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Note moyenne 3.4 /5 (sur 85 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) : 1963
Biographie :

Stella Duffy est née à Londres en 1963 et a passé son enfance en Nouvelle-Zélande. Elle est l'auteur de plusieurs romans noirs, dont quatre ont paru en français au Serpent à Plumes : Beneath the Blonde (1998), Les effeuilleuses (1999), Déferlante (2001) et Chair fraîche (2002). Elle écrit aussi pour la radio et le théâtre, où elle s'illustre également en tant que comédienne. La Chambre des vies oubliées, sélectionné pour le Orange Prize britannique en 2008, est son premier roman littéraire.

Source : Wikipedia
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La chronique de Gérard Collard - La chambre des vies oubliées Et si vous faisiez un petit tour en Angleterre? Gérard Collard vous propose de vous rendre dans la capitale britannique grâce au livre de Stella Duffy « La chambre des vies oubliées » aux éditions 10-18. Vous découvrirez un Londres (tout du moins le sud de cette ville) loin des clichés que vous pouvez avoir en tête... Un roman à ne pas manquer si vous ne l'avez pas encore lu, d'autant plus que c'est un format poche!!!! Regardez... La présentation du livre « La chambre des vies oubliée » par l'éditeur : Après quarante années passées à laver et à repasser les chemises du voisinage, Robert Sutton a décidé de vendre son pressing de Loughborough Junction, quartier pauvre du sud de Londres. C'est Akeel, un jeune Anglais d'origine pakistanaise, qui répond à sa petite annonce. Pendant une année de transition, les deux hommes vont nouer une amitié singulière, rythmée par la vie haute en couleur de leurs clients. D'un poète jamaïcain à un père de famille factotum de la mafia locale en passant par deux clochards beckettiens, Robert et Akeel observent en devisant cette étourdissante ronde de jour. Et Robert se demande s'il livrera à son jeune successeur la clé de la » chambre des vies oubliées « , cette pièce où il conserve ses secrets, parfois inavouables, et ceux des autres... Vous pouvez commander « La chambre des vies oubliées » sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com

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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation

... il souhaite la nuit, rester assis là, dans son pressing, seul. Même si c'est le cas, ce n'est pas suffisant, ça ne l'est jamais : pas assez sombre, pas assez seul, pas assez lui. Toujours trop de choses, à partager, trop de temps, de pensées, de souvenirs, de lumière. Trop de lumière. Robert est las, il en a assez, jamais il n'aurait imaginé que se défaire de tout pesait autant. (...) Mais la dépossession, le dépouillement ne lui ont pas apporté la délivrance escomptée. Il lui arrive même de penser qu'il n'y aura peut-être jamais de libération, pas d'éclair de soulagement aveuglant lorsqu'il partira. Il espérait mieux, rien de particulier, rien qu'il saurait formuler, simplement mieux. Mais il semble qu'il soit condamné à continuer, à tenir bon, différemment, mais tenir quand même.

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Les menteurs sont sans doute les gens les moins aveugles du monde puisqu'ils doivent sans cesse rester sur leurs gardes. Pour être sûrs, prêts à toute éventualité, donner le change.

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La vérité, c'est une chose à laquelle s'intéresse beaucoup votre génération, n'est-ce pas ?Exhumer des secrets enfouis depuis longtemps. J'ai le regret de vous dire que je ne sais pas grand-chose. Tant que j'étais la catin de Gerald Freeman,j'étais cachée loin de la famille, loin des gens bien.

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Réussir son bouquet tient parfois de l'œuvre d'art. J'ai bien aimé choisir les fleurs. Aller dans la boutique, ou sur l'étal du fleuriste, et les sélectionner une à une ; les trouver, parfaites, la fine fleur des fleurs. Ça n'est pas toujours facile à dénicher, vingt roses jaunes sans défaut. Certaines fois, il m'a fallu faire trois ou même quatre boutiques dans la matinée. C'était comme du travail. Comme si j'en avais un. Ma mission.Je portais des gants. Pour ma sécurité, tu comprends : les épines – et les empreintes. Parce que des doigts piqués qui laissent des traces de sang, il y a de quoi se faire coincer de tous les côtés, ça vous trahit doublement

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C'est quand l'événement ne tourne pas autour de moi que j'ai besoin de tout maîtriser.

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Père ou non, Robert ne croit pas que les vérités de l'âge adulte s'enseignent. N'est même pas sûr que l'expérience nous apprenne quoi que ce soit - en tout cas son premier amour ne l'a préparé ni pour le second ni pour le troisième.

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Je n'aime pas tous ces faux-semblants. Le mensonge me déplaît. Ça ne peut finir que dans les larmes. Ce qu'elle n'a jamais compris, c'est tous ces moments chouettes qui arrivent une fois que l'excitation a passé.

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Vous pouvez rester assis à vous plaindre que c'est vraiment trop injuste, et croyez-moi, je suis d'accord avec vous, vous vous retrouvez vraiment dans une situation à la con.Ça ne sert à rien de gémir sur son sort. En général. Dieu sait que vous avez toutes les raisons de souffrir, mais ne mélangeons pas tout, on a du pain sur la planche. On n'a pas beaucoup de temps aujourd'hui et, même si on peut toujours revenir ici, je suis sûre qu'on préférerait tous les deux rentrer à Londres avec l'impression d'avoir progressé, au lieu de perdre notre temps à déprimer

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Cependant, accepter de sortir ne voulait pas dire en avoir vraiment envie. Quatre années de bonheur en couple avec Molly l'avaient vaccinée contre les joies des sorties en boîte jusqu'à point d'heure. Surtout un mardi soir. À l'idée de revisiter le territoire des angoisses de ses vingt ans, peuplé de jeunes en quête de chair fraîche, de finir la nuit à tenter de décrypter son propre sabir aviné, elle sentait monter une horreur aigre, doublée d'un ennui certain, teinté de nostalgie.

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Dans la salle du haut, encore plus select que les autres – officieusement réservée aux plus cool des plus cool. Les deux gardiennes du temple avaient des consignes très strictes quant au look et au taux d'alcoolémie maximal autorisés. Elles devaient en outre, tâche ô combien délicate, faire appel à leur intuition en matière de style. Il eût été trop simple de n'accepter que les jeunes et les beaux. Pour entrer ici, il fallait en plus être intéressant.

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