AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.18 /5 (sur 110 notes)

Nationalité : Yougoslavie
Né(e) à : Serbie , le 21/12/1953
Biographie :

Né à Bajina Basta, en Yougoslavie - aujourd’hui Serbie Svetislav Basara n’a jamais voulu quitter son pays, aussi chaotique qu’ait été son histoire.

Auteur d’une vingtaine de livres, il a reçu de nombreux prix littéraires et son roman, inédit en France, Fama o biciklistima, publié en 1988, a été salué par la critique, le considérant comme l’un des dix meilleurs romans serbes de la décennie.

En 2006, il reçoit le NIN prize, prix décerné par la revue du même nom, l’une des récompenses les plus honorifiques pour un écrivain serbe.

Source : etonnants-voyageurs.net
Ajouter des informations
étiquettes

Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
totom   25 mars 2010
Guide de Mongolie de Svetislav Basara
-Seul l'alcool, m'a-t-il dit, ce désinfectant souverain, est capable d'éradiquer les bêtises qui se sont accumulées dans le cerveau. Il y a des moyens encore plus efficaces, mais ils sont mortels. Si tu rencontres un homme qui ne boit pas, fuis-le comme la peste. Un type capable de supporter toute la misère du monde sans drogue ou sans alcool est certainement dépourvu d'âme.
Commenter  J’apprécie          90
Papillon   19 juin 2008
Perdu dans un supermarché de Svetislav Basara
Une horloge m’indiquait sans ambiguïté qu’il était huit heures vingt, elle écartait les aiguilles, hors de portée en haut sur le mur, elle me provoquait en montrant ses huit heures vingt. Je ne l’ai pas crue. Comment croire un appareil qui de jour en jour, au même rythme, répète la même histoire ? Non, me suis-je dit, jamais plus je ne croirai en un appareil aussi peu crédible. Je n’ajouterai pas foi à quelque chose qui ne cesse de tourner en rond, à quelque chose d’aussi versatile. Car, une minute seulement après avoir affirmé qu’il était huit heurs vingt, cette camelote s’est mise à soutenir autre chose : huit heures vingt et une. L’horloge, visiblement, s’était rendu compte que j’avais perçu à jour sa sale manigance. Elle s’est mise à battre plus discrètement.
Commenter  J’apprécie          50
Allaroundthecorner   12 février 2020
Solstice d'hiver de Svetislav Basara
Quand elle ferme les yeux, dit-elle, c’est comme si elle n’existait pas. Elle a terriblement peur du noir. Elle aimerait que, tant que nous sommes éveillés, il fasse aussi clair en nous qu’en plein jour.
Commenter  J’apprécie          50
JaphyRider   08 novembre 2012
Perdu dans un supermarché de Svetislav Basara
Pour ce qui est de la prose, je puis dire ceci : tous les autres je, y compris le mien, rappellent les supermarchés soviétiques ; dans tous, il n'y a que quelques articles inutiles : vanité, orgueil, amour-propre, inconsistance, désespoir - qui nous poussent à sortir de la boutique de notre moi et à entrer dans une boutique tout aussi indigente, extérieure à nous, pour y acheter des lames de rasoir et nous ouvrir les veines.
Commenter  J’apprécie          40
Herikawa   05 octobre 2009
Perdu dans un supermarché de Svetislav Basara
- C'est donc une grosse erreur de dire de la biographie de quelqu'un qu'elle est une description de la vie; une biographie est en fait une description de la mort, comme dirait David Albahari. C'est pourquoi je ne comprends pas que l'on puisse attacher une telle importance au passé, aux souvenirs, aux faits. Ils ne sont qu'un masque sur la face de la mort. Ceux qui disent aimer la vie aiment la mort déguisée. C'est pourquoi rares sont ceux qui parviennent encore à prendre conscience que l'homme est un être immortel.



