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Note moyenne 4.34 /5 (sur 196 notes)

Nationalité : États-Unis
Biographie :

T. J. (Travis John) Klune est un auteur de romance gay.


Il vit en couple avec l'écrivain Eric Arvin.

page Facebook:
https://www.facebook.com/tjklunebooks

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Tell Me It's Real Release with TJ Klune and Eric Arvin
Citations et extraits (115) Voir plus Ajouter une citation
Pixie-Girl   07 février 2014
L'ours, la loutre et le moustique de T. J. Klune
Il n’est pas sorti de mon ventre, mais mon Dieu, j’ai façonné ses os, parce j’ai assisté à chaque repas, et la façon dont il dort, et le fait qu’il nage comme un poisson parce que je l’ai amené à l’océan. Je suis si fier de toutes ces choses. Mais il est ma plus grande fierté.
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Pixie-Girl   09 février 2014
L'ours, la loutre et le moustique de T. J. Klune
Je t'aime

Tu m'aimes

Remercions Dieu

Je suis heureux

Et le préféré de Ty (pour lequel il participe):

Otter, Otter, Otter!

L'abattoir pour les vaches, c'est l'horreur!

Je t'aime et je sais bien

Que j'aurais dû te le dire plus tôt

Mais tu n'as pas acheté de thon écolo!
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Pixie-Girl   22 avril 2014
Ce que nous sommes de T. J. Klune
J'ai fait un pas en arrière pour me retrouver contre le mur de résistance qu'étais mon petit ami. Mon petit ami grand, massif et stupide qui ne bougerait pas d'un pouce pour me laisser m'enfuir par la porte jusqu'à l'état voisin.
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Paroledunelivrophage   09 octobre 2017
Le clan Bennett, tome 1 : Le chant du Loup de T. J. Klune
Les journées étaient chaudes et humides. Les infos disaient que cela allait être l’été le plus caniculaire depuis des années. Une vague de chaleur, disaient-ils. Qui pourrait durer des semaines et des semaines.

C’était presque mon vingt-troisième anniversaire. Je me disais qu’il était peut-être temps de déménager de chez ma mère, mais l’idée de ne pas vivre près de la meute me causait des sueurs froides, alors je n’y mettais pas tellement d’entrain. Ma mère ne s’en plaignait pas. Elle aimait m’avoir avec elle. Et cela signifiait que je pouvais assurer sa sécurité au cas où les monstres attaqueraient de nouveau.

Donc, peu de temps avant d’avoir été sur terre depuis vingt-trois ans, je me rendis chez les Bennett pour le dîner dominical. Elizabeth me demanda d’aller cueillir quelques tomates dans le jardin. Elle me sourit et m’embrassa sur la joue.

Joe, Carter et Kelly sortaient des bois, terminant leur course tandis que je revenais du jardin.

Ils riaient et se bousculaient comme le font des frères. Je les aimais tous les trois.

Sauf.

Sauf.

Joe portait un short taille basse. La plus minuscule des choses.

Et rien d’autre.

Il était presque aussi costaud que moi à présent. Nous étions de la même taille, ou si près que ça ne comptait pas, ce qui faisait qu’il mesurait presque un mètre quatre-vingt-dix.

Une couche de sueur faisait luire son buste. Quelques poils blonds humides frisaient sur son torse qui paraissait taillé dans le granit. Ses muscles abdominaux étaient joliment dessinés. Une goutte de transpiration atteignit la ligne de poils sous son nombril et mouilla la ceinture de son short.

Il se retourna pour dire quelque chose à Carter et je vis les fossettes au-dessus de ses fesses. La façon dont ses jambes se pliaient et se détendaient pendant qu’il sautait d’un pied sur l’autre.

Il pointa vivement du doigt quelque chose dans les bois ; une veine bleue ressortit sur son biceps et j’eus envie de la retracer de mes doigts, parce que quand un tel truc était-il arrivé ?

Et ces mains. Ces putains de grandes mains et je…

Joe avait grandi.

Et d’une certaine façon, je ne l’avais pas vraiment remarqué jusqu’à ce que ce soit pleinement exposé. Juste devant mes yeux.

Il avait dû me voir du coin de l’œil. Il se retourna et me sourit, et c’était Joe, mais c’était Joe.

