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Note moyenne 4.18 /5 (sur 643 notes)

Nationalité : Suède
Né(e) à : Älvkarleby , le 05/10/1923
Mort(e) à : Danderyd , le 04/11/1954
Biographie :

Stig Dagerman est un écrivain et journaliste suédois , anarcho-syndicaliste .

Enfant naturel d'un père ouvrier, Stig Dagerman est élevé par ses grands-parents à la campagne. Il arrive à Stockholm en 1932 pour vivre avec son père et finir ses études.

Il commence sa carrière littéraire en 1941, comme journaliste pour des journaux syndicaux où il s'occupe de la section culturelle. En août 1943, il épouse Annemarie Götze, fille de réfugiés allemands, pour qu'elle puisse bénéficier de la nationalité suédoise et rester en Suède, son père, militant anarcho-syndicaliste, étant recherché en Allemagne. Il dédiera à Annemarie le recueil de chroniques "Automne allemand", qui a pour toile de fond l'après-guerre tragique de l'Allemagne.

En 1945, la parution de son premier roman, "Le Serpent" , le consacre comme le porte-drapeau de la nouvelle vague littéraire suédoise.

En 1946-1947, il est envoyé en Allemagne « année 1 » pour constater les dégâts des bombardements et témoigner pour son journal de la misère et de la pauvreté qui y règnent, c'est suite à ceci que sera publié son "Automne allemand".

En 1950, il divorce d'Annemarie et se marie en 1953 avec l'actrice Anita Björk.

À partir de 1949, Dagerman se trouve incapable d'écrire, trop pris par sa vie de couple et le 4 novembre 1954, il s'enferme dans son garage et se suicide en laissant tourner le moteur de sa voiture. Le dernier texte qu'il aura laissé se trouve finalement être "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier", qu'il écrit en 1952, y laissant apparaître un certain désespoir.

Stig Dagerman fut l'un des écrivains suédois les plus importants des années 1940. De 1945 à 1949, il publia avec un succès considérable un grand nombre d'œuvres littéraires et journalistiques ("Le Serpent" (1945); "L'Île des condamnés" (1946); "Automne allemand" (1947); "L'Enfant brûlé" (1948); "Ennuis de noces" (1949).
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Lecture de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman et concert autour des oeuvres de Théodore de Banville, Gérard de Nerval, Paul Eluard et Rabindranath Tagore. « C'est l'angoisse de la séparation qui s'épand par tout le monde et donne naissance à des formes sans nombre dans le ciel infini. C'est ce chagrin de la séparation qui contemple en silence toute la nuit d'étoile en étoile et qui éveille une lyre parmi les chuchotantes feuilles dans la pluvieuse obscurité de juillet. C'est cette envahissante peine qui s'épaissit en amours et désirs, en souffrances et en joies dans les demeures humaines, et c'est toujours elle qui fond et ruisselle en chansons. » L'Offrande lyrique, Rabindranath Tagore, traduit par André Gide. Ces émotions douces et amères qui nous secouent ne sont-elles pas universelles ? Ne sont-elles pas l'essence même de notre existence ? Deleyaman, groupe franco-américain dans la veine céleste de Dead Can Dance, aborde ces questions vibrantes, parle d'art, d'amour, de beauté et de contemplation comme des réponses à nos contraintes existentielles.C'est une amicale collaboration artistique entre le groupe et Fanny Ardant qui a donné naissance à cette création. Au travers d'un texte lu, elle dialogue avec le groupe sur une musique créée par Deleyaman. Avec le son du doudouk, le groupe d'Aret Madilian interprétera les titres français de sa discographie Fanny Ardant : voix Béatrice Valantin : voix, clavier Aret Madilian : piano, clavier, guitare, percussion Guillaume Leprevost : basse, guitare Artyom Minasyan : doudouk, plul, pku Madalina Obreja : violon Gérard Madilian : doudouk Création en partenariat avec le Trianon Transatlantique de Sotteville lès Rouen – Scène conventionnée d'intérêt national art et création chanson francophone. À écouter – Deleyaman, « Sentinel », 2020. Plus d'informations sur www.deleyaman.com À écouter : https://deleyaman.bandcamp.com/album/sentinel

