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Note moyenne 3.25 /5 (sur 16 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bordeaux , 1970
Biographie :

Sophie Poirier, est née à Bordeaux, où elle vit et travaille comme formatrice et rédactrice. La libraire a aimé est son premier roman.



Source : /lamauvaisereputation.free.fr
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   14 décembre 2018
Comment la parole... : Histoires de lecteurs de Sophie Poirier
il fait bleu de Claude Chambard



je ne sais pas si tous les livres allègent nos souffrances, je ne sais pas s'ils nous protègent, je ne sais pas, mais parfois on en trouve un qui nous donne le sentiment qu'il a été écrit pour nous, rien que pour nous & là, quand même, je crois que lorsqu'on l'a lu, on a, non seulement un nouveau compagnon, mais aussi un baume que nous pourrons dorénavant utiliser chaque fois que nous en aurons besoin. Oui, c'est une possibilité. celle d'un changement. ce n'est pas rien. (p; 31)
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fanfanouche24   13 décembre 2018
Comment la parole... : Histoires de lecteurs de Sophie Poirier
Il fait bleu - de Claude Chambard



Un auteur n'est rien sans son lecteur (...)Ecrire c'est réinventer à chaque fois l'écriture. Lire c'est réinventer à chaque fois la lecture.

Au fond l'auteur, le libraire, le bibliothécaire, le lecteur, pourraient bien n'être qu'une seule & même personne.



-Il fait bleu.

- Ce n'est pas correct de dire une telle phrase, vous devriez dire il fait beau.

-Peut-être, mais je suis un lecteur & il y a quelques jours j'ai lu cette phrase dans un livre: "il fait bleu", & j'ai tout de suite compris que l'auteur voulait me faire entendre qu'il faisait beau & même un peu plus, il faisait bleu, c''était beau & paisible & flamboyant &incomparable é ça ne ressemblait pas à la banale phrase que nous disons chaque fois qu'il ne fait pas mauvais.

J'étais angoissé avant cette phrase. Mon angoisse est partie avec elle, dans le bleu, je me suis enraciné dans ce bleu. J'y ai fait mon gîte pour la journée, je me suis même endormi dedans. J'étais un lecteur qui poursuivait sa lecture le livre refermé.

Toute reste est -bavardage-. (p. 29)
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fanfanouche24   28 novembre 2018
Comment la parole... : Histoires de lecteurs de Sophie Poirier
La lectrice dit ( et voilà encore l'exemple d'un lecteur qui est prêt à tout ):

"Je trouve que maintenant les auteurs ils se regardent un peu trop le nombril."



Provocation typique de lecteur ! C'est un truc qu'on entend tout le temps, que les auteurs, ça se regarde le nombril ! Pas plus qu'un autre, moi j'dis...Bon...

c'est vrai, faut avouer, qu'il y a des auteurs qui parlent pas mal d'eux plutôt que d'inventer des aventures romanesques. C'est le grand débat d'ailleurs : Récit Versus MOI. En gros, sur le ring, on trouve Marc Lévy contre Christine Angot.

Point de vue nombre d'articles dans -Télérama- ( pas toujours positifs mais) c'est l'autofiction qui prend le dessus...Du coup, l'auteur se demande comment faire un roman avec son nombril sans que ça se voit. Sans que ça se voit trop. (p.14)
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fanfanouche24   13 décembre 2018
Comment la parole... : Histoires de lecteurs de Sophie Poirier
(...) Je ne suis pas une grande lectrice, mais je vois que ma fille s'est mise à me copier, elle s'isole & elle lit dans sa chambre, ça me fait plaisir.

On vient à la médiathèque ensemble maintenant, c'est agréable. Elle sera sûrement une meilleure lectrice que moi. Elle y prend beaucoup de plaisir, elle est devenue plus calme aussi. Oui, la lecture ça aide, ça apporte un peu de paix en soi, c'est bien. (p. 39)
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liliba   11 avril 2009
La libraire a aimé de Sophie Poirier
"Je les vois tous les jours depuis plus d’un an assis dans le même café, à la même heure. Ils ne commandent pas, la serveuse vient et pose les deux verres sur des petites serviettes blanches en papier, une assiette avec des olives, ensuite elle porte la bouteille de whisky jusqu’à la table pour les servir. Ils boivent deux whiskys chacun, tous les soirs à 19 h 30. Pour l’instant, je ne sais pas comment les nommer. Il y a cet homme aux airs discrets, presque timide, et cette femme un peu garçonne et charmante. Depuis que l’été est arrivé, j’ai remarqué qu’ils portaient tous les deux des espadrilles. Hier soir, elles étaient à rayures. Lui beiges et blanches. Elle bleu marine et blanches. Avant-hier, c’était des couleurs unies.





C’est le rituel qui m’a d’abord attirée. Que je sois assise dans ce café ou que je passe devant pour rentrer chez moi tous les soirs, depuis un an ils sont là, à la même heure. Avec leur whisky servi, et l’été leurs espadrilles. Je ne sais pas s’il s’agit d’un couple. Rien dans leurs gestes, leur attitude ne le laisse penser.



Ils discutent tout de suite. Ils ne s’embrassent pas, ni sur la bouche, ni même sur les joues pour se saluer, ils s’assoient directement. C’est souvent lui qui arrive le premier. Elle prend place en suivant à ses côtés et la serveuse vient. Ils lui disent merci au milieu de leur conversation déjà commencée. Ils parlent. Parfois, j’ai vu des silences très simples s’installer entre eux, des silences qui ne les inquiètent pas. Ils regardent ailleurs quelques secondes, perdus dans leurs pensées, et reprennent en suivant une autre conversation.



