AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.53 /5 (sur 30 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : New York , 1975
Biographie :

Taffy Brodesser-Akner, née Stephanie Akner, est une journaliste et auteure.

Née dans une famille juive orthodoxe, elle est diplômée de l'Université de New York. Elle a épousé le journaliste Claude Brodesser en 2006 et ils ont eu deux enfants.

Elle est chroniqueuse au New York Magazine, et notamment très appréciée pour ses portraits de célébrités au vitriol.

"Fleishman a des ennuis" ("Fleishman Is in Trouble", 2019), son premier roman, a connu un immense succès dès sa sortie et fut finaliste du National Book Award 2019.

site officiel : http://www.taffyakner.com/



Ajouter des informations
Bibliographie de Taffy Brodesser-Akner   (1)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Taffy Brodesser-Akner, "Fleishman Is In Trouble"


Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
sweetie   15 mars 2021
Fleishman a des ennuis de Taffy Brodesser-Akner
La colère était un jardin qu'elle cultivait, un jardin envahi d'une mauvaise herbe toxique dont elle ne parvenait pas à endiguer la progression. Toby ne comprenait pas que lui aussi cultivait ce jardin. Il ne comprenait pas qu'ils avaient été deux à y planter des graines.
Commenter  J’apprécie          40
Bazart   16 août 2020
Fleishman a des ennuis de Taffy Brodesser-Akner
"Et dans nos rires nous entendions notre jeunesse et il n'est jamais sans danger de se retrouver au seuil de la maturité, au fond d'une impasse dans sa vie et d'entendre soudain l'écho de sa jeunesse".
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaoui   23 juin 2020
Fleishman a des ennuis de Taffy Brodesser-Akner
Ce n’était pas parce qu’il était douloureux de contempler leur jeunesse, leur peau brillante et ferme, leur ravissement face au pli impeccable qui séparait leurs fesses du haut de leurs cuisses, même si tout cela, évidemment, était extrêmement douloureux. Ce n’était pas leur profonde conviction qu’il en serait toujours ainsi, ni même le fait que, sachant toutes ces choses passagères, elles avaient fait le choix d’en profiter au maximum : en fait, si elles avaient profité de leur jeunesse justement parce qu’elles savaient qu’elle ne durerait pas, ça aurait été encore pire, car qui était capable d’une telle lucidité à cet âge ? Non, ce qu’il ne pouvait plus supporter, c’était de se retrouver avec quelqu’un qui ne comprenait pas encore profondément la notion de conséquence, qui ne savait pas en son for intérieur que peu importait le soin avec lequel on planifiait sa vie, le monde finissait par l’emporter. Il était impossible d’apprendre cette leçon sans l’avoir vécue. Qui que nous soyons, la seule façon de le comprendre, c’est de le vivre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Tempsdelecture   31 mai 2021
Fleishman a des ennuis de Taffy Brodesser-Akner
Les hommes n’avaient pas de problèmes concomitants à leur sexe. Ils n’avaient pas peur de paraître illégitimes. Ils n’avaient rencontré aucun obstacle. Ils étaient nés en sachant qu’ils avaient leur place dans le monde, et à chaque tournant de la vie, on les confortait dans cette certitude, au cas où ils l’auraient oubliée. Mais ils ne cessaient pas pour autant d’être créatifs, d’êtres humains, aussi s’attachaient-ils à diverses problématiques dans un pur élan artistique. Leurs problèmes n’en étaient pas. Ils n’avaient pas à lutter pour définir leur identité, ils n’avaient pas à craindre pour leur santé ou leur situation financière. Cela leur permettait de toucher à la nature de leur âme, à la nature même de l’âme humaine – toucher à la blessure qui se cachait sous les contingences et les combats du quotidien.



Je pouvais les écouter pendant des heures. Quand on ne pose pas beaucoup de questions et qu’on laisse quelqu’un parler, il finit toujours par vous dire ce qui lui passe vraiment par la tête. Dans ces monologues, je retrouvais mes propres griefs envers l’existence. Ils se sentaient exclus de la même façon que je me sentais exclue. Ils se sentaient ignorés de la même façon que je me sentais ignorée. Ils avaient l’impression d’avoir échoué. Ils avaient des regrets. Ils manquaient d’assurance. Ils s’inquiétaient de ce qu’ils laisseraient derrière eux quand ils mourraient. Ils disaient toutes ces choses que je redoutais de dire à voix haute de peur de paraître mégalomaniaque, égocentrique, vaniteuse ou narcissique. Je calquais mon histoire sur la leur, comme dans ces livres de biologie ou l’on peut placer un transparent des muscles humains sur le dessin d’un squelette. Je traitais de mes problèmes à travers les leurs.



