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Note moyenne 3.69 /5 (sur 61 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Sophie Renouard Doncieux est directrice de production et auteure.

Journaliste, elle a été chef de rubrique beauté à "Top Famille Magazine" (1997-2009).

En 2010 elle crée son agence événementielle, spécialisée sur l'offre Venise, "Venise sur-mesure", qui intègre l'agence d'événements et de tourisme d'affaire Exigences, puis s’approche de l'agence Arep (promotion tourisme d'affaire) en 2014.

Sophie Renouard développe sa clientèle au sein d'une équipe de 45 personnes, en tant que directrice de production.

En 2009, elle a publié un essai "96 bonnes raisons de sauter sur votre homme ce soir".

"On n’efface pas les souvenirs" (2019) est son premier roman.

Mère de quatre enfants, Sophie Renouard habite Paris.

page Facebook : https://www.facebook.com/sophie.renouard.dx
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Source : fr.linkedin.com
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Ziliz   02 avril 2019
On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard
[ ancien résistant de la 2de Guerre mondiale ]

- Mais vous êtes encore communiste ?

- Non. Le Parti nous a demandé des choses pas possibles. Moi, j'étais pas une tête brûlée. J'ai quitté les communistes juste après le retour des camarades. Ils prenaient trop de risques, qui ne servaient plus à rien. A part à faire couler le sang et pleurer les femmes du village. Ils avaient le culte du sacrifice. Pas moi. Je respecte le travail bien fait. L'aide au plus traqué que moi, la générosité entre les hommes et l'égalité pour tous. Les communistes ont fini pas trop obéir, des militants sans tête. D'ailleurs, c'est ce qu'on leur demande, aux militants. J'étais jeune quand je les ai rejoints en 1935, et j'étais détruit par trop de deuils quand je les ai quittés. L'espoir d'un monde meilleur, plus juste, on était tous d'accord. Mais la jeunesse qui crève dans les fossés, les partisans sacrifiés, le dévouement absurde à Moscou, ça fait autant de dégâts que la guerre.
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cicou45   19 mars 2019
On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard
"Ils ne parlaient toujours pas. Les mots ne sont que des béquilles. Lorsque les émotions sont trop vives, ce sont les gestes qui expriment d'abord la fracas des cœurs."
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Annette55   17 mars 2019
On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard
«  Les mots ne sont que des béquilles.



Lorsque les émotions sont trop vives, ce sont d’abord les gestes qui expriment le fracas du cœur. »
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Ziliz   01 avril 2019
On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard
Il avait des amis dans les milieux politiques. Ce qui en soit n'est pas un gage de bonne conduite, tant s'en faut.
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cicou45   17 mars 2019
On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard
"Le destin offre parfois une chance, une infime chance qu'il faut saisir. Les avertissements sont imperceptibles, diffus, obscurs, bien trop inaudibles pour qu'on y prenne garde."
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Annette55   17 mars 2019
On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard
«  Il ne faut pas continuer sa vie,

Il faut chaque fois la recommencer . »
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hcdahlem   13 mai 2019
On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard
Elle retourna à la voiture, remit le contact, garda la portière entrouverte et roula au pas vers le vide. Tout doucement. Elle passa au point mort, sentit la voiture prendre un peu de vitesse. Et quand elle fut certaine que tout se passerait comme prévu, elle sauta et roula sur le sol. Sans même se faire une égratignure.

Le son extraordinaire de l’impact de la carrosserie sur l’eau, suivi du bouillonnement incroyablement puissant qui s’infiltrait par toutes les fenêtres qu’elle avait pris bien soin d’ouvrir complètement, la fit sourire.

Elle attendit longtemps, immobile, accroupie sous un arbre, que le silence revienne. Alors seulement et sans aucune appréhension, elle reprit gentiment le sentier forestier pour retourner chez elle. Sa nouvelle amie lui chuchotait des encouragements et des félicitations dans le creux de l’oreille. 
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cicou45   19 mars 2019
On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard
"Le menton d'un homme en dit beaucoup sur son caractère et son état physique et moral. Un menton fier, arrogant ou agressif, un menton qui recule par timidité ou par peur, ils signent et révèlent un état d'esprit. Celui, mal rasé d'Emile, tombait sur sa poitrine, comme un homme qui renonce."
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ValerieLacaille   06 avril 2019
On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard
Gaspard avait la sensation d'étouffer. Il venait de basculer dans une autre réalité, de brutalité, d'incertitude et de vide. Ma vie, notre vie à tous, songea- t- il, vient de se transformer en cauchemar. Rien ne sera plus jamais pareil.
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hcdahlem   13 mai 2019
On n'efface pas les souvenirs de Sophie Renouard
INCIPIT

11 novembre 1998

La fin du jour était presque là. Assise sur le rebord de la fenêtre, Cathy apercevait la grille du parc. D’une minute à l’autre, elle verrait apparaître la voiture de son père, revenu de ses errances tardives. Elle le regarderait s’extraire de sa vieille Peugeot 309, vêtu de son pardessus en poil de chameau beige informe qui le suivait, hiver après hiver, et qu’il exhumait du placard sombre de l’entrée dès les premiers froids. Il monterait les marches rapidement, ne manquerait pas d’essuyer ses chaussures sur le paillasson élimé, et entrerait dans la cuisine où l’attendait un rituel sordide et pourtant quotidien : sa femme, assise, guettant son retour en se broyant les mains. Puis les scènes commenceraient.

