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Note moyenne 4.06 /5 (sur 764 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Jamaica Plain, Boston , le 27/10/1932
Mort(e) à : Londres , le 11/02/1963
Biographie :

Sylvia Plath est une écrivaine américaine ayant produit essentiellement des poèmes, mais aussi un roman, des nouvelles, des livres pour enfants et des essais.

Si elle est surtout connue en tant que poète, elle tire également sa notoriété de The Bell Jar (La Cloche de détresse), roman autobiographique qui décrit en détail les circonstances de sa première dépression, au début de sa vie d'adulte.

Tout au long de sa vie d'adulte, Sylvia Plath souffre de troubles bipolaires graves. Grâce à l'octroi d'une bourse d'étude, elle intègre, en 1950, l'une des plus grandes et prestigieuses universités américaines réservées aux femmes, Smith College, située à proximité de Boston. Très vite, elle y fait sa toute première tentative de suicide.

Plus tard, en 1963, elle décrit dans son roman autobiographique, La Cloche de détresse, l'épisode dépressif qu'elle a ainsi traversé en 1953. À ce moment-là, elle est admise dans une institution psychiatrique et semble montrer des signes de guérison satisfaisants, puisqu'elle termine brillamment ses études à Smith College, obtenant en 1955 son diplôme avec les félicitations du jury (summa cum laude).

En 1956, Sylvia Plath obtient une bourse Fulbright pour étudier en Angleterre, à l'Université de Cambridge où elle va faire la connaissance de Ted Hughes, un jeune poète anglais. Rencontre fulgurante s'il en est, ils se marient quelques mois plus tard. Ted et Sylvia vivent alors à Londres. Frieda, leur premier enfant, naît en 1960, et leur fils Nicholas en 1962. Très vite, Sylvia et Ted quittent Londres pour s'installer dans la campagne anglaise, dans le comté de Devon.

En février 1961, elle subit une fausse couche, événement qui hantera par la suite bon nombre de ses poèmes. Le couple Ted et Sylvia bat de l'aile, et ils se séparent moins de deux ans après la naissance de leur premier enfant. Cette séparation s'explique principalement du fait des troubles psychiatriques de Sylvia, et de la liaison de Ted Hughes avec l'épouse d'un ami poète, la poétesse Assia Wevill. Paradoxalement, cette période de colère et de désespoir constitue la plus productive de sa vie d'écrivain.

Le 11 février 1963 à Londres, Sylvia place un torchon dans le four de la gazinière, ouvre le gaz, et attend sa fin. Son dernier poème connu, intitulé Edge (Le Bord) fait figure de testament prémonitoire. Sylvia Plath est enterrée au cimetière de Heptonstall, dans le comté anglais du Yorkshire de l'Ouest.
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Vidéo de

