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Note moyenne 3.79 /5 (sur 1378 notes)

Nationalité : Hongrie
Né(e) à : Košice, Slovaquie , le 11/04/1900
Mort(e) à : San Diego, États-Unis , le 22/02/1989
Biographie :

Sándor Márai, de son vrai nom Sándor Grosschmied de Mára, est un écrivain et journaliste hongrois.

Il connaît dès ses premiers romans un immense succès avec "Les Révoltés" (1930) et surtout "Les Confessions d'un Bourgeois"(1934). Antifasciste déclaré dans une Hongrie alliée à l'Allemagne nazie, il est pourtant mis au ban par le gouvernement communiste de l'après-guerre. Il s'installe à New-York et devient collaborateur de la Radio Free Europe de Munich. A partir de 1980 il vit avec son épouse Lola à proximité de leur fils Janos à San Diego en Californie.

Pendant ses 41 années d'exil, il poursuivra l'écriture d'une œuvre immense, en hongrois, qui comprend des romans - dont "Paix à Ithaque !" (1952) et "Les Métamorphoses d'un Mariage" (1980), l'important récit autobiographique, "Mémoires de Hongrie" (1972) et des journaux intimes (de 1943 à 1983). Ses livres sont publiés par des maisons d'édition hongroises en exil et ne peuvent circuler en Hongrie que sous le manteau.

En 1986, son épouse Lola, qui était devenue aveugle, meurt d'un cancer. Une année plus tard, son fils János décède également, à l'âge de 46 ans. Brisé par la disparition de ses proches et vivant dans un isolement de plus en plus complet, Márai se donne la mort huit mois seulement avant la fin de la République Populaire de Hongrie proclamée le 23 octobre 1989.

Depuis 1989, il est devenu un auteur culte de la jeunesse hongroise et jouit dans le monde entier d'une réputation égale à celle d'un Zweig, d'un Roth ou d'un Schnitzler.
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Source : http://partageonsnoslectures.over-blog.com/2017/11/sandor-marai-ecrivain-hongrois-grand-maitre-du-po
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Le 29 mars 2014, l'émission “Une vie, une oeuvre” diffusée tous les samedis sur France Culture, était consacrée à l'évocation de l'écrivain hongrois Sándor Márai (1900-1989). Par Laetitia Le Guay. Réalisation : Ghislaine David. Sándor Márai s’est imposé comme l’auteur hongrois le plus lu en France, avec des romans construits comme des thrillers, autour de secrets de famille, d’événements mystérieux du passé (“Premier Amour”, “Les Braises”, “L’héritage d’Esther”, “Les Mouettes”, “La Sœur”). L’ascendant d’un être sur un autre, les limites du langage, l’étrangeté de soi à soi-même et au monde sont des thématiques récurrentes d’un univers romanesque aux récits implacables ; univers à la violence sourde dont la psychanalyse n’est jamais très loin. La vie de Sándor Márai fut itinérante : européenne et quasi-vagabonde dans la jeunesse, pour fuir la Terreur Blanche de 1919 ; hongroise pendant vingt ans ; américaine et italienne après le passage de la Hongrie dans la sphère soviétique et le choix par Márai de l’exil. Au-delà des circonstances politiques, le voyage est un mode d’être pour Sándor Márai, « une appréhension sensuelle du monde », écrit-il dans son “Journal”, « peut-etre la seule vraie passion de ma vie».». De plus en plus solitaire et difficile matériellement, mais fertile sur le plan littéraire, l’exil mènera Márai de New York à Salerne, en Italie, puis en Californie où il se donnera la mort à 89 ans, quelques mois avant la chute du mur de Berlin. Témoin de la disparition du monde du 19e siècle, observateur du destin d’une Europe malmenée par le fascisme puis le stalinisme, Márai médite de livre en livre (“Libération”, “Mémoire de Hongrie”, “Journal”), sur les totalitarismes et l’humain, dans une écriture limpide qui, au fil des années, se condense, pour devenir de plus en personnelle, fragmentaire, poétique. Il reste l’une des grandes voix de la Mitteleuropa, aux côtés de Stefan Zweig ou Thomas Mann qu’il admirait. Avec la participation de : Balázs Ablonczy, historien, directeur de l’Institut hongrois de Paris François Giraud, auteur du blog http://sandor-marai.blogspot.com Catherine Faye et Georges Kassai, traducteurs de Sándor Márai en français Gabrielle Napoli, collaboratrice à la Quinzaine littéraire András Kányádi, maître de conférences à l'Inalco, qui a publié sous sa direction “La Fortune littéraire de Sandor Marai” (collectif), Edition des Syrtes, 2012 Daniel Rondeau, écrivain, journaliste, diplomate Ibolya Virág, éditrice, traductrice, spécialiste de littérature hongroise Textes lus par Vincent Németh (ces textes de Sándor Márai sont tirés de) : “Les Confessions d'un bourgeois” “Les étrangers” “Journal” “Ciel et Terre” Thèmes : Hongrie| 20e siècle| Littérature Etrangère| Presse Ecrite| Daniel Rondeau| András Kányádi| Sándor Márai Source : France Culture

