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Citations de Sophie Marinopoulos (44)


Zora-la-Rousse   29 mai 2012
Combattre les petites philosophies du pénis - Où vont les femmes ? de Sophie Marinopoulos
Envisager le féminisme comme revendication du droit des femmes à l'égalité et au respect en organisant la journée de la jupe, ou sans jupe, est une erreur. Ces femmes se trompent -qu'elles me pardonnent ce jugement- et donnent au féminisme une tonalité désuète. Nous avons trop ri des hommes qui pensent qu'ils portent leur masculinité, leur virilité, en dessous de la ceinture, alors ne soyons pas à leur image, ne plaçons pas notre être sur ce même niveau, et relevons un peu le nez. La jupe n'est pas plus phallique que le pénis et n'est en rien ce qui nous distingue.
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Zora-la-Rousse   29 mai 2012
Combattre les petites philosophies du pénis - Où vont les femmes ? de Sophie Marinopoulos
Etre deux, c'est accepter la différence. Et bien plus encore, être deux, c'est renoncer à la complémentarité, à cette pensée naïve souvent entendue "qu'ensemble on ne fait qu'un". Un plus un n'est pas égal à un, jamais. C'est après, et après seulement, cette acceptation aussi mathématique qu'affective et relationnelle que peut se vivre "l'être deux", qui deviendra une force et un enrichissement.
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Vinie1984   27 juillet 2016
Ecoutez-moi grandir de Sophie Marinopoulos
Je ne suis encore que votre bébé fantasme, votre bébé imaginaire, et à ce titre je suis hyper sympa, évidemment ! Quitte à rêver, autant rêver un truc chouette. Et moi, de mon côté, je ne sais pas quel genre de parents vous allez être. On ne choisit pas sa famille. Mais je refuse de m'alarmer : on a toutes les cartes en main et on saura bien jouer notre partie.
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musaraneus   12 février 2015
Dites-moi à quoi il joue, je vous dirai comment il va de Sophie Marinopoulos
Se déguiser est merveilleux quand on a la maturité pour le faire, mais c'est un cauchemar pour l'enfant immature.
Une fois de plus, la signification de ce jeu universel en terme de croissance psychique est méconnue.
Il est facile pour un adulte de voir qu'un enfant joue pour le plaisir, mais il lui est plus difficile de concevoir qu'il joue avant tout pour maîtriser des angoisses, des pensées, des peurs, des pulsions qu'il craint de ne pas pouvoir contrôler.
Dans le jeu, l'angoisse est un moteur à dompter.
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Vinie1984   27 juillet 2016
Ecoutez-moi grandir de Sophie Marinopoulos
Je trouve qu'il y en a qui en profitent à fond en leur vendant des kits "Le bon parent d'un bébé heureux en 10 leçons". Comme si être parent, cela pouvait s'apprendre.
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Bruno_Cm   19 mars 2015
Infanticides et néonaticides de Sophie Marinopoulos
La logique rationnelle sur laquelle se fonde le regard psychologique sur les mécanismes conscients ne permet en rien de relier une "mère criminelle" avec une "mère attentive et aimante". Il faut pouvoir définir ce que cette femme, dans sa singularité, dans son histoire psychique, au-delà de ce qu'elle donne à voir, vient "dire" de son lien à cet enfant, en quoi son attention s'est retournée contre l'enfant et comment elle a pu, au lieu de le protéger, le tuer. La logique psychologique ne donne rien à comprendre. Au contraire, dans la logique psychique, une femme peut tuer son enfant pour le protéger, pour le préserver, le garder avec elle, l'avoir en vie en elle. Cette surprenante logique évoque une autre facette des liens familiaux et peut annuler la vie de l'enfant. Elle exige de comprendre ce qu'est un Sujet psychique, comment sa vie psychique s'origine et quels sont les tabous fondamentaux d'un être devenu parent.
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musaraneus   12 février 2015
Dites-moi à quoi il joue, je vous dirai comment il va de Sophie Marinopoulos
Le jeu universel de cache-cache repose sur la jouissance que procure le fait de perdre de vue volontairement dans le but d'être retrouvé.
Il y a un plaisir manifeste à découvrir celui qui est caché, mais aussi à être découvert quand on est caché. Car le jeu qui consiste à disparaître permet de mieux se montrer quand on est retrouvé. D'ailleurs, les enfants préfèrent jouer le rôle de celui qui se cache plutôt que le rôle de celui qui cherche.
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musaraneus   09 juin 2016
La vie ordinaire d'une mère meurtrière de Sophie Marinopoulos
Dans sa cellule avec cette femme la conversation est possible, mais très vite Eva se sent mal à l'aise quand sa compagne en vient à parler de sa famille. De la petite. De sa mort qui n'est jamais dite mais qui est là entre chaque mot prononcé. Eva ne comprend pas son geste. Tuer un enfant est impensable, inadmissible.
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musaraneus   09 juin 2016
La vie ordinaire d'une mère meurtrière de Sophie Marinopoulos
Mais Eva ne sait pas perdre son temps. Comment s'arrêter l'espace d'un instant pour jouer, se pincer doucement pour le plaisir. Simplement se regarder. S'émouvoir. Ce n'est pas à sa portée. Comme sa mère, qui ne savait pas plonger son nez dans les plis de sa peau de bébé pour la humer jusqu'à plus soif, se rassasier de sa douceur, de sa chaleur, de son odeur. Qui ne permettait pas à ses sens de perdre la tête. Jamais elle n'autorisait ses yeux à sentir, sa bouche à toucher, son nez à caresser.