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Citations et extraits (154) Voir plus Ajouter une citation
yo   15 janvier 2009
Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman
Puisque je suis au bord de la mer, je peux apprendre de la mer. Personne n’a le droit d’exiger de la mer qu’elle porte tous les bateaux, ou du vent qu’il gonfle perpétuellement toutes les voiles. De même, personne n’a le droit d’exiger de moi que ma vie consiste à être prisonnier de certaines fonctions. Pour moi, ce n’est pas le devoir avant tout, mais la vie avant tout. Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit à des moments où je puisse faire un pas de côté et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette masse que l’on appelle la population du globe, mais aussi une unité autonome.
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fanfanouche24   07 janvier 2014
Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman
Le monde est donc plus fort que moi. A son pouvoir je n'ai rien à opposer que moi-même- mais, d'un autre côté, c'est considérable. Car tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui construit des prisons s'exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. (...)

Je sais que les rechutes dans le désespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige: une consolation qui soit plus qu'une consolation et plus grande qu'une philosophie, c'est-à-dire une raison de vivre.- 1952- (p.20)
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Stig Dagerman
moravia   13 juillet 2013
Stig Dagerman
Le mieux, c'est encore



d'apprendre à temps à pardonner



les autres en premier lieu



soi-même en dernier



Le mieux, c'est encore



d'apprendre trop tard à juger



mais s'il le faut vraiment :



les autres en dernier lieu



soi-même en premier.





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santorin   05 septembre 2019
Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman
Les autres hommes ont d'autres maîtres. En ce qui me concerne, mon talent me rend esclave au point de ne pas oser l'employer, de peur de l'avoir perdu. De plus, je suis tellement l'esclave de mon nom que j'ose à peine écrire une ligne, de peur de lui nuire. Et, lorsque la dépression arrive finalement, je suis aussi son esclave. Mon plus grand désir est de la retenir, mon plus grand plaisir est de sentir que tout ce que je valais résidait dans ce que je crois avoir perdu : la capacité de créer de la beauté à partir de mon désespoir, de mon dégoût et de mes faiblesses. Avec une joie amère, je désire voir mes maisons tomber en ruine et me voir moi-même enseveli sous la neige de l'oubli.
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Lutvic   20 mars 2021
Automne allemand de Stig Dagerman
Il y a en effet en Allemagne un nombre non négligeable d'antinazis sincères qui sont plus déçus, plus apatrides et plus vaincus que les sympathisants nazis ne l'ont jamais été. Déçus parce que la libération n'a pas été aussi complète qu'ils se l'étaient imaginé, apatrides parce qu'ils ne veulent se solidariser ni avec le mécontentement allemand – dans la composition duquel ils croient reconnaître un peu trop de nazisme camouflé – ni avec la politique alliée – dont ils contemplent avec consternation l'indulgence envers les anciens nazis – et enfin vaincus parce que, d'un côté, ils se demandent si, en tant qu'Allemands, ils peuvent avoir une part quelconque à la victoire finale des alliés et, de l'autre, ils ne sont pas absolument persuadés qu'en tant qu'antinazis ils n'ont pas une part de responsabilité dans la défaite allemande. Ils se sont condamnés à une passivité totale parce que l'activité impliquait la collaboration avec des individus douteux qu'ils ont appris à haïr pendant douze années d'oppression.

Ces gens-là sont les plus belles ruines de l'Allemagne mais, pour l'instant, elles sont aussi inhabitables que toutes ces maisons démolies entre Hasselbrook et Landwehr qui dégagent une odeur âcre et amère d'incendies éteints dans le crépuscule humide de cet automne (p. 40).
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Lutvic   05 avril 2021
L'enfant brûlé de Stig Dagerman
Il n'y a rien d'aussi beau que les premières minutes de solitude avec celui qui pourrait nous aimer, avec celui que l'on pourrait aimer. Il n'y a rien d'aussi silencieux que ces minutes, rien d'aussi saturé de suave attente. C'est pour ces quelques minutes qu'on aime et non pour toutes celles qui suivront (p. 224).
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Lutvic   03 juin 2021
La dictature du chagrin et autres écrits amers (1945-1953) de Stig Dagerman
Tout être vivant est prisonnier à perpétuité de l'humanité et contribue par sa vie, qu'il le veuille ou non, à accroître ou à amoindrir la part de bonheur et de malheur, de grandeur et d'infamie, d'espoir et de désolation, de l'humanité.