Alors, naturellement, ce fut là que je m’encastrai dans le mur de la maison. Les tomates dans mes mains s’écrasèrent contre moi. Ma tête tapa contre le revêtement de bois et je me dis : Oh, merde !

Je m’écartai de la maison. Des bouts de tomates tombèrent au sol.

Mince.

Je sentis mon visage s’échauffer lorsque je regardai à nouveau les frères Bennett. Ils étaient tous plantés là, à m’observer d’un air inquiet.

— Qu’est-ce qui se passe ? demanda Carter. Tu sais qu’il y a une maison juste ici, hein ? Elle est là depuis… quasiment toujours.

— Heu… dis-je d’une voix faiblissante.

Je ne pouvais même pas l’empêcher.

— Hé. Les gars ! Ça roule ? Je cueillais juste… des tomates.

Je croisai les bras sur mon torse et les tachai de tomate. Je voulus m’appuyer contre la maison, mais j’étais allé plus loin que je ne le pensais et trébuchai à l’intérieur.

— Qu’est-ce qui se passe là ? demanda Kelly.

Joe fit un pas dans ma direction, et les muscles de son ventre se contractèrent et une vague de désir fit rage en moi. Je me souvins alors que les loups-garous pouvaient le sentir, et je me reculai, pris d’une terreur absolue.

— Hé, dis-je d’une voix cassée.

Je me raclai la gorge et réessayai.

— Hé. Heu… Je dois. Vérifier un truc. Chez moi. Avant le dîner.

Ils me regardaient tous bizarrement maintenant. Ils ne pouvaient pas encore sentir ma bouffée immorale de désir. Ou peu importe ce que c’était. Mes sentiments. Que je ne pouvais pas avoir.

Joe s’avança encore vers moi, et il avait des pectoraux. Il avait un torse tout simplement… tout simplement très chouette qui me donnait des idées et je dis :

— Ola, cow-boy !

Je m’enguirlandai intérieurement d’une telle connerie.

— Qu’est-ce qu’il y a chez toi ? demanda Joe.

Et ce salaud commença à renifler autour de lui.

— Ox, dit Carter. Ton cœur bat à un rythme de dingue.

Saletés de loups-garous ! Et Joe était pile devant moi. Avec des muscles.

— Me changer ! m’écriai-je.

Ils reculèrent tous les trois. Je baissai la voix.

— Je dois… me changer. Enfin, le tee-shirt, dis-je en le montrant du doigt. Les tomates et les maisons ne font pas bon ménage. Ha ha ha !

— Je ne sais toujours pas ce qui se passe, intervint Kelly.

— Je reviens tout de suite, lançai-je avant de me tourner dans la direction opposée, me retenant vainement de courir.

— Euh, Ox ?

Je m’arrêtai.

— Oui, Joe ?

— Ta maison est de l’autre côté.

— Tout à fait.

Mais au lieu de les dépasser et risquer qu’ils sentent mon odeur, je fis un long détour en contournant toute la maison. Quand je réapparus sous leurs yeux, ils se tenaient au même endroit, me regardant.

Je rentrai chez moi et verrouillai la porte.

— Qu’est-il arrivé à ton tee-shirt ? demanda ma mère.

— Tomates, dis-je.

— Tu es tout rouge. Ton visage est écarlate.

— Il fait chaud dehors.

— Ox. Il s’est passé quelque chose ?

— Nan. Rien. Nada. Que dalle.

— Ta respiration est vraiment très bruyante.

— C’est un truc qui arrive. Aux mecs balèzes, tu vois ? Il leur faut de grandes inspirations.

— Oui, dit ma mère. Je ne pense pas que ce soit un truc.

— Je dois changer de tee-shirt.

Je refusai de la regarder dans les yeux.

— Tu veux que je t’attende ?

Je secouai la tête.

— Non. Non. C’est… bon.

Je voulais qu’elle parte afin de pouvoir cogner dans quelque chose.

Elle attendit que je m’éloigne de la porte avant de me dépasser. Elle fronça les sourcils lorsqu’elle tenta de tourner la poignée.

— Tu l’as verrouillée ?

Je souris. Je ressemblais probablement à un dingue.

— L’habitude.

— Hmm.

Elle sortit et ferma la porte derrière elle.

