personne à ressentir quelque chose - c'est à dire s'identifiait à elle.

La disparition de sa propre personne, quand d'autres (ndr : notammant l'agresseur) figurent encore dans le tableau, serait ainsi la racine la plus profonde du masochisme par ailleurs si énigmatique.

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Notre analyse veut ( et apparemment peut ) remonter aux stades antérieurs du processus de refoulement. Il est vrai que cela implique l'abandon complet de toute relation au présent, et une immersion complète dans le passé traumatique. Le seul pont entre le monde réel et le patient en transe est la personne de l'analyste qui, au lieu d'une simple répétition gesticulatoire et émotive, pousse le patient, plongé dans l'affect, à un travail intellectuel en le stimulant infatigablement par des questions.

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Il apparaît que les patients ne peuvent pas croire, ou pas complètement, à la réalité d'un événement, si l'analyste, son seul témoin de ce qui s'est passé, maintient son attitude froide, sans affect, et comme les patients aiment à le dire, purement intellectuelle, tandis que les événements sont d'une telle nature qu'ils doivent évoquer en toute personne présente des sentiments et des réactions de révolte, d'angoisse, de terreur, de vengeance, de deuil et des intentions d'apporter une aide rapide, pour éliminer ou détruire la cause ou le responsable ; et comme il s'agit en général d'un enfant, d'un enfant blessé (et même indépendamment de cela), il y a des sentiments de vouloir le réconforter affectueusement, etc.

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Inutile de vous dire que ma première réaction à ces incidents fut un accès d'indignation autoritaire. Sur le moment, je me sentis blessé par la prétention du patient, ou de l'élève, de savoir les choses mieux que moi-même, mais heureusement me vint aussitôt la pensée qu'il devait, en fin de compte, effectivement savoir les choses sur lui-même mieux que moi je ne pouvais les deviner. J'ai donc reconnu que je pouvais faire erreur, et la conséquence n'en a pas été la perte de mon autorité, mais l'accroissement de la confiance en moi du patient.

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