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Citations et extraits (467) Voir plus Ajouter une citation
Jooh   14 juillet 2015
Les Braises de Sándor Márai
En effet, nous vieillissons tout doucement, dit le général. Tout d'abord, c'est notre joie de vivre et de voir nos semblables qui s'émousse. Peu à peu, le sens de la réalité prédomine en nous. Nous pénétrons mieux le sens des choses et nous assistons avec ennui à la succession d'événements qui se répètent. Le noter est déjà un signe de vieillesse. Quand nous avons bien compris par exemple qu'une coupe n'est qu'une coupe et que les pauvres humains - quoi qu'ils fassent - ne sont que des créatures éphémères, c'est que nous sommes alors vraiment bien vieux.
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Jooh   02 juillet 2015
Les Braises de Sándor Márai
Être différent de ce que l'on est... est le désir le plus néfaste qui puisse brûler dans le coeur des hommes. Car la vie n'est supportable qu'à condition de se résigner à n'être que ce que nous sommes à notre sens et à celui du monde. Nous devons nous contenter d'être tels que nous sommes et nous devons aussi savoir qu'une fois que nous aurons admis cela, la vie ne nous couvrira pas de louanges pour autant. Si, après en avoir pris conscience, nous supportons d'être vaniteux ou égoïstes, d'être chauves ou obèses, on n'épinglera pas de décoration sur notre poitrine. Non, nous devons nous pénétrer de l'idée que nous ne recevrons de la vie ni récompense ni félicitations. Il faut se résigner, voilà tout le grand secret.
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Sándor Márai
milamirage   04 avril 2013
Sándor Márai
(...) lorsque tout est achevé, on répond avec l'ensemble de sa vie aux questions que le monde vous a posées. Les questions auxquelles il faut répondre sont : Qui es-tu ? Qu'as-tu fait ?... A qui es-tu resté fidèle ?
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enjie77   15 février 2020
Les Braises de Sándor Márai
La comtesse et Conrad jouaient avec passion. Ils interprétaient Chopin avec un tel feu que, dans la pièce, tout paraissait vibrer. Tandis que dans leur fauteuil le père et le fils attendaient avec courtoisie et résignation la fin du morceau, ils comprenaient qu'une véritable métamorphose s'était opérée chez les deux pianistes. De ces sonorités, une force magique s'échappait, capable d'ébranler les objets, en même temps qu'elle réveillait ce qui est enfoui au plus profond des cœurs. Dans leur coin, les auditeurs polis découvraient que la musique pouvait être dangereuse en libérant un jour les aspirations secrètes de l'âme humaine.



Mais les pianistes ne se souciaient pas du danger. La "polonaise" n'était plus que le prétexte à l'explosion des forces qui ébranlent et font crouler tout ce que l'ordre établi par les hommes cherche à dissimuler si soigneusement.
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Jooh   11 juillet 2015
Les Braises de Sándor Márai
Certes, les détails ont parfois une importance extraordinaire; ils lient tout ensemble et servent de support à la mémoire.
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mariech   03 mars 2013
Les Braises de Sándor Márai
Exiger la fidélité n'est-ce pas agir en égoïste et en présomptueux ? Voulons-nous réellement le bonheur de l'être aimé quand nous lui réclamons sa fidélité ?
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Jooh   05 juillet 2015
Les Braises de Sándor Márai
La musique il l’écoutait avec son corps. Il l’absorbait, comme assoiffé. Il l’écoutait comme le prisonnier écoute le bruit des pas qui approchent et apportent, peut-être, la nouvelle de la délivrance. Il n’entendait plus rien d’autre, tout disparaissait, absorbé par la musique.
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enjie77   21 décembre 2019
Mémoires de Hongrie de Sándor Márai
En cette phase de la guerre, je n'étais pas le seul - moi, écrivain hongrois "bourgeois" vivant dans une maison de la campagne magyare - à me tourner avec un intérêt anxieux vers les Russes : Anglais, Français, Américains les observaient également et s'interrogeaient, plutôt perplexes, sur leur comportement. Voilà un grand peuple qui, au prix d'immenses sacrifices, avait, à Stalingrad, renversé le cours de l'Histoire universelle - et l'homme que j'avais rencontré dans l'après-midi était manifestement l'un des témoins de cette force.



Pour les persécutés du nazisme, ce jeune Russe apportait une sorte de libération : il les délivrait de la terreur nazie. Mais il ne pouvait leur apporter la liberté - car lui-même ne l'avait pas. Ce que tout le monde ne savait pas encore.
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Neigeline   14 mars 2010
Les Braises de Sándor Márai
Quoi qu'il en soit, aux questions les plus graves, nous répondons, en fin de compte, par notre existence entière. Ce que l'on dit entre-temps n'a aucune valeur, car lorsque tout est achevé, on répond avec l'ensemble de sa vie aux questions que le monde vous a posées. Les questions auxquelles il faut répondre sont : qui es-tu ? Qu'as-tu fait ? ... A qui es-tu resté fidèle ? A quel propos as-tu été infidèle ? ... Avec qui, où, en quelle occasion as-tu été courageux ou lâche ? ... Voilà les questions capitales.
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Jooh   18 juillet 2015
Les Braises de Sándor Márai
Les relations entre hommes et femmes, entre amis, oui, même les relations entre les autres catégories de personnes, dépendent de cette question d'hétérogénéité, qui divise les gens en deux camps. Parfois, j'ai même tendance à croire que les différences entre les classes, les conflits provenant de nos conceptions sur l'univers et les luttes pour le pouvoir, bref toutes les tensions inhérentes à l'humanité, proviennent de ce que les hommes sont différents les uns des autres.
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