Je donnai un coup de poing dans le mur. Ça fit un mal de chien.

Il n’avait que dix-sept ans. C’était mal.

Sauf qu’il en avait presque dix-huit.

Ce qui était… convenable.

Mais.

C’était Joe.

Les arguments tournaient en boucle dans mon esprit.

Mon téléphone bipa. Un SMS.

Joe.

T où ???

Je regardai la pendule. J’étais déjà assis devant la porte depuis vingt minutes.

— Merde, marmonnai-je.

Je ne pouvais pas ne pas aller dîner. C’était une tradition. Et si je prétendais être malade, quelqu’un (JoeJoeJoe) viendrait veiller sur moi.

Alors je devais y aller.

Je ne pouvais rien faire pour mon rythme cardiaque. Ils l’avaient entendu de toute façon. Je trouverais bien un truc.

Mais l’odeur.

Je remontai l’escalier en courant et retirai mon tee-shirt, en attrapant un autre dans le tiroir. Je l’enfilai tout en entrant dans la salle de bain. Je trouvai un vieux flacon d’eau de Cologne que je ne portais plus puisque les loups n’aimaient pas ça. Ça te masque, m’avait dit une fois Joe. En grande partie, en tout cas.

Je m’en aspergeai au moins six fois.

J’envoyai un SMS en retour.

en route

Il me fallut vingt autres minutes pour me convaincre de retourner à la maison au bout du chemin.

En fin de compte, je me dis de grandir parce que j’avais presque vingt-trois ans, putain, et j’avais combattu des monstres (une fois) et je m’entraînais avec des loups (souvent). Et c’était seulement Joe.

À qui je voulais de toute évidence faire des choses.

Ça ne calma en rien les battements de mon cœur.

J’avais l’impression d’aller vers ma mort à chaque pas que je faisais pour me rapprocher de la maison des Bennett.

Je pouvais tous les entendre. Probablement prêts à manger. Des rires. Des discussions. Des cris.

Et puis la conversation mourut. Simplement.

Avant même que j’atteigne le côté de la maison.

— C’est Ox ? entendis-je demander Mark.

Il avait l’air inquiet.

Il y eut du fracas et plusieurs bruits de course.

Ils tournèrent à l’angle de la maison et s’immobilisèrent.

— Où est-ce que c’est ? exigea Mark.

— Nous sommes attaqués ? demanda Thomas, prêt à muter.

Ses yeux devinrent rouges.

— Ox ? demanda Carter. Sérieux. Ton cœur, vieux. Tu as l’air terrifié.

— Salut, les gars !

J’avais appris très tôt qu’on ne devait pas fuir un loup sur le point de se transformer. Ça aiguisait ses instincts. J’avais tellement envie de m’enfuir.

Parce que Joe se tenait en première ligne. Il s’était changé. Un short blanc. Un tee-shirt vert qui ne cachait rien. Il était pieds nus. Et ses pieds étaient foutrement sexy.

— Euh. Salut, les gars, répétai-je.

— Pourquoi est-ce que j’ai le sentiment qu’il se passe un truc que je devrais capter ? dit Kelly.

Joe fronça le nez.

— C’est quoi, cette odeur ?

Alors, bien sûr, tous les hommes Bennett se mirent à renifler autour d’eux. Ce n’était pas drôle. Du tout.

Carter fit un pas vers moi.

— Bon sang, Ox ! Mais dans quoi tu t’es baigné ?

— Rien, dis-je, un peu sur la défensive alors même que je reculais. Je ne vois pas de quoi tu parles.

— Ox, dit Joe en fronçant les sourcils. Ça va ?

Je ne parvins pas à le regarder quand je dis :

— Je vais bien. Tout va bien.

— Tu… mens, dit Kelly.

Joe s’approcha d’un pas. Je reculai d’autant.

— Est-ce qu’il s’est passé quelque chose aujourd’hui ? demanda Thomas.

J’eus envie de dire : « j’ai peut-être commencé à imaginer ton fils mineur nu », mais j’ignorais si c’était quelque chose qu’on pouvait dire à un loup-garou Alpha.

Alors je répondis :

— Non, rien. Je voulais juste… avoir une odeur. Différente ?

Les mâles Bennett me dévisagèrent. Mon regard se fixa derrière leurs épaules.

