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Critiques de Song ling Pu (6)
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Chroniques de l'étrange
  01 janvier 2014
Chroniques de l'étrange de Song ling Pu
Ce recueil de contes nous emmène dans les contrées lointaines de l'imaginaire fantasque de la Chine du dix septième siècle. Avec ces 82 histoires assez courtes, Monsieur Pu Songling nous fait croiser des esprits renards qui peuvent se cacher dans une ceinture, des mortes qui tombent amoureuses de jeunes vivants où d'êtres minuscules qui se logent dans les yeux d'un bachelier. Souvent ces histoires ne sont pas sans inconvénients pour le héros qui les vit, mais à tout problème il y a des solutions. Solutions qui peuvent consister à ramener dans le monde des vivants la belle morte afin de se marier avec elle, dans les règles.

Ce petit ouvrage est une véritable gâterie que l'on peut déguster au hasard. En quelques lignes nous voilà bien loin de nos préoccupations de citoyen européen de ce début de vingt et unième siècle épileptique.
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Chroniques de l'étrange
  17 février 2020
Chroniques de l'étrange de Song ling Pu
Onze jours ! C'est le temps qu'il m'aura fallu pour venir à bout de ce petit pavé, plus près des 600 pages que des 500. Quatre-vingt-deux histoires, d'une douzaine de pages pour les plus longues à la demi-page pour les plus courtes (la majorité se situant plutôt autour de la moyenne des deux), constituant une sorte d'équivalent chinois au Dictionnaire des Yôkai que le japonais Shigeru Mizuki rédigera quelque trois-cent ans plus tard.



Mais si les deux auteurs manifestent la même volonté d'archiver le surnaturel, leur façon de faire n'est pas la même : là où Mizuki a parcouru le Japon en long, en large et en travers pour répertorier les créatures, phénomènes et anecdotes en un ensemble ordonné, Pu Songling s'en est tenu à un travail de conteur plus manichéen. On retrouve ainsi souvent dans ses textes les mêmes créatures ainsi qu'une dose de morale qui n'est pas sans rappeler les contes classiques occidentaux. Enfin, la plupart de ces anecdotes prennent place dans des lieux connus de lui ou de la personne lui ayant rapporté les faits, qui ne datent au plus tard que d'une génération ou deux plus tôt ; son oeuvre n'est en aucun cas une quête d'exhaustivité mais plutôt celle, comme il se nommait lui-même, d'un chroniqueur.



La version d'origine comportait 431 histoires, mais seules des traductions partielles nous sont parvenues en français. Pour l'intégrale, il faut se tourner vers la version japonaise de 1963 ou l'allemande de 1987... tout une quête en soi, donc. Une édition en deux volumes a bien vu le jour également chez Piquier, mais quid de son contenu ? Ladite édition s'avère totalement introuvable à un prix décent... Bref, la présente sélection en poche de 87 récits demeure pour le lecteur francophone la seule option pour découvrir l'oeuvre à l'heure où j'écris ces lignes.



Les Chroniques de l'étrange rassemblent donc des récits majoritairement surnaturels, mais pas que. Pu Songling a également compulsé toute anecdote sortant de l'ordinaire et c'est ainsi que l'on parle à l'occasion de séisme ou de serpents apprivoisés. Mais la majorité de l'ouvrage s'inscrit soit dans le fantastique, voire le légèrement horrifique, soit, le plus souvent, le merveilleux, où le héros rencontre fantômes et renards pour le meilleur comme pour le pire, où de mystérieux lilliputiens traversent les pièces et où la mort n'est pas toujours définitive. le tout rehaussé par de somptueuses illustrations : presque toutes les histoires possèdent leur propre lithographie, d'un niveau de détail incroyable.

Si chaque récit est bel et bien unique, on trouve néanmoins une certaine redondance au sein du recueil, certaines histoires suivant invariablement le même schéma. Reste que la plupart du temps, l'on ne s'ennuie pas.



Il faut cependant composer avec un style très littéraire pas forcément abordable (surtout à onze heures du soir et sous morphine...) hérité du matériau d'origine, et de très (trop) nombreuses notes de bas de page, dans les faits rarement utiles. J'ai rapidement fait l'impasse sur celles-ci pour les lire à la fin de l'histoire, sans rien y perdre en termes de compréhension. Certaines éditions s'en sont volontiers passées et on comprend pourquoi...



Côté édition, il y a justement des choses à dire, à commencer par un nombre relativement important de coquilles en vadrouille, plus particulièrement dans la seconde moitié du livre. On notera également une traduction à deux vitesses qui gâche un peu l'ambiance, certains noms de lieux et personnages ayant été mystérieusement francisés, là où ailleurs les notes de bas de page suffisent très bien à expliquer l'origine desdits noms. Enfin, l'ouvrage ayant été imprimé sur du papier à cigarettes, la transparence de celui-ci rend très régulièrement la lecture inconfortable, qu'il s'agisse de texte recto/verso ou, pire, des illustrations...