Ce soir, inutile de se mettre en pyjama et de faire semblant de dormir. Cathy patientait sagement dans sa chambre plongée dans l’obscurité, qu’il soit temps, enfin. Elle savait qu’elle devrait sortir dans le couloir sans faire le moindre bruit. Puis partir rapidement de la maison dans la nuit.

– Tu vas être fatiguée demain à l’école, lui souffla la voix.

Allongée sur le parquet, l’oreille collée au bas de la porte, elle écoutait sa mère supplier son père de ne pas les quitter. Elle se mordit la lèvre, partagée entre colère et tristesse. Cela ne servait à rien de faiblir. Cathy entendait les pleurs et les gémissements et juste après viendraient les gifles, les cris étouffés, les meubles bousculés, puis les sifflements menaçants. Personne n’avait entendu ses hurlements à elle qui se perdaient dans les larmes et l’épaisseur de son oreiller. Il n’y avait plus d’espoir et rien ne pourrait changer la situation car son père avait pris sa décision.

À présent, il était temps d’agir. Cela faisait bien longtemps qu’elle avait compris ce qu’il adviendrait de sa mère et d’elle s’il les quittait pour vivre avec la nouvelle femme qu’il aimait. Sa mère ne pourrait jamais travailler, elle en était incapable. Elle ne recevrait que le minimum de pension alimentaire pour survivre, et son père finirait tôt ou tard par mettre Cathy en pension. Non qu’il ait des ambitions éducatives, mais pour l’éloigner de sa mère qu’il jugeait toxique. Alors, depuis que ses parents se disputaient, depuis que son père avait annoncé son départ imminent, elle jouait à la perfection la comédie des sentiments. Elle était devenue une petite fille irréprochable. Cette attitude calculée, ces sourires de circonstance, ces excellentes notes à l’école, ces petits gestes tendres en passant, mine de rien, et ces attentions quotidiennes n’avaient pas été mis en place pour donner à son père l’envie de rester avec elles, ce qu’elle ne voulait pas. Non, si elle était sage, si sage, c’était juste pour endormir ses soupçons.

Dans la cuisine, sa mère venait de capituler. Après les cris, les pleurs et la violence, ils se parlaient à présent à voix basse et leurs paroles étaient entrecoupées de longs silences. Portes claquées. Dans la chambre de ses parents, elle entendait distinctement des bruits de placards et de tiroirs qu’on ouvre et ferme brutalement. Elle en déduisit que son père faisait ses valises. Son départ était donc pour ce soir. Et si elle était courageuse, tout se passerait comme elle l’avait cent fois répété dans sa tête.  

Neuf jours plus tôt, Cathy avait dissimulé le poignard de chasse de son père dans la poche intérieure de son manteau de classe. Elle avait pensé à toutes les éventualités et savait non seulement où elle l’attendrait mais comment elle procéderait. Pour cela, elle s’entraînait à conduire la vieille voiture défoncée du domaine, depuis longtemps abandonnée dans une remise au fond du parc. Démarrer, passer les vitesses, tourner le volant et freiner. Pendant des après-midi entiers, cachée derrière le hangar, elle avait fait des manœuvres. Elle était prête. Cathy était déterminée à ne jamais courber l’échine devant un homme, et à être plus forte que sa mère.

Pour les sauver d’une vie misérable, elle ferait ce qu’il fallait. Son idée était brillante, simple : tuer son père, le faire disparaître de la surface de la terre et de leur vie. Dans les moments de doute qui l’avaient assaillie, elle avait écouté la petite voix sereine qui murmurait à son oreille, apaisait son cœur affolé et l’encourageait à exécuter son plan. Il était temps. Elle avait hâte d’en finir avec cette mascarade et de passer enfin à autre chose. Elle ouvrit doucement la porte de sa chambre, la referma avec précaution et sortit dans le couloir. Elle se glissa dans les escaliers, puis vers le vestibule plongé dans l’obscurité, chercha le poignard dans son manteau et saisit les clefs de la maison. En refermant la porte, elle prit bien soin de ne pas marcher sur le gravier mais sur l’herbe, le long de l’allée. Elle s’approcha de la voiture, se faufila à l’intérieur, avant de se recroqueviller derrière le siège avant. Si son père l’apercevait, elle pourrait toujours prétexter avoir voulu partir avec lui. Il la croirait. Il la connaissait si mal!
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