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Citations de Sylvie Germain (863)


Sylvie Germain
Eve-Yeshe   06 juillet 2014
Sylvie Germain
C'est en essayant continuellement qu'on finit par réussir. En d'autres termes, plus ça rate, plus on a de chances que ça marche.


In : " L'inaperçu "


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Nastasia-B   02 janvier 2016
Petites scènes capitales de Sylvie Germain
Peu importe que cela ne dure pas, la joie n'appartient pas à la durée, elle apparaît où et quand ça lui chante, comme la beauté.

Scène 33.
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Nastasia-B   08 janvier 2016
Petites scènes capitales de Sylvie Germain
Après ces quelques années passées sous un même toit, […] que connaît-elle, que comprend-elle vraiment de lui, et lui d'elle ? Et chacun de soi-même aussi bien. Qu'ont-ils appris les uns des autres, et pris, donné, les uns aux autres ?

Scène 35.
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Nastasia-B   03 janvier 2016
Petites scènes capitales de Sylvie Germain
Tout corps passionnel est un corps noir qui absorbe chaque radiation reçue, l'avale, l'engloutit, mais ne renvoie aucun rayonnement, seulement des brûlures, des brouissures.

Scène 34.
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Nastasia-B   07 janvier 2016
Petites scènes capitales de Sylvie Germain
Il était un homme d'épopée égaré dans un siècle qui ne lui convenait pas. Il était surtout de ces êtres auxquels aucun siècle, aucune société, ne peut donner satisfaction, de ces révoltés chroniques qui ne croient pas davantage au ciel et à ses dieux qu'à la terre des hommes, ce cloaque d'aigrefins, de grotesques et d'imbéciles.

Scène 41.
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cicou45   05 décembre 2013
Petites scènes capitales de Sylvie Germain
"L'amour n'a pas à se parer de grandes déclarations, de gestes et de postures emphatiques, il n'a à s'encombrer de rien, il a juste à être, et à agir quand il le faut, sans se soucier si on le voit à l'oeuvre."
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Nastasia-B   27 décembre 2015
Petites scènes capitales de Sylvie Germain
Le jour, elle ne prête pas attention aux façades des immeubles, mais le soir, dès que les fenêtres s'éclairent, elle les regarde avec curiosité, avec avidité. Tous ces rectangles de lumière qui s'ouvrent dans l'obscurité le mettent en émoi ; ils trouent la nuit, ils percent la pierre, les briques, le béton, ils révèlent de l'intime tout en le maintenant voilé. Ils ne révèlent rien, ils suggèrent, plutôt, ils donnent à rêver, à imaginer. Ils lui laissent entrevoir d'autres êtres semblables et ignorés, et qui lui demeureront inconnus alors même qu'ils sont ses contemporains et ses concitoyens. Si proches, et inaccessibles. Ils signalent qu'il existe d'autres destins possibles.

Scène 11.
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Nastasia-B   06 janvier 2016
Petites scènes capitales de Sylvie Germain
Où donc est la vie, où l'ailleurs, où l'ici ?

Scène 41.
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Nastasia-B   30 décembre 2015
Petites scènes capitales de Sylvie Germain
Comment rester sérieux avec un Dieu qui l'est si peu, qui laisse ses créatures être la proie de fantaisies aussi hallucinantes ? […] Comment, surtout, rester croyant face à l'absurdité, à la cruauté qui si souvent distordent la vie ?

Scène 24.
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Nastasia-B   29 décembre 2015
Petites scènes capitales de Sylvie Germain
Qu'il surgisse sans crier gare, ou qu'il s'en vienne à pas menus, tout deuil ouvre des failles qui n'en finissent pas de serpenter sous la peau, d'interrompre les pensées.

Scène 28.
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LydiaB   25 août 2013
Magnus de Sylvie Germain
Très tôt, le corps de Magnus a été ainsi délesté, quand sa mère, l'inconnue de Hambourg, a brûlé sous ses yeux, lui calcinant un pan du cœur et lui pétrifiant la mémoire. Et May aussi lui a volé sa part de chair, sa part de cœur, les mêlant à ses cendres dispersées dans le bleu muet du ciel.
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Piatka   02 décembre 2015
Les personnages de Sylvie Germain
Les personnages n'appartiennent à personne. Ils attendent juste la chance d'être lus, pour exister davantage, et toujours autrement.
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Piatka   28 novembre 2015
Les personnages de Sylvie Germain
Le geste d'écrire est toujours geste de délivrance.
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Piatka   10 juillet 2015
Couleurs de l'invisible de Sylvie Germain
NOIR

Un peu de nuit
pleure doucement d'entre
les cils d'un pinceau.
Pleure en rêvant
pleure comme on chante
- tout bas, tout bas -
saigne en dansant au ralenti...
tremble d'émoi et de désir.

