AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.5 /5 (sur 5 notes)

Nationalité : Corée du Sud
Né(e) à : Jinju , 1964
Mort(e) à : Münster , le 3/10/2018
Biographie :

Huh Su-kyung est une poétesse sud-coréenne.

Elle publie ses premiers recueils : Quel engrais vaudra mieux que la tristesse ? (1988) et Une lointaine maison où je vais seule (1992).

Elle quitte ensuite son pays pour l’Allemagne où elle effectue des études de philologie orientale et d’archéologie. Son activité d’archéologue ne l’empêche pas de continuer à écrire de la poésie et des romans en coréen.

Elle est décédée à en octobre 2018.

Source : https://www.editions-brunodoucey.com/huh-su-kyung/
Ajouter des informations
Bibliographie de Su-Kyung Huh   (1)Voir plus

étiquettes

Citations et extraits (7) Ajouter une citation
sabine59   08 novembre 2019
15° vent de nord-ouest de Su-Kyung Huh
Lilas

Comment faire ,

pour vivre jusqu'au bout

passionnément ce printemps?



Il faudra rire joyeusement , lilas,

Face au vent, à toute cette fausse tendresse

qui a soufflé sur le printemps de ma vie

il faudra finir en riant joyeusement



La vieille photo dans l'album

même si elle est véritablement morte

il faudra en rire, lilas

Il faudra en rire pour de bon



Dans le ciel, des papillons parfumés folâtrent

comme au temps du zéphyr

Lilas, ils se fanent en riant

Mes lilas
Commenter  J’apprécie          180
Annette55   01 octobre 2019
15° vent de nord-ouest de Su-Kyung Huh
«  En quelle année buvait- on un verre à l’ombre

Du printemps?

En m’écroulant étais - Je ébouriffée ou non sous ses rayons?

Pourtant je n’ai pas souvenir d’avoir laissé partir

Mon cœur .



Nos cœurs étaient - ils ou non face à face?

Ai- Je pleuré , en enfouissant mon visage

Dans l’ombre du printemps ?

Peut- être ai- Je marché de nouveau en cessant de pleurer ?

Mais je n’ai pas souvenir d’avoir laissé partir mon cœur ... »
Commenter  J’apprécie          130
Sandau   20 octobre 2019
15° vent de nord-ouest de Su-Kyung Huh
Les jours où l'on riait ainsi ont persisté Pendant que les étrangers parvenus ici circulaient sur le dos d'un grand oiseau bleu acier, les enfants déambulaient avec des bombes dans leurs poches De l'huile noire jaillissait partout où passait l'âne Des gens disparus depuis belle lurette surgissaient tout visqueux de l'huile noire et demandaient où se trouvaient les maisons démolies depuis si longtemps Au même moment, les fleurs s'ouvraient sur la rive, rouges ou blanches Quand le vent se levait, les fleurs se fanaient Là où les fleurs disparaissaient, naissaient des fruits Ces fruits avaient la forme de la pupille d'une femme qui pleure Lorsqu'on mangeait ces fruits, les élans de chagrin accumulés au fond du coeur disparaissaient d'un coup Pour rire à grands éclats, on allait vers la rive et l'on riait ainsi Les bombes dans les poches des enfants ont explosé et les enfants se sont dispersés dans le vide Pourtant les jours où l'on riait ainsi ont persisté Le fruit semblable à la pupille d'une femme qui pleure nous observait



( "Les jours où l'on riait ainsi ont persisté", p.52 )
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Sandau   20 octobre 2019
15° vent de nord-ouest de Su-Kyung Huh
Une mer profonde est venue à pied

En l'accueillant, je veux la saisir à pleines mains

Les mains me manquent, je les ai laissées quelque part

Quelque part ailleurs, je les ai laissées chez quelqu'un



Ne pouvant la saisir sans mes mains, je veux pleurer

Les yeux me manquent

Je les ai laissés quelque part

Quelque part ailleurs, je les ai laissés chez quelqu'un



Ne pouvant être prise dans mes bras, la mer hésite puis

s'en retourne

J'ai envie de lui dire : " Ne t'en va pas, ne t'en va pas"

La langue me manque, quelque part ailleurs

Chez quelqu'un, j'ai tout laissé chez lui



Je veux avoir les larmes aux yeux, j'aurais voulu briller,

noire

Pourtant j'ai tout laissé, tout

Chez quelqu'un



( "Et la mer", p.28 )
Commenter  J’apprécie          82
sabine59   08 novembre 2019
15° vent de nord-ouest de Su-Kyung Huh
Le poirier tremble dans les bras de la brume bleue

Une poire prête à tomber est restée accrochée

à sa branche



La brume se dissipe et le vent se lève

Le parfum de la poire très mûre s'égrène délicatement



Croyant entendre un son de cloche

l'âme du poirier vibre dans un écho lointain



Quelque chose comme le sourcil d'une personne oubliée

depuis longtemps

pénètre mon coeur
Commenter  J’apprécie          60
Myriam3   09 janvier 2020
15° vent de nord-ouest de Su-Kyung Huh
Vers deux heures de l'après-midi



15°C

Vent de nord-ouest, nuageux



Après un bref passage de bancs de brume ce matin

Ciel clair



Vers deux heures de l'après-midi

Une ambulance blanche s'arrête devant un portail et des hommes

vêtus de blanc portant un brancard le franchissent et ressortent

Le visage imperturbable comme s'ils remportaient

les plats vides d'un repas livré



Qu'est-ce qui se passe?



Toile d'araignée, jardin, des fleurs comme dans un tableau, un soulier, et le portail entrouvert
Commenter  J’apprécie          40
Myriam3   02 janvier 2020
15° vent de nord-ouest de Su-Kyung Huh
j'aimerais vivre et mourir

comme le papillon, qui disparait en volant



Une fleur de parole drôle
Commenter  J’apprécie          30

Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

Le Horla (Guy de Maupassant)

Où habite le narrateur ?

à Rouen
à Nîmes
à Toulouse

10 questions
225 lecteurs ont répondu
Thèmes : nouvelles fantastiquesCréer un quiz sur cet auteur