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Note moyenne 3.8 /5 (sur 555 notes)

Nationalité : Corée du Sud
Né(e) à : Changchun, Mandchourie , le 04/01/1943
Biographie :

Hwang Sok-yong est un écrivain sud-coréen.

Il est né en Mandchourie alors occupée par le Japon. À la libération en 1945, sa famille emménage à Pyongyang, avant de s’installer à Youngdeunpo, quartier industriel de Séoul. Il fait ses études en philosophie à l'Université Dongguk. En 1964, il est emprisonné pour des raisons politiques et fait alors la rencontre de travailleurs activistes. Après sa libération, il commence à travailler dans une entreprise de manufacture de cigarettes et sur plusieurs sites de constructions à travers le pays.

De 1966 à 1969, il s'engage au sein de l'armée coréenne pendant la guerre du Viêt Nam, se battant alors à contrecœur aux côtés des forces américaines. Au Viêt Nam, il est notamment responsable du "nettoyage", de l'effacement des preuves de massacres de civils. Sur la base de ces expériences, il compose la nouvelle "La Pagode" ("Tap") en 1970, ce qui lui permet de remporter le prix littéraire du journal Chosun Ilbo et l'entraîne dans une riche carrière littéraire.
Hwang Seok-yoeng publie en 1974 "Sur la route de Sampo" ("Sampo ganeun gil") et acquiert une popularité nationale avec son roman "Jang Gil-san" qui paraît en feuilleton dans un quotidien entre 1974 et 1984.

Sa participation au corps expéditionnaire coréen au Viêt Nam lui a inspiré le roman "L'Ombre des armes" ("Mugi-ui geuneul") en 1985.
En 1989, Hwang se rend à Pyongyang en Corée du Nord en passant par Tokyo et Beijing, en tant que représentant du mouvement démocratique naissant en Corée du Sud. Ce voyage est effectué illégalement, et les services secrets coréens considèrent alors Hwang comme un espion. Plutôt que de retourner en Corée du Sud, il s'exile volontairement à New-York, donnant des cours à l'Université de Long Island.
Il retourne à Séoul en 1993 et est aussitôt condamné à 7 ans d'emprisonnement pour atteinte à la sécurité nationale. Pendant son séjour en prison, il entame huit grèves de la faim pour protester contre différentes restrictions. Il est libéré en 1998.
Hwang Sok-yong, fait partie des plus grands écrivains asiatiques de sa génération. Il a produit une œuvre qui reflète les tourments traversés par la Corée. La plupart de ses romans – comme "Le Vieux Jardin" (2000),"L'invité"(2001) ou "Shim Chong, fille vendue" (2003) – ont été récompensés par de prestigieux prix littéraires, et sont lus dans le monde entier.
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Bibliographie de Sok-yong Hwang   (13)Voir plus

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Citations et extraits (202) Voir plus Ajouter une citation
Sok-yong Hwang
gavarneur   28 novembre 2018
Sok-yong Hwang
Je crois que l’amour et l’histoire ne font pas bon ménage. On court avec son temps. Et après s’installe la nostalgie de ce qui aurait pu être et n’a pas été.
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HordeduContrevent   08 avril 2022
Le vieux jardin de Sok-yong Hwang
A force de vivre isolé dans une cellule, on finit par laisser les menus sentiments disparaître sous une épaisse couche d'insensibilité, parce que les entretenir n'aide pas à survivre.
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Bookycooky   30 juillet 2019
Le vieux jardin de Sok-yong Hwang
Une des caractéristiques d'un détenu à l'isolement depuis longtemps est qu'il n'est plus capable d'exprimer ses sentiments, parce qu'il ne peut pas les partager.