C'est pourquoi je puis oser dire que le destin de l'homme se joue partout et tout le temps et qu'il est impossible d'évaluer ce qu'un être humain peut représenter pour un autre. Je crois que la solidarité, la sympathie et l'amour sont les dernières chemises blanches de l'humanité. Plus haut que toutes les vertus, je place cette forme d'amour que l'on appelle le pardon. Je crois que la soif humaine de pardon est inextinguible, non pas qu'il existe un péché d'essence divine ou diabolique mais parce que, dès l'origine, nous sommes en butte à une impitoyable organisation du monde contre laquelle nous sommes bien plus désarmés que nous ne pourrions le souhaiter. […] Je crois que l'ennemi héréditaire de l'homme est la macro-organisation, parce que celle-ci le prive du sentiment, indispensable à la vie, de sa responsabilité envers ses semblables, réduit le nombre des occasions qu'il a de faire preuve de solidarité et d'amour et le transforme au contraire en codétenteur d'un pouvoir qui, même s'il paraît, sur le moment, dirigé contre les autres, est en fin de compte dirigé contre lui-même. Car qu'est-ce que le pouvoir si ce n'est le sentiment de n'avoir pas à répondre de ses mauvaises actions sur sa propre vie mais sur celle des autres ? (« Le destin de l'homme se joue partout & tout le temps », p. 37, 38).
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Lutvic   22 mars 2021
Automne allemand de Stig Dagerman
Mon ami l'ermite fait des conférences sur Mörike et sur Burckhardt, ses deux favoris : des classiques. Il donnait les mêmes conférences à la société franco-germanique, en France, pendant l'Occupation, de Paris à Bordeaux. D'un air pensif, il me confie combien il regrette cette époque ; il affirme que l'on écoutait mieux alors, que le climat de la France occupée, entre 1940 et 1944, était plus propice aux conférences allemandes que celui de la Ruhr en 1946. Naturellement, me dit-il, j'étais bien conscient de la situation mais pourquoi une nécessité militaire aurait-elle dû m'empêcher de contribuer au rapprochement des cultures allemande et française.

Cela paraît cynique tant que l'on ne s'est pas fait à cette idée, et pourtant la situation était encore plus cynique, si tant est que cela soit possible. Dans sa bibliothèque, je trouve deux exemples destinés à la troupe, mais d'un goût délicat, des poèmes de Hölderlin et de Mörike, imprimés en 1941. On peut donc imaginer que la Grèce ait été envahie par des soldats portant les poésies de Mörike dans leur poche intérieure et qu'après avoir rasé un village russe de plus, le soldat allemand ait repris sa lecture interrompue de Hölderlin, le poète allemand qui a dit de l'amour qu'il est plus fort à la fois que le temps et que la mort physique (pp. 156-7).
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Pirouette0001   17 février 2013
Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman
Tout ce qui m'arrive d'important et tout ce qui donne à ma vie son merveilleux contenu : la rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en mer à la voile, la joie que l'on donne à un enfant, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule en dehors du temps. Car peu importe que je rencontre la beauté l'espace d'une seconde ou l'espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie.
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Lutvic   05 juin 2021
La dictature du chagrin et autres écrits amers (1945-1953) de Stig Dagerman
Il en va un peu de Paris comme de Hamlet. Au cours d'un long processus d'élaboration d'une tradition et d'un certain nombre d'illusions, ils se sont tous deux mués en symboles surréels, hors de portée, semble-t-il, de toute analyse et de tout jugement critique. Je préfère de beaucoup la Hollande, qui accueille le visiteur sans prétentions hystériques (p. 128).
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