Sylvia Plath (1932-1963), la vie comme un mauvais rêve (Toute une vie / France Culture). Diffusion sur France Culture le 26 février 2022. Un documentaire de Pauline Chanu, réalisé par Annabelle Brouard. Prise de son : Marc Garvenes et Tahar Boukhlifa. Mixage : Philip Merscher. Archives Ina : Sophie Henocq. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France. Photographie : Sylvia Plath en 1954. Granger-Bridgeman Images. Sylvia Plath, née le 27 octobre 1932 à Jamaica Plain, dans la banlieue de Boston, et morte le 11 février 1963 à Primrose Hill (Londres), est une écrivaine et poétesse américaine, autrice de poèmes, d'un roman, de nouvelles, de livres pour enfants et d'essais. Si elle est surtout connue de façon internationale pour sa poésie, elle tire également sa notoriété de "The Bell Jar" (en français, "La Cloche de détresse"), roman d'inspiration autobiographique qui décrit en détail les circonstances de sa première dépression, au début de sa vie d'adulte. Sa vie, son œuvre et son esthétique poétique et littéraire sont le sujet de milliers d'études dans le monde entier. Elle publie son premier recueil de poèmes, "The Colossus", en Angleterre en 1960. Depuis son suicide en 1963, Sylvia Plath est devenue une figure emblématique dans les pays anglophones, les féministes voyant dans son œuvre l'archétype du « génie féminin écrasé par une société dominée par les hommes », les autres voyant en elle une icône dont la poésie, en grande partie publiée après sa mort, fascine comme la bouleversante chronique d'un suicide annoncé. Invitées : Valérie Rouzeau, traductrice et poétesse, autrice de "Sylvia Plath, un galop infatigable" (Jean-Marc Place, 2003). Traductrice pour les ouvrages de Sylvia Plath "La Traversée" dans "Arbres d'hiver" (Poésie/Gallimard, 1999), "Ariel" (Gallimard, 2009). Traductrice de Ted Hughes, "Poèmes (1957-1994)" avec Jacques Darras (Gallimard, 2009) Sylvie Doizelet, romancière, autrice notamment de "La Terre des morts est lointaine" (collection "L’un et l’autre", Gallimard, 1996). Elle a traduit le recueil de Ted Hugues, "Birthday Letters" (Gallimard, coll. Poésie, 2015) adressé à Sylvia Plath. Elle a également préfacé "Sylvia Plath, Arbres d'hiver précédé de La traversée", traduction de Françoise Morvan et Valérie Rouzeau (Gallimard, coll. Poésie, 1999) Claire Fercak, romancière, autrice notamment de "Rideau de verre" (Verticales, 2007) et plus récemment "Ce qui est nommé reste en vie" (Verticales, 2020) et "Après la foudre" (Arthaud, 2021) Gwenaëlle Aubry, romancière, philosophe, autrice notamment de "Lazare mon amour" (L’iconoclaste, 2016), "Perséphone 2014" (Mercure de France, 2016) et plus récemment "Saint-Phalle : monter en enfance" (Stock, 2021) Sonia Wieder-Atherton, violoncelliste. Elle a notamment conçu le spectacle "Danses nocturnes", avec Charlotte Rampling, où se rencontrent les œuvres de Benjamin Britten et de Sylvia Plath Un très grand merci au Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir (28 place St Georges, Paris 9ème) pour nous avoir permis d’utiliser des extraits de Letters home, film réalisé par Chantal Akerman en 1984, à Sonia Wieder-Atherton et Charlotte Rampling pour l’extrait de "Danses nocturnes", spectacle conçu en 2013. Lecture des textes et poèmes (extraits) par Odja Llorca. Archives : Extraits de "Sylvia Plath – The Spoken Word" (Label British Library, 2010) Interview de Sylvia Plath par Peter Orr pour la BBC (1962) Interview de Sylvia Plath et Ted Hughes pour la BBC dans l’émission "Poets in partnership" (18.01.1961) Lecture des poèmes du recueil "Ariel" par Sylvia Plath "Danses nocturnes", Sonia Wieder-Atherton et Chalotte Rampling, poèmes de Sylvia Plath et musique de Benjamin Britten Musique : "Overturn" d'Alexandra Stréliski (album "Inscape") Sources : France Culture et Wikipédia

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Citations et extraits (345) Voir plus Ajouter une citation
Sylvia Plath
blanchenoir   26 novembre 2015
Sylvia Plath
Attitude philosophique : vivre et boire la vie jusqu'à la lie: pourvu, pourvu que je n'arrête pas de penser, et ne me mette pas à subir, par aveuglement, par appréhension! Je veux goûter et célébrer chaque jour, et ne jamais avoir peur d'une expérience douloureuse ; ne jamais m'enfermer dans un noyau de torpeur insensible, garder une attitude critique face à la vie, me poser des questions, et ne jamais choisir la solution de facilité. Apprendre à penser, penser à vivre, vivre pour apprendre - avec une perspicacité, une compréhension et un amour toujours neufs.
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Sylvia Plath
Bobby_The_Rasta_Lama   20 octobre 2019
Sylvia Plath
And by the way, everything in life is writable about if you have the outgoing guts to do it, and the imagination to improvise. The worst enemy to creativity is self doubt.



(Et, au fait, on peut écrire sur tout dans la vie, si on a assez de tripes pour le faire et d'imagination pour improviser. Le pire ennemi de la créativité est le doute de soi.)
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claraetlesmots   09 avril 2010
Carnets intimes de Sylvia Plath
Ce que je redoute le plus, je crois, c'est la mort de l'imagination. Quand le ciel, dehors, se contente d'être rose, et les toits des maisons noirs : cet esprit photographique qui, paradoxalement, dit la vérité, mais la vérité vaine, sur le monde
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colimasson   10 janvier 2014
La cloche de détresse de Sylvia Plath
J’ai horreur de parler à un groupe. Quand je dois parler à un groupe, j’essaie toujours d’isoler une personne et de lui parler à elle, mais pendant que je parle je sens que les autres m’observent et me prennent en traître. J’ai également horreur des gens qui vous demandent pleins d’entrain comment vous vous sentez et qui s’attendent à ce que vous leur répondiez « Très bien » alors qu’ils savent pertinemment que vous êtes à l’agonie.
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Piatka   16 janvier 2014
Arbres d'hiver. La Traversée de Sylvia Plath
LETTRE D'AMOUR



Pas facile de formuler ce que tu as changé pour moi.