— Ox, di
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Paroledunelivrophage   09 octobre 2017
Le clan Bennett, tome 1 : Le chant du Loup de T. J. Klune
Les journées étaient chaudes et humides. Les infos disaient que cela allait être l’été le plus caniculaire depuis des années. Une vague de chaleur, disaient-ils. Qui pourrait durer des semaines et des semaines.

C’était presque mon vingt-troisième anniversaire. Je me disais qu’il était peut-être temps de déménager de chez ma mère, mais l’idée de ne pas vivre près de la meute me causait des sueurs froides, alors je n’y mettais pas tellement d’entrain. Ma mère ne s’en plaignait pas. Elle aimait m’avoir avec elle. Et cela signifiait que je pouvais assurer sa sécurité au cas où les monstres attaqueraient de nouveau.

Donc, peu de temps avant d’avoir été sur terre depuis vingt-trois ans, je me rendis chez les Bennett pour le dîner dominical. Elizabeth me demanda d’aller cueillir quelques tomates dans le jardin. Elle me sourit et m’embrassa sur la joue.

Joe, Carter et Kelly sortaient des bois, terminant leur course tandis que je revenais du jardin.

Ils riaient et se bousculaient comme le font des frères. Je les aimais tous les trois.

Sauf.

Sauf.

Joe portait un short taille basse. La plus minuscule des choses.

Et rien d’autre.

Il était presque aussi costaud que moi à présent. Nous étions de la même taille, ou si près que ça ne comptait pas, ce qui faisait qu’il mesurait presque un mètre quatre-vingt-dix.

Une couche de sueur faisait luire son buste. Quelques poils blonds humides frisaient sur son torse qui paraissait taillé dans le granit. Ses muscles abdominaux étaient joliment dessinés. Une goutte de transpiration atteignit la ligne de poils sous son nombril et mouilla la ceinture de son short.

Il se retourna pour dire quelque chose à Carter et je vis les fossettes au-dessus de ses fesses. La façon dont ses jambes se pliaient et se détendaient pendant qu’il sautait d’un pied sur l’autre.

Il pointa vivement du doigt quelque chose dans les bois ; une veine bleue ressortit sur son biceps et j’eus envie de la retracer de mes doigts, parce que quand un tel truc était-il arrivé ?

Et ces mains. Ces putains de grandes mains et je…

Joe avait grandi.

Et d’une certaine façon, je ne l’avais pas vraiment remarqué jusqu’à ce que ce soit pleinement exposé. Juste devant mes yeux.

Il avait dû me voir du coin de l’œil. Il se retourna et me sourit, et c’était Joe, mais c’était Joe.

Alors, naturellement, ce fut là que je m’encastrai dans le mur de la maison. Les tomates dans mes mains s’écrasèrent contre moi. Ma tête tapa contre le revêtement de bois et je me dis : Oh, merde !

Je m’écartai de la maison. Des bouts de tomates tombèrent au sol.

Mince.

Je sentis mon visage s’échauffer lorsque je regardai à nouveau les frères Bennett. Ils étaient tous plantés là, à m’observer d’un air inquiet.

— Qu’est-ce qui se passe ? demanda Carter. Tu sais qu’il y a une maison juste ici, hein ? Elle est là depuis… quasiment toujours.

— Heu… dis-je d’une voix faiblissante.

Je ne pouvais même pas l’empêcher.

— Hé. Les gars ! Ça roule ? Je cueillais juste… des tomates.

Je croisai les bras sur mon torse et les tachai de tomate. Je voulus m’appuyer contre la maison, mais j’étais allé plus loin que je ne le pensais et trébuchai à l’intérieur.

— Qu’est-ce qui se passe là ? demanda Kelly.

Joe fit un pas dans ma direction, et les muscles de son ventre se contractèrent et une vague de désir fit rage en moi. Je me souvins alors que les loups-garous pouvaient le sentir, et je me reculai, pris d’une terreur absolue.

— Hé, dis-je d’une voix cassée.

Je me raclai la gorge et réessayai.

— Hé. Heu… Je dois. Vérifier un truc. Chez moi. Avant le dîner.

Ils me regardaient tous bizarrement maintenant. Ils ne pouvaient pas encore sentir ma bouffée immorale de désir. Ou peu importe ce que c’était. Mes sentiments. Que je ne pouvais pas avoir.

