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Note moyenne 3.37 /5 (sur 1238 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Montpellier , 1979
Biographie :

Sophie Divry est une écrivaine française.

Après des études de Lettres, elle travaille comme journaliste, entre 2004 et 2010, au mensuel "La Décroissance".

Après "La Cote 400" (2010), traduit en cinq langues (dont en anglais sous le titre "The Library of Unrequited Love") et "Journal d'un recommencement" (2013), "La condition pavillonnaire" (2014), son troisième roman, est finaliste pour le prix du Monde et a reçu la mention spéciale du Prix Wepler 2014.

En 2015, elle publie son quatrième roman, "Quand le diable sortit de la salle de bain", puis signe son premier essai avec "Rouvrir le roman" en 2017.

Elle est de retour lors de la rentrée littéraire 2018, avec un récit de fin du monde et de survie, une robinsonnade contemporaine sous le titre "Trois fois la fin du monde".

Sophie Divry vit à Lyon.
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Source : leseditionsnoirsurblanc.fr
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09/08/2018

Entretien avec Sophie Divry pour son livre : Trois fois la fin du monde


Vous êtes adepte d`une certaine forme de rupture dans votre pratique du roman, et cette fois, elle prend la forme d`un double récit : on suit un braqueur, Joseph Kamal, emprisonné pour la première fois, qui va sortir de prison suite à une catastrophe nucléaire, pour se retrouver seul dans la nature. Y avait-il deux livres au départ, l`un conçu comme un roman carcéral, l`autre comme une « robinsonnade » ? Ou tout de suite une tension entre ces deux situations extrêmes ?

Il y a trois tableaux : la prison, la catastrophe, et enfin la robinsonnade (qui tient les trois-quarts du livre) le projet initial est la robinsonnade. Mais avant d`arriver à l`homme isolé dans la nature, il faut toujours une sorte de prologue. Voyez les pages en italiques chez Tournier, ou les chapitres très détaillés des aventures de Robinson chez Daniel Defoe d`avant le naufrage, ou, pour parler du livre qui m`a le plus influencé, les pages d`avant la catastrophe dans Le Mur Invisible de Marlen Haushofer. Il s`agit chaque fois d`une étape très importante car ce sont les derniers moments que vit le personnage avec la société, donc ses derniers souvenirs de la vie en commun. La prison ici est déjà une fin du monde : c`est tout ce qu`il a de pire dans les relations humaines. Elle amène le héros à désirer une intense solitude, un calme, une paix que, par le miracle de la littérature, lui permet la Catastrophe en survenant. La prison comme la robinsonnade sont des situations extrêmes de fin du monde et de solitude, mais c`est la robinsonnade qui a rendu nécessaire la prison.


Dès son titre, Trois fois la fin du monde laisse entendre que cette « fin » est peut-être avant tout un fantasme collectif, largement relayé par les écrivains et réalisateurs notamment. Qu`est-ce qui vous intéressait, vous, dans cette notion ?

Si la fin du monde travaille tant les créateurs, c`est que l`époque a des allures de fin du monde. La fin de la biodiversité, la disparition des oiseaux, la fonte des glaces, la destruction de ce qui se voulait l`Europe, la fin du « vieux monde », et jusqu`aux attentats : tout cela, en vrac et obscurément, travaille notre sensibilité. C`est donc naturellement que les artistes d`aujourd`hui, en littérature comme au cinéma, comme dans d`autres arts, sont amenés à se retrouver à travailler ce thème. Je ne cherche pas à avoir un sujet original. L`enjeu est plutôt de travailler cette sensation obscure d`apocalypse, de s`en emparer, de la rendre peut-être plus appréhendable par notre psyché. Les artistes sont là pour ça. La fin du monde est un fantasme effrayant, et la robinsonnade est aussi un fantasme, mais plus attirant : qui n`a jamais rêvé que tout le monde disparaisse, et de pouvoir être le roi du monde, seul, enfin libre, en se servant à gogo dans de grands supermarchés abandonnés ? Dans ce roman, je réalise ses fantasmes. C`est cela le pouvoir de la littérature. C`est ainsi que de proposer une expérience mentale autant que littéraire.


Les références à la Catastrophe en elle-même, et aux raisons qui font que ce personnage y survit, sont relativement peu nombreuses. Pourquoi un tel flou, une telle imprécision des contours contextuels de sa nouvelle vie ?

