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Note moyenne 4.2 /5 (sur 15 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Montauban , le 13 04 1976
Biographie :

Sylvain Zorzin est écrivain jeunesse mais également journaliste. Il a beaucoup écrit dans les magazines des éditions Bayard : J’aime Lire, Pomme d’Api, Les Belles Histoires, mais aussi J'aime lire Max, Mes premiers J'aime lire, Tralalire, Je bouquine...
Parmi ses livres publiés, citons la série "Jo champion de foot" aux éd. Bayard, les romans "De la neige au Congo" & "Clarice + nous" (éd. Tertium), ainsi que l'album "Le dragon qui crachait n’importe quoi !" aux éditions Père Fouettard.

C’est lorsqu’il a eu ses deux filles qu’il s’est mis à l’écriture. Lire chaque soir une histoire pendant tellement d’années lui a fait comprendre, davantage encore, le sens même des histoires, la nécessité de cet imaginaire tous azimuts.

www.facebook.com/pg/Sylvain-Zorzin-
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Source : mediatheques.grandorlyseinebievre.fr
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Citations et extraits (6) Ajouter une citation
NathalC   25 novembre 2019
Clarice + nous de Sylvain Zorzin
De sa bouche se dégage une odeur de cigarettes, de celles qu'il fume en secret, ou dehors. Ma mère lui interdit de les griller à l'intérieur de la maison, à cause de la fumée qui se dépose sur les rideaux et sur les murs. Elle ne lui dit rien quand il avale ses apéritifs, les uns après les autres - parce que les taches ne se voient pas, parce qu'un foie dégueulasse se remarque moins qu'une tapisserie grise.
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BernardFlammeche   14 octobre 2019
De la neige au Congo de Sylvain Zorzin
Ça n’a pas été toujours comme ça. Avant ta maladie, ton père ne s’enfuyait pas à des centaines de kilomètres. Avant qu’on te détecte ta SEP, il bossait dans un bureau, dans le centre-ville, à un kilomètre de chez toi ; tu le voyais tous les soirs. Il parlait souvent de sa « boîte » et de ses copains, cela faisait des conversations à table. Il avait même parlé de t’y emmener un jour, pour te présenter aux collègues, pour t’expliquer son métier. Et puis, il a changé de poste et a commencé à vivre dans sa voiture. Désormais, tu le vois de temps en temps, et de façon aléatoire, comme si ça se jouait aux dés. Ses jours de congé n’y changent rien. S’il est là et si ta mère approche avec sa seringue, il trouve toujours un prétexte pour changer de pièce, pour aller faire des courses à la supérette ou pour allumer une clope sur le minuscule balcon. Il a commencé à fumer quelques jours après qu’on a détecté ta SEP ; lui, il parlait du stress, du choc, mais toi tu penses qu’il l’a fait juste pour que son corps lui ordonne de sortir, pour devenir accro à la nicotine et ne pas être dans la même pièce que toi. Son attitude a fini par te contaminer : tu n’as plus envie de le croiser, plus envie de lui parler. De toute façon, on ne peut pas le forcer à se tourner vers toi. Vous êtes deux regards fuyants.
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BernardFlammeche   14 octobre 2019
Clarice + nous de Sylvain Zorzin
On dit que l’on retient d’un coma les mots qui ont été prononcés autour de notre corps. Je ne me souviens de rien. Peut-être n’a-t-on rien dit. Peut-être ma mère a-t-elle contemplé mon corps sans rien faire d’autre que laisser couler ses pleurs. Mon père a posé sa main sur mon épaule, par politesse, effleurant la bande sans jamais toucher la chair. Les médecins sont entrés de temps en temps, sans aller jusqu’à émettre des « hum, hum », qu’on n’aurait pas su déchiffrer de toute façon. Et ce, des semaines, des mois durant.

Je n’y crois pas. On est dimanche, le lendemain du samedi où tout s’est passé, et c’est nul de croire que je peux entrer dans le Livre des records pour un si court coma. S’il le faut, les spécialistes en blouse blanche n’ont même pas employé ce mot de coma. Ils ont parlé à mes parents de sommeil, de ce que font les nourrissons et les vieillards pour s’occuper. Papa et maman ne vont pas tarder à me reprocher ma grasse matinée.
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AudreyLFT   03 décembre 2019
Clarice + nous de Sylvain Zorzin
Je ne me vois pas demander à ma mère et à ses joues gorgées de larmes si nous sommes la même année, ou bien en 2050, si elle a pleuré un jour ou plusieurs saisons. Je sais seulement que le temps a avancé : ce n’est pas parce qu’on s’endort un soir d’été et qu’on se réveille un matin de printemps, que le temps court vers l’autre sens.
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Lecturepissenlit   03 décembre 2019
De la neige au Congo de Sylvain Zorzin
Dans un peu plus d'une heure, à la fin du dernier cours, tu devras rentrer chez toi, et à cette idée, tu te sens plus malheureux que jamais. Tu ne veux pas. Tu ne veux pas revoir ta mère lorsqu'elle rentrera de ses ménages, tu ne veux pas voir les yeux fuyants de ton père lorsqu'il sera de passage.
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Lecturepissenlit   03 décembre 2019
De la neige au Congo de Sylvain Zorzin
De toute façon, les piqûres te laisseront toujours des trous dans tes cuisses, des constellations qui ne disparaîtront pas de ton ciel avant un bon moment.
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