Joe s’avança encore vers moi, et il avait des pectoraux. Il avait un torse tout simplement… tout simplement très chouette qui me donnait des idées et je dis :

— Ola, cow-boy !

Je m’enguirlandai intérieurement d’une telle connerie.

— Qu’est-ce qu’il y a chez toi ? demanda Joe.

Et ce salaud commença à renifler autour de lui.

— Ox, dit Carter. Ton cœur bat à un rythme de dingue.

Saletés de loups-garous ! Et Joe était pile devant moi. Avec des muscles.

— Me changer ! m’écriai-je.

Ils reculèrent tous les trois. Je baissai la voix.

— Je dois… me changer. Enfin, le tee-shirt, dis-je en le montrant du doigt. Les tomates et les maisons ne font pas bon ménage. Ha ha ha !

— Je ne sais toujours pas ce qui se passe, intervint Kelly.

— Je reviens tout de suite, lançai-je avant de me tourner dans la direction opposée, me retenant vainement de courir.

— Euh, Ox ?

Je m’arrêtai.

— Oui, Joe ?

— Ta maison est de l’autre côté.

— Tout à fait.

Mais au lieu de les dépasser et risquer qu’ils sentent mon odeur, je fis un long détour en contournant toute la maison. Quand je réapparus sous leurs yeux, ils se tenaient au même endroit, me regardant.

Je rentrai chez moi et verrouillai la porte.

— Qu’est-il arrivé à ton tee-shirt ? demanda ma mère.

— Tomates, dis-je.

— Tu es tout rouge. Ton visage est écarlate.

— Il fait chaud dehors.

— Ox. Il s’est passé quelque chose ?

— Nan. Rien. Nada. Que dalle.

— Ta respiration est vraiment très bruyante.

— C’est un truc qui arrive. Aux mecs balèzes, tu vois ? Il leur faut de grandes inspirations.

— Oui, dit ma mère. Je ne pense pas que ce soit un truc.

— Je dois changer de tee-shirt.

Je refusai de la regarder dans les yeux.

— Tu veux que je t’attende ?

Je secouai la tête.

— Non. Non. C’est… bon.

Je voulais qu’elle parte afin de pouvoir cogner dans quelque chose.

Elle attendit que je m’éloigne de la porte avant de me dépasser. Elle fronça les sourcils lorsqu’elle tenta de tourner la poignée.

— Tu l’as verrouillée ?

Je souris. Je ressemblais probablement à un dingue.

— L’habitude.

— Hmm.

Elle sortit et ferma la porte derrière elle.

Je donnai un coup de poing dans le mur. Ça fit un mal de chien.

Il n’avait que dix-sept ans. C’était mal.

Sauf qu’il en avait presque dix-huit.

Ce qui était… convenable.

Mais.

C’était Joe.

Les arguments tournaient en boucle dans mon esprit.

Mon téléphone bipa. Un SMS.

Joe.

T où ???

Je regardai la pendule. J’étais déjà assis devant la porte depuis vingt minutes.

— Merde, marmonnai-je.

Je ne pouvais pas ne pas aller dîner. C’était une tradition. Et si je prétendais être malade, quelqu’un (JoeJoeJoe) viendrait veiller sur moi.

Alors je devais y aller.

Je ne pouvais rien faire pour mon rythme cardiaque. Ils l’avaient entendu de toute façon. Je trouverais bien un truc.

Mais l’odeur.

Je remontai l’escalier en courant et retirai mon tee-shirt, en attrapant un autre dans le tiroir. Je l’enfilai tout en entrant dans la salle de bain. Je trouvai un vieux flacon d’eau de Cologne que je ne portais plus puisque les loups n’aimaient pas ça. Ça te masque, m’avait dit une fois Joe. En grande partie, en tout cas.

Je m’en aspergeai au moins six fois.

J’envoyai un SMS en retour.

en route

Il me fallut vingt autres minutes pour me convaincre de retourner à la maison au bout du chemin.

En fin de compte, je me dis de grandir parce que j’avais presque vingt-trois ans, putain, et j’avais combattu des monstres (une fois) et je m’entraînais avec des loups (souvent). Et c’était seulement Joe.