Au final, si tout n'est pas parfait, la lecture de l'oeuvre de Pu Songling demeure un incontournable pour tout amateur de folklore.
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Chroniques de l'étrange : Coffret en 2 volumes
  18 octobre 2015
Chroniques de l'étrange : Coffret en 2 volumes de Song ling Pu
Dans ces "Chroniques de l'étrange", Pu Songling (1640-1715) nous emmène dans une contrée où les humains côtoient l'au-delà au fil du quotidien. Les renards, comme nos loups-garous, sont capables de revêtir une apparence humaine, mais ils semblent plutôt désireux de faire des farces aux vivants et de commettre de menus larcins. Quant aux spectres, c'est du sérieux, il faut s'en méfier. En fait ces petites et grandes nouvelles servent de prétexte à une critique acerbe de la société mandarinale de l'époque. Corruption, calomnies, ascensions sociales aussi brutales que la chute, souvent mortelle, lorsque l'on tombe en disgrâce, sont soulignées d'un pinceau rageur par cet observateur attentif d'une société figée dans des principes immuables. La démarche narrative consistant à utiliser la croyance en l'au-delà pour dénoncer les travers bien réels de l'humanité n'est pas sans rappeler "Le diable boiteux" de Lesage, publié à peu près à la même époque (1707). Dans ce roman célèbre, un démon était capable de voir à travers murs et toits des maisons, pour révéler ce que tout le monde souhaitait cacher. Ici aussi, humour et grivoiserie sont au rendez-vous et pimentent la lecture. Bravo également à la traduction, qui a dû représenter un effort considérable. Un travail d'édition méritoire, pour une meilleure connaissance de l'Empire du Milieu, dans sa routine quotidienne comme dans ses fantasmes éternels…
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Chroniques de l'étrange. Tome 1
  18 octobre 2015
Chroniques de l'étrange. Tome 1 de Song ling Pu
Dans ces "Chroniques de l'étrange", Pu Songling (1640-1715) nous emmène dans une contrée où les humains côtoient l'au-delà au fil du quotidien. Les renards, comme nos loups-garous, sont capables de revêtir une apparence humaine, mais ils semblent plutôt désireux de faire des farces aux vivants et de commettre de menus larcins. Quant aux spectres, c'est du sérieux, il faut s'en méfier. En fait ces petites et grandes nouvelles servent de prétexte à une critique acerbe de la société mandarinale de l'époque. Corruption, calomnies, ascensions sociales aussi brutales que la chute, souvent mortelle, lorsque l'on tombe en disgrâce, sont soulignées d'un pinceau rageur par cet observateur attentif d'une société figée dans des principes immuables. La démarche narrative consistant à utiliser la croyance en l'au-delà pour dénoncer les travers bien réels de l'humanité n'est pas sans rappeler "Le diable boiteux" de Lesage, publié à peu près à la même époque (1707). Dans ce roman célèbre, un démon était capable de voir à travers murs et toits des maisons, pour révéler ce que tout le monde souhaitait cacher. Ici aussi, humour et grivoiserie sont au rendez-vous et pimentent la lecture. Bravo également à la traduction, qui a dû représenter un effort considérable. Un travail d'édition méritoire, pour une meilleure connaissance de l'Empire du Milieu, dans sa routine quotidienne comme dans ses fantasmes éternels…
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Chroniques de l'étrange
  18 octobre 2015
Chroniques de l'étrange de Song ling Pu
Dans ces "Chroniques de l'étrange", Pu Songling (1640-1715) nous emmène dans une contrée où les humains côtoient l'au-delà au fil du quotidien. Les renards, comme nos loups-garous, sont capables de revêtir une apparence humaine, mais ils semblent plutôt désireux de faire des farces aux vivants et de commettre de menus larcins. Quant aux spectres, c'est du sérieux, il faut s'en méfier. En fait ces petites et grandes nouvelles servent de prétexte à une critique acerbe de la société mandarinale de l'époque. Corruption, calomnies, ascensions sociales aussi brutales que la chute, souvent mortelle, lorsque l'on tombe en disgrâce, sont soulignées d'un pinceau rageur par cet observateur attentif d'une société figée dans des principes immuables. La démarche narrative consistant à utiliser la croyance en l'au-delà pour dénoncer les travers bien réels de l'humanité n'est pas sans rappeler "Le diable boiteux" de Lesage, publié à peu près à la même époque (1707). Dans ce roman célèbre, un démon était capable de voir à travers murs et toits des maisons, pour révéler ce que tout le monde souhaitait cacher. Ici aussi, humour et grivoiserie sont au rendez-vous et pimentent la lecture. Bravo également à la traduction, qui a dû représenter un effort considérable. Un travail d'édition méritoire, pour une meilleure connaissance de l'Empire du Milieu, dans sa routine quotidienne comme dans ses fantasmes éternels…
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Contes extraordinaires du pavillon du loisir
  15 mars 2008
Contes extraordinaires du pavillon du loisir de Song ling Pu
Contes extraordinaires du pavillon du loisir est un recueil de 26 nouvelles écrites par P'ou Song Ling (1640-1715) durant la deuxième moitié du 17e siècle. « Bachelier à dix-huit ans mais indéfiniment refusé à la licence», P'ou Song Ling à travers les Contes extraordinaires du pavillon du loisir nous montre toute l'étendue de son talent...



La suite sur : http://www.vaovan.fr/post/2008/01/02/Pou-Song-Ling-Contes-extraordinaires-du-pavillon-du-loisir
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