C’était là une grande leçon que j’avais tirée : la seule façon d’amener quelqu’un à écouter une femme, c’était de raconter son histoire par le biais d’un homme. Faites passer votre message sous couvert masculin, tel un soldat grec dans le Cheval de Troie, et les gens en auront quelque chose à foutre de vous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Emiliec28   19 juin 2020
Fleishman a des ennuis de Taffy Brodesser-Akner
Peut-être à cause de l'injustice monstrueuse qui frappe le statut, la carrière et le corps de toute femme lorsqu'elle devient mère. Toutes ces choses ont de quoi vous rendre folle si vous êtes quelqu'un d'intelligent. Si vous êtes une femme intelligente, vous ne pouvez rester maîtresse de toutes vos facultés quand vous comprenez pleinement, comme n'importe quelle autre personne intelligente le ferait à votre place, les limitations que le monde impose aux femmes. Je ne l'ai pas supporté.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaoui   22 juin 2020
Fleishman a des ennuis de Taffy Brodesser-Akner
Toute sa vie, on l’avait convaincu qu’être médecin était un métier respectable. C’était un métier respectable ! Quand Rachel était rentrée chez eux cette nuit-là, il lui avait raconté ce que ce sale con de Todd lui avait dit, et elle lui avait sorti : « Et donc, tu leur conseillerais quoi ? » Ils s’étaient tous ligués contre lui.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaoui   23 juin 2020
Fleishman a des ennuis de Taffy Brodesser-Akner
Des gens qui arpentaient ces rues avec un seul impératif : baiser, ou bien toucher/lécher/sucer/pénétrer le premier corps chaud et consentant, des gens pleins de fougue et de luxure, des gens qui étaient encore vivants, peut-être après quelques années de mort, comme lui, et qui ressemblaient au voisin d’à côté, mais qui en réalité parvenaient tout juste à se retenir de se frotter contre la jambe du premier passant lorsqu’ils allaient faire des courses, se rendaient à un dîner ou à leur cours de yoga. C’était agréable de savoir que cette énergie existait toujours, alors qu’il avait la sensation d’avoir atteint un âge relativement avancé. Cela l’emplissait de paix et d’espoir, de savoir que tout ce à côté de quoi il était probablement passé en se mariant si jeune avec Rachel était encore là, et l’attendait.
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaoui   22 juin 2020
Fleishman a des ennuis de Taffy Brodesser-Akner
Elle portait un legging en élasthanne turquoise avec des motifs « griffes » sur le haut des cuisses, comme si une meute de tigres violets grimpait le long de ses quadriceps pour mettre la patte sur son entrejambe. Elle arborait un débardeur où l’on pouvait lire spiritual gangster. Toby se souvint de la remarque de Rachel, selon qui remplacer les « i » par des « y » au début du prénom de sa fille et vice versa à la fin, c’était infliger à sa progéniture un sérieux handicap dans la vie. « Comment vas-tu ? Comment vont les enfants ?— Ça va », répondit-il. Il aurait voulu ne pas calquer l’inclinaison de sa tête sur celle de Cyndi, mais ses neurones miroirs étaient bien trop développés, et il échoua lamentablement. « On avance à notre rythme. C’est un sacré changement au quotidien, c’est sûr. »
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaoui   22 juin 2020
Fleishman a des ennuis de Taffy Brodesser-Akner
Toby Fleishman se réveilla un jour dans la ville où il avait vécu toute sa vie d’adulte, et qui soudain, sans qu’il puisse l’expliquer, grouillait de femmes qui le désiraient. Pas n’importe quel type de femmes : des femmes épanouies et indépendantes, qui savaient ce qu’elles voulaient. Des femmes qui n’étaient rongées ni par le besoin d’attention, ni par le manque d’assurance, ni par l’autodépréciation, comme ses partenaires potentielles au temps révolu de sa jeunesse – plus précisément, les jeunes femmes qu’il avait considérées comme des partenaires potentielles, et qui ne lui avaient jamais accordé ne serait-ce qu’un seul coup d’œil.
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaoui   24 juin 2020
Fleishman a des ennuis de Taffy Brodesser-Akner
J’étais à présent ce qu’on appelait une mère au foyer, activité temporaire dénuée de toute perspective de promotion qui se distinguait tellement d’un véritable boulot qu’elle s’apparentait dans les faits à une résidence surveillée, même si, bien évidemment, j’avais encore le droit de faire du covoiturage et les courses. Quand je disais ce que je faisais, on me répondait : « Être mère, c’est le boulot le plus difficile au monde. » Mais c’était faux. Le boulot le plus difficile au monde, c’était d’être mère et d’avoir un vrai job, avec un pantalon, un passe ferroviaire grande banlieue, des stylos et du rouge à lèvres.
Commenter  J’apprécie          00

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

Monstres de la mythologie grecque

Je suis une créature hybride, mi-homme mi-cheval.

Le Minotaure
Le Centaure
La Cavale
La Manticore

12 questions
2691 lecteurs ont répondu
Thèmes : monstre , mythologie grecque , créatures mythologiques , mythologie , mythesCréer un quiz sur cet auteur