À qui je voulais de toute évidence faire des choses.

Ça ne calma en rien les battements de mon cœur.

J’avais l’impression d’aller vers ma mort à chaque pas que je faisais pour me rapprocher de la maison des Bennett.

Je pouvais tous les entendre. Probablement prêts à manger. Des rires. Des discussions. Des cris.

Et puis la conversation mourut. Simplement.

Avant même que j’atteigne le côté de la maison.

— C’est Ox ? entendis-je demander Mark.

Il avait l’air inquiet.

Il y eut du fracas et plusieurs bruits de course.

Ils tournèrent à l’angle de la maison et s’immobilisèrent.

— Où est-ce que c’est ? exigea Mark.

— Nous sommes attaqués ? demanda Thomas, prêt à muter.

Ses yeux devinrent rouges.

— Ox ? demanda Carter. Sérieux. Ton cœur, vieux. Tu as l’air terrifié.

— Salut, les gars !

J’avais appris très tôt qu’on ne devait pas fuir un loup sur le point de se transformer. Ça aiguisait ses instincts. J’avais tellement envie de m’enfuir.

Parce que Joe se tenait en première ligne. Il s’était changé. Un short blanc. Un tee-shirt vert qui ne cachait rien. Il était pieds nus. Et ses pieds étaient foutrement sexy.

— Euh. Salut, les gars, répétai-je.

— Pourquoi est-ce que j’ai le sentiment qu’il se passe un truc que je devrais capter ? dit Kelly.

Joe fronça le nez.

— C’est quoi, cette odeur ?

Alors, bien sûr, tous les hommes Bennett se mirent à renifler autour d’eux. Ce n’était pas drôle. Du tout.

Carter fit un pas vers moi.

— Bon sang, Ox ! Mais dans quoi tu t’es baigné ?

— Rien, dis-je, un peu sur la défensive alors même que je reculais. Je ne vois pas de quoi tu parles.

— Ox, dit Joe en fronçant les sourcils. Ça va ?

Je ne parvins pas à le regarder quand je dis :

— Je vais bien. Tout va bien.

— Tu… mens, dit Kelly.

Joe s’approcha d’un pas. Je reculai d’autant.

— Est-ce qu’il s’est passé quelque chose aujourd’hui ? demanda Thomas.

J’eus envie de dire : « j’ai peut-être commencé à imaginer ton fils mineur nu », mais j’ignorais si c’était quelque chose qu’on pouvait dire à un loup-garou Alpha.

Alors je répondis :

— Non, rien. Je voulais juste… avoir une odeur. Différente ?

Les mâles Bennett me dévisagèrent. Mon regard se fixa derrière leurs épaules.

— Ox, di
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Pixie-Girl   07 février 2014
L'ours, la loutre et le moustique de T. J. Klune
Je pourrais prendre le large, vers des terres que je connaissais avant que tu ne viennes, et les brises fraîches de l’océan chasseraient de moi le souvenir de ton nom.
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Floreen   01 juillet 2016
Dis-moi que c'est réel de T. J. Klune
Donc, oui. C’est ma vie. Désolé pour toutes les infos que j’ai larguées sur vous. Si vous ne voulez pas continuer, je comprends totalement, même si cela me donne toujours le droit de vous appeler connasse derrière votre dos.

Et bien sûr, vous manqueriez le reste de l’histoire et n’entendriez pas parler de Helena Handbasket, l’extraordinaire drag queen. Vous ne rencontriez pas mes parents – même si cela n’est peut-être pas la meilleure façon de vous séduire –, ils sont sacrément bizarres). Et vous passeriez totalement à côté de la façon dont je pensais m’être fait Freddie Prince Junior, pour découvrir ensuite qu’un homme sexy du nom de Vince était la meilleure chose qui ne me soit jamais arrivée et que peut-être, peut-être, j’aurais enfin mon happy end après tout.

Mais bien sûr, tout un tas de merde arrivera avant ça. Ce n’est pas ma faute si je suis un véritable aimant à catastrophes. Ça m’arrive, c’est tout. Donc, c’est votre dernière chance de dégager.

Vous êtes toujours là ? Cool. Est-ce que cette personne qui vient de partir n’était pas vraiment une connasse ? Sérieusement. On pouvait le deviner rien qu’à la façon dont elle marchait comme si elle avait un balai dans le cul.