Si je suis en vie maintenant, j'étais alors morte,

Bien que, comme une pierre, sans que cela ne m'inquiète,

Et je restais là sans bouger selon mon habitude.

Tu ne m'as pas simplement un peu poussée du pied, non-

Ni même laissée régler mon petit oeil nu

A nouveau vers le ciel, sans espoir, évidemment,

De pouvoir appréhender le bleu, ou les étoiles.



Ce n'était pas çà. Je dormais, disons : un serpent

Masqué parmi les roches noires telle une roche noire

Se trouvant au milieu du hiatus blanc de l'hiver -

Tout comme mes voisines, ne prenant aucun plaisir

A ce million de joues parfaitement ciselées

Qui se posaient à tout moment afin d'attendrir

Ma joue de basalte. Et elles se transformaient en larmes,

Anges versant des pleurs sur des natures sans relief,

Mais je n'étais pas convaincue. Ces larmes gelaient.

Chaque tête morte avait une visière de glace.



Et je continuais de dormir, repliée sur moi-même.

La première chose que j'ai vue n'était que de l'air

Et ces gouttes prisonnières qui montaient en rosée,

Limpides comme des esprits. Il y avait alentour

Beaucoup de pierres compactes et sans aucune expression.

Je ne savais pas du tout quoi penser de cela.

Je brillais, recouverte d'écailles de mica,

Me déroulais pour me déverser tel un fluide

Parmi les pattes d'oiseaux et les tiges des plantes.

Je ne m’y suis pas trompée. Je t'ai reconnu aussitôt.



L'arbre et la pierre scintillaient, ils n'avaient plus d'ombres.

Je me suis déployée, étincelante comme du verre.

J'ai commencé de bourgeonner tel un rameau de mars :

Un bras et puis une jambe, un bras et encore une jambe.

De la pierre au nuage, ainsi je me suis élevée.

Maintenant je ressemble à une sorte de dieu

Je flotte à travers l'air, mon âme pour vêtement,

Aussi pure qu'un pain de glace. C'est un don.
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LiliGalipette   01 janvier 2013
La cloche de détresse de Sylvia Plath
« Pour celui qui se trouve sous la cloche de verre, vide et figé comme un bébé mort, le monde lui-même n’était qu’un mauvais rêve. » (p. 260)
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Cannetille   05 juillet 2022
La cloche de détresse de Sylvia Plath
Je m’étais imaginé un homme laid et doux, qui aurait levé les yeux en disant : « Ah… » d’une voix encourageante, comme s’il décelait quelque chose que je ne pouvais voir, alors, j’aurais trouvé les mots pour lui dire combien j’avais peur, peur de m’enfoncer de plus en plus profondément dans un sac noir sans air, sans issue.

Puis il s’adosserait à son fauteuil, il joindrait le bout de ses doigts pour faire une petite colline et il me dirait pourquoi je ne pouvais pas dormir, pourquoi je ne pouvais pas lire, pourquoi je ne pouvais pas manger et pourquoi tout ce que faisaient les gens me semblait tellement vain puisqu’au fond, ils allaient tous mourir.

Et alors, pensais-je, il m’aiderait, pas à pas, à redevenir moi-même.

Je voulais faire les choses une fois pour toutes et en finir avec elles pour de bon.
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Annette55   05 mars 2018
La cloche de détresse de Sylvia Plath
"Je voyais les années de ma vie jalonner une route comme des poteaux télégraphiques, reliés les uns aux autres par des fils .

J'en ai compté un, deux, trois, ........dix- Neuf poteaux....mais aprés , les fils dansaient dans le vide, et malgré tous mes efforts, je ne voyais pas un seul poteau aprés le dix- neuvième ....."
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PiertyM   30 septembre 2014
Letters Home / Lettres aux siens. Correspondance, 1950 - 1963, tome 1 : 1950 - 1956 de Sylvia Plath
En ce monde, le seul péché, c'est d'exploiter, de leurrer ou de berner les autres et soi-même. Cela peut prendre toute une vie de se forger une existence digne de ce nom.

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Chouchane   19 mars 2012
Ariel de Sylvia Plath
Orme -

Je suis habitée par un cri.

Chaque nuit il sort, les ailes battantes,

A la recherche, avec ses crochets, de quelque chose à aimer.

Je suis terrifiée par cette chose noire qui dort en moi ;



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