AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.96 /5 (sur 122 notes)

Nationalité : Congo
Né(e) à : Kinshasa , le 05/07/1947
Mort(e) à : Brazzaville , le 14/06/1995
Biographie :

Sony Labou Tansi, de son vrai nom Marcel Sony, est un auteur francophone d'Afrique Noire. Ancien professeur d'anglais, il est à la fois dramaturge, romancier et poète.

Il gagna plusieurs prix littéraires : le Grand Prix Littéraire de l’Afrique Noire pour "L’Anté-peuple", le premier prix de la Francophonie de la SACD et le prix de la Fondation Ibsen.

Source : lesfrancophonies.com
Ajouter des informations
Bibliographie de Sony Labou Tansi   (26)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Extrait de «Je, soussigné cardiaque», de Sony Labou Tansi (Congo) Metteure en scène : Catherine Boskowitz. Lu par Marcel Mankita, Eddie Chignara, Mireille Roussel, François Raffenaud, Gustave Akakpo, Bertrand Amiel (artiste bruiteur). Extrait issus des lectures RFI «Ça va, ça va, le Monde !», du 16 au 21 juillet, de 11h30 à 12h30, dans le jardin du gymnase du lycée Saint-Joseph à Avignon. Un cycle de lecture coordonné par Pascal Paradou, dirigé par Catherine Boskowitz, avec le soutien de la SACD.

Podcasts (2) Voir tous


Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
Sony Labou Tansi
moravia   22 novembre 2015
Sony Labou Tansi
Nous sommes au pays de la lutte. Il faut oser marcher. Ou crever.
Commenter  J’apprécie          411
PiertyM   21 avril 2014
La parenthèse de sang de Sony Labou Tansi
J'ai peur quand ça se tait. Quand ça ne parle que dedans. L’intérieur est plus impitoyable que le déhors
Commenter  J’apprécie          350
Charybde2   09 avril 2013
La Vie et demie de Sony Labou Tansi
Les routes allaient dans trois directions, toutes : les femmes, les vins, l'argent. Il fallait être très con pour chercher ailleurs. Ne pas faire comme tout le monde, c'est la preuve qu'on est crétin "... Tu verras : les trucs ne sont pas nombreux pour faire de toi un homme riche, respecté, craint. Car, en fait, dans le système où nous sommes, si on n'est pas craint, on n'est rien. Et dans tout ça, le plus simple, c'est le pognon. Le pognon vient de là-haut. Tu n'as qu'à bien ouvrir les mains. D'abord tu te fabriques des marchés : médicaments, constructions, équipements, missions. Un ministre est formé - tu dois savoir cette règle du jeu - , un ministre est formé de vingt pour cent des dépenses de son ministère. Si tu as de la poigne, tu peux fatiguer le chiffre à trente, voire quarante pour cent. Comme tu es à la Santé, commence par le petit coup de la peinture. Tu choisis une couleur heureuse, tu sors un décret : la peinture blanche pour tous les locaux sanitaires. Tu y verses des millions. Tu mets ta main entre les millions et la peinture pour retenir les vingt pour cent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
oran   31 août 2017
La Vie et demie de Sony Labou Tansi
On ne brûle pas la dictature, c'est elle qui brûle.
Commenter  J’apprécie          250
Sony Labou Tansi
OumG   20 août 2017
Sony Labou Tansi
MENTEURS



Que pouvez-vous comprendre

Dans mes intentions de vinaigre

Dans mes rêves de vin rouge

Dans mes caprices d’encre de Chine

Menteurs

Mon histoire de charbon de terre

L’oncle pétrole

L’ancêtre manganèse

La sœur Potasse. Qu’est-ce que vous en savez !

Menteurs

Que savez-vous

De mon cœur de poudre de chasse

De ma langue maternelle de sel de cuisine

Menteurs

Je prends mon élan pour vous crier menteurs

Quand vous conspirez la laine

Des crocodiles

Que pouvez-vous comprendre

dans mes institutions de vinaigre

dans mon moral de pétrole brut

dans ma politesse de vin de palme

dans ma honte d’huile d’oseille

Menteurs

Des bonjours

Les trusts des signes

Les cartels des visages

Mais que tout cela

Est parti – très bien parti

Ah ! Votre vie virée

En banque
Commenter  J’apprécie          224
alzaia   01 novembre 2014
La Vie et demie de Sony Labou Tansi
Moi qui vous parle de l’absurdité de l’absurde, moi qui inaugure l’absurdité du désespoir — d’où voulez-vous que je parle sinon du dehors ? A une époque où l’homme est plus que jamais résolu à tuer la vie, comment voulez-vous que je parle sinon en chair-mots-de-passe ? J’ose renvoyer le monde entier à l’espoir, et comme l’espoir peut provoquer des sautes de viande, j’ai cruellement choisi de paraître comme une seconde version de l’humain — pas la dernière bien entendu — pas la meilleure — simplement la différente. Des amis m’ont dit : « Je ne saurai jamais pourquoi j’écris. » Moi par contre je sais : j’écris pour qu’il fasse peur en moi. Et, comme dit Ionesco, je n’enseigne pas, j’invente. J’invente un poste de peur en ce vaste monde qui fout le camp.