Bon. Vous êtes prêts ? Super.
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Pixie-Girl   10 février 2014
L'ours, la loutre et le moustique de T. J. Klune
Oh, Papa Ours, sanglote-t-il. S'il te plaît, ne m'en veux aps. Je suis juste allé chercher de l'aide. Je ne suis qu'un petit garçon. Je ne peux pas prendre soin de toi tout seul. Je ne voulais pas te mettre en colère.
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Cielvariable   05 février 2019
Le clan Bennett, tome 1 : Le chant du Loup de T. J. Klune
Je longeais la route jusqu’à chez moi. La poussière formait de petits nuages alors que je traînais des pieds. Le ciel était gris et il menaçait de pleuvoir.



Et puis, il fut là. Debout. Ses grands yeux brillant.



Je le connaissais depuis presque un an. Il avait grandi entre-temps. Ses frères le traitaient encore d’avorton, mais je ne trouvais pas que ce soit vrai à présent. Il serait aussi grand que les autres. Il était un Bennett, après tout.



Il ne me quitta pas des yeux tandis que j’avançais lentement, doutant de ma place. Il ne m’attrapa pas la main quand je m’approchai. Une partie de moi voulait se mettre en colère, pour dire : « Ce n’était qu’un fichu dîner, je n’ai raté qu’un seul jour, c’est injuste, tu ne peux agir comme ça ». C’était une petite partie, mais elle était là et je m’en détestais.



Et puis, il dit : « Hé, Ox ! » d’une petite voix si différente de d’habitude que tout disparut instantanément.



Alors je dis : « Salut, Joe », et ma voix était un peu rauque.



Il avait l’air de vouloir tendre le bras pour me toucher la main, mais il s’interrompit. J’attendis, ne voulant pas le pousser.



— J’avais envie de te voir, dit-il.



Il regarda ses pieds et donna un coup dans une feuille séchée. Quelque part, un oiseau siffla un chant douloureux.



Je dis la seule chose qui me vint à l’esprit.



— J’ai eu un téléphone portable. J’ai ton numéro. Je ne sais pas envoyer les SMS. Tu peux m’apprendre ? Parce que je veux t’écrire des trucs et je ne sais pas comment faire.



Il leva ses grands yeux vers moi ; sa lèvre inférieure tremblait.



— Oui. Oui. Je peux t’apprendre. Ce n’est pas difficile. Est-ce que tu l’aimes ?



— Non. Je ne l’aime pas comme ça, dis-je.



Il me sauta alors dans les bras, s’accrochant à moi et pleurant dans mon cou. Je le tins fermement et je suppose que je n’étais pas encore un homme parce que mes yeux fuyaient aussi. Je lui dis que j’étais désolé d’avoir été absent au dîner dominical, et que ça n’arriverait plus jamais parce qu’il était Joe et que j’étais Ox, et que les choses étaient ainsi.



Il trembla et sanglota, et mon cou me parut collant, mais en fin de compte, il se calma et se blottit contre mon torse. Une fois installé, il prit une grande inspiration, comme s’il inhalait chaque partie de moi. Je le portai jusqu’à chez lui.
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rkhettaoui   12 avril 2018
Comment se comporter comme une personne normale de T. J. Klune
Gus détestait être nerveux. Il détestait aussi le ketchup chaud, les gens bruyants, les coups de soleil, les créneaux, la confiture et la gelée, Instagram, les pubs de Sarah McLachlan pour la SPA, la colle pour caoutchouc, les commentaires de Michael Bay sur les DVD, les films de Michael Bay, Michael Bay et cette sensation étrange que les hipsters barbus et tatoués provoquaient dans son estomac et qui lui donnait l’impression d’avoir trébuché dans des escaliers au milieu d’un lac gelé qui avait pris feu.

Il fit ses exercices. Il se dit qu’il allait faire cinquante pompes de plus puisqu’elles l’aidaient à se vider la tête. Cela n’avait absolument rien à voir avec une personne travaillant au Lattes de Lottie qui pourrait apprécier Gus si ses bras étaient plus forts parce que c’était simplement ridicule.
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Thèmes : triangle amoureux , littérature , théâtre , opéra , cinemaCréer un quiz sur cet auteur
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