Nuit lacrymale
d'un noir pur
où luit une promesse d'étoiles.
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Nastasia-B   31 décembre 2015
Petites scènes capitales de Sylvie Germain
L'amour n'a pas à se parer de grandes déclarations, de gestes et de postures emphatiques, il n'a à s'encombrer de rien, il a juste à être, et à agir là et quand il le faut, sans se soucier si on le voit à l'œuvre.
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Piatka   29 novembre 2015
Les personnages de Sylvie Germain
Tout romancier sait bien que les personnages sont doués d'une étrange autonomie, qu'ils sont des mendiants fantasques, et que leur désobéissance chronique n'est pas un simple caprice mais qu'elle obéit à des "lois" aussi obscures et dynamiques que celles qui régissent toute personnalité. Tout romancier sait qu'il n'est pas "le maître dans la maison" de son imaginaire, maison foutraque ouverte à tous les vents de l'inconscient, sujette à des flux et des reflux d'images, à des séismes, à des feux, à des éclipses.
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joedi   23 décembre 2013
Magnus de Sylvie Germain
Chacun porte son poids de temps dans la discrétion ; rien n’est renié ni effacé, mais ils savent qu’il est vain de vouloir tout raconter, qu’on ne peut pas partager avec un autre, aussi intime soit-il, ce que l’on a vécu sans lui, hors de lui, qu’il s’agisse d’un amour ou d’une haine. Ce qu’ils partagent, c’est le présent, et leurs passés respectifs se décantera en silence à l’ombre radieuse de ce présent.
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Ladybirdy   08 janvier 2021
Brèves de solitude de Sylvie Germain
Elle reconnaît d’instinct les écroués dans le désert des villes ; tous semblables. Le malheur uniformise toutes celles et ceux qu’il serre trop longtemps dans sa poigne rêche.
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Persepolis   15 juin 2011
L'inaperçu de Sylvie Germain
Un jour elle lui a dit: " J'ai longtemps voulu devenir un arbre, quand je serais grande, mais maintenant, c'est un livre que j'aimerais devenir. Un arbre-livre, dont chaque feuille serait une page écrite par le vent, les insectes, le soleil et la pluie, les oiseaux, les rayons de lune. Chaque printemps, une nouvelle histoire s'inventerait, elle resplendirait en été, se défeuillerait en automne, s'effacerait en hiver, et ça recommencerait, sans fin."
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nadejda   06 janvier 2016
Magnus de Sylvie Germain
Il voit le ciel se déflagrer, se rompre comme une digue et des torrents de lave noire, de météorites rutilants, d’éclairs blanc soufré jaillir d’entre les brèches. L’orchestre fou joue du feu à outrance.
Il voit des humains et des bêtes se transmuer en torches vives, d’autres se fondre à l’asphalte liquéfié qui clapote dans les rues éventrées, d’autres encore être déchiquetés.
Il voit des arbres s’élancer à l’oblique, énormes javelots échevelés de flammes qui se fichent dans les façades des maisons tandis que giclent les vitres, volent les cheminées, les tuiles, les poutres.
 
Il voit l’eau s’embraser, dans le port, les canaux, les rivières, les bassins, les caniveaux. Partout l’eau prend feu et s’évapore en chuintant ; elle s’enflamme jusque dans les larmes sur les visages des égarés, des mourants.
Il sent l’âcre pestilence des chairs brûlées, la fadeur nauséeuse des chairs bouillies, la puanteur du sang et des viscères. Les pierres, les pavés, les charpentes ne sont plus que sable noir, gravier, bouts de charbon.
 
Il voit des torsades d’un jaune cru, des coulées vermeilles, des éclaboussures d’un orange aveuglant tomber du ciel, lacérer la nuit. Une orgie de couleurs à la fois visqueuses et limpides. De gigantesques crachats d’or et d’écarlate pour couronner la ville défunte.
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Née à Châteauroux en ?

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