Vous avez tout à fait raison, je suis assez vague. Dès le départ je voulais parler d`un homme seul dans la Nature. Mais, la Catastrophe qui conduit à cette situation extrême, ça ne m`intéressait pas vraiment. Pour le dire autrement, il fallait tuer la moitié de la France, et c`est pas trop ma tasse de thé.
Je n`aime pas tellement les films apocalyptiques, les explosions m`ennuient, et j`étais bien embêtée d`avoir des cadavres sur les bras. J`ai donc traité la Catastrophe en deux pages, elles-mêmes réduites de 20 pages initiales. Ce passage, cependant très important, est plus une sorte de chant, de poème, une allégorie de la fin du monde tant redoutée. Il y a quelque chose de presque biblique dans ces pages qui suivent la prison. Le ton et l`écriture en sont très différent. C`est le deuxième tableau, à partir duquel le récit prend un autre rythme, une autre lumière.
J`ai toujours tendance à penser que le lecteur comprend vite. Il ne faut pas appuyer. Il n`y a pas besoin de tout écrire. Il suffit de dire qu`un matin, tout s`est arrêté. Mais je n`aime pas non plus être trop allusive. Il fallait un équilibre. Que le lecteur sache qu`il y a une Catastrophe, que la moitié du pays s`est vidé, et que le héros choisit de rester dans la nature, dans le Sud, alors qu`il pourrait rejoindre la Zone sécurisée. Ce dernier point est très important car contrairement à Robinson dans son île, la solitude de Joseph est en partie choisie.


Son expérience carcérale semble avoir rendu Joseph méfiant, voire carrément hostile au reste de l`humanité. Il préfère alors rester en Zone interdite avec quelques animaux, et apprivoiser un monde simplifié par la solitude. Pourquoi avoir choisi de centrer le récit sur un seul personnage, qui plus est un misanthrope ?

Le personnage a été rendu misanthrope, comme vous dites, par la prison. Mais il ne l`est pas à la base, c`est même plutôt un brave garçon, un bon fils, un bon frère. Mais le roman travaille justement ces questions : qu`est-ce que la société fait de nous ? Qu`est-ce que la solitude fait de nous ? Ou plutôt : Si vivre avec les autres est infernal, vivre tout seul est-il vraiment possible ?
Il y a quelque chose de A Rebours dans Trois fois la fin du monde : un livre avec un seul personnage (sur l`essentiel du récit). Croyez-moi, ce n`était pas facile à écrire. Car il faut tout de même du rythme, des événements, des pensées, dans cet îlot. Ma robisonnade accorde une importance cruciale aux animaux, même si je ne suis pas parvenue à faire quelque chose d`aussi beau que Haushofer sur ce point. Ce qui est important c`est que l`homme créé des relations avec son environnement, quel qu`il soit. Il le construit, il cherche à le maîtriser. Une fois passé l`ivresse de la première liberté, Joseph va s`accrocher à ce mouton et à ce chat. Il a besoin foncièrement d`interactions.


On passe régulièrement de la troisième à la première personne du singulier dans ce récit, ce qui a pour effet de refermer un peu plus le personnage sur lui-même. Il semble d`ailleurs autant s`épanouir dans ce « nouveau monde » dont il est le démiurge, que souffrir à force de passer tout son temps seul. Peut-on survivre seul, durablement, selon vous ?

Non. Tout le roman est une sorte de super-métaphore pour amener à cette conclusion : nous avons besoin des autres. Malgré tout, malgré l`enfer des relations sociales, l`injustice, la violence, sans la société, nous perdons pied, nous perdons notre humanité. En ce sens mon roman est le contraire de Tournier : la Nature ne sauve pas. Elle est fondamentalement étrangère, elle n`a pas de principes, pas d`amour. Elle ne console de rien. Ça n`empêche pas une sorte de communion, ou plutôt une volonté de fusion avec la Nature, des moments de bonheur intense. Mais la Nature se fiche bien de l`humanité. Ce n`est pas la planète qu`il faut sauver, c`est nous. Toute la difficulté est que cette super-métaphore ne soit pas appuyée. Mais c`est bien une idée morale, presque politique, qui est à l`origine de cette fiction. C`est à la fois mon roman le plus fictionnel (presque science-fictionnel) et le plus moral. Le plus clair.


Votre style se fait poétique et sensible pour décrire l`arrivée du printemps. Est-ce que vous rêvez comme de nombreux contemporains à une forme de « retour à la nature » ?

J`ai un grand besoin de nature, un grand intérêt pour la vie sauvage, mais je vis en ville. On écrit souvent pour tenter de résoudre des contradictions. J`ai des certaines convictions écologistes, mais je ne rêve pas de « retour à la nature ». Je rêve que les hommes arrivent à vivre ensemble, libres et égaux. C`est autrement plus difficile que de partir se construire son petit paradis écolo dans son coin en laissant tomber le destin commun.