Ils se séparent au bout d’une heure. Ils quittent l’endroit ensemble. Marchent un peu plus loin. Peut-être qu’après chacun va de son côté, je ne sais pas, il faudrait les suivre. Je n’ose pas. Comme une interdiction. Je pourrais bien sûr m’approcher d’eux plus près, les épier. Alors j’en apprendrais sûrement davantage. C’est peut-être très simple et il y a sans doute une ex
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sylvie   16 mars 2009
La libraire a aimé de Sophie Poirier
Elle n'avait jamais voyagé. Les livres suffisaient à remplacer les kilomètres et c'était un univers en soi à chaque chapitre commencé. Elle savait des tas de choses sur le monde et sur les hommes entre eux. Mais rien ne remplaçait le fait d'y être, ce mouvement initié vers des ailleurs, et vers lui.
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liratouva2   24 mai 2010
Mon père n'est pas mort à Venise de Sophie Poirier
Au commencement, il y a toujours nos pères.

En choisissant ce métier de contrôleuse qui va et qui vient, elle organisait sa fuite permanente.’



« Marianne comprenait comment on coince une génération entière entre deux injonctions : sois libre et tais-toi. »



« Ils n’ont pas voulu nous laisser la place, au fond ils n’ont pas voulu devenir les vieux, les sérieux, les matérialistes, alors ils nous ont fait peur. En s’évanouissant, avec leurs maladies, leurs trois mariages, leur dernière femme de l’âge de leur fille. Leurs grosses voitures les ont plantés dans les arbres, leurs cartes bleues achetant des cadeaux plus gros que ceux de maman, leurs voix graves tonnant les principes. Tout ça pour nous laisser là dans un monde foutu. »



Dernière phrase : « Nous vivons tous dans un train fantôme. »
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saphoo   31 mars 2010
Mon père n'est pas mort à Venise de Sophie Poirier
Parce que certaines découvertes, certaines expériences, des détails parfois, s’étirent jusqu’à devenir des immensités dans la tête, indéboulonnables.



Parce qu’on ne choisit pas ce qui s’oublie.



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Charybde2   13 avril 2018
Les points communs de Sophie Poirier
Thomas Giraud écrit ce magnifique passage au sujet d’Élisée Reclus, imaginant – ou non – de son enfance, qu’il transporte dans ses poches des cailloux. Cela me semblait important de rencontrer Thomas Giraud à cause de son très beau livre : Élisée. Avant les ruisseaux et les montagnes, aux éditions La Contre Allée. Je l’ai offert trois fois. Je l’ai même recommandé en lecture à une libraire.

Je suis touchée de boire un verre – un sirop de citron – avec lui.

Je lui pose des questions sur son travail d’écriture, la liberté qu’il prend avec la biographie, cette invention dans son texte pour donner un accès direct aux pensées mélangées du jeune Élisée Reclus, ces Bouts de pensées qui au fur et à mesure qu’Élisée grandit se complexifient. On voit apparaître une maturité, une façon de regarder. Et aussi la relation poétique entre l’enfant et sa mère, sorte de pionnière de l’école maternelle, qui lui chuchote au lieu de parler. (…)

Je lui raconte la suite de mon périple. Il connaît Charleville-Mézières, parce qu’il est juge et qu’il y était à l’occasion d’une affaire. Il me parle du sentiment d’illégitimité, du prochain livre déjà écrit et du troisième en cours. À ma demande, il cite des librairies, dont la librairie Charybde.
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Charybde2   13 avril 2018
Les points communs de Sophie Poirier
J’ai rendez-vous sur une île, avec une libraire. Depuis quelques mois, c’est fréquent, j’ai des destinations de librairies.

Là, en correspondance gare Montparnasse, je fais semblant de croire que j’attends mon train dans l’atmosphère feutrée d’une bibliothèque.

Pour l’Espace Attente, presque en bord de quais, sous les panneaux Départs et Arrivées que tout le monde scrute, les designers de la SNCF ont choisi ce décor de rayonnages de livres, de lampes individuelles et de chaises confortables, sans doute avec des raisons louables : une évocation du calme…

La situation – assise dans cette fausse bibliothèque au milieu d’un hall de gare – me rappelle ces maisons qu’on inventait, enfants, en construisant des murs imaginaires représentés par de minuscules barrières de sable ou de feuilles mortes, et qui délimitaient peu à peu des pièces dans lesquelles on jouait des vies d’adulte.

J’arrive de Bordeaux. Et je repars vers le sud-ouest. Je vais à Lorient, et de cette seule façon, avec ce trajet illogique Bordeaux-Paris-Lorient, je pourrai prendre le dernier bateau du soir et rejoindre l’île de Groix. D’habitude, les auteurs rencontrent les libraires après avoir écrit les livres. Quand c’est fini, édité, imprimé, diffusé, lu par quelques-uns ou nombreux, les dédicaces dans les librairies donnent de bien jolis rendez-vous. Moi, je fais le contraire.

Le projet de ce livre, ce que l’éditrice m’avait proposé, c’était parler du métier de libraire à travers des portraits, raconter les conversations.

J’avais ajouté : Et le chemin que je ferai pour les rejoindre.
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