Alors Eva qui n'a pas reçu ne donne pas.
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Bruno_Cm   19 mars 2015
Infanticides et néonaticides de Sophie Marinopoulos
Le bébé a autant besoin de la présence de ses parents que de leur capacité à s'absenter de lui.
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Bruno_Cm   19 mars 2015
Infanticides et néonaticides de Sophie Marinopoulos
... le désir d'enfant nous apparaît particulièrement complexe. Ainsi ce couple infertile qui, à la suite de lourds traitements de procréation, réussit enfin, de façon inespérée, à démarrer une grossesse, mais demande son interruption de grossesse au bout de deux mois. L'interruption de grossesse après un traitement de procréation a un effet traumatique sur toute l'équipe qui a accompagné le couple. Surgissent parmi nous l'incompréhension, la colère, parfois même une forme de désespoir. Et une question que nous n'osons pas formuler : pourquoi ? Quel sens donner à cet acte impensable ? [...] Ces actes parentaux dérangeants sont sources d'enseignements si nous prenons la peine de les réunir et de les mettre à l'épreuve d'une question centrale : Qu'Est-ce qui permet de naître parent ?
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ladymoonlight   17 août 2019
Elles accouchent et ne sont pas enceintes de Sophie Marinopoulos
Il y a à cela une explication médicale qui vient mettre un point final au prétendu mystère de ce cycle en période de grossesse: pour certaines de ces femmes qui n'ont aucune conscience de leur état, la prise d'une contraception orale produit des pertes sanguines. Dans ce cas de figure, la desquamation de l'endomètre à l'origine de la menstruation se fait en dessous de la grossesse, dans le canal cervical. Les règles sont alors moins abondantes, mais rėgulières, et masquent un peu plus la grossesse, sans compter que tout le monde se sent rassuré.
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musaraneus   12 février 2015
Dites-moi à quoi il joue, je vous dirai comment il va de Sophie Marinopoulos
Il peut se laisser aller à exprimer ses émotions et même à les maltraiter. Il peut hurler contre un jouet, déchirer le papier, pétrir la pâte à modeler, tirer sur des ficelles. Tout est bon pour se sentir fort, courageux, téméraire, puissant, libre.
On appelle cela un "déplacement sur l'objet". C'est une activité qui autorise ce qui ne peut pas être accepté dans les relations. On peut taper son doudou quand on est très en colère, mais on ne peut pas taper maman ni son petit frère.
Déplacer sa colère permet de la dépasser.
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Nionie   01 août 2020
Ecoutez-moi grandir de Sophie Marinopoulos
Donc une maman c est celle qui donne ce qu'elle est, pas ce qu'on lui demande d'être. Vous voyez la différence. Etre ou ne pas être soi...
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ladymoonlight   17 août 2019
Elles accouchent et ne sont pas enceintes de Sophie Marinopoulos
L'expression "déni de grossesse" est apparue seulement dans les années 1970 dans la littérature psychiatrique. Jusque-là on lui préférait la notion de "grossesse cachée" ou bien encore de "grossesse méconnue". Pour notre part, nous parlerons d'altération de la représentation, c'est-à-dire d'une impossible image sur ce que le corps éprouve.
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glad31   22 février 2017
Ecoutez-moi grandir de Sophie Marinopoulos
A propos, l'autre matin, j'ai réalisé une expérience fascinante. C'était un moment où j'attendais qu'elle arrive et c'est vrai que je criais à pleins poumons, car ce n'était pas très agréable de me sentir partir dans tous les sens. Je redoute beaucoup ce moment-là, quand j'ai faim et que tout mon corps se disloque, et c'est particulièrement pénible. J'ai hyper mal partout.
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Bruno_Cm   30 mars 2015
Infanticides et néonaticides de Sophie Marinopoulos
... notre esprit, malmené par d'impossibles mises en images de l'événement meurtrier, devient la proie d'une pensée blanche. L'impensé des mères provoque l'impensable. Les effets du déni deviennent palpables. Nous sommes sidérés, ralentis dans notre capacité de raisonnement, tandis qu'elles sont figées émotionnellement, privées de toute représentation.
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Bruno_Cm   30 mars 2015
Infanticides et néonaticides de Sophie Marinopoulos
Le déni de grossesse est reconnu comme un symptôme assez fréquent, y compris chez des femmes qui ne présentent aucun trouble psychiatrique. Cette observation est tout à fait fondamentale et rappelle que le phénomène du déni, bien qu'il soit habituellement pathologique par sa défense massive envers la réalité, prend une allure névrotique dans le cas de la grossesse.
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Bruno_Cm   30 mars 2015
Infanticides et néonaticides de Sophie Marinopoulos
Répétons-le : la non-intégration des interdits qui sous-tendent la parentalité se rencontre dans tous les milieux sociaux, et c'est elle qui mène à la mort de l'enfant ou bien à son annulation psychique.
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Bruno_Cm   30 mars 2015
Infanticides et néonaticides de Sophie Marinopoulos
L'adulte parent est en réalité un enfant non construit, qui a pris un corps d'adulte, une vie d'adulte, mais n'a pas les moyens de l'assumer. L'enfant qui va naître de ce corps adulte fertile n'est pas un enfant à part entière et reconnu comme tel. Il est un enfant-réparation, un enfant dont la présence corporelle est addictive pour le parent. Il est sans être. Il existe sans existence réelle.
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