Vous avez la réputation de ne jamais écrire deux fois le même livre : avez-vous une idée des formes et thèmes que vous allez explorer prochainement ?

Je n`écris jamais deux fois le même livre, mais au fond je travaille toujours les questions de notre rapport à la société et à la solitude. Pour le reste, ce dernier roman a été une épreuve très difficile durant trois ans, car j`ai été constamment dans le doute. J`ai déchiré plus de cent pages d`une version antérieure de la troisième partie. J`ai trouvé l`alternance entre le je et le il à la toute fin de cette aventure. Ecrire le silence, la nature, est extrêmement difficile sans tomber dans le cliché. J`ai voulu une condensation maximale, le détail juste, l`émotion pure. Et j`ai tellement vécu fort l`expérience de Joseph et l`exigence littéraire que je me mettais comme objectif, que j`en suis ressortie complètement épuisée nerveusement. Incapable au fond, malgré tout ce que je vous raconte aujourd`hui, de savoir comment j`en étais arrivée à ce texte, ce qu`il valait et ce qu`il disait. Mais c`est fini, et je n`aurai plus jamais à le réécrire ! Je m`accorde encore quelque repos.


Sophie Divry et ses lectures


Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?

Certainement un livre de poésie, mais je ne sais plus s`il était de Racine, Boris Vian ou Louise Labé.


Quel est l`auteur qui vous a donné envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?

Marcel Proust, of course.


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Découverte dans le sens où ils m`étaient inconnus : le franco-américain Raymond Federman et la brésilienne Clarice Lispector.


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Le Misanthrope, de Molière.


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Cassandre, de Christa Wolf.


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Histoire de ma vie, de George Sand.


Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?

Bonjour Tristesse, de Françoise Sagan.


Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Oh, il y en a beaucoup, mais j`aime bien celle de Charles Juliet : « Ecrire, c`est condenser de l`énergie dans les mots. »


Et en ce moment que lisez-vous ?

Je lis beaucoup de littérature russe. Les classiques (Les Âmes mortes de Nikolai Gogol, Oblomov de Ivan Gontcharov, L`Idiot de Fiodor Dostoïevski) et les auteurs du XXè siècle. J`ai découvert Boris Pilniak et le conte de la lune non-éteinte, Alexandre Grine, L`Attrapeur de rats. J`ai été époustouflée récemment par La Tourmente et surtout Roman, de Vladimir Sorokine chez Verdier. Je recommande aussi Sophia Pétrovna : (La Maison déserte) et La Plongée de Lydia Tchoukovskaia, pour tous ceux qui s`intéressent à l`URSS. J`aime la littérature russe car je trouve qu`elle travaille avec plus de courage et moins de pincettes les profondes questions morales qui nous traversent.



Découvrez Trois fois la fin du monde de Sophie Divry aux éditions Noir sur Blanc :


Entretien réalisé par Nicolas Hecht

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Mardi 6 août 2019, dans le cadre du banquet d'été "Transformer, transfigurer" qui s'est déroulé à Lagrasse du 2 au 9 août 2019, Sophie Divry lisait des extraits de son livre "Trois fois la fin du monde" Trois fois la fin du monde est l?histoire de Joseph, un jeune homme plongé en prison, puis plongé violemment dans la nature où il cherche l?absolu de la solitude et de la consolation. C?est une aventure de pensée, la mise en forme de notre fantasme de liberté et d?indépendance. Une robinsonnade en trois tableaux, qui met en scène ces deux questions : Comment faire pour vivre avec les autres ? Comment faire pour vivre tout seul ? Le livre est paru en 2018 aux éditions Notabilia.

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Citations et extraits (505) Voir plus Ajouter une citation
palamede   04 septembre 2018
Trois fois la fin du monde de Sophie Divry
La mort vint un matin.

Il a suffi d’une longue fissure, d’une explosion.

De l’air soufflant la mort par des rayons.

D’invisibles radiations et tout a commencé.

D’invisibles radiations qui très vite ont tué.
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nadejda   19 août 2015
Quand le diable sortit de la salle de bains de Sophie Divry
... comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?

Comment faire ou plutôt comment non-faire : non-acheter, non-sortir, non-vouloir, non-métro, non-bus, non-shopping, non-desserts, non-viande, non-bière, non-marché, non-cinqfruitsetlégumes-frais, non-café, non-imprévus, non-nouvelles factures, non-nouvelles charges ? Ces pensées se refermaient sur moi jusqu'à bloquer mes poumons dans une non-respiration qui m'aurait sans doute amenée à une oui-crise d'angoisse puis à une séance de contemplage de plafond, lorsque mon ordinateur émit un bip qui me fit violemment sursauter.