p.43
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HordeduContrevent   07 avril 2022
Le vieux jardin de Sok-yong Hwang
Je me suis levé. Je me suis étiré et, comme d'habitude, j'ai écarté les bras à l'horizontale pour pousser sur les deux murs, les mains bien à plat. Ils étaient couverts d'une couche blanche de givre. Il en allait de même pour le plafond, sauf à l'endroit où ma respiration nocturne avait formé des gouttelettes. La cellule était de deux empans plus large que l'étroit matelas et d'un pas plus longue, d'un pas qui amenait à la porte des toilettes. Devant cette porte, il y avait un seau d'eau ; sur le mur, trois étagères en plastique où l'on rangeait ses bricoles et la vaisselle. Une mince couche de glace recouvrait l'eau du seau.
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HordeduContrevent   12 avril 2022
Le vieux jardin de Sok-yong Hwang
Le cachot obscur prive même celui qui y est de la liberté de penser, essence de la dignité humaine. En effet, il ne pense plus. Ce n'est que lorsqu'il trouve un objectif sur lequel se concentrer qu'il peut s'assurer qu'il est toujours vivant. Ah oui ! j'ai un outil. Je dois ouvrir les menottes. Je tâtonne et je saisis le clou que j'ai caché entre deux lattes du plancher. La corde qui entrave les bras et les menottes coupent la circulation du sang, les doigts sont ankylosés. On commence par remuer patiemment ceux qui tiennent le clou pour bien en mémoriser la forme, pour les dégourdir en dessinant des lignes, des cercles, des x, en haut, en bas, à droite, à gauche. Puis on introduit le clou dans la serrure du bracelet qui emprisonne l'autre main et on tente de comprendre le mécanisme. On cherche à le crocheter en tournant et en tirant le clou, on multiplie les essais et chaque échec apporte un enseignement. Les doigts s'initient à des mouvements de plus en plus sophistiqués et tout en persévérant, les yeux fermés, le prisonnier court derrière une image.

Le vent soulève des vagues à la surface du champ d'orge. Sur une colline, de l'autre côté du champ, il y a des pins qui se penchent et un chemin sur lequel je marche. Il contourne la colline, traverse un ruisseau pour s'arrondir encore derrière la montagne. Il est bordé de deux rangées de grands saules et quand les branches ondoient dans le vent et que les feuilles révèlent l'éclat de leur ventre, on a l'impression de les entendre rire. Je marche, mais je ne sens pas les cailloux et les pierres sous mes pieds. Juste un chatouillement sous la plante au contact de la terre légèrement ramollie par l'humidité. Je glisse sur le chemin en silence, comme dans un rêve.

Un bruit métallique et cristallin et le pêne en dents de scie du bracelet se soulève. Précautionneusement, j'extrais ma main. A présent, c'est le tour de la corde.
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Bookycooky   01 août 2019
Le vieux jardin de Sok-yong Hwang
Une journée où il ne se passe rien est sans doute ce que l´homme peut rêver de mieux.

p.209
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Bookycooky   03 août 2019
Le vieux jardin de Sok-yong Hwang
Yi disait que plus on fabriquait des objets qui n'étaient pas de premières nécessités, plus le bien-être disparaissait.

p.498
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HordeduContrevent   09 avril 2022
Le vieux jardin de Sok-yong Hwang
A présent, me voilà en route. Il y a dix-huit ans, par une nuit de tempête, j'étais parti pour Séoul. Abritée sous un parapluie, Yunhi m'avait suivi jusqu'au pont. Sa jupe à fleurs de paysanne était trempée et elle avait perdu à plusieurs reprises ses caoutchoucs à bout pointu. Les phares du dernier bus ont troué l'obscurité comme les yeux d'un fauve ; à mesure qu'ils se rapprochaient, on voyait dans leurs faisceaux la pluie qui tombait. Avant de monter dans le bus, je m'étais retourné. Yunhi semblait vouloir dire quelque chose, mais elle s'était finalement contentée d'agiter timidement la main, sans même tendre le bras. J'étais monté, le bus avait redémarré et je m'étais précipité en vacillant vers la lunette arrière. Sa silhouette sous le parapluie un instant entrevue avait été happée par l'obscurité.
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HordeduContrevent   10 avril 2022
Le vieux jardin de Sok-yong Hwang
Ne vois pas dans l'existence que nous menions la médiocrité d'une vie bourgeoise. Mes desirs ne vont pas plus loin que cette insignifiance. Quel que soit le régime politique, notre refuge à toi et moi sera toujours là. Et pour moi, l'idéologie n'a aucune importance. Pourvu que tu sois à mes côtés...
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Bookycooky   31 juillet 2019
Le vieux jardin de Sok-yong Hwang
Mais jusqu’où peut-on vraiment aller dans l’accomplissement en y sacrifiant toute une vie ? ....Nous changeons comme une montagne de terre peu à peu usée par le vent et la trace que nous laissons dans le monde est bien différente de celle que nous avions imaginée au départ.

p.52
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