- Je suis d'accord, lui ai-je dit, la mort est vraiment rusée, même si, en dernière analyse, elle n'a pas d'être. Mais même telle qu'elle est, vu qu'elle a ôté la vie à infiniment de monde, elle a bien plus d'expérience en la matière que n'importe quel individu, lequel ne meurt qu'une fois. On n'y peut rien. C'est un fait. Il nous est seulement donné, au mieux, de savoir que nous ne pouvons rien savoir avec certitude, que choses et événements échappent à notre entendement et à notre logique et qu'il n'y a pas de places pour des observateurs privilégiés. P18
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Shan_Ze   01 juillet 2013
Perdu dans un supermarché de Svetislav Basara
… j’ai décidé, pour des raisons dont je parlerai plus tard, de dormir debout adossé au mur tout en m’efforçant d’imaginer la verticale comme une horizontale, mais le sommeil n’a décidément pas pu se plier à cette position. Je fermais en vain les paupières ; ne pas voir n’est pas dormir.
Commenter  J’apprécie          40
sebastienL   10 décembre 2008
Perdu dans un supermarché de Svetislav Basara
"l’équation est simple : trop de MOI= trop de souvenirs = trop de passé = trop d’espoir en l’avenir = trop peu de maintenant = la mort. Tel est le principe de la mort, ici, en Europe"
Commenter  J’apprécie          40
Shan_Ze   01 juillet 2013
Perdu dans un supermarché de Svetislav Basara
Je croyais n’avoir jamais eu jusqu’alors une très bonne opinion de moi-même. Et en effet, je n’avais rien de tel. Je m’étais forgé une mauvaise opinion de moi, une image qui pouvait être encore sympathique. L’autre, le vrai moi, je l’avais enfoui quelque part dans les profondeurs, d’où surgissent les intolérances et ces haines.
Commenter  J’apprécie          30
Dylou   02 décembre 2011
Perdu dans un supermarché de Svetislav Basara
Logan, je m’en souviens bien à une fois marché sur l’eau. Moi je ne l’ai pas fait. Et ne le ferai sans doute jamais. Je suis trop lourd pour cela. Je veux dire : j’ai un MOI trop gros. A vrai dire, je ne suis pas le seul responsable de l’hypertrophie de ce monstre ; ma mère, ma tante et les autres créatures de ma petite enfance portent une grande part de responsabilité dans la note *.

*Voilà comment ma mère, ma tante, ma grand-mère, etc., ont contribué à l’hypertrophie de mon MOI : par la flatterie, par la vulgaire flatterie. Je suis porté à croire que bébé, et même plus tard, je n’ai eu aucun intérêt pour moi-même, mais le lavage de cerveau du genre « Que tu es sage », « Que tu es beau », « Ce n’est pas assez bon pour toi » et plus tard « Tu dois mettre ceci ou cela » a porté ses fruits. Je me suis bientôt vanté d’être vraiment un JE. C’est pourquoi je ne puis marcher sur l’eau.

Commenter  J’apprécie          20
Herikawa   05 octobre 2009
Perdu dans un supermarché de Svetislav Basara
Bon, me suis-je dit, je me suis jeté dans le vide, et je tombe. Il n'y a point de retour en arrière. Cela du moins est clair. Les lois de la physique sont contre moi. Mais rien n'est encore joué. La physique est une affaire de passé et de présent, or le futur peut toujours apporter un changement, en proclament que telle loi n'était qu'une erreur; il suffit de ne pas perdre de vue que le monde a vécu dans l'illusion quant à la forme de la Terre. D'ailleurs, la fameuse chute libre n'est qu'une grosse mystification. Quelle chute libre si je suis forcé de tomber. P22
Commenter  J’apprécie          20

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Les toiletteurs sont nos amis !! 🐩 ✂️

Radical :

tout'ou rien
kiki lé bo

12 questions
20 lecteurs ont répondu
Thèmes : chiens , chats , toilettes , humour , jeux de mots , baba yagaCréer un quiz sur cet auteur

.. ..