Avertissement
Commenter  J’apprécie          210
Charybde2   09 avril 2013
La Vie et demie de Sony Labou Tansi
C'était l'année où Chaïdana avait eu quinze ans. Mais le temps. Le temps est par terre. Le ciel, la terre, les choses, tout. Complètement par terre. C'était au temps où la terre était encore ronde, où la mer était la mer - ou la forêt... Non ! la forêt ne compte pas, maintenant que le ciment armé habite les cervelles. La ville... mais laissez la ville tranquille.

- Voici l'homme, dit le lieutenant qui les avait conduits jusqu'à la Chambre Verte du Guide Providentiel.

Il avait salué et allait se retirer. Le Guide Providentiel lui ordonna d'attendre un instant. Le soldat s'immobilisa comme un poteau de viande kaki. La Chambre Verte n'était qu'une sorte de poche de la spacieuse salle des repas. S'approchant des neuf loques humaines que le lieutenant avait poussées devant lui en criant son amer "voici l'homme", le Guide Providentiel eut un sourire très simple avant de venir enfoncer le couteau de table qui lui servait à déchirer un gros morceau de la viande vendue aux Quatre Saisons, le plus grand magasin de la capitale, d'ailleurs réservé au gouvernement. La loque-père sourcillait tandis que le fer disparaissait lentement dans sa gorge.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
rkhettaoui   06 mars 2016
Encre, sueur, salive et sang : Textes critiques de Sony Labou Tansi
Toute mon écriture est une manière de dire cette chose. C’est dingue d’être amoureux de l’humanité mais je le suis et j’en suis fier. Fier, avec mes trois peurs. Elles s’imposent à moi comme à tous les humains : la peur de finir en tant qu’être, mais aussi en tant qu’espèce, peur de l’égarement et enfin peur de l’inutilité. Et puis, malgré tout, une certaine peur de la parole. Je dis bien peur de la parole et non honte. D’une manière ou d’une autre, il m’est possible de répondre à toutes les questions qu’on pourrait me poser sur mon verbe en une seule et unique phrase : je suis écrivain, que voulez-vous que j’y fasse, les choses viennent du ventre. Parce que le ventre demande un peu de place sur notre terre en question. Parce que les gens semblent ignorer que c’est de la viande que nous vient la vie…
Commenter  J’apprécie          100
alzaia   24 décembre 2014
L'autre monde:écrits inédits de Sony Labou Tansi
Les mots me charment

Me font signe

Et demandent que je leur trouve

Du travail

A n'importe quel salaire -

Les mots viennent en foule

Sous ma plume

comme des prolétaires

Les mots revendiquent

leurs droits à la parole

et veulent établir la dictature

des mots sur la vie -

Il leur faut quelqu'un qui les comprenne

qui les prenne

à son service -

Hélas ! Je ne suis pas celui-là

Les mots croisent les mains

S'assoient et s'endorment

aux pieds du poète

Qui seul connaît leur valeur

Les mots vont mourir si quelqu'un

ne les remue pas à temps -

Les mots sont du silence qui parle -

Des bulles de silence qui parlent.



Commenter  J’apprécie          90
alzaia   24 décembre 2014
L'autre monde:écrits inédits de Sony Labou Tansi
En fait on est souvent tenté de penser que le coeur ne compte pas devant la raison. J'ai moi la conviction que c'est le coeur qui nous ouvre à la sagesse et l'intelligence. Il faut avouer hélas qu'en notre siècle de fou, la sagesse et l'intelligence ne sont pas à la mode. (...)Mais tout le monde affectionne les attitudes intelligentes. Tout le monde veut passer pour sage, intelligent, cultivé, surcultivé, extracultivé... supercultivé.
Commenter  J’apprécie          90

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Ravage

En quelle année fut publié ce roman de Barjavel?

1932
1943
1954
1965

16 questions
740 lecteurs ont répondu
Thème : Ravage de René BarjavelCréer un quiz sur cet auteur

.. ..