C'était un mail d'Hector, mon grand ami. p 17
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Ladybirdy   03 avril 2019
Trois fois la fin du monde de Sophie Divry
Les gens, c’est tous des miroirs. Tu passes ta vie avec des miroirs. Les gens ils te matent, ils contrôlent. Ton aspect, les papiers, t’as fait quoi, t’étais où. T’es jamais comme il faut.
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Ladybirdy   06 avril 2019
Quand le diable sortit de la salle de bains de Sophie Divry
On ne s’en rend pas compte d’ordinaire, mais toute initiative finit par engendrer une dépense. Partir pour une promenade, c’est accroître la faim. Voir des amis, c’est risquer une proposition pour une bière. Ce sont pourtant les gens fauchés qui ont le plus besoin de divertissement. Par instinct de révolte, on se dit : tant qu’à être chômeur, soyons joyeux… Mais c’est trop tard.
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thimiroi   29 août 2018
Trois fois la fin du monde de Sophie Divry
Les étoiles se mettent à papillonner. Ca brille plus fort ici et là. Un scintillement, un éclat (…)

Avec un peu de patience, peut-être que son corps va monter, comme une goutte de rosée s ‘évapore, peut-être que les étoiles vont le prendre, le soustraire à la gravité, et qu’il pourra quitter cette terre.



(pages 93 et 94)
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marina53   20 novembre 2014
La condition pavillonnaire de Sophie Divry
Puisque c’était cela, fonder une famille; devenir reine et esclave à la fois; avoir constamment le souci des autres, adultes comme enfants (…); mettre son corps au service du bon fonctionnement de la machine familiale, pieuvre dévorante dans laquelle toute la personne de M.A. s’était fait avaler, toute sa personne manipulée par les tentacules de la bête, qui tour à tour demandait un biberon, un conseil, où est passé le puzzle et qu’est-ce qu’on mange ce soir ma chérie.
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marina53   20 novembre 2014
La condition pavillonnaire de Sophie Divry
Nous ne nous apercevons que tardivement, à l'occasion d'un événement précis, de ce qui change lentement chaque jour dans nos corps et dans nos sociétés; et, bouleversés par cette découverte, elle nous paraît une déflagration.
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Ode   22 septembre 2015
Quand le diable sortit de la salle de bains de Sophie Divry
Dans la catégorie des pires boulots du monde, téléprospecteur peut concourir pour la palme interplanétaire ; c’est le métier de l’inutilité et de l’emmerdement de son prochain joint à la pollution sonore et à la déformation du langage par la communication ; je me demande dans quel cerveau de casse-couilles congénital ou de commercial péteux est née cette idée de vendre des services par téléphone en bafouant les règles les plus élémentaires de la politesse qui consiste à ne pas déranger les gens.
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nadejda   22 août 2015
Quand le diable sortit de la salle de bains de Sophie Divry
Longtemps j'ai cru qu'on devait dire aux enfants que, la vie c'était quoi ? Un bon combat avec des bons copains, un conflit entre la liberté et le partage, avec pour compagnon des outils comme l'empathie, l'hospitalité, la fidélité. Mais, aujourd'hui, si tu leur dis ça, tu ne les aides pas. Aujourd'hui, la vie c'est : tout seul. Tu te battras peut-être contre l'injustice, mais tout seul... Tu auras des peines tout seul. Tu partiras en voyage en solitaire. Tu auras des joies individuelles. Tu ne feras rien gratuitement. Tu autoévalueras ta marge de progression... Tu ne te joindras pas à la grève. Tu ne te laisseras pas corrompre par l'imprévu d'un doux soir d'été. Tu érigeras une clôture devant ta maison. Et quand tu seras bien tout seul, avec ton tout seul-famille et ton tout seul-enfant, tu seras libre comme il faut l'être dorénavant : libre tout seul dans ta cage. p 166
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isabiblio   14 novembre 2010
La cote 400 de Sophie Divry
Quand je vois à la rentrée tous ces livres niaiseux qui envahissent les librairies alors qu'ils ne sont, quelques mois plus tard, plus bon qu'à se vendre au kilo.[...] Le pire ce sont les livres-express, les livres d'actualité : sitôt commandés, sitôt écrits, sitôt imprimés, sitôt télévisés, sitôt achetés, sitôt retirés, sitôt pilonnés. Les éditeurs devraient inscrire à côté du prix la date de péremption, puisque, ce sont des produits de consommation.
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