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Note moyenne 3.29 /5 (sur 70 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Après Sciences-po (1982) et des études de chinois et de sciences politiques à Harvard, une carrière professionnelle aux USA, Stéphane Fière travaille à Shanghai depuis plusieurs années.

Il vit dans le monde chinois depuis vingt ans, parle le mandarin et s’est toujours inséré dans les communautés chinoises et selon les modes de vie chinois, que ce soit à Taiwan, à Hong Kong, aux USA ou en Chine.

Il est l’auteur de La Promesse de Shanghai (Ed. Bleu de Chine) et de Caprices de Chine (L’Aube).

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Stéphane Fière au Festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo - 14/05/2016


Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
cascasimir   23 juillet 2019
La campagne n'est pas un jardin de Stéphane Fière
Droit d'asile dans les campagnes pour les néo-ruraux ! Des réfugiés poétiques, migrants de l'intérieur, migrants hédonistes, philosophiques, utopistes à la recherche d'un travail donnant "du sens" , d'une réduction des heures perdues dans les transports, d'une amélioration de la qualité-de-la-vie.



Dans les contrées qu'ils envahissent, les flanflans contestent tout ce qui organise la vie agricole depuis l'aube de l'humanité.

Ils sermonnent les paysans, ces semi demeurés, sur ce qu'ils devraient faire et comment.
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litolff   16 octobre 2012
La promesse de Shanghai de Stéphane Fière
Guo Tai, l'intellectuel du dortoir, nous a expliqué que le gouvernement de Beijing autorise et encourage l'enrichissement personnel à toute vapeur mais sans en donner la recette ni les règles du jeu, alors il n'est pas étonnant que les cadres et les fonctionnaires du Parti ou de la Municipalité se précipitent sur un marché comme le nôtre pour s'enrichir de notre sueur : des mingon comme nous, il y en a des centaines de milliers, peut-être des millions à Shanghai, et le peut d'argent que nous avons à dépenser finit presque exclusivement dans les filles de l'Anhui qui elles aussi sont là par centaines de mille.
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litolff   20 octobre 2012
La promesse de Shanghai de Stéphane Fière
Le peuple chinois s'était relevé ; oui certes, mais depuis il s'est rassis, pour les plus fortunés, et le reste continue de ramper ou d'avancer à quatre pattes dans le purin.
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litolff   17 octobre 2012
La promesse de Shanghai de Stéphane Fière
L'évidence me sautait aux yeux : l'hôpital distribuait aux familles des cendres qui avaient peu de chances de correspondre puisque les urnes ne portaient aucune indication sur l'identité du décédé. La camarade LI et ses collègues collaient manifestement les étiquettes au hasard. J'avais entre les mains les cendres d'une personne qui ne pouvait pas être mon père.
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litolff   21 octobre 2012
La promesse de Shanghai de Stéphane Fière
Guo Tai nous a dit que les filles arrivaient parfois à vendre les gamins deux mille ou trois mille yuans aux bureaux des adoptions qui les engraissaient pendant quelques mois avant de les revendre, dix ou vingt fois le prix d'achat, entre vingt mille et quarante mille yuans selon le sexe et l'âge, aux amis étrangers.

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lokipg   21 juillet 2019
La campagne n'est pas un jardin de Stéphane Fière
— Chéri, tu as vu la tête du vieux cul-terreux sur la chaise, contre lu mur, on dirait un pruneau desséché !

— Mais non, c'est un épouvantail.

— Regarde, il bouge !

— Où est sa faux ? Pourquoi n'est-il pas chaussé de sabots ?

— Pose-lui la question.

— Tu crois qu'il parle français, ou un dialecte local ?

— J'en sais rien ; essaie, toi.

— Bon giorno, senôr ! Bueno dies ? Kénavo ? Comprendo ?

— Laisse tomber, ça doit être l'idiot du village.

— Prends-le en photo et on s'en va, les autres sont déjà dans le bus.
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BMR   06 août 2007
La promesse de Shanghai de Stéphane Fière


Ici à Shanghai pas de pitié inutile : le gros possoin gobe le petit poisson qui avale les crevettes, le camion écrase la voiture qui écrase la moto qui écrase le piéton.

... Ensuite nous nous promenons le long de la rue Xizang et dans le marché aux oiseaux j'achèterai pour elle un grillon adulte et son panier en osier, il crissera du matin au soir pour que je me souvienne de cette journée.

... Ces amis étrangers, tout de même, comment peuvent-ils s'imaginer un seul instant que nous allons nous laisser prendre par leurs pièges grossiers et jeter par dessus bord nos six mille années d'histoire et le flamboiement de notre prodigieuse civilisation pour un bout de pain sans goût, un peu de leur verroterie, les gadgets peinturlurés de leurs techniciens ou des marchandises dont nous n'aurons jamais le moindre besoin. C'est certain ils nous prennent pour des japonais.
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eirene62   29 juillet 2015
Double bonheur de Stéphane Fière
..., si je m'enferme quand tout le monde est là, si je m'enfuis loin, loin sur les routes de campagne quand la fête bat son plein, si mes comportements leur sont, comme à moi, incompréhensibles, si je me précipite vers la fenêtre quand je suis invité parce que je cherche l'issue de secours, je veux pouvoir m'échapper, ...
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BMR   19 janvier 2011
Double bonheur de Stéphane Fière
[...] Elle s'était mal fait comprendre. Travailler ensemble signifiait simplement collaborer avec elle pour lui fournir des informations, des renseignements, un peu de documentation, rien d'extraordinaire crois-moi, trois fois rien en fait, des broute-îles, des broute-îles, elle a précisé dans son français de fantaisie, juste un peu de veille, sur les comptes rendus de réunion que tu assistes camarade Li, mais pas dans tous les domaines rassure-toi, uniquement le nucléaire, le militaire et les nouvelles technologies.
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BMR   19 janvier 2011
Double bonheur de Stéphane Fière
[...] La patronne officie dans l'arrière-cour au milieu des flammes et des éclaboussures d'huile bouillante [...] les deux serveuses, Zifa et Shuiling, sont maintenant très gentilles avec moi, : des petites soeurs de la campagne, un mètre soixante au maximum, rondes, souriantes, alertes, avec de bonnes joues bien rouges, des nattes et des gros seins de laitières ; à mon arrivée elles hurlent voilà Xiao Li qui vient manger, je suis reconnu, j'ai l'impression de revenir à la maison [...] les clients autour, vieillards torses nus ou en pyjamas, chauffeurs de taxi, petits artisans, mingong se joignent à la conversation et les moments de la nuit passent, chaleureux, uniques ; on boit, on parle fort, on rote, on est rouges et transpirants, pressés les uns contre les autres sur les tables pliantes et les tabourets en bois, papier, pierre, ciseaux, je perds à chaque fois et ils remplissent mon verre à peine vidé, je suis là, au milieu, au milieu, au milieu d'eux, je ne suis plus tout seul et je n'ai pas envie de partir, pas envie de partir, je ne suis plus français, mais pas encore vraiment chinois [...]
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